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  • il y a 8 mois
Rokhaya Diallo (auteure, réalisatrice et éditorialiste) était l'invitée de "Perrine jusqu'à Minuit" sur BFMTV jeudi 3 juillet. 

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Transcription
00:00Typiquement, Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes Publics, dit qu'elle ne serait pas défavorable à une année blanche.
00:06Alors une année blanche, en clair, ça veut dire qu'on pourrait geler les retraites, on pourrait geler les prestations sociales,
00:11ou le barème de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire qu'on ne les revaloriserait pas en fonction de l'inflation.
00:18De fait, ce serait une augmentation des impôts déguisés, si on prenait cette direction-là.
00:21Oui, oui, oui, et ça frapperait les personnes qui en ont le plus besoin.
00:23Alors pour en revenir à ce que vous disiez tout à l'heure sur le fait que les classes moyennes, ou même populaires, ont beaucoup plus de difficultés aujourd'hui.
00:30à changer et à améliorer leur niveau de vie par leur salaire qu'auparavant, c'est aussi lié au fait qu'aujourd'hui,
00:35l'amélioration des conditions de vie et des conditions de vie socio-économiques notamment, est surtout liée à l'acquisition d'un patrimoine.
00:40C'est-à-dire qu'on a beaucoup moins de chances de s'émanciper par le travail que par un héritage et par un patrimoine.
00:46Voilà, donc cette question-là, dans la justice sociale, dans la justice fiscale, elle se pose également.
00:49Parce que finalement, aujourd'hui, avoir un salaire, c'est la garantie de ne pas pouvoir, du simple fait de son salaire, changer de catégorie sociale et promettre un avenir meilleur à ses enfants.
00:58On voit qu'il y a des personnes qui, dans les années 80, avaient un niveau de vie qui les plaçaient au-dessus de la moyenne de la population.
01:04Je pense notamment aux profs. Aujourd'hui, être prof avec un salaire de prof à Paris, c'est juste impossible de vivre.
01:10Donc pour moi, il y a d'autres questions qui se posent.
01:12Et je crois qu'il ne faut pas minorer la cocotte minute sociale.
01:15C'est-à-dire que si on fait peser sur les gens les économies, on sait que ça va nous exposer à la figure.
01:21On a vu ce qui s'est passé à l'occasion des Gilets jaunes.
01:22On ne peut pas se contenter simplement de suivre aveuglément une logique strictement comptable sans tenir compte des individus.
01:30Je crois que c'est aussi une question qu'il faut se poser.
01:32C'est-à-dire qu'on gère de l'argent, mais on gère aussi des affects.
01:36C'est-à-dire qu'on gère, c'est-à-dire qu'on gère, c'est-à-dire qu'on gère.
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