00:00Rémi Hens, qui est procureur, le premier procureur général de la Cour de cassation,
00:04était allé sur France Inter pour parler justement du traitement médiatique
00:07et des audiences en comparaison médiatique qu'il y avait eu lui après.
00:11Il avait dit cette phrase, il avait dit, en fait, on a vu le pire sur les réseaux sociaux,
00:16mais finalement, il n'y a eu que ça et ce n'est pas si grave.
00:19Et quand j'en ai parlé avec justement Philippe Jean-Louis,
00:23il m'a dit, mais moi je ne peux pas entendre ça, je ne comprends pas.
00:25Et alors juste pour revenir aussi sur les home jacking,
00:27vous parlez de la jeunesse des auteurs présumés.
00:30Alors ce qui est intéressant aussi, c'est qu'en fait, vous avez plusieurs types de home jacking.
00:33Là, en l'occurrence, je pense qu'ils sont allés dans la rue,
00:37ils ont voulu une maison et ils ont voulu rentrer,
00:38parce qu'ils se sont dit, c'est plus facile de rentrer dans celle-là.
00:40Mais vous avez aussi beaucoup de commanditaires
00:42qui disposent de listes de gens a priori riches ou connus et célèbres,
00:45comme les footballeurs, des personnes de la télévision,
00:48et qui envoient des petites mains, en général, effectivement assez jeunes,
00:52qui n'ont pas un trop gros casier judiciaire et qui vont faire ça.
00:54Et ce que me disait, j'ai parlé aujourd'hui avec un avocat pénaliste,
00:58ce qui est assez fou, c'est qu'il me disait,
01:00moi j'ai un client, il organise des home jacking,
01:03mais depuis sa cellule de prison, c'est 300 euros pour avoir un téléphone portable.
01:06Donc on se dit, on se dit toujours,
01:08ok on a attrapé les petites mains,
01:10donc maintenant il faut avoir les commanditaires pour les envoyer en prison,
01:12mais ils sont déjà en prison.
01:13Donc en fait, qu'est-ce que vous voulez faire comme sanction ?
01:15Il s'avère que la prison, alors qu'ils y sont déjà, c'est ça qui est terrible.
01:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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