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  • il y a 7 mois
Le rapport parlementaire publié ce mercredi 2 juillet sur les violences en milieu scolaire reproche à François Bayrou un "défaut d'action" à l'époque de l'affaire de Bétharram.

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Transcription
00:00Voici le dossier du 20h BFM. Ils ont enquêté pendant 4 mois, partout en France.
00:04Ils ont entendu des dizaines, des centaines même de témoins et font ce soir 50 recommandations pour mieux protéger les enfants des violences des adultes à l'école.
00:12Dans la foulée évidemment du scandale Bétharam, le scandale Bétharam et tous les autres, on va en parler.
00:17Bonsoir Violette Spilbou, merci d'être là.
00:18Bonsoir.
00:19Député Renaissance du Nord et bonsoir Paul Vannier, merci d'être là également.
00:22Député de la France Insoumise du Val d'Oise, co-rapporteur de la commission d'enquête.
00:25Alors je me lance, la commission d'enquête de l'Assemblée sur les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires.
00:32Paul Vannier, vous dites que vous avez découvert un système sadique. C'est comme ça que vous résumez les choses ?
00:40En tout cas, c'est comme ça qu'on peut décrire des situations dans trop d'établissements.
00:45Il y a aujourd'hui 80 collectifs de victimes qui se sont constitués en 4 mois.
00:48Il porte sur 270 établissements à travers le pays, des établissements de tout statut, public-privé, mais en particulier des établissements privés sous contrat,
00:59dans lesquels, parfois, pendant des décennies, des groupes de criminels, des groupes de pédocriminels, d'agresseurs, ont pu ravager des vies entières,
01:06parce que, protégés par un silence, par une omerta, protégés aussi par une défaillance majeure de l'État,
01:12qui a, trop longtemps, renoncé à ses prérogatives en matière, notamment, de contrôle de ces établissements,
01:18jusqu'à exposer, donc, des enfants à des violences insupportables.
01:21On va revenir sur tout ça, mais pourquoi Violette Spilbou ? Parce qu'on a voulu, comment dire ça, mater des générations d'enfants ?
01:27Beaucoup de raisons. D'abord, effectivement, des parents qui ont souhaité mettre leurs enfants dans des établissements,
01:34pour certains, stricts, pour d'autres, durs, pour d'autres, de redressement par rapport à un comportement.
01:40Ils voulaient que leurs enfants filent droit, c'est ça que ses parents disaient.
01:44Et puis, derrière, des châtiments corporels, qui étaient légitimés par la méthode éducative,
01:50dans ces établissements, souvent reculés, avec des internats loin des familles,
01:55il y avait des châtiments corporels extrêmement violents, des violences sexuelles,
02:01et même, parfois, des travaux forcés.
02:03On l'a vu aussi, à Riaumont, dans le Nord, au village de Riaumont, à Liévin.
02:09Et donc, le sujet des parents, le sujet aussi de la réputation des établissements,
02:13parce que ces parents, ils étaient aussi souvent très impliqués dans l'association des parents d'élèves,
02:18notamment pour les établissements privés catholiques, sous contrat.
02:22Et il était important, même quand l'enfant revenait en se plaignant,
02:25de le remettre là, en se disant qu'il avait bien mérité la punition,
02:31et en se disant que la réputation de l'établissement serait préservée.
02:34Mais pardon, on a beaucoup parlé de Bétarame, on a beaucoup parlé aussi des autres scandales,
02:37surtout de Bétarame, mais où on a beaucoup parlé des châtiments qui étaient infligés,
02:42des profs, des surveillants.
02:43Vous vous remettez tout de suite le focus sur les parents ?
02:46Non, vous me posez la question de l'omertage.
02:48Il y a les parents, il y a la réputation de l'établissement,
02:51il y a aussi l'ensemble des institutions autour de ces établissements,
02:55où parfois, ça arrangeait tout le monde de placer les enfants.
02:58Je pense au village de Riaumont, où c'était des enfants placés par la justice,
03:01qui avaient été retirés de la famille, soit parce qu'ils étaient victimes de violences intrafamiliales,
03:06soit parce qu'ils étaient délinquants.
03:07Et on les mettait là, et quelque part, la société refermait le couvercle sur ces enfants,
03:11qui étaient victimes de torture, et qui, la nuit, faisaient des travaux forcés
03:15pour construire le bâtiment de Riaumont lui-même.
03:19Qu'est-ce qu'on n'a pas entendu, Paul Vannier ?
03:21Qu'est-ce qu'on n'a pas écouté comme témoignage,
03:23et qui, d'une certaine manière, vous a sauté au visage pendant ces auditions-là ?
03:27On n'a pas entendu les enfants, parce qu'eux parlaient,
03:29eux dénonçaient les crimes dont ils étaient l'objet,
03:33à leurs parents, à leurs enseignants, à des éducateurs.
03:35On n'a pas entendu des lanceurs d'alerte, des lanceuses d'alerte d'ailleurs,
03:38des femmes quasiment à chaque fois, pire que ne pas les entendre.
03:42Ces femmes ont été réprimées, ont été menacées, ont été déplacées de force.
03:47Je pense à Françoise Gullung, par exemple, la lanceuse d'alerte de Bétarab.
03:51Et c'est les adultes, au fond, qui n'ont pas voulu entendre,
03:55parce que peut-être qu'on considérait que certaines violences étaient, à l'époque, éducatives.
03:59Peut-être qu'on continue, parfois, à penser qu'il y a des violences éducatives.
04:02Il n'y en a pas.
04:03Et parce qu'il y a une culture de l'accueil, du recueil de la parole de l'enfant,
04:08une culture du signalement qui fait aujourd'hui défaut.
04:11Et il faut, c'est un des actes de nos recommandations.
04:14Ça fait partie des recommandations.
04:14Exactement, de la construire, de la propager à tous les étages,
04:17au fond, du système éducatif français.
04:18On va en parler, mais encore une fois,
04:20ces témoignages que vous avez entendus, Violette Spilbou,
04:22ou est-ce qu'il y en a un ce soir qui vous hante ?
04:27Il y en a beaucoup, parce qu'il y a ceux qu'on a entendus pendant les auditions.
04:31On a commencé par entendre le collectif de victimes.
04:33Au début, il y en avait huit collectifs dans huit établissements.
04:36Aujourd'hui, il y en a quatre-vingts.
04:37Mais on a aussi des témoignages qui ont afflué sur nos boîtes mail,
04:41des personnes qui trouvaient le courage parce qu'ils nous avaient entendus,
04:45parce que la commission d'enquête montrait la force de son action,
04:48trouvaient le courage de libérer la parole
04:50et de parler de faits parfois extrêmement anciens.
04:53J'ai bien sûr le souvenir de ce supplice du Perron,
04:57qui est décrit à Bétaram, mais dans beaucoup d'autres établissements.
04:59Ces enfants dénudés, dans le froid, dans une cour d'école la nuit,
05:03que l'on laisse aller jusqu'à l'hypothermie.
05:05C'est ce qui s'est passé à Bétaram et à d'autres endroits.
05:09Mais aussi, le témoignage extrêmement marquant de victimes de Riaumont,
05:13qui disent, quand ils sont revenus avec nous,
05:15quand nous avons fait notre visite sur place dans le village de Riaumont,
05:19qui disent, je reviens pour la première fois ici,
05:21j'avais neuf ans quand ils m'ont infligé ce qu'ils m'ont infligé,
05:24et j'ai l'impression depuis que j'ai neuf ans que je suis mort.
05:28Quand on vous dit une phrase comme ça,
05:29et que l'homme a 40 ans devant vous,
05:32je peux vous assurer que l'on sait pourquoi on fait ce travail.
05:34Est-ce que ça, ça existe encore ?
05:35Oui, ce ne sont pas des violences qui renvoient à un passé révolu.
05:40Elles sont toujours là, l'éducation nationale,
05:42avec des outils qui sont imparfaits,
05:44et qui sans doute conduisent à des sous-estimations,
05:46mais mesurent chaque année dans les établissements publics,
05:48et uniquement eux, 1 200 à 1 500 faits de violences d'adultes
05:51ayant autorité sur des élèves.
05:54Et puis, nous avons travaillé, par exemple,
05:55je pense au lycée Bayen de Châlons-en-Champagne,
05:57où nous sommes allés avec un enseignant
05:58qui, pendant des années, jusqu'à très récemment,
06:01avait violé, agressé sexuellement des élèves.
06:04Et donc, l'urgence de nos travaux,
06:07c'est l'urgence de notre présent.
06:08Et c'est la volonté que nous partageons,
06:10que les 50 recommandations que nous faisons
06:12soient le plus rapidement possible mises en œuvre.
06:14Beaucoup peuvent l'être tout de suite,
06:16là, dans les jours qui viennent,
06:16par des décisions du gouvernement.
06:18Et au-delà de ces premières décisions,
06:20nous allons travailler ensemble,
06:21à l'automne, à la rédaction d'une proposition de loi,
06:24en souhaitant qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour,
06:26et que, par la loi aussi, nous révolutionnions, en vérité,
06:30un système de contrôle, de prévention,
06:32pour lutter contre ces violences.
06:33Les recommandations, dans une seconde,
06:35mais je fais une petite parenthèse,
06:36c'est une toute petite partie du rapport final, d'ailleurs.
06:38Ça concerne la responsabilité de François Bayrou,
06:40et je sais que vous n'êtes pas d'accord, là-dessus,
06:41sur ce point-là.
06:42Vous dites, Paul Vannier, que le Premier ministre a menti.
06:45Vous dites, ce soir, qu'il faut aller en justice,
06:49qu'il faut porter ce pan-là,
06:51de l'affaire contre le Premier ministre, en justice ?
06:54Alors, il y a deux mensonges, pour moi.
06:57Il y a le mensonge du 11 février 2025,
06:59lorsque, pour la première fois,
07:00je l'interroge à l'Assemblée nationale sur cette affaire,
07:02et qu'il dit, devant tous les députés, devant tous les Français,
07:05« Jamais je n'ai été informé de quoi que ce soit de violences,
07:08a fortiori de violences sexuelles, jamais. »
07:11Je rappelle qu'il était ministre de l'Éducation en 1996,
07:13et que le moment des premiers années.
07:13Exactement, et nous le savons maintenant,
07:15il est informé des violences physiques dès 1995,
07:17sexuelles dès 1998,
07:18et François Bayrou l'a reconnu,
07:20sous serment, le 14 mai dernier, devant nous.
07:22Et donc, il y a là la certitude qu'il a,
07:24dans un premier temps, menti aux députés.
07:26Et puis, il y a une autre question, un autre sujet,
07:29c'est celle d'un parjure, cette fois sous serment,
07:32car on peut mentir dans l'hémicycle de l'Assemblée.
07:34Il peut y avoir des conséquences politiques,
07:35mais pas de conséquences juridiques.
07:37En revanche, devant une commission d'enquête parlementaire sous serment,
07:40si l'on ment, on peut s'exposer à des poursuites.
07:42Et je considère qu'il a menti sur un autre sujet,
07:44mais qui me paraît un sujet important.
07:47Le 11 février, François Bayrou a annoncé
07:48qu'il allait porter plainte en diffamation
07:49contre le journal Mediapart.
07:51Le 14 mai, je lui demande pourquoi envisageait-il de le faire.
07:55Et il vise un article qui a été publié le 12 mars 2025.
07:59Donc, François Bayrou, le 11 février,
08:01ne peut pas envisager de porter plainte
08:03pour un article qui n'a été ni écrit ni publié.
08:05C'est donc, d'après moi, qu'il a menti sous serment.
08:08Et ce sujet ne me paraît pas être un sujet annexe,
08:10car faisant ce mensonge, François Bayrou nous rappelle
08:13que jusqu'à très récemment,
08:15il a cherché à entretenir l'omerta sur cette affaire.
08:17Yael Brunpivé dit ce soir, président de l'Assemblée,
08:20c'est sans objet.
08:21Il ne peut pas y avoir de poursuite.
08:22Qu'est-ce que vous dites, Vélès Pilbou, là-dessus ?
08:24Moi, j'ai longtemps échangé avec Paul Vannier sur ce sujet,
08:28parce qu'il a souhaité que la présidente de notre commission
08:31fasse cette démarche pour parjure sur trois personnes
08:34que nous avons auditionnées.
08:35Moi, j'ai considéré que l'ensemble des éléments
08:37dans le courrier de Paul Vannier
08:39ne légitimait pas que nous fassions cette démarche
08:43d'aller vers la justice.
08:44aussi parce que je crois que la priorité pour notre commission d'enquête,
08:50c'est de faire en sorte d'amener la reconnaissance pour les victimes
08:54et toutes les victimes passées partout en France.
08:56Nous avons enquêté sur Bétaram,
08:58sur le village de Riaumont, qui est hors contrat,
09:00et sur le lycée Baïen à Chalon-en-Champagne.
09:03Mais les 80 autres établissements,
09:05nous n'avons pas pu pousser les investigations.
09:07Nous avons récupéré des documents,
09:09nous avons publié des annexes.
09:11Et donc, les responsabilités individuelles
09:13pourraient être recherchées à chaque fois.
09:15Je crois que ce que nous avons travaillé là,
09:17et qui est de grande qualité,
09:19c'est des recommandations qui s'inspirent de ces études de cas
09:22et qui vont permettre que plus jamais,
09:24ce type de violence n'est lieu.
09:25Je prends deux de vos recommandations.
09:27Plus de contrôle.
09:28On est sidéré quand on lit votre rapport.
09:31Il n'y avait en réalité quasiment jamais de contrôle.
09:33Surtout dans les établissements privés catholiques.
09:35Quasiment jamais de contrôle.
09:37Il y en a eu 12 entre 2017 et 2023
09:41sur 7500 établissements.
09:42Autant dire, en effet, qu'il n'y en avait jamais.
09:45Quasiment jamais.
09:46Alors qu'ils sont prévus par le Code de l'éducation.
09:48Alors qu'il y a des inspecteurs qui sont là
09:50pour assumer cette mission.
09:52Et cette absence de contrôle,
09:53elle pointe des responsabilités politiques.
09:56Car je veux le dire, dans la loi, tout est là.
09:58Il y a des corps d'inspection qui sont disponibles.
10:00Mais ces corps d'inspection n'avaient pas
10:02la consigne de leur tutelle,
10:04et notamment de ministres de l'Éducation nationale successives,
10:07qui, pendant trop d'années,
10:09paralysés par la peur de l'accusation
10:11consistant à pointer une accusation,
10:14vous voulez rouvrir la guerre scolaire,
10:16ont renoncé à cette mission.
10:17Donc on n'est pas allé voir.
10:18Donc il y a eu un tabou.
10:20On n'est pas allé voir.
10:21Et la conséquence, elle est dévastatrice.
10:23Parce que cette absence de contrôle
10:24a exposé pendant des décennies parfois
10:26des enfants, des adolescents,
10:28aux agissements des pires criminels
10:30et à la possibilité pour eux
10:32de perpétuer leur violence pendant trop longtemps.
10:34Donc plus de contrôle et autres recommandations.
10:37Par recommandation, vous ouvrez un débat
10:38sur la prescription autour des faits précisément
10:41qui touchent les enfants.
10:43Vous dites qu'il faut peut-être
10:44revoir la prescription,
10:46avoir des crimes qui soient imprescriptibles
10:48dans ces cas-là.
10:49On a une recommandation où nous souhaitons
10:51que l'Assemblée nationale,
10:52en format transpartisan,
10:53crée une mission sur ce sujet.
10:55Pourquoi une mission ?
10:56Parce que c'est un sujet
10:57qui est extrêmement complexe,
10:59qui fait la balance entre
11:00le désir profond et légitime
11:03des victimes de pouvoir
11:05porter plainte,
11:06quel que soit le délai
11:07dans lequel ils trouvent le courage,
11:09la force de le faire,
11:11et puis le risque de surenchère pénale
11:14qui fait qu'aujourd'hui,
11:15ce n'est pas le cas pour tous
11:16les délits commis sur des mineurs.
11:18Et donc, c'est un travail
11:19que nous devons avoir
11:20avec l'ensemble des groupes
11:21de l'Assemblée nationale.
11:23Des ministres ont travaillé dessus,
11:25Aurore Berger,
11:26des parlementaires,
11:27Virginie Duby-Buller,
11:29DLR,
11:30Xavier Iacovelli,
11:31qui est sénateur du Bloc central,
11:33et bien d'autres.
11:34Et il y a eu une évolution
11:36de la France insoumise
11:37sur ce sujet
11:37dans les échanges
11:38que nous avons travaillés
11:39avec les victimes,
11:40avec Paul Vannier.
11:41Donc, il y a une voie qui s'ouvre
11:42et il faut que ce soit
11:43à l'Assemblée nationale
11:44pour que,
11:45dans le temps le plus court possible,
11:47nous trouvions
11:47une écriture
11:48qui permette
11:49d'entendre cette souffrance
11:50qui est encore
11:51très présente aujourd'hui,
11:53même quand les faits
11:54datent d'il y a 40 ou 50 ans.
11:55Christophe,
11:55elle date d'un mot,
11:56vraiment d'un mot en réaction ?
11:57Un peu moins de 300 établissements
11:58sur 60 000.
12:00Ça veut dire que,
12:00même sans contrôle,
12:01on peut espérer
12:01que l'essentiel des équipes éducatives,
12:03des dirigeants d'école
12:04ont protégé quand même
12:05leurs enfants.
12:05Plus de contrôle,
12:06parce que les contrôles,
12:07ça protège les établissements,
12:08justement,
12:09contre ceux qui veulent mal agir.
12:10Ça les protège
12:11venant de l'extérieur,
12:12venant de l'administration.
12:13Je pense que la proposition
12:15de loi à des fins préventives
12:17est extrêmement nécessaire,
12:18urgente,
12:19et j'espère qu'il y aura
12:19de la place
12:20dans le calendrier parlementaire.
12:21La dimension plus politique
12:22contre François Bayrou,
12:24l'opinion le juge sévèrement,
12:25on l'a trouvé un peu cafouilleux
12:26dans toute cette affaire,
12:27mais il a gagné contre vous,
12:28Paul Vannier,
12:29dans la commission,
12:30la joute politique,
12:31par opinion à trottet,
12:32il s'en est sorti,
12:33vous rêviez d'une censure,
12:35Bayrou,
12:35sur l'affaire Bétarame,
12:36Sandrine Rousseau-Hussière
12:37nous l'avait dit ici,
12:38et là,
12:38cette bataille,
12:38vous l'avez perdue.
12:39Je veux juste vous dire,
12:40monsieur Barbier,
12:41ce n'était pas une joute pour moi.
12:42Moi,
12:42j'ai assumé une prérogative
12:44très importante,
12:45celle d'être rapporteur
12:46d'une commission d'enquête,
12:47et l'être,
12:47c'est d'avoir une exigence,
12:48aller au bout des questions,
12:49poser toutes les questions,
12:50avec toute la rigueur
12:51et sur la base de faits,
12:52d'éléments,
12:53c'est ce que j'ai fait.
12:54Ça a duré 5 heures,
12:54il a répondu ?
12:55Il a contourné,
12:57il a nié,
12:58je crois qu'il a menti,
12:59mais c'est un autre débat peut-être,
13:00mais je veux le dire,
13:01c'est en responsabilité
13:02que nous avons conduit
13:03cette audition en vérité
13:04comme toutes les autres.
13:05Merci à tous les autres.
13:06Elsa,
13:06vraiment un mot ?
13:07Je vais me demander
13:08dans quelle mesure,
13:09dans la société actuelle
13:10où on nous dit
13:11qu'il y a une telle demande
13:12d'autorité,
13:13il y a une capacité d'accueil
13:15pour les propositions
13:16que vous faites,
13:16au-delà de la question
13:17de la loi,
13:18parce que la loi
13:18nous a donné des moyens.
13:19C'est un débat,
13:20merci à tous les deux.
13:21On aurait envie de répondre.
13:22Oui, malheureusement,
13:23on manque de temps.
13:24Merci en tout cas à tous les autres
13:25d'être venus ce soir en direct
13:26sur le plateau du 20h BFM.
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