00:00Cet appel, appel de deux heures. Qui a appelé qui ? Pourquoi cet appel ? Et que se sont-ils dits ?
00:05Alors si on a bien compris, c'est un appel à l'initiative du président de la République.
00:08Le fait générateur, expliquons à l'Élysée, c'est l'inquiétude que le nucléaire iranien échappe à tout contrôle
00:14après les événements des dernières semaines, les frappes israéliennes, la frappe américaine,
00:19et que l'Iran s'engage dans une voie non seulement de reconstitution de son arsenal nucléaire,
00:24mais débarrassé de tout contrôle international, de ses relations avec l'Agence internationale pour l'énergie atomique,
00:31plus d'inspection, plus de contrôle international, et donc on repart dans une course à l'armement.
00:37Et d'ailleurs, selon certaines sources américaines en particulier, il y a une étude qui est sortie il y a deux jours
00:42de l'Institut pour l'étude de la guerre à Washington, qui dit que d'ores et déjà, l'Iran est en train de réparer
00:48les installations qui ont été endommagées par les Américains, les Israéliens en particulier, celles de Fordo.
00:53Donc, le fait générateur de cet appel, c'est celui-là.
00:56Donc, l'idée, c'est de faire pression sur la Russie pour qu'elle fasse pression sur le régime iranien
01:01de manière à accepter les inspections, les contrôles des agents d'ailleurs.
01:05Oui, et en l'occurrence, de tenter, d'explicialiser dans ce communiqué ce soir,
01:08de générer une mobilisation de ce qu'on appelle le P5 dans le jargon diplomatique,
01:12c'est-à-dire les cinq membres du Conseil permanent des Nations Unies
01:14qui s'unissent pour, effectivement, convaincre l'Iran de faire un petit peu machine arrière,
01:20parce que l'Iran a déjà renoncé ou abandonné les inspections de l'Agence internationale,
01:26compte ou en tout cas est en train de sortir définitivement du traité de non-prolifération.
01:30Donc, c'est véritablement ça, le fait générateur,
01:33même si, évidemment, on a parlé de l'Iran, mais on a parlé de l'Ukraine aussi,
01:37sans aboutir à un résultat très constructif,
01:40autre que le constat prévisible du fait que les points de vue français et russe
01:46sur ce sujet restent irréconciliables.
01:48Emmanuel Macron qui a souligné le soutien d'effectifs de la France à la souveraineté,
01:51à l'intégrité territoriale de l'Ukraine,
01:53alors qu'il a été question dans les tentatives de discussion autour d'un cessez-le-feu
01:56de céder les quatre oblasts occupés par la Russie à Moscou.
02:01Et Emmanuel Macron a appelé aussi à un cessez-le-feu immédiat.
02:05Oui, et c'est pour ça que la conversation a duré plus de deux heures,
02:09nous dit l'Élysée ce soir,
02:10parce que le dialogue de sourds s'est poursuivi pendant assez longtemps.
02:13Le président russe, nous expliquons, a tenu à revenir sur ce qu'il appelle
02:17les causes profondes du conflit,
02:20ce qui est un sujet qui est dépassé aux yeux de la France.
02:22Mais voilà, au moins ils se sont parlé.
02:24C'est la première fois où je disais Périne depuis septembre 2022 tout de même,
02:28donc effectivement près de trois ans.
02:30Et ce dialogue a repris avec un but précis,
02:33essayer de maîtriser la situation du nucléaire iranien.
02:36Merci.
02:37Merci.
02:38Merci.
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