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  • 27/06/2025

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00:00Et j'avais envie de partager avec vous ce témoignage bouleversant poignant de la maman d'Elias, Stéphanie.
00:05On rappelle qu'Elias, 14 ans, a été assassiné à la sortie d'un entraînement de foot par deux mineurs qui voulaient lui voler son portable.
00:12Et bien cinq mois après, la mère de l'adolescent témoigne sur CNews et Europe 1 et elle dénonce, vous allez l'entendre, les récents propos de Patrick Cohen,
00:20le journaliste de France Inter a affirmé, alors que l'enquête sur ce drame est encore en cours,
00:24que l'adolescent avait été tué car il avait refusé de donner son téléphone à ses agresseurs.
00:30Il y a une manipulation de l'information et du meurtre d'Elias.
00:34La semaine dernière, Patrick Cohen, dans son édito politique sur France Inter, en parlant de la décision du Conseil constitutionnel,
00:42alors je vais lire ses mots, a dit « après la mort tragique du jeune Elias, tué à coup de machette pour avoir refusé de donner son portable ».
00:50En fait, ce que fait Patrick Cohen, c'est qu'il prend partie et qu'il manipule l'information et le meurtre d'Elias en décidant,
01:00alors qu'on ne connaît pas encore la vérité, qu'Elias a refusé de donner son téléphone.
01:04Il réalise un biais cognitif, c'est-à-dire qu'il sous-entend que si Elias avait donné son téléphone, il ne serait pas mort.
01:13Entendre Patrick Cohen tenir de tels propos, pour nous c'est indécent.
01:18Voilà, le témoignage vraiment bouleversant de cette maman hier a été absolument bouleversant.
01:27Et Gabrielle Cluzel, on entend sa colère et son indignation aussi.
01:29Je tiens à souligner son courage, parce qu'il faut être très courageux pour aller témoigner et dire tout ce qu'elle a dit.
01:38D'abord parce qu'évidemment, elle est terrassée par le chagrin et c'est compliqué de s'exprimer quand on est terrassé par le chagrin.
01:42On a sans doute envie de se terrer chez soi et puis voilà.
01:45Et puis, deuxième point, parce qu'on sait le traitement qui est aujourd'hui est appliqué aux familles des victimes depuis longtemps, depuis le Bataclan.
01:53C'est-à-dire qu'il y a les bonnes familles, les familles dites résilientes.
01:57Ce sont celles qui disent vous n'aurez pas ma haine, celles qui passent à autre chose finalement, voilà, et qui disent pas un mot plus haut que l'autre.
02:05Et donc, quand on commence à exprimer sa colère, on vous taxe de haine et vous devenez presque indigne.
02:12Vous voyez, c'est le traitement réservé aux familles aujourd'hui.
02:13Ce qu'il y a, c'est qu'il y a deux niveaux pour le statut des victimes.
02:17On dit aux victimes implicitement, mais presque explicitement, c'est ainsi que vous devez vous comporter si vous voulez avoir notre bénédiction finalement.
02:26Et moi, j'étais très frappée par des portraits de familles de victimes dans le monde qui étaient tout à fait dans ce sens-là.
02:32Voilà, voilà. Et donc là, elle ose. Elle ose parler, elle ose dire ce qu'elle a à dire.
02:37Elle l'avait déjà fait, du reste, elle avait commencé dans le Figaro.
02:40Elle avait mis en cause l'AFP qui avait tenu à peu près les mêmes propos parce qu'elle a raison de le dire.
02:43À propos de la hache et de la machette et du couteau.
02:44Voilà, parce que la machette, évidemment, c'est connoté.
02:48Donc, elle a dit pourquoi ils ont transformé les mots.
02:52Et je trouve que c'est important de parler d'AFP parce qu'aujourd'hui, c'est quasiment la Bible.
02:56On y croit comme... Voilà.
02:58C'était un outil de référence.
03:00Exactement.
03:00En termes d'informations.
03:01Et puis, eux aussi avaient avancé l'argument.
03:05Il a refusé son portable.
03:06Ce qui... Et c'est quoi le sous-titré ?
03:08Finalement, c'est pas un peu sa faute, mais presque.
03:11S'il ne l'avait pas refusé, il n'aurait pas été tué.
03:14Moi, je comprends que pour une mère, ses propos soient absolument insupportables.
03:19Alors, c'est très intéressant parce qu'il n'y a pas que ça.
03:22Elle déroule toutes les insuffisances médiatiques, politiques, même judiciaires.
03:28Vous voyez, ces deux garçons qui devaient être séparés.
03:31Personne ne s'était rendu compte qu'ils habitaient dans la même...
03:33Dans la même cité.
03:34Donc, le témoignage de la maman d'Elias est, à mon avis, extrêmement précieux.
03:39Et puis, il ouvre une brèche.
03:40Voilà.
03:41Il ouvre le mur du silence.
03:42Gilles-William Gonadel, elle dénonce finalement cette information qui relativise aussi l'ultra-violence dont a été victime.
03:50Oui, enfin, je constate quand même que maintenant, les parents ou les familles des victimes parlent.
03:58Pas toutes, mais celles-ci, oui.
03:59Ils commencent à parler.
04:02Et moi, je suis frappé par l'analyse de Mme Gervais et aussi par la capacité d'analyse pertinente de...
04:14De la maman d'Elias.
04:15De la maman d'Elias, nonobstant son chagrin.
04:20Franchement, je suis plein d'admiration.
04:24Alors, ce qui est terrible dans...
04:26Alors, il y a effectivement l'histoire de l'AFP.
04:29Je ne suis pas le plus mal placé pour vous dire que l'AFP, c'est devenu une sorte de pravda.
04:33Dans l'actualité du Proche-Orient, la manière de ne pas vouloir nommer, par exemple, un tel le terroriste, etc.
04:39C'est voulu.
04:40Et l'histoire de la machette, l'histoire de ne pas parler de la machette, s'est délibérée également sur le plan lexical.
04:48C'est une sorte de pravda.
04:51Elle a ciblé, pour le coup, Patrick Cohen sur France Inter à propos du vol du portable.
04:55L'histoire de Patrick Cohen, ce qui est intéressant.
04:58Alors, effectivement, il y a de la pertinence de la part de la maman d'Elias d'analyser psychologiquement l'explication qu'il donne.
05:06A savoir, s'il n'avait pas, s'il avait obtempéré, eh bien, il n'en serait pas là.
05:12Elle a fait le parallèle en disant, une femme qui porte une mini-jupe, il ne faut pas qu'elle vienne se plaindre après si elle se fait violer.
05:18C'est le même raccourci pour elle aussi.
05:19Il a été également très particulier dans l'affaire de Thomas, déjà.
05:23Donc, au plan de l'inconscient, idéologique, ça en dit beaucoup.
05:28Mais ce qui est vrai aussi, c'est qu'elle l'a appelée pour lui dire sa façon de penser, pour qu'il discute.
05:39Il ne l'a même pas rappelée.
05:41Et là, pardon, il y a une sorte de profonde insensibilité qui ne m'étonne pas chez cette personne.
05:50Alors, je ne sais rien du tout de ses problèmes de harcèlement,
05:52mais je peux vous dire que tous ceux qui l'ont approché professionnellement
05:56ont témoigné de sa froideur et de son indifférence.
05:59Donc, le fait qu'il n'ait même pas rappelé la maman d'une victime,
06:04je n'en suis même plus à m'étonner sur le plan humain.
06:08Et elle parle aussi de l'inaction du gouvernement en termes d'ultra-violence,
06:11parce qu'effectivement, son argumentaire est terrible.
06:16Mais il faut se rendre compte, si on rapproche cela des propos de la maman d'Alban Gervais,
06:23enfin, l'épouse de Christelle Gervais, je cherchais son prénom,
06:28de la grande violence qu'a représenté, par exemple, les propos tenus par Emmanuel Macron,
06:34quand il a dit que c'est du levage de cerveau, ce sont des faits divers.
06:40Est-ce que vous croyez que cette mère, cette épouse, a envie d'entendre qualifier leur proche de faits divers ?
06:43Il avait fait ça quelques heures avant l'assassinat de cette assistante d'éducation dans un collège.
06:50Oui, mais on pourrait dire qu'avant, c'est une malchance de calendrier,
06:53mais il l'a fait aussi après bien d'autres faits tout à fait choquants.
07:00Donc, c'est vrai que pour eux, c'est extrêmement violent, et je comprends qu'elle se lève.
07:04Moi, je vois en elle, vous savez, le symbole de ces braves gens devenant des gens braves,
07:08c'est-à-dire se disant, mais on ne peut pas laisser faire.
07:11Ils travaillent pour les autres, d'ailleurs, parce que ça ne ressuscitera pas leur enfant,
07:15mais dans l'affaire de Thomas, il y a la maman de Thomas,
07:18les parents n'étaient pas contents du tout du traitement fait par le livre,
07:21vous vous souvenez, sur cette affaire.
07:23Qui n'a pas marché, d'ailleurs, ce livre, qui ne s'est pas vendu.
07:25Il y avait eu Laura et Morane, je ne sais pas si vous vous souvenez, à la guerre Saint-Charles,
07:27les parents avaient essayé de mettre en cause la responsabilité,
07:32d'engager la responsabilité de l'État, ça n'avait pas fonctionné,
07:34mais elle était venue s'exprimer également sur cette question.
07:36Donc, il y a d'autres parents.
07:36Pour conclure, j'ai lu l'un.
07:37Oui, je voudrais rajouter, effectivement, les braves gens se rebiffent,
07:42et avant, il y avait une sorte, il fallait, et moi, je tiens beaucoup au sens des mots,
07:47il fallait des marches blanches silencieuses.
07:50C'est important, marche blanche et silencieuse.
07:52Et maintenant, effectivement, les gens parlent.
07:57C'est important.
07:58C'est une colère noire et bruyante.
07:59Exactement.
08:00C'est tant mieux.
08:00Les temps changent.
08:01Voilà, il y a la marche blanche d'un côté, et la colère noire de l'autre.
08:05Eh oui.
08:05C'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère, c'est une colère.

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