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  • il y a 5 mois
Les Insoumis une nouvelle fois à l'oeuvre contre la police... Le préfet du Val-d'Oise annonce porter plainte contre le député LFI Aurélien Taché "en raison de sa communication sur X, diffamatoire et injurieuse envers les policiers du Val-d’Oise". Lundi, le député LFI de Cergy-Pontoise avait écrit sur X :

"La police tue partout. Dans le Val-d'Oise où je suis élu, comme dans les Deux-Sèvres où j'ai grandi". Avant d'ajouter : "Pensées à Gabriel et sa famille et bravo à ceux qui se battent pour sa mémoire".

En mai dernier, Gabriel, 33 ans, avait été blessé mortellement(Nouvelle fenêtre) par le tir d'un gendarme en intervention pour "tapage nocturne" dans les Deux-Sèvres. Sa mère avait ensuite porté plainte.

Philippe Court, invite par ailleurs l'Insoumis "à retirer cette publication, déshonorante pour un élu valdoisien" et indique apporter "tout son soutien aux policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs missions".

Dans un autre communiqué , Aurélien Taché dénonce une "tentative pour bâillonner un parlementaire". "Cette plainte marque le franchissement dans la volonté de Bruno Retailleau d'utiliser l'appareil d'État pour faire taire les opposants politiques".

Mardi soir, Thomas Portes indique sur son compte X apporter tout son soutien à son collègue Aurélien Taché "ciblé par le préfet du 95 qui agit comme porte-flingue".

Le député insoumis ajoute : "Aucune intimidation ou menace ne nous fera céder dans le combat que nous menons aux côtés des familles de victimes de violences policières", avant de lister plusieurs noms dont celui de Nahel ou d'Adama Traoré. Une liste "qui rappelle une réalité : en France la police tue".

Ce message de Thomas Portes a ensuite fait réagir le préfet de police de Paris Laurent Nuñez, qui apporte de son côté son soutien "total" à Philippe Court. "Non, monsieur le député, la police ne tue pas", a notamment écrit Laurent Nuñez.

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Transcription
00:00– Écoutez, moi, je n'ai pas commenté la manière dont on veut se tirer de l'embarras
00:04dans lequel s'est placé ce parlementaire.
00:06Encore une fois, j'en reviens à des faits.
00:08– Vous pensez de rester à votre place ?
00:09– Non, c'est-à-dire, c'est simplement des faits.
00:10Cette plainte a été déposée à double titre.
00:12D'abord, en tant que chef de service de la police dans le Val-d'Oise,
00:15puisque c'est bien de ça dont on parle, des 2000 femmes et hommes.
00:18Je suis dans le Val-d'Oise depuis trois ans et demi.
00:20Je travaille avec les policiers et les gendarmes depuis trois ans et demi.
00:23J'en connais l'engagement, la valeur.
00:24Je connais la difficulté également de leur métier.
00:27Aurélien Taché aussi, il les connaît.
00:29Et donc, quand il écrit que la police tue partout dans le Val-d'Oise,
00:32ça a une signification.
00:33Et quand on est parlementaire, on sait au droit des mots.
00:36Pourquoi dit-il que la police tue partout dans le Val-d'Oise ?
00:38– Je l'ignore et ce n'est pas moi de l'expliquer.
00:40Donc cette plainte, d'abord, je la dépose en tant que chef de service
00:42et je la dépose également en tant que préfet.
00:44Le préfet, c'est le seul agent public dont d'ailleurs la mission est précisée
00:47dans la Constitution à l'article 72.
00:48Et dans sa mission, il y a la différence des intérêts de la nation,
00:51il y a aussi la préservation et la garantie des lois.
00:55La diffamation, c'est une infraction.
00:57Quand un agent public, quand un représentant de l'État
00:59à connaissance d'une infraction, il dépose plainte.
01:01Et dorénavant, ça va être à la juridiction.
01:03– Vous ne sortez pas de votre devoir de réserve
01:07ou vous êtes typiquement dans votre rôle de préfet ?
01:09– C'est un peu le monde à l'envers.
01:10Parce que les victimes là-dedans, ce sont les 2000 femmes et hommes
01:13qui composent la police et qui voient leur honneur
01:15bafoué par ces affirmations.
01:17La neutralité, ce n'est pas la passivité.
01:19Et à un moment donné, il faut dire stop.
01:21– Mais dans cette histoire, est-ce qu'on n'est pas sur la liberté d'expression quand même ?
01:26Parce que vous vous dites vous-même, c'est de la diffamation.
01:29Parce que ce n'est pas la liberté d'expression, d'opinion,
01:32d'un élu de dire, voilà ce que je pense, voilà ce que j'ai en tête,
01:36même si ça peut paraître, même si c'est choquant.
01:38– Non mais on ne peut pas rechercher.
01:39– C'est le tribunal, c'est le tribunal qui le décidera.
01:41– Mais bien sûr que vous l'avez dit, ce sera la juridiction,
01:43c'est le tribunal qui va en décider.
01:44On ne peut pas rechercher le buzz absolument à tout prix
01:47et on ne peut pas dire n'importe quoi sur les réseaux sociaux,
01:49y compris lorsqu'on est parlementaire.
01:51Et je dirais même, au-delà de cette responsabilité juridique,
01:53il y a une responsabilité qui est morale.
01:55Ces propos, ces propos, je vais vous dire,
01:57ils sont profondément indécents.
01:58D'abord, ils sont indécents pour les 118 policiers
02:00qui ont été blessés dans le Val-d'Oise l'an dernier
02:02dans le cadre de la réaction.
02:03Et d'autre part, ils sont également dangereux.
02:06Ils sont dangereux parce qu'ils peuvent nourrir
02:07une forme d'animosité pour des individus
02:10à l'encontre des policiers et des gendarmes dans leur mission.
02:12La mission des policiers et des gendarmes,
02:14c'est la mission de protéger les Français.
02:16Il n'y a pas d'institution qui soit plus contrôlée que la police.
02:19Elle est contrôlée à titre hiérarchique, déontologique,
02:21par l'autorité administrative que je suis,
02:23par les magistrats, par les inspections générales.
02:24Elle a également un contrôle qui est un contrôle médiatique et journalistique
02:27parce que la plupart de la réaction se passe sur la voie publique
02:29à la vue de tout le monde.
02:31C'est une institution profondément républicaine
02:33à laquelle d'ailleurs je peux en témoigner
02:34parce que moi je rencontre tous les jours les habitants du Val-d'Oise.
02:37Les habitants du Val-d'Oise sont profondément attachés.
02:40C'est pour ça que ces propos sont des propos diffamants
02:42et c'est pour ça que j'ai porté cette affaire devant les juridiques.
02:44C'est de la haine anti-flic ?
02:45Ce n'est pas à moi de le qualifier.
02:47Je dis simplement qu'ils sont diffamants et injurieux.
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