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  • il y a 7 mois
Dans son édito du 25/06/2025, Thomas Bonnet revient sur la motion de censure déposée par la gauche après l'échec des négociations du conclave sur les retraites.

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Transcription
00:00On va parler politique à présent, politique française avec Thomas Bonnet.
00:04Suite à l'échec des négociations du conclave sur les retraites,
00:06la gauche va déposer une motion de censure contre le gouvernement.
00:10C'est le PS, les socialistes, qui dépose une motion de censure,
00:13qui passera, si le RN, la vote avec les socialistes.
00:17Thomas Bonnet, concrètement, ça veut dire que François Bayrou
00:19pourrait être renversé dès cet été, censuré dès cet été ?
00:22Écoutez Romain, c'est une petite musique qui est en train de faire son retour pour cet été
00:26parce que la gauche se rabiboche sur le dos de François Bayrou
00:30avec cette motion de censure déposée par le Parti socialiste,
00:33un parti encore secoué par ce congrès de Nancy
00:36qui a fait ressurgir les profondes divisions internes.
00:41Le parti d'Olivier Fort veut désormais s'offrir un peu de répit et d'unité
00:44en ciblant donc le Premier ministre et avec lui son gouvernement.
00:48C'est aussi une manière pour Olivier Fort de donner des gages à la ligne radicale de LFI.
00:54C'est une forme de retour du PS soumis aux insoumis.
00:58D'ailleurs, la France insoumise salue le retour Robert Caille d'un parti socialiste
01:02qui a renoué avec son allégeance à Jean-Luc Mélenchon.
01:06Même si toute la gauche s'unit, ça ne suffira pas pour voter la censure.
01:09Non, et la conséquence, c'est que le sort de François Bayrou
01:12sera désormais entre les mains du Rassemblement national.
01:15Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella
01:17ne semblent pas vouloir appuyer sur le bouton rouge
01:20concernant le sujet des retraites.
01:22Alors, la vérité de ce matin ne sera pas forcément la vérité de la semaine prochaine
01:27mais il semblerait que le RN puisse laisser un répit cet été à François Bayrou.
01:33En fait, les hostilités démarreront véritablement à l'automne
01:36sur la question du budget, bien sûr, mais aussi sur la question de l'énergie.
01:40Hier, la proposition de loi sur l'énergie a été rejetée à l'Assemblée.
01:44C'est ce texte qui prévoyait un moratoire sur les éoliennes et sur le photovoltaïque
01:49suite à des amendements qui avaient été votés respectivement par le RN et les Républicains.
01:54Le parcours du texte va se poursuivre, notamment au Sénat,
01:57mais le gouvernement pourrait tenter cet été
02:00de passer ce plan pluriannuel de l'énergie par décret,
02:04un passage en force en somme.
02:05Et là, ça serait un casus belli pour le Rassemblement national
02:08qui déclencherait la censure immédiatement.
02:10Alors hier, le Président a appelé les partis à la responsabilité
02:14dans une situation internationale délicate.
02:16Il n'y a pas besoin de décrire.
02:17On peut comprendre que le Président ait autre chose à faire en ce moment
02:21que de se trouver un nouveau Premier ministre.
02:23En revanche, ce discours qui consiste à dire que les dangers du monde
02:27doivent empêcher les débats politiques intérieurs, à mon sens, est dangereux.
02:31On n'a déjà eu pas de campagne, ou presque, en 2022
02:34suite au déclenchement de la guerre en Ukraine.
02:37Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude.
02:38Et puis, si les Premiers Ministres sont menacés de censure aujourd'hui,
02:41il faut quand même rappeler au Président de la République
02:43que c'est parce qu'il a décidé lui-même une dissolution
02:46au mois de juin l'année dernière.
02:48D'ailleurs, si François Bayrou venait à être censuré,
02:51on est en droit d'imaginer que le Président de la République
02:53veuille à nouveau revenir aux urnes avec une nouvelle dissolution.
02:56Parce qu'un nouveau Premier ministre issu du centre,
02:59ça pourrait être la même sentence inévitablement.
03:02Et in fine, avoir le départ du Président qui reviendrait dans les discussions.
03:06D'ailleurs, je note que David Lysnard, qui n'est pas un dangereux extrémiste,
03:10lui-même appelle à la démission du Président de la République.
03:14Alors, je ne sais pas si la démission est souhaitable.
03:16Je sais, en tout cas, qu'elle n'est pas à l'ordre du jour du côté de l'Élysée.
03:20Mais à défaut de partir, le Président devrait au moins garantir aux Français
03:23un gouvernement qui soit en mesure d'agir à leur service.
03:27Et là, on voit qu'on est vraiment plongé dans l'immobilisme.
03:29Thomas Bonnet, tous les matins.
03:31Merci, merci Thomas.
03:32Sous-titrage Société Radio-Canada
03:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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