- 19/06/2025
Catégorie
📚
ÉducationTranscription
00:00:00...
00:00:00Le journal Marc Fauvel, bonjour.
00:00:06Bonjour à tous.
00:00:07A la une ce matin, c'est parti pour 36 jours de grève.
00:00:10Le conflit social débute ce soir à la SNCF.
00:00:12Grève perlée et très suivie.
00:00:14Un cheminot sur deux va arrêter le travail.
00:00:16Trafic quasi normal ce soir, mais très perturbé des deux mains.
00:00:19Comptez seulement un TGV et un intercité sur 8.
00:00:22A peine mieux pour les TER et les Transiliens.
00:00:24On fera le point, on vous donnera les informations les plus précises possibles sur le trafic.
00:00:2824 pour, qui est contre ?
00:00:33Qui s'abstient ?
00:00:34Une abstention.
00:00:37Donc, presque à l'unanimité, on reconduit pour le 23 avril.
00:00:48Vous avez fini de vous plaindre pour deux grévistes de merde, là ?
00:00:51C'est le privilégié, oh !
00:00:55Ah, ah, ah, ils sont pas bons !
00:00:58Ah, ils sont plus à la dame, ça va se faire du bien, il faut.
00:01:00De la dame, de la dame !
00:01:02Donc soit, si on peut s'arrêter avant, on s'arrête juste avant le péage du côté où on est.
00:01:07Ok.
00:01:07Si on peut pas, on le passe et on s'arrête, et apparemment c'est la gendarmerie, voilà.
00:01:12On s'arrête là, ok ?
00:01:14Au moins, il y a du stationnement, là, d'accord ?
00:01:14Au moins, il y a du stationnement.
00:01:16Allez, on y va !
00:01:18C'est en vérité la transformation d'un monopole public en monopole privé.
00:01:22Un monopole public dont l'argent qui générait, servait à renforcer le service public,
00:01:28et on le transforme en monopole privé pour en tirer du cash
00:01:31ou engraisser des actionnaires au détriment du service public,
00:01:34de la sécurité et de l'efficience du service.
00:01:38Et c'est le modèle le même partout dans toute l'Europe.
00:01:41Donc, nous, on a un boulevard aujourd'hui pour justement dire ça aux usagers, quoi.
00:01:46Il y a quoi, alors ? Des tomates, des carottes ?
00:01:47Il n'y a rien, je n'y passe jamais dans ce truc.
00:01:54Mais c'est pas que pour moi, c'est pas que pour ma fille, c'est pour tout le monde.
00:01:58Je pars du principe que j'ai la chance de pouvoir le faire.
00:02:00C'est fou, parce qu'on peut dire, ouais, tu perds de l'oseille.
00:02:02Non, moi, pour moi, j'ai pas l'impression de perdre de l'oseille,
00:02:05j'ai l'impression de gagner des droits.
00:02:09Je me bats pour mes droits, donc en fait, l'argent, ouais,
00:02:11mais l'argent, de toute manière, je suis une pauvre.
00:02:13Alors, avoir 10 euros de plus ou 10 euros de moins, ça n'a rien changé à ma vie, dans l'absolu.
00:02:16Je ne cherche pas l'argent, je m'en fous de l'argent.
00:02:18Tant que ma fille, elle mange correctement, honnêtement, c'est plus important.
00:02:21Le reste, je m'en tape.
00:02:22C'est ça.
00:02:27C'est ça.
00:02:28C'est ça.
00:02:29C'est ça.
00:02:30C'est ça.
00:02:31C'est ça.
00:02:32C'est ça.
00:02:33C'est ça.
00:02:34C'est ça.
00:02:35C'est ça.
00:02:36C'est ça.
00:02:37C'est ça.
00:02:38C'est ça.
00:02:39C'est ça.
00:02:40C'est ça.
00:02:41C'est ça.
00:02:42C'est ça.
00:02:43C'est ça.
00:02:44C'est ça.
00:02:45C'est ça.
00:02:46C'est ça.
00:02:47C'est ça.
00:02:48C'est ça.
00:02:49.
00:02:50C'est ça.
00:02:51C'est ça.
00:02:52Se la grêprene.
00:02:54C'est ça.
00:02:57C'est ça.
00:02:58Sous-titres par Juanfrance
00:03:28Or le monde change, la XNCF doit changer aussi.
00:03:33L'inter-syndicale s'est mise d'accord sur une grève perlée au rythme de deux jours sur cinq et ce d'avril à juin.
00:03:42C'est quoi une technique en pointillé déjà ? Est-ce que c'est légal Gérard ?
00:03:45Des quais de gares désertées, faute de train, et inversement des quais bondées lors des rares départs maintenus.
00:03:51Vous voulez le scalp des cheminots et en vérité derrière c'est pour vous attaquer à la retraite.
00:03:58Donc comme ce matin ça va donc se corser à partir de 9h30, 10h et jusqu'à 15h30.
00:04:03Je respecte les grévistes, ils ont le droit de grève.
00:04:05Pour tenir et pour que ça marche, il faut aussi que les syndicalistes soient en mesure de montrer que ce mouvement de grève fonctionne.
00:04:12Ils prennent en otage toute la population française pour essayer de maintenir des avantages induits.
00:04:17On essaye de nous dire que le cheminot est un fainéant. Le cheminot n'est pas un fainéant.
00:04:22Le cheminot il se lève à 3h du matin comme la plupart des français qui commencent tôt.
00:04:25Vous dites aussi pas de privatisation, il n'en est pas question. Le gouvernement s'y est engagé.
00:04:30Les syndicats vous répondent. C'est exactement ce qu'on nous avait promis il y a 20 ans au moment du changement de statut de France Télécom.
00:04:36En France, la SNCF est publique et elle le restera.
00:04:38Donc il y aura toujours un service public et le service public ce sera la SNCF.
00:04:42Moi, mon boulot, je me battrai pour que dans la concurrence, ça soit la SNCF qui gagne.
00:04:48Aujourd'hui, les trains britanniques sont les deuxièmes plus chers d'Europe après la Suisse.
00:04:53Et 60% de la population souhaite une renationalisation.
00:04:57Sans parler des propos carrément scandaleux de la CGT du RAC.
00:05:02Syndicats d'ailleurs qui, c'est triste, représentent peu de salariés.
00:05:0894,97% des cheminots se sont prononcés contre le pacte ferroviaire du gouvernement.
00:05:15S'il y a une grève longue, qu'est-ce qu'il va gagner ? La voiture, l'avion, le car ? Donc personne n'y a intérêt.
00:05:21Qu'il y ait des revendications, je peux comprendre, mais il faut aussi penser aux usagers dans une certaine mesure.
00:05:26On nous parle des usagers.
00:05:29Ce que fait la CGT, ce que font les organisations syndicales, ce que défendent les cheminots, ce sont les usagers.
00:05:35Parce que nous, on défend l'avenir.
00:05:38Notre jour, notre délivre, on se renverse dans la table, on est dans le ciel.
00:05:42Ce sont nos virons, ce sont les nouveaux sourds, le climat.
00:05:46Tout ce que l'on veut, tout ce que l'on désire, c'est la mort.
00:05:52Ce n'est pas les cheminots le problème, c'est la politique de la SNCF et de l'État.
00:06:01Là, on cherche des figures un peu féminines pour le film.
00:06:06Donc, si tu veux bien, je vais prendre ton numéro.
00:06:10Je vais prendre ton 06.
00:06:12Je t'en veux, tranquille.
00:06:14C'est parti.
00:06:15Je crois que ça sent la marie, les amis.
00:06:18On va vous laisser.
00:06:20Je me trairai.
00:06:21Tu as une carte et tout ?
00:06:22Non, non, non.
00:06:22Je disais, quand la direction compte le nombre de grévistes, dans le pourcentage de grévistes,
00:06:31ils comptent y compris les gens qui sont en repos, les gens qui sont en congé, les gens qui sont en maladie,
00:06:36comptent dans le pourcentage de non grévistes.
00:06:38Donc, si on fait le même calcul, quand il n'y a pas grève et que tout le monde est présent,
00:06:43on est présent à 156%.
00:06:44Tu as compris, là ?
00:06:45Nasaïa, j'ai compris.
00:06:46Entre la Poste qui doit vivre dans les petits villages,
00:06:49entre la SNCF qui doit desservir toutes les petites localités,
00:06:52même si ce n'est pas rentable,
00:06:54c'est ça un service public.
00:06:55C'est ça.
00:06:56Ce n'est pas la défense d'un statut.
00:06:58Et le problème, c'est que vous n'êtes plus crédible.
00:07:04Et face à l'opinion, vous n'êtes plus crédible.
00:07:05C'est crédible parce que vous avez toujours été contre tout.
00:07:08Non, c'est vous.
00:07:09Mais parce que, honnêtement, c'est politique.
00:07:13Non.
00:07:13Dites-moi, pour vous, que va amener à la société, à nos transports ferroviens, la fin du statut SNCF ?
00:07:21C'est que c'est une aberration.
00:07:22Mais pourquoi ?
00:07:22Pourquoi c'est une aberration ?
00:07:23Je vous écoute.
00:07:24Mais parce qu'il y a une concurrence et que tout le monde...
00:07:27Il n'y a pas de raison qu'un chauffeur taxi, que quelqu'un qui travaille dans le privé,
00:07:31ou quelqu'un qui travaille dans le transport à la SNCF, qu'ils aient des statuts différents.
00:07:36Donc, en fait, il faut qu'on soit...
00:07:38Tiens, mon d'accord.
00:07:38Moi, j'assupirais.
00:07:39Moi, j'assupirais, monsieur.
00:07:40Donc, en fait, c'est...
00:07:41Mais c'est la dictature du prolétariat.
00:07:43Non, du tout.
00:07:44Ça veut dire qu'on installe tout le monde avec le même statut.
00:07:47Il n'y a plus de salariés.
00:07:48Il y a des gens qui trouvent l'État.
00:07:49On a vu ce que ça donnait.
00:07:51Oui, j'ai vu.
00:07:52Ça s'appelle le fascisme rouge.
00:07:54On a vu ce que ça donnait.
00:07:55Regardez le statut, ce que c'est.
00:07:56Tu peux baisser...
00:07:57Attends, attends, je vais le trouver.
00:08:08Je n'ai jamais vu des taux de grévistes comme ça.
00:08:11Je n'ai jamais vu des plans de transport qui sont pour moi canon, pour les usagers moins.
00:08:16Mais sur la gare d'Austéritre, tu avais cinq trains, cinq sur toute la journée.
00:08:21Donc, ça, je ne l'ai jamais vécu, je ne l'ai jamais vu.
00:08:23Donc, ça prend, c'est historique.
00:08:24C'est incroyable.
00:08:26Et la convergence, je pense, avec les étudiants qui sont en train de se passer, le milieu hospitalier aussi,
00:08:30qui sont en train de gronder EDF, GDF, pareil.
00:08:34Je pense que là, s'il y a un moment pour y aller, c'est bien maintenant.
00:08:38Sinon, après, je pense que ça va être plus compliqué pour les droits des ouvriers et des salariés.
00:08:42Le pass Navigo annuel pour un étudiant, à condition d'être étudiant, c'est 650 euros par rente.
00:08:53Je vous fais la démonstration, je travaille en banlieue, monsieur, regardez.
00:08:58Je vous fais la démonstration, c'est mathématique.
00:09:00Le pass Navigo, si vous le prenez au mois, vous le payez 73,50 euros.
00:09:04On est d'accord ?
00:09:06Il y a 20 jours travaillés en moyenne.
00:09:08Ça paye 73,50 euros.
00:09:09C'est ce que je fais tous les jours si je prenais une voiture.
00:09:1173,50 euros par mois.
00:09:13Vous travaillez en gros 20 jours par mois.
00:09:15Donc, divisé par jour, ça fait 3,67 euros par jour.
00:09:21Vous divisez par deux pour un voyage aller, un voyage retour.
00:09:25On est à 1,83 euros.
00:09:26Il y a le patron, quand on travaille, rembourse la moitié.
00:09:30Donc, je divise par deux.
00:09:3291 centimes d'euros, le voyage.
00:09:36Je vous défie de trouver une compagnie ferroviaire
00:09:38qui vous mettra à disposition un voyage au quotidien à 91 centimes d'euros par voyage.
00:09:44Je suis Marguinès, c'est 10h étages.
00:09:54Allo, Philippe.
00:09:56T'as préparé des fiches et tout, là, pour...
00:10:00Parce que là, on va...
00:10:00J'en ai un peu, parce qu'il y a des trucs en fonction de...
00:10:03Là, là, je fais une petite blague et puis que je te balance tes fiches par la fenêtre.
00:10:07Tu vas être de mauvaise humeur.
00:10:09Non, parce que je t'aime bien, mais...
00:10:11Tu les as dans la tête.
00:10:13C'est juste pour quelques trucs, quoi.
00:10:15Sur Twitter, sur les réseaux sociaux, il disait...
00:10:19Mais est-ce que...
00:10:20Qu'est-ce que tu avais fait pour mériter ça ?
00:10:23Alors, il y en a qui disaient qu'il a dû voler des duvets au SDF.
00:10:26Ouais, c'est ça, ouais.
00:10:27Non, mais...
00:10:27Égorger les chatons.
00:10:29C'est bien, parce que tu vois, un mec comme Hippolyte Gérardot, là, il fait une chronique
00:10:32chez Van Dennecker, le...
00:10:35Voilà, c'est ce qu'il disait.
00:10:36Mais qu'est-ce qu'il fout, qu'est-ce qu'il fout, collons, tout de suite en prison,
00:10:38dans le centre de rétention ?
00:10:40Voilà, enfin...
00:10:40Enfin, on est traité comme des malfrats.
00:10:43Bon.
00:10:44Bon, ça ne me perturbe pas trop.
00:10:46Enfin, ça fait chier, quoi.
00:10:47Il n'y a aucune chose que tu dis à l'heure actuelle, qui engage ta stratégie, ou la stratégie
00:11:03de la cégette, que je rendrais public ? Tu comprends ce que je veux dire ou pas ?
00:11:08Je sais que tu n'es pas une balance.
00:11:09C'est-à-dire qu'après, quand on fera la...
00:11:13Oui, mais ne t'inquiète pas, j'ai confiance en toi, mon gars.
00:11:20Ça correspond à quoi ?
00:11:22Ça correspond à un contacteur qui déconne, et que même quand tu as ta ceinture attachée,
00:11:28il dit, elle n'est pas attachée, donc je la ramène.
00:11:30Voilà, c'est ça.
00:11:32Ça, c'est la pression sur les travailleurs de Renault qui fait qu'ils vont vite,
00:11:38et puis ils ne peuvent pas faire leur boulot correctement.
00:11:41Mais qu'il faudra amener au garage, parce que ça fait déjà un mois que vous me dites ça,
00:11:46et à chaque fois, on se prend là, tout, tout, tout, tout, dans la gueule.
00:11:51Les ministres qui disent, mais jamais on privatisera la SNCF.
00:11:57On a retrouvé des images de Sarkozy, un ami du Premier ministre,
00:12:01qui disait en 2004 au mec de GDF.
00:12:05Il n'y aura pas de privatisation d'EDF, de GAS de France, c'est clair ?
00:12:10Non seulement c'est privatisé, ça a été privatisé, mais ça n'existe plus.
00:12:14Ça s'appelle NGIM.
00:12:16Dans les petites gares, maintenant, ils mettent des petites machines,
00:12:19tu t'appuies sur des trucs, il faut trouver...
00:12:23C'est le film de Ken Lodge qui s'appelle Moi, Danny Blake.
00:12:26Le numérique, c'est bien si ça arrange la vie des gens,
00:12:29et si ça arrange la vie de ceux qui travaillent.
00:12:31Mais le mec, tu vois le parcours du combattant ?
00:12:35La société, elle ne peut pas finir comme ça.
00:12:39Il faut se faire la bise de temps en temps, il faut toucher des mains, il faut se parler.
00:12:44On vit dans une société où on dit que c'est de plus en plus individualisé,
00:12:47les gens ne se parlent plus, il n'y a plus de cohésion.
00:12:49Plus que jamais, on a besoin d'une société où on se cause.
00:12:51Le grand jury RTL Le Figaro LCI.
00:13:11Invité aujourd'hui, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
00:13:21Est-ce qu'on commence les camarades ?
00:13:28C'est bien toutes nos conditions de vie et de travail qui sont attaquées dans leur globalité.
00:13:35La bataille que nous menons aujourd'hui est donc la mère des batailles.
00:13:39C'est le verrou à briser pour le gouvernement,
00:13:41afin de pouvoir avancer comme un bulldozer,
00:13:43pour détruire les acquis sociaux de notre corporation,
00:13:46et derrière nous, l'ensemble du monde du travail.
00:13:48Le maintien des chiffres de grévis à un niveau sensiblement équivalent
00:13:51après 4 cycles de 48 heures,
00:13:53montre que la stratégie du pourrissement de Macron ne fonctionne pas.
00:13:57Les sondages de plus en plus favorables à notre mouvement
00:13:59et de moins en moins compréhensifs face à la fermeté du gouvernement,
00:14:04montrent que cette stratégie du pourrissement est un échec.
00:14:07Car aucune entreprise n'a la capacité financière d'assumer l'entretien
00:14:10et l'investissement des infrastructures ferroviaires.
00:14:12Et ça, si ce n'est pas la CGT qui le dit aussi,
00:14:15on est rentré dans le cycle naturel des conséquences d'une grève reconductible
00:14:19qui, au-delà du 8e jour, font qu'il y a des camarades
00:14:21qui font le choix de reprendre le travail et qui, demain, s'y remettront.
00:14:25La RATP, les fonctionnaires, on est tous dans la même galère.
00:14:30Le privé, qu'on aille voir et qu'on aille aider
00:14:34ceux qui sont prêts à partir,
00:14:38mais qui n'ont pas encore entièrement toutes les billes.
00:14:40Peut-être que, justement, avec notre mobilisation,
00:14:42avec notre encouragement et notre force,
00:14:45parce qu'on est une force,
00:14:46on peut les aider aussi à partir
00:14:48et qu'il y ait une vraie convergence des luttes.
00:14:51Parce qu'on ne se bat pas cheminot que pour la SNCF,
00:14:54on se bat, comme l'a dit Camille,
00:14:57pour tous les travailleurs.
00:14:58On est juste dans ce qu'on fait.
00:15:00On est légitime.
00:15:01Ça, on le sait, mais on est juste.
00:15:03Et il faut qu'on poursuive sur nos arguments.
00:15:06Nos arguments, ils sont incontestables,
00:15:07on le dit depuis le début.
00:15:09On vote pour reconduire le mouvement sur la prochaine salle,
00:15:12donc l'acte 5, qui est pour ?
00:15:16C'est bon, à moi.
00:15:2024 pour.
00:15:21Qui est contre ?
00:15:22On reconduit pour le 23 avril.
00:15:25Je suis rentré en décembre 1977.
00:15:38Et donc j'étais syndiqué aussitôt.
00:15:42J'ai commencé à la manœuvre.
00:15:45C'est-à-dire, on faisait la manœuvre,
00:15:46la manutention des colis,
00:15:47parce que maintenant ça s'appelle après le serment.
00:15:50Et puis après, j'ai fini l'Aiguilleur
00:15:52durant toute ma carrière,
00:15:53jusqu'en 2001.
00:15:55Les cheminots n'ont pas des gros salaires.
00:15:57C'est vrai que ça va tirer un petit peu.
00:15:59Mais je pense qu'avec l'élargissement,
00:16:01avec les caisses de solidarité,
00:16:03ça donne quand même un bon coup de fruit.
00:16:07Si on veut, attends, vas-y, mets le droit.
00:16:10Vas-y, tire, tire, tire encore.
00:16:12Là, il y a les grands qui doivent travailler.
00:16:14On travaille, les garçons ?
00:16:15Tu veux les mettre où, les colliers ?
00:16:16Mais il n'est pas visible, là,
00:16:18il n'est pas du bon côté, les garçons.
00:16:19Ils se sont fait traiter d'agitateur ?
00:16:24Mais c'est un compliment d'agitateur.
00:16:28C'est quoi en chimie un agitateur ?
00:16:29C'est un élément qui sert à avoir une réaction chimique d'ampleur.
00:16:34Parfois, par exemple, une explosion.
00:16:36Donc oui, c'est eux les agitateurs.
00:16:39Eh bien, j'espère bien que nous,
00:16:40on va leur montrer que nous aussi,
00:16:42on est les agitateurs.
00:16:43La situation de l'arrivée à l'Italie
00:16:48devient worse tous les jours
00:16:50parce que c'est ce genre de privatisation de l'arrivée.
00:16:53C'est pourquoi nous sommes ici,
00:16:54non seulement pour solidarité.
00:16:56Pour expliquer les conséquences de l'arrivée.
00:16:59Mais pour vous dire ce qui se passe
00:17:01et pour commencer la lutte
00:17:03ensemble avec vous.
00:17:04Parce que nous avons plané
00:17:06d'avoir un strike
00:17:08pour lancer une campagne nationale
00:17:10contre l'arrivée.
00:17:12de l'arrivée
00:17:13et de faire un strike
00:17:16ensemble avec la cheminée de France.
00:17:18Perfect !
00:17:19En Angleterre, c'est génial.
00:17:20Moi, j'adore le système anglais.
00:17:21Tu adores ?
00:17:2270 morts les 10 premières années,
00:17:23déjà, ça s'est fait.
00:17:24C'est pour moi.
00:17:25C'est ma tournée.
00:17:25Ensuite, tu as 26 compagnies
00:17:27qui se partagent le gâteau
00:17:28et qui sont régulièrement en faillite.
00:17:30La dernière fois, c'est Bronson.
00:17:32C'est le milliardaire, tu vois.
00:17:33Eh bien, il a une compagnie là-bas.
00:17:35Elle était en faillite.
00:17:36L'année dernière, il a dit
00:17:36à l'État,
00:17:37je vais devoir arrêter l'exploitation
00:17:39donc fermer toutes les gares
00:17:41et tout ça, tu vois,
00:17:41parce que je suis en faillite.
00:17:43Et du coup, l'État a comblé
00:17:44ces faillites.
00:17:45Donc, il a tiré du cash
00:17:46et l'État a comblé ses dettes.
00:17:48C'est extraordinaire.
00:17:49En fait, le libéralisme,
00:17:50c'est vive l'impôt.
00:17:52Enfin, eux ne veulent pas payer
00:17:53les impôts,
00:17:53ils mettent leur argent au Panama.
00:17:55Mais, ça sera déconné, tu vois,
00:17:57au Luxembourg, à l'histoire de ça.
00:17:58Mais nous, il faut qu'on paye
00:17:59des impôts
00:18:00pour combler leur putain
00:18:01de déficit à eux
00:18:02par rapport aux profits qu'ils font.
00:18:04C'est génial.
00:18:05Moi, quand je serais grand,
00:18:05je serais banquier.
00:18:06Parce que, non,
00:18:07mais c'est un métier d'avenir.
00:18:08Parce que, quand tu gagnes,
00:18:10tu gagnes.
00:18:11Et quand tu perds,
00:18:11c'est le contribuable qui paie.
00:18:12Dans toutes les bouches étudiantes,
00:18:15le mot qui revient
00:18:17dans toutes les discussions,
00:18:19c'est la convergence
00:18:20avec les cheminots.
00:18:21Comment on fait
00:18:22pour que cette convergence,
00:18:23elle prenne ?
00:18:24Et je pense qu'aujourd'hui,
00:18:25j'espère que ça va être
00:18:27une grosse démonstration
00:18:28dans la rue.
00:18:29Et qu'on sera,
00:18:30enfin, nous, en tout cas,
00:18:30on sera à vos côtés jusqu'au bout.
00:18:32C'est du coup,
00:18:32on vous a apporté 1500 euros.
00:18:34C'est un agent de la Suge.
00:18:41C'est la police ferroviaire, la Suge.
00:18:44Et avec la réforme,
00:18:45ils vont être juste carrément
00:18:46sortis de l'entreprise.
00:18:49C'est quand même aussi
00:18:50un enjeu pour eux.
00:18:51Et pour le coup,
00:18:51ce n'était pas forcément
00:18:52une population très gréviste.
00:18:53Mais là...
00:18:54C'est le plus jeune.
00:19:04On en vient pour notre lutte,
00:19:07pour la victoire
00:19:09de tous les travailleurs...
00:19:11C'est le plus jeune.
00:19:18C'est le plus jeune.
00:19:18C'est le plus jeune.
00:19:19Merci.
00:19:23Avec nous,
00:19:24j'en ai raté fait.
00:19:26Avec nous,
00:19:27j'en ai raté fait.
00:19:28Avec nous,
00:19:29j'en ai raté fait.
00:19:30Avec nous,
00:19:31j'en ai raté fait.
00:19:32Ça va, les privilégiés ?
00:19:34Ouais !
00:19:35Vous êtes là, les privilégiés ?
00:19:36Ouais !
00:19:37Vous êtes une gréviste,
00:19:40vous aussi ?
00:19:41J'appelle à beaucoup plus
00:19:42que la gréviste.
00:19:43Ah bon ?
00:19:43Ouh là là !
00:19:44Vous êtes une révolutionnaire ?
00:19:45Allez !
00:19:46Allez !
00:19:47Allez !
00:19:48Allez !
00:19:49J'attends de savoir
00:19:51où est-ce qu'on se met,
00:19:52en fait.
00:19:53Ouais.
00:19:54Parce que soit,
00:19:54on fait un cortège inter-gare,
00:19:56comme on était partis,
00:19:57là, jusqu'ici.
00:19:58Ouais.
00:19:58Soit, on se fout
00:19:59derrière un ballon.
00:20:01Mais se fout
00:20:01derrière un ballon,
00:20:02ça divise.
00:20:02parce que tout le monde
00:20:03ne suivra pas.
00:20:05Le ballon CGT,
00:20:06tu vois ce que je veux dire ?
00:20:07Il n'y a pas que de la CGT
00:20:08dans mon AG.
00:20:09Il y a Sud,
00:20:09il y a des non-syndiqués
00:20:10et peut-être rester ensemble,
00:20:11ça peut être sympa aussi.
00:20:12Ouais.
00:20:13On a une jolie banderole
00:20:14avec des revendications dessus.
00:20:16L'un dans l'autre,
00:20:18ça peut être aussi bien.
00:20:23C'est un mec qui soutient,
00:20:24quoi.
00:20:24On est d'accord ?
00:20:25C'est un mec qui soutient,
00:20:26Alors,
00:20:26à quel âge t'es parti ?
00:20:28À 55 en pile.
00:20:31Parce qu'il n'est pas
00:20:31dans les côtes,
00:20:32à l'époque.
00:20:33Mais on s'est battus
00:20:34et j'espère me battre
00:20:36encore avec les jeunes
00:20:37parce que là,
00:20:39l'I.T. ça...
00:20:40Ah oui,
00:20:40ça conserve.
00:20:41Ça conserve ?
00:20:42Ah oui,
00:20:42je peux te dire.
00:20:44Ouais,
00:20:44l'Aiguillard en 3U
00:20:45de finir à 55.
00:20:47Et puis,
00:20:47il faut tenir le coup.
00:20:48Je ne sais pas
00:20:49si toi,
00:20:49tu aurais envie
00:20:50quand les pouces manettes
00:20:51qui bougent les aiguilles,
00:20:53tu aurais envie
00:20:53qu'ils aient 55 piches,
00:20:54quoi.
00:20:55Ouais,
00:20:55parce que c'est
00:20:56toute la sécurité.
00:20:57Bah,
00:20:57c'est ça,
00:20:58quoi.
00:20:58C'est les mêmes problématiques.
00:20:59C'est pour ça
00:21:00quand on crie,
00:21:00quand on gueule
00:21:01sur les mécanos
00:21:01en disant
00:21:02c'est inadmissible
00:21:02qu'ils partent à 50 ans.
00:21:04Moi,
00:21:04je suis fille de mécano.
00:21:05Mon père,
00:21:05je l'ai vu se lever
00:21:06à n'importe quelle heure
00:21:07du jour et de la nuit.
00:21:08Je l'ai vu travailler
00:21:08n'importe quel jour
00:21:09de la semaine
00:21:10ou du week-end.
00:21:12Enfin,
00:21:12j'ai envie de te dire
00:21:13encore heureux,
00:21:13en fait,
00:21:14que ces mecs-là,
00:21:14ils ont la retraite
00:21:15à 50 ans,
00:21:16par leur condition de travail
00:21:17et par l'état physique
00:21:19et moral
00:21:19dans lequel ils sont
00:21:20à la fin,
00:21:20quoi.
00:21:20On le passe.
00:21:22On essaye de rester
00:21:23sur la même ligne.
00:21:24Nous,
00:21:24on est juste derrière vous.
00:21:26On se met où ?
00:21:27Vous êtes garés où ?
00:21:28On se met où ?
00:21:29Ok,
00:21:30ça marche.
00:21:31On arrive.
00:21:41Bonjour.
00:21:42Allez-y,
00:21:42c'est gratuit.
00:21:43Merci.
00:21:47Merci.
00:21:48Un peu de solidarité
00:21:49pour les chevideaux.
00:21:50On vous a ouvert la porte.
00:21:51Allez,
00:21:54c'est pas grave,
00:21:54c'est gratuit quand même.
00:21:56Vas-y.
00:21:56Bon courage.
00:21:57Il ne faut pas écouter
00:21:57les médias,
00:21:58on n'est pas des privilégiés,
00:21:59on défend le service public.
00:22:01Bonjour.
00:22:02Merci.
00:22:03Bravo.
00:22:03Merci.
00:22:05Bonne journée.
00:22:07Bonjour.
00:22:08Super,
00:22:08merci beaucoup.
00:22:09Bonne fin de soirée
00:22:10et bon voyage.
00:22:12Super,
00:22:12les amis.
00:22:14Non,
00:22:14il n'y a pas de problème,
00:22:15monsieur.
00:22:16Merci.
00:22:17Merci,
00:22:17bonne route,
00:22:18monsieur,
00:22:18bon courage.
00:22:19On ira jusqu'au bout.
00:22:20Il m'a ratonné,
00:22:21monsieur.
00:22:21Et vous souhaitez les cheminots ?
00:22:23Oui.
00:22:24À Nantes,
00:22:24oui.
00:22:25Bien,
00:22:25pourquoi ?
00:22:26Pourquoi ?
00:22:27Oui.
00:22:28Pour contre quoi ?
00:22:30Surtout contre la privatisation,
00:22:32tout ça,
00:22:33tout ça.
00:22:33Bonjour,
00:22:34monsieur dame,
00:22:34c'est les cheminots.
00:22:35C'est gentil.
00:22:36Il y a une caisse de solidarité.
00:22:37Monsieur ne veut pas.
00:22:39Madame voulait donner,
00:22:40mais monsieur ne voulait pas.
00:22:41C'est gentil.
00:22:42Et surtout,
00:22:42n'hésitez pas à lire,
00:22:43l'information,
00:22:44c'est super important
00:22:45pour faire votre propre opinion.
00:22:47Il est calme,
00:22:48c'est-à-dire que là,
00:22:49comme là,
00:22:49c'est gratuit,
00:22:50les autoroutes veulent quand même
00:22:53continuer à prendre un peu d'oseille,
00:22:55donc ils ont ouvert sur le côté
00:22:56là-bas où la CGT n'est pas encore présente,
00:23:00mais là,
00:23:00la CGT et les autres organisations syndicales,
00:23:04parce que tout cela,
00:23:04c'est polymorphe.
00:23:06Tout le monde participe.
00:23:06Allez, on y va.
00:23:08Bonjour.
00:23:09Bonjour, bonjour.
00:23:11On vous a ouvert la porte,
00:23:12mais on vous informe.
00:23:13Mais c'est gratuit,
00:23:14vous pouvez y aller.
00:23:15Mais si,
00:23:16c'est les cheminots.
00:23:19Ben merci.
00:23:21Oh, la Porsche.
00:23:23Toi, tu vas payer, toi.
00:23:24Pourquoi c'est ceux qui ne payent pas ?
00:23:27Pourquoi ?
00:23:28Il y a Lucier qui va arriver.
00:23:30Donc, on va...
00:23:31Ce n'est pas la peine de leur donner du grain à moule.
00:23:33Lucier arrive !
00:23:33Là, c'était une belle opération.
00:23:35Les gens ont sorti le billet facilement.
00:23:38Donc, c'est cool, ça.
00:23:39C'est pas...
00:23:40On ne lui a pas un fou.
00:23:41Donc là, on plie les gaules ?
00:23:43On ne va pas tarder, ouais.
00:23:44Ok, gentiment.
00:23:46Je crois qu'il y a les gaules qui débarquent.
00:23:50Guillaume Pépi au RMI
00:23:52Espineta au RSA
00:23:56Espineta au RSA
00:24:00Espineta, Espineta, Espineta au RSA
00:24:06Là, on a...
00:24:09On a ramassé, quoi,
00:24:11pour la caisse ?
00:24:13Ah, beaucoup.
00:24:14J'ai regardé, c'est pas mal.
00:24:16Il y a des gens qui ont donné des billets de 10,
00:24:17des billets de 20.
00:24:18Je suis étonné.
00:24:19Ça prouve que la grève, quand même,
00:24:22elle est comprise
00:24:23et puis qu'on est soutenu.
00:24:25Et ça, ça fait plaisir.
00:24:26On ne se bat pas pour rien.
00:24:28On ne se fait pas plaisir.
00:24:30C'est toujours la même chose,
00:24:32la bataille de l'opinion, comme ils disent.
00:24:34Exactement, il faut qu'on la gagne.
00:24:35Et on va la gagner.
00:24:36J'en suis persuadé.
00:24:36Tu en es persuadé ?
00:24:37Les gens comprennent.
00:24:39Il y a quelqu'un qui a dit
00:24:40on est toujours le cheminot de quelqu'un.
00:24:43Eh bien, c'est vrai.
00:24:44Quand on va dans les hôpitaux,
00:24:45quand on va dans les EHPAD,
00:24:46quand on voit la souffrance qu'il y a,
00:24:47ces gens-là, il y a des gens
00:24:48qui ont leurs parents dans les EHPAD,
00:24:50qui connaissent les problèmes,
00:24:51qui voient bien qu'on est en train
00:24:52de casser le service public.
00:24:54Et effectivement, ils comprennent
00:24:54que les cheminots,
00:24:55c'est le premier point du service public
00:24:56qu'on a envie d'éclater.
00:24:58Et qu'ils soutiennent cette grève,
00:25:00justement, rien que pour ça.
00:25:05Attends, je lui dis de revenir.
00:25:06Raymond, on fait demi-tour avec le TGV !
00:25:08On va faire un plan, Raymond !
00:25:10Putain !
00:25:11Mais c'est le problème !
00:25:13C'est le problème !
00:25:14Eh putain, encore un privilégié !
00:25:15Putain !
00:25:16N'écoute pas !
00:25:17Chaque jour qu'ils passent dans ce conflit,
00:25:19les gens, j'espère qu'ils sont tous
00:25:21en train de basculer,
00:25:22de ces petits-à-petits, tu vois.
00:25:23Parce que...
00:25:24À un moment, les gens,
00:25:26ils vont se poser des questions,
00:25:27ils vont se dire,
00:25:27mais enfin, bon, maintenant,
00:25:28ça suffit, cette grève-là.
00:25:30Comment on ne peut pas résoudre les problèmes ?
00:25:31Ça fait chier tout le monde,
00:25:32ça fait perdre des sommes d'argent incroyables.
00:25:37Alors, c'est quoi le fond du problème ?
00:25:38C'est quoi le fond du problème ?
00:25:40C'est vraiment le statut des cheminots
00:25:42ou c'est autre chose ?
00:25:43Ils veulent casser le service public.
00:25:45Le statut, c'est une virgule
00:25:46dans le service public,
00:25:47on va bien se le dire.
00:25:48Si on avait un statut
00:25:49qui était aussi à léchant,
00:25:51on serait en train de refuser des gens.
00:25:52Alors, actuellement,
00:25:52on n'arrive pas à en faire rentrer.
00:25:53Les jeunes qui commencent à moins du SMIG
00:25:56et qui arrivent justement à avoir le SMIG
00:25:58parce qu'il y a une prime
00:25:59qu'on appelle la prime travail,
00:26:01voilà,
00:26:01et puis qui se lèvent à 4h du matin
00:26:03pour aller travailler,
00:26:04des fois dans des conditions de travail
00:26:05qui sont pénibles,
00:26:06et puis qui viennent le dimanche
00:26:07et quand ils arrivent
00:26:09et qui regardent leur paye
00:26:10à la fin du mois,
00:26:11c'est 1300 euros.
00:26:12Et ces moments-là,
00:26:13on est en train de leur dire,
00:26:14on va te promettre pire.
00:26:15Et puis il y a aussi les usagers,
00:26:17les usagers du service public.
00:26:18Qu'est-ce qu'il va devenir ?
00:26:21Comment ça va être ?
00:26:21On nous fait croire des choses.
00:26:23Alors effectivement,
00:26:23quand on répète un mensonge plusieurs fois,
00:26:25on a tendance à le croire à la fin.
00:26:27Nous, je pense qu'on a la vérité
00:26:29puisqu'on le vit,
00:26:30on est dans le cœur.
00:26:31Eh bien, à nous de l'expliquer
00:26:32le plus possible
00:26:33au plus grand nombre de gens
00:26:34et puis on espère aussi
00:26:35que les hôpitaux,
00:26:36parce qu'ils sont en grande souffrance,
00:26:37mais hélas, la souffrance,
00:26:38ça ne veut pas dire révolte.
00:26:39C'est-à-dire que les gens,
00:26:40ils sont dans leur souffrance
00:26:41et puis ils n'osent plus bouger
00:26:42parce qu'ils souffrent,
00:26:43ils ont mal.
00:26:47C'est gratuit !
00:26:48Merci Vinci !
00:26:50Merci Vinci !
00:27:04Anniversaire Camille !
00:27:07Joyeux anniversaire Camille !
00:27:12Joyeux anniversaire Camille !
00:27:16Joyeux anniversaire !
00:27:46Ah t'as les commentaires derrière !
00:27:48Les premiers c'est les communistes à Moscou,
00:27:51le Mexicain rentre dans le pays,
00:27:53seconde, je ne sais pas,
00:27:55c'est un mec de CNews,
00:27:57il s'appelle Pascal Praud,
00:27:59il est mauvais en foot mais il aurait dû rester sur le foot,
00:28:01il fait une émission et il sort ça.
00:28:04Alors c'est quoi ces privilèges ?
00:28:06Journaliste.
00:28:08Ah oui, d'accord !
00:28:10Ah voilà !
00:28:12C'est là le moustache rassasse !
00:28:16Gustave Garcias !
00:28:18C'est bien mon gars !
00:28:22C'est bien mon gars !
00:28:24Je suis CGT, d'accord ?
00:28:26Vous n'avez pas vu des stages plus ?
00:28:28Bon, bâtiment particulier !
00:28:30Les neurones ça se travaille !
00:28:32On va parler des mécipites !
00:28:34On va parler des mécipites !
00:28:36Et on va parler des mécipites !
00:28:38Je suis CGT, d'accord ?
00:29:04pour vous, c'est de vous exprimer, d'échanger avec Philippe,
00:29:07parce que ce n'est pas tous les jours qu'on l'a dans notre département,
00:29:10ce n'est pas tous les jours non plus qu'on peut le voir sur notre lieu de travail à nous.
00:29:14Donc voilà, c'est un moment particulier, il est pour vous.
00:29:17Il est dans une entreprise, donc en fait, on prend ça comme une chance.
00:29:21Là, par exemple, moi, j'apprends un petit peu les luttes sociales,
00:29:24mais j'ai l'impression d'être vachement chanceux par rapport à des gens qui ont mon âge
00:29:28et qui ne font pas forcément le boulot.
00:29:31Donc après, c'est dur, quand on vient d'être embauché, c'est compliqué au début de se lancer dans une grève ou quelque chose.
00:29:37Moi, je suis resté, avant de trouver du boulot, je suis resté un mois au chômage.
00:29:42Aujourd'hui, la moyenne, c'est 3-4 ans avec les petits boulots, mais ça, je ne compte pas ça comme du boulot.
00:29:47Soit on l'écoute et il dit, je m'intéresse, je regarde.
00:29:52Et puis, soit on lui dit, tu es un con, tu ne fais jamais grève.
00:29:55Moi, je suis plutôt pour la première option, vous l'aviez compris.
00:30:01Ah, mais parti depuis 6 plombes, tu n'as pas écroulé à un moment ?
00:30:06Non.
00:30:06Je suis parti lundi à 4h30, dans le Jura, taper la route.
00:30:13Soirée fraternelle, il est des nombres, je vais me coucher.
00:30:17Oh, pas déjà quand même, tu viens d'arriver.
00:30:21Philippe, allez, encore un petit coup.
00:30:22Mais demain, je vais à 7h00 et 4h, je fais les chemillons.
00:30:24Ouais, c'est pas grave.
00:30:26Ça démarre qu'à 9h pour nous.
00:30:28Ah bon, d'accord.
00:30:31Et puis demain, 7h20 à France Télévisions, tu vois.
00:30:37Ah oui, les 4 vérités.
00:30:38Voilà, les 4 vérités.
00:30:41Le copain me dit, mais si tu n'en as que 3 à dire.
00:30:43Je lui ai dit, va de merde, je vais avoir l'air con.
00:30:45Je vais essayer de trouver la 4ème cette nuit.
00:30:50Moi, je pense que si on veut, il n'y a rien de mieux que les échanges.
00:30:57Si on veut apprendre à se connaître, à se comprendre, y compris nos différences,
00:31:01si on ne discute pas, on est sûr.
00:31:03Mais la grève, c'est un moment passionnant pour ça.
00:31:07Parce que comme on ne bosse pas, on n'a rien à foutre.
00:31:10Donc on parle.
00:31:11Et bien, ça crée vachement de bien, la grève.
00:31:14Dans une même boîte, moi, tu as des collègues qui ne se sont jamais parlé.
00:31:18La première fois qu'ils se parlent, c'est pendant une grève.
00:31:20Mais c'est aussi la rencontre d'autres, les étudiants avec les prolos,
00:31:27des boîtes, les cheminots, ils vont devant les hôpitaux,
00:31:30pour les luttes, la service publique.
00:31:32Et bien, c'est toujours des moments forts, les grèves, parce qu'on se parle.
00:31:36Ils ont joué les gros bras en se disant, la grève, ça ne va pas tenir,
00:31:40les usagers vont gueuler.
00:31:42Comme tu l'as dit, c'est quand même le 10ème jour de grève,
00:31:47la 5ème séquence qui vient de s'achever,
00:31:49où il y a des taux de grévisme, malgré les congés,
00:31:52malgré que la grève, comme tout le monde le sait,
00:31:54quand on fait grève, on n'est pas payé.
00:31:55Mais le propriétaire de l'appartement, lui, il ne te divise pas ton loyer par deux,
00:32:02il faut quand même que tu le payes en entier.
00:32:03Ils se sont dit, on s'est soufflé, machin, truc.
00:32:05Donc, on joue les gros bras, on ne lâche rien.
00:32:11Ils ont fait quand même monter au créneau le président de la République.
00:32:14Deux télés dans la même semaine.
00:32:17Lui qui avait dit, jamais de télés.
00:32:19Ou en tout cas, le moins possible.
00:32:21Donc, là, ils essayent.
00:32:24Et je pense qu'eux aussi, ils ont des sondages.
00:32:26Ils essayent de faire passer l'idée.
00:32:28Bon, d'accord, on veut bien rediscuter avec vous,
00:32:31parce qu'on est des gens de dialogue.
00:32:33Mais, évidemment, pour nous redire des choses qu'on a déjà entendues.
00:32:37Mais, ce qu'il faut regarder, c'est dans le temps.
00:32:40Entre, comme tu l'as dit, au début, où ils ont dit,
00:32:45pas question, machin, on fera ça.
00:32:48Malgré que la loi a été votée.
00:32:50Y compris à une large majorité.
00:32:52Ils avaient à eux seuls la possibilité de la voter.
00:32:54La droite, c'est pas gêné pour la voter.
00:32:58Malgré l'opposition, usagers, cheminots.
00:33:01Malgré que le Premier ministre ait dit, jamais je vous recevrai.
00:33:07Malgré que le président de la République, des États-Unis,
00:33:10enfin non, il a fait l'interview ici, mais en anglais, no chance.
00:33:14Et bien, il est quand même obligé de vous recevoir.
00:33:15Ça, c'est un élément du rapport de force.
00:33:19Et c'est quand même à mettre au crédit de la lutte des cheminots.
00:33:23Voilà.
00:33:24T'as vu, j'ai mis un pantalon de golf.
00:33:36J'en ai marre qu'on me confondre avec un syndicaliste.
00:33:48Je veux que je te dise, à quoi on reconnaît une voiture de la CGT
00:33:50quand elle est guerrée à Matignon ?
00:33:52C'est la seule qui possède une attache remorque.
00:33:57Tu vas pas me dire, non ?
00:33:58Sans déconner.
00:34:00Je sais pas, vous auriez pu la démonter avant de venir.
00:34:02Tu la mets dans la boîte à dents ?
00:34:06Ça, c'est quand même un marqueur social, quoi.
00:34:08Juste une boule.
00:34:10Pourquoi pas une caravane pendant combien ?
00:34:12Vous êtes plutôt, c'est quoi votre état d'esprit, là, au sortir de cette deuxième réunion ?
00:34:32Vous êtes, je sais pas, vous avez envie de vous taper sur les cuisses ?
00:34:38Ou vous êtes miné ?
00:34:40Est-ce qu'on a l'air ?
00:34:41Ni l'un, ni l'autre.
00:34:43C'est ce que j'allais dire.
00:34:43En fait, il n'y a pas de...
00:34:46D'abord, le truc, c'est qu'on a bien fait d'être dans la forme de conflit dans laquelle on est,
00:34:52parce que si on était parti en reconductible, vu le temps qu'il faut pour leur faire desserrer les dents,
00:34:58jamais on aurait atteint le premier stade, quoi.
00:35:01Là, ça commence, les dents commencent à se desserrer, mais la langue n'est pas encore passée, quoi.
00:35:06Et voilà, donc, avant qu'il parle, il faut qu'on en mette encore un peu, probablement.
00:35:12Et l'impression que ça donne, moi, c'est ce que j'ai dit aux journalistes à la sortie,
00:35:16c'est qu'il a l'air ouvert, parce qu'il a l'air de vouloir chercher un peu des pistes de sortie.
00:35:21Mais il ne veut pas s'engager, voilà, toujours.
00:35:23C'est surtout que, comme ce que tu disais la dernière fois, il voulait boucler ça en 15 jours,
00:35:29et donc on le fait chier avec nos questions, les questions essentielles, les questions des salariés.
00:35:33Et je te dis, il cherche de l'aide, alors qu'il me pose des questions, et elles sont où les réponses, là ?
00:35:41Et même les questions qu'on avait posées la dernière fois, bon, il y a la question, enfin, la dette, les investissements, c'est léger, quand même.
00:35:51La 200 millions pour le RTMS, en plus, c'est des investissements de productivité.
00:35:55Alors, en gros, c'est aussi l'infrastructure, mais c'est que la signalisation est tellement pourrie qu'il faut faire quelque chose, quoi.
00:36:01La dernière fois, vous m'aviez dit, sur, ce n'était pas la ligne Napolte, là, Paris-Orléans, Limoges-Toulouse,
00:36:13tu avais parlé de la région centre, tu disais, 250 millions d'euros d'investissements sont nécessaires.
00:36:20Pour l'instant, on ne les a toujours pas, quoi.
00:36:24Et donc, la seule chose d'un peu nouveau qu'il annonce, mais bon, ça renvoie au calendrier qu'encore,
00:36:31c'est de dire que l'année prochaine, à l'Assemblée, il y aura un rapport parlementaire sur les besoins d'investissement des lignes.
00:36:38En matière d'infrastructure.
00:36:38Donc, on aura enfin cette vision globale qui nous faut.
00:36:42Mais le problème, c'est que, voilà, tu fais une réforme sur le système ferroviaire,
00:36:44tu ne sais même pas quel est l'état de l'infrastructure, quoi.
00:36:48Sur quoi tu vas pouvoir t'appuyer pour faire rouler des trains.
00:36:50C'est emmerdant, quand même.
00:36:51Donc, le rapport, ce sera l'année prochaine pour se réparer les futurs contrats de projet d'état-région.
00:36:56Mais ils ne donnent pas de garantie sur le fait qu'on maintient le réseau.
00:36:59Ils ne donnent pas de garantie sur le fait qu'on veut que les territoires continuent à être irrigués.
00:37:04Bon, enfin, voilà, c'est ça, il renvoie plus tard.
00:37:07Le maire annonce, on va commander...
00:37:09Bruno, Bruno.
00:37:09Monsieur le maire.
00:37:11Monsieur Bruno le maire.
00:37:12Monsieur Bruno le maire.
00:37:14Annonce qu'il y a une commande de TGV dernière génération.
00:37:20Sans TGV, hein.
00:37:21Sans pognon qu'on a, non ?
00:37:22Il y a un peu de fric à la clé, sauf que...
00:37:25Et c'est Alstom qui doit les faire.
00:37:26Voilà, mais peut-être pas en France.
00:37:30Donc on lui pose la question, il dit...
00:37:32C'est quoi cette connerie-là ?
00:37:35Qui me répond, qui me répond ?
00:37:36Alors les autres, ils font...
00:37:37Non, nous ne me croyons pas.
00:37:40Non, enfin...
00:37:41Sauf que nous, les camarades d'Alstom, on les a rencontrés la semaine dernière.
00:37:45Et ils nous disent que les TGV nouvelle génération, ils vont aussi équiper les Etats-Unis.
00:37:49Et que dans les nouvelles règles commerciales, maintenant aux Etats-Unis, il faut produire sur place.
00:37:53Et qu'ils nous disent, en gros, comme il n'y aura pas deux chaînes de montage...
00:37:57Ah oui.
00:37:57Parce que, voilà, sinon tu doubles les coûts et donc ton truc, il n'est plus rentable.
00:38:03Eh bien, les TGV nouvelle génération vont être produires aux Etats-Unis.
00:38:06Donc on va faire de la commande publique pour faire des emplois pour Trump, quoi.
00:38:11Merci.
00:38:12Ça, il faut un courrier officiel.
00:38:13Il faut une réponse officielle.
00:38:14Et les jeunes grévistes et les anciens, il va falloir qu'ils maintiennent la pression ?
00:38:21Parce que là, vous n'avez rien à...
00:38:25Il n'y a rien qui permet de dire qu'on a gagné, c'est sûr.
00:38:29Mais en fait, en gros, nous, ce qu'on réfléchit, c'est que probablement, il compte sur l'essoufflement là, en fin du mois, début du mois prochain.
00:38:39Bonjour, pourquoi vous ne me voie pas ?
00:38:46Ah bon, maintenant.
00:38:49Bon, c'est bon, c'est pas grave.
00:38:50Il faut mettre de l'huile.
00:38:51Mais, ouais, du coup, si tu veux, à mon avis, ce qui compte, c'est que, bon, les retenues de grève, là, maintenant, les plus grosses retenues de grève vont tomber ce mois-ci.
00:39:02Derrière, il va y avoir un vote au Sénat, c'est un portée symbolique.
00:39:06Ils travaillent quand même...
00:39:06C'est-à-dire ?
00:39:07Portée symbolique.
00:39:08Ben, ils vont matraquer sur le fait que, voilà, ça a été voté.
00:39:10Le peuple a parlé.
00:39:11La loi est passée, vous pouvez plus rien contester, c'est réglé, quoi.
00:39:14Ça, ça va être leur stratégie.
00:39:15En plus, ils espèrent quand même un petit peu en arrière-plan, peut-être, fragiliser un peu l'unité syndicale, tout ça, bon, voilà.
00:39:21Et donc, ils se disent probablement qu'en début de mois, c'est plié l'affaire.
00:39:24Et donc, nous, la démonstration qu'il faut qu'on fasse, c'est que c'est pas plié.
00:39:33Il est 4h, enfin, ben, il est 4h.
00:39:35La vie est dure.
00:39:37MOU IOUI, MOU IOUI, MOU IOUI, MOUI IOUI, MOUI.
00:39:48Yo, Camille, comment ça va ?
00:39:52C'est quoi ça ?
00:39:53Tu t'es allé trop tôt, Colega ?
00:39:56J'ai trouvé 4 train-lattes dans la rue, je te les ai amenés.
00:40:01C'est gentil, merci.
00:40:02Tu te lèves train ? Tu te couches train ?
00:40:04C'est ça.
00:40:05Tu vis train ?
00:40:06On fait avec.
00:40:08Tu te lèves de bonheur en tout cas en ce moment ?
00:40:11Ah putain, on parle pas comme ça.
00:40:13J'en veux plus.
00:40:153h30 le réveil salle soleil.
00:40:18Agréviste, c'est pas un métier de fainéant ?
00:40:20C'est clair.
00:40:222 fois les cimentages, on va faire un méga-piquet-gave sous la pluie.
00:40:29On s'en fout.
00:40:30Comment on va faire ?
00:40:31Y'a pas des parasols ?
00:40:32Tarches.
00:40:33Tarches.
00:40:34Tarches.
00:40:35Et j'aurai un recital.
00:40:37Je pense qu'avec les barrières pleines, on va faire une espèce de tonnelle.
00:40:43C'est pas mal.
00:40:46On prend une tonnelle ici.
00:40:48Une tonnelle qui ne croque pas, c'est mieux.
00:40:51J'ai fait le tour de Paris pour trouver des palettes, du carton, tout ça.
00:40:56C'était sympa.
00:40:58T'es un spécialiste ?
00:40:59Oui.
00:41:00Toi les conneries, ça te connaît ?
00:41:02Un petit peu, oui.
00:41:04Donc trouver une porte pétée.
00:41:06C'est quand t'as investi le local de la République qui recule, là ?
00:41:18En Marche, oui, c'est ça.
00:41:20Tu t'es fait voler ?
00:41:21Ouais.
00:41:22Ouais.
00:41:23Ouais, il y a comme rôle d'identité, garde à vue, et puis...
00:41:25Là, du coup, j'ai deux jours de stage de citoyenneté.
00:41:28Jean-Jean-Rey.
00:41:29Jean-Jean-Rey.
00:41:30Jean-Jean-Rey.
00:41:31Jean-Jean-Rey.
00:41:32Deux jours de stage de citoyenneté le 28-29.
00:41:34Ouais.
00:41:35Et puis...
00:41:36Voilà.
00:41:37Pas d'amende, tout ça, c'est...
00:41:39Ça va.
00:41:40C'est cool.
00:41:41Ah oui, oui, c'est cool.
00:41:43Et ça va rester dans le casier ou pas ?
00:41:45Non, il n'y a pas de casier.
00:41:46Il n'y a pas de casier ?
00:41:47C'est sûr.
00:41:48Il y a juste une poursuite sans jugement.
00:41:51Il y a juste quoi ?
00:41:53Juste une poursuite sans jugement.
00:41:55C'est le plus.
00:41:57Bon, ben, allez-y, là, moi, je vous entends, hein.
00:42:04Je vais regarder la télé.
00:42:06Et du café, n'hésite pas à te servir.
00:42:09On dit beaucoup de choses.
00:42:10Ah, la vache.
00:42:13On redescend.
00:42:15Ah, j'en peux plus de cette petite matinée, là.
00:42:19Hé, c'est un sacré boulot, Gréviste.
00:42:22On est un sacré boulot, Gréviste.
00:42:34Eh, vous connaissez la route, hein ?
00:42:37Euh, ben, y a...
00:42:39Ah, viens, tu connais la route ?
00:42:41Un petit peu, ouais.
00:42:42Ok, ouais, bye-bye.
00:42:43Ok, bye-bye, ouais.
00:42:48Bon, les gars, aujourd'hui, c'est 29ème jour, non ?
00:42:50Ouais.
00:42:51Vous êtes toujours aussi chaud que le premier ?
00:42:53Toujours encore plus.
00:42:54Encore plus ?
00:42:55Ouais.
00:42:56Ça passe, là, en commission mixte paritaire, aujourd'hui.
00:42:57On ne desserre pas les dents.
00:42:58Ouais.
00:42:59Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:43:01Qui niquent leur race.
00:43:05Franchement, il n'y a rien d'autre à dire.
00:43:06C'est des escrocs, c'est tous des escrocs.
00:43:08C'est pas eux qui vont décider de notre avenir.
00:43:10Ouais.
00:43:11Et qu'est-ce qu'on fait, alors ?
00:43:12On continue ?
00:43:13On continue.
00:43:14On durcit.
00:43:15On durcit ?
00:43:16Ouais.
00:43:17Qu'est-ce qu'on fait pour durcir, alors ?
00:43:18Ben voilà, on incube le terrain pour continuer à mettre les copains en grève.
00:43:23Enfin, pour moi, quelqu'un qui n'est pas en grève aujourd'hui, c'est plus un collègue.
00:43:27On peut dire la différence entre ceux qui ont fait 0 et ceux qui...
00:43:32Ouais, ouais, ouais.
00:43:33Ceux qui ne peuvent vraiment pas, ceux qui ont fait 0 et ceux qui ont fait 2, ceux qui ont fait 4.
00:43:37Enfin, il y a des différences.
00:43:38Ouais, voilà.
00:43:39Et ceux qui ne peuvent plus, d'ailleurs, c'est ceux qu'on essaie de le remotiver.
00:43:42Vous les avez détectés, les gens qui n'en peuvent plus ?
00:43:45Ouais.
00:43:46J'ai justement un bon pote qui n'en peut plus.
00:43:49On va jusqu'à la victoire, là.
00:43:53Ah, on est sur la bonne route, hein.
00:43:55Franchement, personne ne me dit, personne ne veut le montrer.
00:43:58Lors de la dernière période, là, moi, j'ai été interviewé par BFM et j'ai eu un discours hyper positif.
00:44:04D'ailleurs, ça n'a pas passé.
00:44:05Et a priori, ouais, ça ne leur a pas plu parce que ce n'est pas passé, alors que ça devait passer dès le soir même ou le lendemain.
00:44:10Donc, voilà.
00:44:12Enfin, on voit bien qu'il y a une manipulation de la part des médias.
00:44:16Donc, on s'en branle, nous.
00:44:18On fait 100, on fait 100, on fait 100.
00:44:20Et puis, on a moins 0 en points sur la croissance, là.
00:44:25Un truc de ouf, quand même.
00:44:27Des petits cheminots, là, des feignants, comme tout le monde le dit.
00:44:30Ben, quand ils arrêtent de bosser, ben voilà.
00:44:33La croissance, elle baisse.
00:44:35Mais t'es pas trop aux voitures proches.
00:44:41Ouais.
00:44:42Parce que le feu, ça brûle, quoi.
00:44:44Et l'eau, ça mouille aussi, tant que t'y es.
00:44:46Ouais.
00:44:55Les rois du matin.
00:44:57Le roi de l'opster.
00:44:59Je ne peux plus t'encadrer, Franck.
00:45:03Oh, putain.
00:45:05Vous nous ramenez Philippe Martinez, aujourd'hui ?
00:45:07Non, on ne te le ramène pas à toi.
00:45:09À mon avis, là.
00:45:10C'est dommage, j'avais préparé une bonne interne pour l'interpeller.
00:45:13Non, on a dit ça pour faire de l'honneur de l'accueillir chez nous.
00:45:17On attend qu'il arrive, les fois, qu'il commence à essayer de faire un truc.
00:45:23De toute façon, on va mettre longtemps à le faire prendre le feu.
00:45:25Ouais, je vais chercher ça.
00:45:27C'est pas trop lourd, parce que moi, j'ai pas de nuit.
00:45:29Je ne sais même pas où c'est.
00:45:31D'accord.
00:45:33Oh, Fabien, viens-y.
00:45:35T'as mis le caoué.
00:45:37T'as mis le caoué.
00:45:39T'as mis le caoué.
00:45:41T'as mis le caoué.
00:45:43C'est un cortège de tête, ma gueule.
00:45:45Ça va ?
00:45:47T'es bien ?
00:45:49T'as vu ce temps de merde.
00:45:51T'as vu ?
00:45:52On monte à la salle de vent, mais c'est pas moi.
00:45:54T'es bon ?
00:45:55On va chercher les trucs dans le local de Sud.
00:45:57Et on vit un moment historique.
00:45:59T'as vu bien, vas-y, film, là.
00:46:01T'as monté des marches, quoi.
00:46:03T'as vu ça.
00:46:05T'as vu ça ?
00:46:06T'as vu que c'est si il y a des canons ?
00:46:09Tu veux le local Sud ?
00:46:11Tu vas pas dans un local ?
00:46:16Sud Rail et CGT, c'est le combat, là ?
00:46:19Non.
00:46:20Hein, Sud Rail et CGT ?
00:46:22Ouais.
00:46:23Même combat, non ?
00:46:25Ouais, c'est vrai.
00:46:26Il y en avait bien.
00:46:28Très bien.
00:46:30Très bien.
00:46:31Ouais, très bien.
00:46:33Il était fait chaud, là, s'il vous plaît.
00:46:35Non, c'est gentil, mais bon ?
00:46:37Très bien.
00:46:39On a passé un peu en-dessus, là.
00:46:42Tu veux dire au niveau de l'affluence ?
00:46:44Mais il y a qui avant de...
00:46:46Les locaux sont grands.
00:46:48Quoi ?
00:46:50T'as pas le nom ? T'as pas le nom ?
00:46:52Personne ?
00:46:53Non, ça va.
00:46:54C'est la première fois qu'on...
00:46:57Qu'on le voit...
00:46:59C'est comment ton prénom ?
00:47:00Jean-Luc.
00:47:01Jean-Luc.
00:47:02C'est ça, hein ?
00:47:03T'es à Sud ou...
00:47:05Ou t'es à l'Ouest ?
00:47:08Ouais, on va dire, il est tôt, il est tôt, il est tôt.
00:47:14C'est un cœur du mat.
00:47:15Ouais, on va pas tomber.
00:47:16Il y a des gens qui font pas beaucoup de bruit, mais qui animent la grève bien plus que ceux qui en font.
00:47:20Ouais.
00:47:21C'est beau ?
00:47:22Ouais.
00:47:23Nonobstant, vous êtes aussi conscients, tous, que si vous ayez fait une reconductible, au bout de dix jours vous étiez balayés...
00:47:32Alors ça, il y a que toi qui l'a dit.
00:47:33Ouais.
00:47:34Non, t'as pas devin.
00:47:35Franchement, je le dis aussi, quoi.
00:47:37J'ai vécu 2016, même 2014...
00:47:39Il y a aucune grève qui ressemble à une autre.
00:47:41On est au vingt-neuvième jour, à 30%.
00:47:43Les gars, vingt-neuvième jour, 30%.
00:47:45Désolé, on peut dire ce qu'on veut, vingt-neuvième jour, 30%.
00:47:48Enfin, seriously.
00:47:49Tu regardes tous les mouvements...
00:47:51Oui, pardon, désolé.
00:47:52Désolé.
00:47:53Désolé.
00:47:54Les bilingues, hein.
00:47:56Mais euh...
00:47:58À un moment...
00:47:59Enfin, on va pas cracher sur 30%.
00:48:01Au vingt-neuvième jour, oui, j'ai dit les mêmes chiffres en 30 secondes.
00:48:04Mais sérieux, on les aurait jamais eues dans un autre contexte.
00:48:07Donc, on va pas juste se mentir, quoi.
00:48:09Enfin...
00:48:10Vous êtes ingénieux, hein, si on était...
00:48:12Ouais, de ouf.
00:48:13Je suis trop fan d'ETA, quoi.
00:48:15On dirait vraiment...
00:48:16Bon, maintenant, faut mettre le feu, quoi.
00:48:18Bah, maintenant, faut mettre le feu.
00:48:19Qu'est-ce qu'on fait, et où on le fait ?
00:48:21Bah, ouais, parce que...
00:48:22Bah, normalement, t'es en dessous, en fait.
00:48:23Bah, vas-y.
00:48:24Bah, vas-y.
00:48:25On met le gros coffre...
00:48:27Ouais, c'est mieux, quoi.
00:48:29C'est pareil.
00:48:30Faut l'allumer dans...
00:48:31C'est les barrières de travaux.
00:48:32Ça va ?
00:48:33Mais ça va brûler, ou pas ?
00:48:35Non, c'est la perraille.
00:48:36Ok.
00:48:43Ça réchauffe, vas-y.
00:48:45Oh, bah, d'être 30 euros, je peux le vendre 10 centimes, maintenant.
00:48:48D'accord.
00:48:49Mais c'est peut-être moins précis, à mon avis, les questions.
00:48:53C'est plus sur la convergence des luttes, les trucs comme ça qu'il faut lui poser des questions.
00:48:56À mon avis, des actions...
00:48:57Après, en plus, je pense que l'Axe, il va venir et il va nous donner son soutien.
00:49:01Donc, je pense qu'il va faire une petite interne.
00:49:03Ça, c'est sûr.
00:49:04Donc, comment on rebondit ?
00:49:05Qu'est-ce qu'on dit ?
00:49:06Ça, c'est sûr, quoi.
00:49:07Ce serait ouf qu'il ne nous donne pas son soutien.
00:49:08Oui, non.
00:49:09Ce serait lunaire.
00:49:10Même un peu le plan, là, donc...
00:49:11Lunaire de ouf.
00:49:12Il n'a pas le choix.
00:49:13Enfin, on va le faire.
00:49:14On va le faire.
00:49:15Il va continuer jusqu'à ce qu'on gagne, en fait.
00:49:17Et qu'on n'est plus le temps que le fait.
00:49:19Et, bah, ça va durer trois...
00:49:22Enfin, ça peut durer longtemps, ouais.
00:49:24On a des modalités qui sont...
00:49:27Parfois, on n'a jamais vu qu'il y a la SMPS.
00:49:30Bon, bah, les conséquences, elles sont aussi nouvelles.
00:49:33Et, bah, juillet, août, septembre, oui, bon, bah, c'est vrai que c'est pas réjouissant
00:49:38et qu'on aimerait gagner tout de suite et que la grève, elle se termine tout de suite et qu'on gagne.
00:49:42Et, s'il faut y aller, il va falloir y aller, quoi.
00:49:44Et, sans convaincre nous et de pouvoir convaincre nos collègues.
00:49:47Une place à Tilly, quand même ?
00:49:48Bah, oui, bien.
00:49:50Allez, viens, viens.
00:49:52Bonjour, tout le monde.
00:49:54Il y a un prêtre parmi nous.
00:49:56Tout de suite, il est pris de classe.
00:49:58C'est un support.
00:50:00Bienvenue chez nous.
00:50:02Merci d'être venu.
00:50:04Bienvenue chez toi.
00:50:06Bienvenue chez toi, aussi.
00:50:08Et puis, bah, si tu as envie de dire de vous...
00:50:11Bah, je vais...
00:50:13Ouais, ouais, ouais, merci de m'accueillir.
00:50:15C'est vrai que j'ai...
00:50:17J'ai fait pas mal de locaux syndicaux de cheminots, mais CGT, évidemment.
00:50:22Mais j'avais pas fait encore une gare parisienne et je me suis fait engueuler par la petite...
00:50:27Mais comme elle a un langage différent du mien, c'est là où je vois que je suis vieux.
00:50:31Je comprends pas toujours ce qu'il y a dit, c'est pour ça.
00:50:34Putain, 29e jour de viève, on est là à 5 heures du matin.
00:50:37Je me suis levé à 2h30 du matin.
00:50:39Pourquoi ? Pour aller sous un déluge.
00:50:41Elle roulait à 70kmh au lieu de 110kmh chez moi.
00:50:44Et elle me dit, merde, qu'est-ce que je fous là ?
00:50:46Et en fait, quand on réfléchit, bah si.
00:50:48Peut-être qu'un jour, je pourrais plus le faire se rager si je me bats pas, quoi.
00:50:51Parce que je devrais aller pointer à poids en poids ou autre.
00:50:55Je sais pas.
00:50:56Ils veulent privatiser encore plus.
00:50:58Enfin bref, pas de pessimisme.
00:51:01On est nombreux, on est toujours fiers.
00:51:04Et enfin, on porte haut et force les valeurs que l'on pense de la SNCF.
00:51:10Et franchement, depuis 5 heures du matin, combien de jeunes ont osé franchir ce mur de feu, quoi ?
00:51:18Enfin, le mur de feu.
00:51:20Il y a des moments, ça ressemblait à un mur, quand même.
00:51:28Ça fait pratiquement 3 mois qu'aujourd'hui, on est dedans.
00:51:30Et si on est encore aujourd'hui, c'est parce qu'on a une catégorie de personnel à SNCF qui ne fait pas le rêve.
00:51:35Comment arriver à passer du vote contre la réforme à « on vient dans le mouvement ».
00:51:41Et aujourd'hui, c'est pas faute d'aller les voir, c'est pas faute de leur expliquer, c'est pas faute…
00:51:47Ils comprennent, mais ils sont pas avec nous.
00:51:50Comment est-ce qu'on peut arriver à faire passer la balance de notre côté ?
00:51:54Parce qu'aujourd'hui, franchement, moi j'arrive à court d'arguments et ils commencent vraiment en plus à m'énerver, quoi.
00:52:02En plus d'être à court d'arguments, ils me gavent, quoi.
00:52:05Et comment…
00:52:07En fait, comment arriver à faire basculer le truc, quoi ?
00:52:10Parce qu'ils comprennent, ils votent, ils votent, ils sont d'accord, mais ils sont bons.
00:52:15Et ça, il y avait encore hier un…
00:52:17Mais en plus, c'est même pas…
00:52:19Des fois, c'est même pas les encadrements en plus.
00:52:21Hier, apparemment, un mécano, il a appelé la feuille pour dire « demain, tu m'as mis une journée de merde ».
00:52:26Ouais, mais moi, demain, qui t'ai mis une journée de merde, je suis en grève.
00:52:30Toi, t'es au boulot, tu fais une journée de 8 heures, mais t'es au courant que si la réforme, elle passe,
00:52:33ça sera toutes tes journées qui seront des journées de 8 heures.
00:52:36Et en fait, le mec, il comprend.
00:52:39Comment arriver à faire…
00:52:41Comment ça se passe ailleurs ?
00:52:43Comment ils y arrivent ?
00:52:44Je sais pas.
00:52:45Est-ce qu'il y a une recette magique ?
00:52:47Je t'assure que si j'avais la réponse, je te l'aurais donné il y a deux mois.
00:52:51Moi, je pense, par contre, que l'intelligence du mouvement, c'est d'avoir fait ce que vous avez fait,
00:52:58c'est-à-dire ces deux jours, ces cycles de deux jours.
00:53:02Parce que ça fait tenir que si je regarde bien…
00:53:06Je pense que la FEDE, elle dit la vérité.
00:53:08Moi, elle ne mentirait pas.
00:53:10Il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de participation à la grève.
00:53:14Mais pas comme vous, quoi.
00:53:17Pas les deux jours sur cinq.
00:53:19Je pense que le vote action, il reflète réellement, peut-être un peu en dessous,
00:53:26mais la réalité de ce que pensent les cheminots et les cheminottes.
00:53:30Et ça, ça les a emmerdés.
00:53:32En plus, ils se sont pris Air France et vous dans la foulée.
00:53:35Par exemple, la démocratie, ils l'aiment bien, mais quand on vote comme eux.
00:53:38Vous voyez ?
00:53:39Moi, j'ai pas d'argument.
00:53:41Après, voilà, quand on est syndicaliste, il faut être tolérant.
00:53:45Je comprends ce que tu veux dire.
00:53:50Mais voilà, je sais qu'on a tous des crédits, des machins, mais…
00:53:54Non mais au bout de trois mois, la tolérance, je l'ai pris.
00:53:56Je comprends aussi, je comprends aussi.
00:53:58Et je pense que plus ça va aller, moins je l'aurai.
00:54:00Moi, je l'aurai.
00:54:01Je comprends aussi.
00:54:02Mais ils ne font pas.
00:54:03Je sais.
00:54:04Pas de claque.
00:54:05Non.
00:54:06Ou alors en cachette.
00:54:08Qu'est-ce qui a motivé, ou démotivé plutôt, la fonction publique à se mettre hors du calendrier,
00:54:14alors que c'était un truc qu'on annonçait depuis un mois et demi ?
00:54:17Alors bien que tout ne soit pas centré sur le calendrier des cheminots, c'est pas non plus la prétention que j'ai,
00:54:22mais l'un dans l'autre, comme on était une fédération déjà en lutte, c'était quoi le message, quoi ?
00:54:29Martínez, il donne son avis, mais contrairement à ce que disent certains, je ne suis pas le patron.
00:54:34Je donne mon avis.
00:54:37Premièrement, c'est vrai que votre problème, entre guillemets, c'est que vous, quand vous faites grève, ça se voit beaucoup.
00:54:44Parce qu'il n'y a pas de train.
00:54:46Et donc il y en a qui considèrent que comme ça se voit beaucoup, on ne parle que de vous.
00:54:49Moi, je considère que ce n'est pas un problème.
00:54:52Pas un problème.
00:54:53La deuxième chose, c'est que l'unité syndicale, c'est bien, mais l'unité syndicale en soi, ce n'est pas suffisant.
00:55:00La preuve, c'est que le 22 mai, il y avait toutes les organisations syndicales qui appelaient,
00:55:04et la mobilisation était moins forte que le 22 mars.
00:55:08Donc nous aussi, il faut qu'on réfléchisse.
00:55:10Il ne faut pas se frotter le ventre quand il y a tous les cycles sur un tract.
00:55:14Il faut aussi aller voir les agents, comme dans tout mouvement.
00:55:20Et puis, moi, je pense qu'il y a une attente de convergence, de se retrouver tous ensemble.
00:55:27Et parfois, c'est plus dur.
00:55:32Mais avec mes petits bras musclés, je fais ce que je peux, Camille.
00:55:37On ne m'en gueule pas.
00:55:38Je fais pareil avec vous.
00:55:42Je fais pareil avec vous.
00:55:44Ouais, mais enfin, bon.
00:55:46Bien sûr.
00:55:48Bien sûr.
00:55:50Quand la jeune femme, elle dit, ouais, qu'est-ce qu'on fait ?
00:55:55Qu'est-ce qu'on dit aux gens qui nous disent, bande de salopards ?
00:55:58Vous bloquez le bac, etc., etc.
00:56:01Ou d'autres arguments spécieux, comme ça, auxquels, voilà, ils ne sont pas préparés.
00:56:08Eh bien, en fait, dans un premier temps, je me suis dit, bon, ben là, en fait, ils attendent de toi quelque chose comme le Messie, tu vois.
00:56:16Mais, mais en fait, en fait, la solution à cette question, ils l'ont en eux. Il faut juste que, il faut juste, il faut juste...
00:56:27Attends, à un moment, t'es énerveux, quoi. Enfin, ils sont dans toi, tu vois.
00:56:29Oui, oui.
00:56:30C'est un mec qui n'arrête pas de faire grave pour lui faire une plaque dans la gueule.
00:56:33Ils sont en train de mériterait, tu vois.
00:56:34Non, mais, je comprends, toi, t'es à fond dedans, et puis le mec qui dit, ouais, mais là, je peux pas, machin.
00:56:39Là, tu sais, c'est...
00:56:41Non, non, mais c'est...
00:56:42Ils ont des arguments, mais c'est ce qu'a disait la copine.
00:56:44Je lui ai déjà dit qu'un soit la même chose. Au bout d'un moment, je sais plus quoi leur dire.
00:56:47Toi, t'as une solution, ben, non, non, non, non.
00:56:50T'as raison, sur le fond.
00:56:52Parce que la réponse, ils peuvent la trouver.
00:56:54Et ils sont jeunes, ils sont créatifs, etc.
00:56:58Eh bien, ils se mettent entre eux.
00:57:00Et là, ils se disent, bon, ben voilà, si on nous dit, ouais, vous bloquez la grève.
00:57:05T'as écouté ce que t'as dit.
00:57:06Vous bloquez le bac.
00:57:07Qu'est-ce que t'as dit ?
00:57:08Elle a dit, j'ai usé de la salée, j'ai tout expliqué.
00:57:10Qu'est-ce que t'as fait ?
00:57:11Elle a dit.
00:57:12T'as raison, sur le fond, mais ça pèse, hein.
00:57:18Ça va ?
00:57:19Ouais, ça va, ça va.
00:57:20Ça va, ça, c'était bien, ça t'a plu ?
00:57:22Moi, j'aime bien venir à la maison, quand on m'invite.
00:57:27Bah ouais, mais t'es un peu un emploi du temps de ministre, quand même.
00:57:33Ah, me dis pas ça, tu me fais de la peine.
00:57:37Oh, ça peigne.
00:57:39C'est gras, hein.
00:57:41C'est bon ?
00:57:42J'en ai froid.
00:57:43Il n'y a pas de nommer.
00:57:44Allez, l'ancien, régale-toi.
00:57:46Merci.
00:57:47Ça, c'est des sandwichs de l'huile.
00:57:51Ça, c'est des sandwichs de l'huile.
00:57:53Ça, c'est des sandwichs de l'huile.
00:57:55Ça, c'est des gâtes d'entrape.
00:57:57Donc, du coup, la réforme ferroviaire, elle est passée.
00:58:00À savoir quand même qu'au 1er janvier, et ça, ça nous reste un peu là,
00:58:04au 1er janvier, les jeunes embauchés ne sont plus à statut.
00:58:08C'est historique, quoi.
00:58:10On n'a jamais connu ça, nous.
00:58:12La SNCF, avoir des gens qui ne sont plus à statut, qui sont au droit privé, quoi.
00:58:17Ça, c'est gênant, parce que tant qu'on est majoritaire, ceux qui sont à statut, on craint pas.
00:58:24Par contre, le jour où on est en minorité, on sait très bien que le gouvernement va nous enlever directement notre statut.
00:58:30Voilà.
00:58:32Et aujourd'hui, c'est pour ça qu'on est en grève contre la réforme des retraites, qui sert,
00:58:36mais aussi contre cette réforme ferroviaire, car on pense encore gagner.
00:58:41C'est pour ça qu'on est là, parce que si on gagne sur les effectifs, sur les salaires,
00:58:47forcément, on gagne sur la réforme des retraites.
00:58:50Et on améliore notre caisse de prévoyance de retraite.
00:58:53C'est pour ça qu'on est encore dans le combat aujourd'hui, et peut-être pour 15 jours, 3 semaines, on ne sait pas encore.
00:59:00Qu'est-ce qui a été bien fait ? Le vote action.
00:59:04Le vote action, quand même, on est à presque 100% des cheminots qui ont voté contre cette réforme.
00:59:08Politiquement, c'est important.
00:59:10Et après, bien sûr, on a tout une famille, quelque part. La CGT, c'est une seconde famille.
00:59:15Voilà. Alors, ça fait plaisir de voir cette famille s'en rajeuner.
00:59:17Qu'est-ce qui a changé en 18 mois ?
00:59:19Déjà, il y a les gilets jaunes. On ne va pas se mentir, ça a pu mobiliser un peu plus le public.
00:59:25Les gens se sentent plus concernés, puisque d'un seul coup, ils ont l'impression de pouvoir s'approprier les choses.
00:59:30C'est un syndicat qui fait, c'est le peuple qui se réveille, se révolte, montre son mécontentement.
00:59:37Après, je pense que, autant la réforme de la SNCF concernait tout le monde, même si tout le monde ne le voyait pas,
00:59:43autant les retraites, c'est physique, ça parle à tout le monde. C'est tout de suite, c'est clair.
00:59:49Et c'est dommage qu'il y a 18 mois, les gens ne se sont pas rendus compte que ça concernait tout le monde,
00:59:54parce que maintenant, ce qu'on disait il y a 18 mois, bizarrement, les gares fermes, il n'y a plus de vendeurs,
01:00:00on fait trois heures de queue pour acheter un billet de train, ah non, pour prendre rendez-vous pour un billet de train.
01:00:05Et qu'en fin de compte, on n'était pas des menteurs et qu'on ne disait pas que des conneries.
01:00:08Et je pense que tous les mensonges des gouvernements successifs,
01:00:12alors là, on a le meilleur au niveau du mensonge, au niveau du libéralisme,
01:00:16et je considère les gens comme de la merde, je pense qu'on a atteint des sommets assez impressionnants.
01:00:21Mais les gens commencent à se... ça commence à gronder à l'intérieur d'eux, et donc il faut que ça sorte.
01:00:27Autant nous, je ne veux pas dire qu'on est plus clairvoyant, mais le fait d'être militant, d'être acteur,
01:00:33acteur dans son travail, de protéger son travail, de protéger son entreprise, fait qu'on voit un peu plus loin.
01:00:40Et bien maintenant, tout le monde se sent un peu plus concerné et ça travaille tout le monde.
01:00:44Et donc d'un seul coup, là, la réforme des retraites, d'un seul coup, ça parle à tout le monde et tout le monde a peur.
01:00:50Alors, il y a toujours ceux qui ne vont jamais ouvrir les yeux, mais ça, tu ne peux rien faire contre cela.
01:00:54Tu te bats pour eux aussi, parce que malgré tout, on est dans la solidarité.
01:00:58Pour la CGT et pas qu'à la CGT, on est pour la solidarité, c'est pour tout le monde qu'on se bat.
01:01:02Alors, on n'a peut-être pas tout gagné, on n'a peut-être même pas gagné grand-chose, mais on a gagné énormément.
01:01:06On a gagné à la considération entre nous, le fait que tout le monde se rende compte que notre entreprise, on l'aimait.
01:01:12Et ça, c'est quand même important parce que je pense que dans une société aussi individuelle, de se raccrocher à quelque chose qui est notre entreprise,
01:01:18parce qu'on s'identifie aussi par là. Je passe plus de temps au travail qu'à la maison. Je vois plus mes collègues que ma fille.
01:01:27Mon mec, pas trop, parce qu'il travaille avec moi.
01:01:29Mais de s'approprier cet espace et se rendre compte qu'on a tous quand même à cœur ce point commun et que ça nous tient et que ça nous donne envie de nous battre pour protéger ce qu'on a et protéger notre entreprise et protéger ce qu'elle a comme valeur,
01:01:45c'est-à-dire le service public, transporter tout le monde n'importe quand, à n'importe quelle heure, dans bonnes conditions.
01:01:51Et bien ça, ça fait du bien. Ça fait du bien. L'humain fait du bien. Et justement, dans cette société individuelle, de voir que l'humain, il peut prendre encore une belle place, je trouve ça génial.
01:02:03Voilà, on était ensemble il y a 18 mois. Vous avez perdu.
01:02:08Ouais. Vous avez fait le total, ouais. Et puis là, rétrospectivement, dans quel regard tu jettes sur cette lutte ? Ça valait le coup ?
01:02:18Alors, toutes les luttes valent le coup. Toutes les luttes valent le coup, il faut toujours se battre, par principe, jusqu'au bout. Même si on perd, c'est pas grave.
01:02:24Même si on perd, c'est pas grave. Mais la différence que je fais avec ce mouvement et celui-là, c'est que quand on est seul, on perd.
01:02:33Et quand on est tous ensemble, on peut peut-être gagner, quoi. C'est ça, la différence. Même si on est très fort, seul, parce qu'on a été très très fort pendant ces trois mois de grève, de conflits,
01:02:43c'était beau, c'était magnifique. Il y a des gens qui se sont révélés. Il y a eu des actions extraordinaires.
01:02:48Ça a réveillé, ça a secoué la France, socialement. Mais même si on est très fort, seul, on perd seul.
01:02:54Et là, on peut peut-être gagner ensemble. Et là, c'est beau. Là, c'est énorme. Et je le sens, là. Je le sens.
01:03:00Et moi, j'ai déjà perdu 1000 euros, là, tu vois, sans déconner. J'ai fait 13 jours de grève, là.
01:03:06Mais j'en perds encore 1000, là, s'il faut. Je m'en fous. Là, je veux mettre dans les souliers de ma fille à Noël la retraite.
01:03:13Mais les gilets jaunes, obligés. Moi, je vais leur rendre hommage, les gilets jaunes.
01:03:16Et je fais même partie, je vais te dire, de ceux qui, au début, regardaient ça avec un peu de méfiance.
01:03:20Tu sais, des organisés. Parmi eux, il y avait des fachos, même des patrons, tu vois.
01:03:24Et je disais, mais c'est quoi, ce truc et tout ça ? Et puis, on les a vus, quoi, samedi après samedi et tout ça.
01:03:29Et moi, j'allais manifester avec eux, mais pas en gilets jaunes.
01:03:32Je mets tellement les souliers de CGT. Ils étaient ravis et ils disaient, putain de loup.
01:03:36Il y en a qui m'ont dit, les cheminots, on vous a laissé crever tout seul.
01:03:38On vous a laissé crever tout seul et on aurait dû venir vous aider.
01:03:41Et maintenant, vous êtes là et c'est génial.
01:03:43Et aujourd'hui, ils sont en convergence avec nous. Ils bloquent avec nous.
01:03:48C'est extraordinaire. On n'a pas la même culture, pas la même histoire, pas le même bagage.
01:03:51Pas la même culture de lutte aussi. Et on se retrouve qu'il faut être tous ensemble.
01:03:54Et ça, c'est super beau. Bien sûr, il y a eu un an de gilets jaunes.
01:03:57Cette humiliation des gilets jaunes, tout le monde l'a là.
01:04:00Aujourd'hui, il y a une revanche. Une revanche qui dépasse les syndicats.
01:04:03Qui est du monde du travail, qui va même au-delà.
01:04:05Les précaires, les retraites, il y a tout le monde qui est avec nous.
01:04:07Je trouve ça génial. C'est le plus beau visage de la France.
01:04:10La très beau visage. C'est la France qu'on aime. On l'aime cette France-là.
01:04:13C'est en chambre.
01:04:14La 9 Google, la 10 régionale, pour cette monde.
01:04:23osóbiale, pour tonへ일.
01:04:26La 즐 significance.
01:04:27on se vit, les rêves en years.
01:04:28on se vit, on se vit, on se vit, on se vit.
01:04:30Y el amor ganará
01:04:33Contra los dictatores
01:04:37Y el amor ganará
01:04:38Las injusticias
01:04:39Las malas cosas
01:04:41Y el amor ganará
01:04:43Todo lo malo
01:04:44Contra el racismo
01:04:46Y el amor ganará
01:04:48Contra el sexismo
01:04:49Y el amor ganará
01:04:50Todo lo malo
01:04:51Y el amor ganará
01:04:53Esperanza
01:04:55Por este mundo
01:04:57Esperanza
01:05:00Para tu vida
01:05:02Esperanza
Recommandations
2:02
|
À suivre
1:30:33
1:55:09
1:59:00
1:46:20
1:30:25
1:29:56
1:52:25
42:43
1:46:15
1:35:12
1:12:16
1:33:26
12:37
27:48
52:15
52:14
52:14
0:13