- il y a 1 an
Avec Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du RN
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:06Notre invité, Louis Alliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National.
00:11Louis Alliot, bonjour.
00:12Bonjour.
00:13Merci d'être avec nous.
00:14Louis Alliot, beaucoup de sujets internationaux.
00:16Évidemment, on ne va pas refaire tout ce qui se passe partout dans le monde.
00:21Mais la guerre Israël-Iran.
00:23Alors G7, G7 Donald Trump a quitté le G7.
00:26Mais il a signé le Communauté commun des pays qui est membre du G7.
00:32Les chefs d'État et de gouvernement appellent à la désescalade
00:35tout en affirmant le droit d'Israël à se défendre
00:38et en déclarant que l'Iran ne devra jamais pouvoir se doter de l'arme nucléaire.
00:42Ça vous va, ce communiqué ?
00:44Je crois qu'il contente tout le monde, oui.
00:47Puisque cette affaire vient du fait qu'il y a un État qui veut rayer de la carte un autre État
00:53et qui, pour le faire, donne les moyens d'accéder à la bombe atomique,
00:59ce que ne veulent pas, évidemment, ce que ne veulent pas les nations du monde.
01:03Donc je pense que c'est un communiqué raisonnable.
01:06Mais je ne sais pas si ce sera suffisant pour arrêter la guerre.
01:09Pour arrêter la guerre ?
01:11Alors, comment arrêter la guerre ?
01:13Comment arrêter la guerre ?
01:14En tuant monsieur le guide suprême, Ramenei, je ne sais pas moi ?
01:22Écoutez, vous non plus.
01:24Mais je pense que les grandes puissances mondiales, comme les États-Unis,
01:29ont très certainement leur rôle à jouer.
01:31Mais je crois que Donald Trump a quitté précipitamment le G7, on ne sait pas pourquoi d'ailleurs.
01:36Non, on ne sait pas pourquoi.
01:37Et il s'est fendu d'ailleurs d'un message contre le président Macron,
01:42dont non plus on ne comprend pas très bien ce qui s'est passé.
01:46Surtout que la Maison-Blanche avait affirmé qu'il avait quitté le G7
01:49pour s'occuper de l'affaire Israël-Iran.
01:53Et puis après, le contraire deux heures après.
01:55Je crois que le monde d'aujourd'hui est dans un profond bouleversement.
01:59Ça, je suis d'accord.
02:00Les quatre coins de la planète, je crois qu'il n'y a pas une zone de stabilité.
02:03Est-ce que la France doit s'engager militairement pour appuyer l'armée israélienne ?
02:09Offensivement ?
02:11Offensivement, je ne sais pas.
02:13Mais il est évident que si Israël était menacé dans son existence
02:16par des armes de destruction massive,
02:21je pense que la France devrait se tenir prête à leur intervenir.
02:25Je pense qu'elle n'en a pas les moyens, donc l'affaire est réglée.
02:27Mais je pense qu'elle serait aux côtés des nations libres.
02:31– Elle est défensive, dit Emmanuel Macron,
02:34comme d'ailleurs le Premier ministre britannique
02:36et comme le Premier ministre allemand,
02:39comme Frédéric Lechancelier allemand.
02:41– Je crois qu'on est dans un instant de profonde,
02:49on pourrait dire, réflexion dans les relations internationales dans le monde,
02:53avec la place de la Russie aussi,
02:54que le président Trump a remis d'ailleurs au goût du jour il y a quelques jours.
03:00Mais je pense surtout pour connaître un peu l'état de l'armée française
03:05et du budget notamment de l'armée française,
03:07que je crois que la France n'a plus les moyens…
03:09– En forte augmentation le budget quand même, Louis Alliot.
03:11– Oui d'accord, mais tellement abîmée
03:13que la France n'a plus tout à fait les moyens d'intervenir
03:16comme elle croit qu'elle pourrait le faire.
03:18Et on a un président qui parle,
03:20mais qui est en totale inadéquation avec les moyens qui sont les nôtres.
03:23– Ce n'est pas tout à fait ce que disent les militaires, Louis Alliot,
03:25mais bon, ce n'est pas tout à fait ce que disent les militaires.
03:28Mais bon, on ne va pas entrer dans ce débat,
03:31je ne vais pas entrer dans ce débat,
03:33simplement, est-ce qu'il y a des drapeaux au fronton de la mairie de Perpignan ?
03:40– Il y a le drapeau de la ville de Perpignan ?
03:43– Oui, le drapeau catalan aussi ?
03:45– Non, non, avec le Saint-Jean-Baptiste,
03:46il y a le drapeau catalan évidemment,
03:48et il y a le drapeau français.
03:49– Voilà, c'est tout, ça suffit ?
03:51– Ça suffit, et selon les occasions,
03:54il peut y avoir des drapeaux pour honorer un événement particulier,
03:58comme quand on jumelle la ville de Perpignan
04:00avec la ville de Palma de Major,
04:02il y a le drapeau mallorquin,
04:04mais sur la façade, effectivement, dans l'hôtel de ville,
04:06il y a un, le portrait de Boilem Sansal,
04:09dont nous demandons la libération,
04:12et nous continuons à soutenir le comité qui demande sa libération,
04:15et il y a surtout le portrait de tous les otages israéliennes du Hamas,
04:20voilà, et tant que le dernier otage ne sera pas libéré,
04:23eh bien le panneau sera sur la façade de l'hôtel de ville.
04:26– Ni drapeau palestinien, ni drapeau israélien.
04:28– Ni drapeau palestinien, ni drapeau israélien.
04:33– Non, je vous dis ça parce qu'il y a des polémiques,
04:35on a demandé au maire de Saint-Denis d'ôter,
04:38d'enlever le drapeau palestinien,
04:40on a demandé au maire de Nice d'enlever le drapeau israélien,
04:43vous ne mettez aucun drapeau.
04:46– J'ai écouté du coup, ça ne nécessite pas que l'on mette un drapeau.
04:50– C'est anecdotique, bien, vous avez choisi.
04:52Louis Alliot, je voudrais revenir sur une déclaration qui m'a un peu surpris,
04:57je vous le dis sincèrement, c'est celle de Jordan Bardella,
05:00hier matin.
05:01– Ah, ben oui, je vous vois sourire, Louis Alliot,
05:03mais non, non, non, non, non, mais je vous vois sourire,
05:06mais ça m'a un peu surpris.
05:08Qu'a-t-il dit, seule une élection présidentielle anticipée
05:11permettra de sortir par le haut d'une crise démocratique ?
05:15Et il demande cette élection présidentielle anticipée.
05:19Il veut une présidentielle anticipée, vous aussi.
05:22– Écoutez, on a un président qui, certes, a été élu,
05:28mais qui n'est plus du tout entendu dans son propre pays.
05:33Il n'y a pas de majorité, il n'a plus de majorité,
05:35il a un parti politique qui ne le soutient ou qui le soutient modérément,
05:39mais surtout, il a toute une opinion contre lui.
05:42Et donc, on a l'impression que les Français subissent,
05:45subissent, subissent, alors ils subissent les propos de M. Macron,
05:49ils subissent la politique du gouvernement,
05:50et on se demande jusqu'où ça peut aller,
05:52alors que c'est vrai que l'idéal serait que nous repartions aux élections.
05:56Ça, ça paraît évident.
05:56– Est-ce que vous demandez ce matin, comme Jordan Bardella,
06:00une élection présidentielle anticipée ?
06:02– Je pense que ça réglerait le problème.
06:04– Vous êtes pour.
06:05– Mais je ne vois pas comment c'est possible
06:07au regard du narcissisme du personnage.
06:09– Non, mais d'accord.
06:10– Oui, d'accord, mais c'est important de le dire.
06:12– Non, mais d'accord, mais est-ce que vous demandez,
06:14comme Bardella, une...
06:15Jordan Bardella, j'ai horreur de dire le nom sans le prénom,
06:19comme Jordan Bardella, une élection présidentielle anticipée ?
06:23– Écoutez, je ne sais pas s'il a demandé,
06:24parce que vous n'avez pas vu la déclaration.
06:25– Si, si, si, mais moi, je vous le dis.
06:27– Vous me le lisez, et je ne trouve pas ça choquant,
06:29et je pense qu'effectivement, ça aurait le mérite de la clarté.
06:33– Marine Le Pen est d'accord pour une présidentielle anticipée,
06:36à laquelle elle ne pourrait pas participer, d'ailleurs.
06:38– Pourquoi elle ne pourrait pas y participer ?
06:41– Parce que s'il y a présidentielle avant le jugement,
06:44elle ne pourrait pas y participer.
06:45– Écoutez, vous lui poserez la question.
06:48– Non mais d'accord, mais...
06:49– Non mais d'accord, vous êtes...
06:52– Pas du tout, je vous dis politiquement,
06:55ce serait la clarification d'une situation
06:59qui devient, à mon avis, pour notre démocratie, dangereuse.
07:03– Donc vous dites oui, sans Marine Le Pen.
07:05– Ah non, je ne dis pas oui, sans Marine Le Pen.
07:07– Si la présidentielle est anticipée, il n'y a pas Marine Le Pen.
07:09– Dans cette interview, il a dit aussi que Marine Le Pen
07:11était la candidate naturelle.
07:12– Oui, d'accord.
07:12– Ah oui, d'accord.
07:13– Oui, non mais d'accord,
07:15candidière naturelle qui ne peut pas se présenter.
07:16– Moi, je me bats pour que Marine soit candidate
07:18à l'élection présidentielle.
07:19– Ça, j'ai compris.
07:20C'est pour ça que je vous pose la question.
07:21Parce que je sais que vous êtes proche de Marine Le Pen.
07:25Et je sais que vous soutenez Marine Le Pen.
07:28Et que vous espérez que Marine Le Pen sera candidate en 2027.
07:32– Bien sûr.
07:33Mais comme je ne vois pas M. Macron démissionner,
07:36là, dans la semaine ou le mois qui arrive,
07:38si vous voulez, je n'ai pas d'inquiétude à ce sujet.
07:40– Est-ce que la déclaration de Jordan Bardella
07:42a été faite avec l'accord de Marine Le Pen ?
07:44– Écoutez, je n'en sais rien.
07:45Moi, je ne suis pas au milieu de leur discussion.
07:48Vous savez, je vis assez loin de Paris.
07:50Mais j'y viens…
07:51– Oui, enfin, vous êtes vice-président
07:53du Rassemblement national quand même.
07:54– J'y viens toutes les semaines.
07:56Mais après, il y a des logiques politiques.
07:58La candidate naturelle, c'est évidemment Marine Le Pen.
08:01Mais très honnêtement,
08:02notre système démocratique aujourd'hui est vicié
08:04avec un président qui n'a plus de légitimité,
08:07mais qui veut se mêler de tout.
08:08Exemple, les ZFE,
08:10où le Parlement vote contre et n'en veut plus,
08:13et M. Macron appelle ses troupes
08:15à remettre ce texte-là,
08:17que les Français ne veulent pas.
08:18– Oui, mais vous partez sur un autre terrain.
08:20On aura l'occasion d'en parler, Louis Alliot.
08:23Mais moi, je voudrais clarifier les choses.
08:26Parce que, notamment,
08:27les militants, notamment,
08:29mais pas que les militants,
08:30les sympathisants du Rassemblement national
08:32ont envie de savoir exactement,
08:34vous, vous soutenez Marine Le Pen,
08:35c'est clair, c'est clair.
08:38Est-ce que Jordan Bardella
08:39est le successeur naturel de Marine Le Pen ?
08:41Je vous le dis.
08:42Je vous pose la question.
08:43– Je crois que Marine a été
08:45suffisamment claire sur le sujet.
08:48Si elle était empêchée
08:50dans sa candidature à la présidence,
08:52le candidat naturel derrière Marine
08:54serait Bardella.
08:55Pour l'instant, c'est pas vous.
08:57– Non, pas moi, je veux dire…
08:59– Pas vous, non.
09:00Vous ne serez jamais, donc,
09:01candidat à la présidence de la République.
09:03– Moi, je suis aujourd'hui engagé dans ma ville.
09:06Je compte y rester
09:07et continuer à jouer mon rôle
09:09à l'échelle nationale
09:10parce que je pense que j'ai aussi
09:11des idées à défendre
09:12au sein de mon mouvement.
09:14Voilà.
09:14– Bon, donc c'est clair.
09:16Pas vous.
09:16Pas candidat à la présidentielle.
09:18– Non.
09:18– On est bien d'accord.
09:20Bon, j'ai lu aussi
09:21ce qu'avait déclaré
09:22Jean-Philippe Tanguillon.
09:23Parle beaucoup,
09:24Rassemblement national.
09:25– Vous me faites l'abécédaire
09:26de toutes les déclarations.
09:28– Mais pardon, mais c'est pas moi
09:28qui l'exprime.
09:30– C'est pas moi qui l'exprime.
09:31Alors que dit Tanguil ?
09:33Jean-Philippe Tanguil.
09:34François Bayrou est toujours à Matignon
09:36parce qu'il s'entend bien
09:37avec Marine Le Pen.
09:38Relation personnelle.
09:39C'est vrai, ça ?
09:40– Mais disons qu'il est
09:41d'une grande courtoisie
09:43et d'une certaine transparence.
09:46Quand il y a un problème,
09:47eh bien, il consulte.
09:49Il ne consulte pas que Marine Le Pen.
09:50Il consulte aussi les autres.
09:52Ce qui est d'ailleurs
09:52sa marque de fabrique
09:54par rapport à M. Barnier.
09:56Mais je pense qu'au final,
09:57quand même,
09:57il y aura quand même un problème
09:58avec son budget
09:59parce que son budget
09:59n'est ni fait ni à faire
10:00et qu'au final,
10:02il risquera quand même
10:03la censure,
10:04y compris des députés
10:05du Rassemblement national.
10:05– Voilà.
10:06La censure,
10:07c'est sur le budget.
10:08– Ça paraît évident aujourd'hui.
10:09– Il y a des textes
10:11qui sont de nature
10:12à pouvoir arriver au bout.
10:15Le statut de l'élu,
10:17celui sur le narcotrafic
10:18est arrivé,
10:19il y en aura d'autres.
10:20Sur le budget,
10:21très honnêtement,
10:22en entendant les déclarations
10:24d'un certain homme de ministre,
10:25je ne vois pas
10:26comment ça pourrait passer.
10:27– Bon.
10:27Donc, le RN est prêt
10:29à censurer sur le budget.
10:30On est bien d'accord.
10:31– On l'a toujours dit,
10:32vous savez.
10:33– Donc, censure,
10:34ça veut dire peut-être
10:35dissolution.
10:36– Ça, on en est moins sûr
10:38au regard de ce que
10:39le président de la République
10:40laisse filtrer.
10:42Mais en tout cas,
10:43on verra la suite,
10:43vous savez.
10:44Les possibilités sont multiples.
10:46Le président peut renommer
10:47François Mélenchon,
10:48il peut renommer n'importe qui.
10:49– Oui.
10:50Louis Alliot,
10:51parlons du conclave des retraites
10:53puisque, apparemment,
10:54il y aurait une conclusion aujourd'hui.
10:56Je me méfie,
10:57je me méfie.
10:58Vous aussi, j'imagine.
11:00Alors, est-ce que,
11:01comme la gauche,
11:02vous demandez le retour
11:03de l'âge légal à 62 ans ?
11:05– Comme la gauche,
11:06on demande de l'abrogation
11:07de la précédente loi
11:08qui met l'âge à 64.
11:10– Voilà.
11:11– Donc, il y a un retour
11:12à combien ?
11:12À 62 ?
11:13– À 62, mais on défend…
11:14– Comme la gauche ?
11:15– Oui, non.
11:16– Comme la gauche socialiste ?
11:17– Non, il y a deux projets.
11:18Il y a celui qui veut
11:19la retraite à 65 ans,
11:20qui veulent, pardon,
11:21et puis il y a la gauche
11:22qui veut la retraite à 60 ans.
11:23– Non, non,
11:24les socialistes,
11:25c'est à 62.
11:26– Oui, mais les socialistes
11:27ne sont pas seuls à gauche.
11:29Nous, on est pour la progressivité
11:31et surtout des annuités
11:32parce que là,
11:33je ne veux rien dire.
11:35à 25 ans sur le marché du travail,
11:37eh bien, vous ne partirez pas
11:38à 60 ans à la retraite.
11:39– Vous proposez 42 années,
11:4142 annuités.
11:42– Exactement.
11:42– Et 42 annuités
11:43et au prorata
11:44de ce que vous avez cotisé.
11:45Ce qui n'est pas quand même
11:46la même chose
11:46que ce que l'on peut entendre
11:47sur un certain nombre
11:48de canaux d'information.
11:49– Donc, pas de part
11:51de capitalisation ?
11:53– On peut imaginer,
11:54pour celles et ceux
11:54qui le veulent,
11:55une part de capitalisation,
11:56mais qui n'est pas…
11:57– Je vous dis ça
11:58parce que la droite le propose.
11:59– Oui, mais qui n'entame pas,
12:01justement, le principe
12:03des 42 annuités
12:04et du départ
12:06pour ceux qui ont commencé
12:07à travailler
12:08avant l'âge de 20 ans
12:09et après l'âge de 20 ans.
12:11– Je vous dis ça
12:12parce que votre allié,
12:13Eric Ciotti,
12:14propose la capitalisation.
12:16– Je l'ai entendu ce matin,
12:17d'ailleurs, le proposer.
12:19– Oui, oui.
12:19– Écoutez,
12:19on en discute d'ailleurs
12:20entre nous,
12:21mais ce qu'il a dit est vrai.
12:22Il a dit,
12:22mais mon système
12:23n'empêche pas
12:24la coexistence
12:25avec le système
12:26qui est proposé
12:26par le Rassemblement National.
12:28– Bien.
12:28Une prime
12:29pour maintenir
12:29les seniors en emploi ?
12:31– Ça, je dois dire
12:31que c'est un peu gadget
12:33de la part de M. Béroud,
12:34car le problème
12:35de la retraite
12:36et de l'emploi en France,
12:38c'est le sous-emploi
12:39des jeunes
12:40et pas le sur-emploi
12:41des seniors.
12:43Donc, on devrait…
12:43– On est en retard aussi
12:44sur l'emploi des seniors.
12:45– Mais on devrait s'occuper
12:46surtout du sous-emploi
12:47des jeunes
12:48et de la manière
12:49de mettre en adéquation
12:51le marché du travail
12:51avec les formations
12:52parce qu'il y a quand même
12:53un grand flou artistique
12:54et moi, je le vois
12:55dans mon département
12:56où vous avez
12:5610 000 offres d'emploi
12:58qui ne sont pas pourvues.
13:00Et si elles ne sont pas pourvues,
13:01souvent,
13:02c'est parce qu'en France,
13:03il n'y a pas
13:03les formations nécessaires.
13:04– La pénibilité,
13:06j'ai vu la demande
13:07de la CFDT,
13:08c'est la CFDT
13:08qui se base
13:09sur le sujet pénibilité,
13:11la pénibilité,
13:12permettre de partir
13:13à la retraite
13:13plutôt pour celles et ceux
13:15qui ont exercé
13:15un travail pénible.
13:16Là, vous êtes en accord
13:18avec ça ?
13:18– Oui, on sera attentif
13:19à ces questions-là
13:20parce qu'effectivement,
13:21sur un certain nombre
13:22de métiers en tension
13:23et difficiles,
13:24je pense qu'un aménagement
13:26effectivement
13:26de ces cas précis
13:29pourrait avoir
13:30notre soutien.
13:31– Louis Alliot,
13:32est-ce que le régime
13:33de retraite de base,
13:34le régime de la sécurité sociale,
13:36doit être géré
13:37par les partenaires sociaux ?
13:40Je vous dis ça
13:40parce que l'Agirc-Arcom,
13:42parce que c'est un débat
13:44qui est ouvert.
13:45L'Agirc-Arcom,
13:46les retraites complémentaires,
13:48sont gérées
13:48par les partenaires sociaux
13:49et bien gérées.
13:51Et bien gérées.
13:53Alors, est-ce que le régime
13:54de la sécurité sociale
13:54doit être géré
13:55par les partenaires sociaux ?
13:57– Écoutez,
13:57je ne suis pas un spécialiste
13:59de la question,
14:00mais le système actuel
14:01de la sécurité sociale,
14:03j'allais dire,
14:05mérite peut-être
14:07une plus grande transparence
14:08dans sa gestion,
14:09mais peut-être pas
14:10une révolution,
14:11car c'est un acquis.
14:13Et en revanche,
14:14je pense que l'équilibre
14:15pourrait être trouvé
14:16par un certain nombre
14:17aussi d'économies ailleurs.
14:18C'est ce qu'on a toujours dit,
14:19mais qui n'est jamais
14:20mis en application.
14:21On demande toujours
14:21systématiquement
14:22des efforts au même.
14:23Les retraités,
14:24notamment les petites retraites,
14:26mais peut-être faudrait-il
14:27aller chercher
14:27de l'argent ailleurs.
14:28Moi, je n'entends jamais parler
14:29d'immigration,
14:31de coûts de l'immigration,
14:32qu'on le veuille ou non.
14:34Un étranger qui arrive
14:35du jour au lendemain
14:36en France aujourd'hui
14:38et qui n'a pas de travail,
14:40eh bien,
14:40est une charge
14:41pour la collectivité.
14:43Combien sont-ils
14:44dans ce cas-là ?
14:45Système de santé,
14:46système éducatif,
14:47système social ?
14:48Ceux qui ont un travail
14:49ne sont pas une charge
14:50pour la collectivité.
14:51Exactement,
14:51mais cela est non.
14:52Donc, ils doivent bénéficier
14:53des mêmes droits sociaux
14:54que les Français
14:55qui, eux,
14:56travaillent aussi.
14:57Et ceux-là,
14:57ils bénéficient déjà
14:58des mêmes droits
14:59ou pratiquement des mêmes droits.
15:01C'est logique.
15:01Oui, c'est logique.
15:03Le problème,
15:04ce sont les autres.
15:05Combien sont-ils
15:06à venir chez nous
15:07à ne pas travailler ?
15:09Le résultat,
15:09en général,
15:10est simple.
15:10On dit que 10%
15:11des gens qui arrivent chez nous
15:12viennent dans le cadre
15:13d'un travail
15:15ou trouvent du travail.
15:16Cela veut dire
15:16que 90% des autres,
15:17on n'en a pas.
15:18Et ceux-là,
15:18ils sont à la charge
15:19de la collectivité.
15:20Et ça,
15:21ça pèse sur les comptes publics
15:22à tous les niveaux.
15:24Et le maire que je suis
15:25peut témoigner
15:26des situations difficiles,
15:28socialement difficiles,
15:29d'un certain nombre
15:30de familles
15:31qui n'arrivent pas
15:31à boucler les fins de mois,
15:33alors que par des prestations sociales,
15:34d'autres arrivent à vivre,
15:36j'allais dire,
15:36plus décemment.
15:37On touche des prestations sociales
15:39lorsqu'on travaille,
15:40lorsqu'on cotise.
15:41Oui,
15:41quand on a des minimas sociaux.
15:42Louis Alliot.
15:43Quand on a des minimas sociaux,
15:44oui.
15:44C'est logique,
15:45d'ailleurs.
15:46Oui, c'est logique,
15:46mais...
15:47Qu'on soit étranger
15:48ou français, d'ailleurs.
15:49Ça crée quand même,
15:50ça crée une inégalité
15:51que vous le vouliez ou non.
15:53Et les Français
15:53n'en peuvent plus
15:54et n'en veulent plus, surtout.
15:55Bien,
15:55la règle d'or
15:56des 3%.
15:57J'ai vu que vous étiez
15:58en train de...
15:59C'est Jean-Philippe Tanguy
16:01encore, décidément.
16:02Ce Tanguy,
16:03on le voit,
16:03on l'entend partout.
16:05Jean-Philippe Tanguy,
16:06règle d'or des 3%,
16:07ça y est.
16:08Vous avez changé
16:09de politique, là.
16:10Non,
16:10on peut l'appliquer
16:11si, en contrepartie,
16:13il y a les efforts nécessaires
16:14à des économies substantielles
16:17sur des domaines
16:18que le gouvernement,
16:19aujourd'hui,
16:20ne veut pas regarder.
16:21Mais notamment
16:22l'immigration.
16:23Oui.
16:23Enfin, donc,
16:24est-ce que vous voulez
16:25l'inscrire dans la Constitution,
16:27cette règle d'or
16:28des 3% ?
16:29Moi,
16:29je ne suis pas favorable.
16:30On peut la tenir
16:31parce que,
16:32budgétairement parlant,
16:34ça a un sens de dire
16:35on fait des efforts
16:36pour contenir le déficit.
16:38Mais si on fait
16:39ces efforts-là,
16:40il faut qu'en contrepartie,
16:42il y ait une politique
16:42absolument claire,
16:44précise
16:45et surtout
16:46qui taille
16:47dans des dépenses
16:47qu'aujourd'hui
16:48ne devrait pas
16:49connaître la France
16:52et notamment
16:52le budget de la France.
16:54Et on parle
16:54de 20 milliards
16:55sur notamment
16:56les économies
16:56en matière
16:56de budget d'immigration.
16:58Oui.
16:59Alors,
16:593% de déficit,
17:01il faut expliquer.
17:02C'est le budget,
17:03c'est maastricht,
17:05dont vous rangez finalement.
17:06On l'a dépassé
17:07depuis, je vous signale,
17:08depuis que la règle
17:09a été fixée,
17:10on l'a toujours dépassé.
17:12Mais maintenant,
17:12en Europe,
17:12beaucoup de pays
17:13la dépassent.
17:14Mais vous savez,
17:14nous,
17:15quand on règle
17:16des collectivités,
17:17on n'a pas le droit
17:17de voter des budgets
17:19à l'équilibre.
17:20Alors que l'État,
17:21lui,
17:22il peut emprunter,
17:22etc.
17:23et endetter comme il le veut.
17:24Donc, peut-être,
17:25effectivement,
17:25il faut mettre tout le monde
17:26au même niveau
17:28de rigueur budgétaire
17:29et contraindre l'État
17:32à respecter les règles.
17:34Après, c'est les électeurs.
17:35Peut-être dans la Constitution.
17:36Oui,
17:36ou les électeurs,
17:37peut-être un jour ou l'autre,
17:38il faudra qu'ils fassent
17:38un autre choix.
17:39Parce que s'ils continuent
17:40à mettre au pouvoir
17:40une fois la gauche,
17:42une fois la droite,
17:42une fois la gauche,
17:43une fois la droite,
17:43eh bien,
17:43ils auront systématiquement
17:44la même politique.
17:45Mais vous êtes la droite, vous.
17:47Vous n'êtes pas l'extrême droite.
17:48Vous ne voulez pas entendre ça.
17:49Exactement.
17:49Mais on est autre chose.
17:52Parce que la droite,
17:53aujourd'hui,
17:53on ne sait pas très bien
17:54où elle est.
17:54Elle est avec M. Bayrou
17:55et elle gouverne avec M. Macron.
17:56Elle est avec M. Retailleau,
17:57la droite.
17:58Elle gouverne avec M. Bayrou
17:59et M. Macron.
18:00M. Retailleau,
18:00vous le pensez de droite ?
18:02Je pense qu'il parle
18:03comme un homme de droite
18:04mais qu'il agit
18:04comme un homme du centre.
18:06Oui.
18:07Voilà.
18:07Pourquoi dit-on de Marine Le Pen
18:09souvent qu'elle est une femme de gauche ?
18:13Parce que je pense
18:14que c'est pour nuire
18:16à sa stature politique.
18:20Vous pensez ?
18:21Et que ses préoccupations sociales
18:24gênent un certain nombre
18:27de leaders politiques.
18:29Gênent aussi peut-être
18:30un certain nombre de sympathisants
18:32du Rassemblement National, non ?
18:33Je vous dis ça parce qu'on la considère
18:36comme souverainiste et anti-système.
18:38Elle est souverainiste.
18:39On est d'accord ?
18:40Elle est anti-système.
18:42On est d'accord ?
18:43Oui, bien sûr, oui.
18:44Oui.
18:44Mais elle n'est pas identitaire.
18:46Elle n'est pas identitaire.
18:48Elle n'est pas libérale.
18:49Elle n'est pas libérale
18:50en ce sens qu'il y a quand même
18:52un vote populaire important
18:53et que ce vote populaire
18:55est assis sur des masses,
18:57on va dire,
18:58qui sont des Français
18:59qui ont du mal
19:00à boucler les fins de mois,
19:01qui ont du mal
19:01à trouver du travail,
19:03qui ont du mal
19:03à payer leur loyer.
19:04Et ces gens-là,
19:05eux,
19:07se moquent pas mal
19:08de savoir
19:08s'ils sont à droite
19:09ou à gauche.
19:09Ce qu'ils veulent,
19:10c'est vivre dans leur pays.
19:12C'est pour ça
19:12que la catégorisation
19:13entre droite et gauche
19:14aujourd'hui,
19:15à mon avis,
19:15n'a plus aucun sens.
19:16D'ailleurs,
19:16la gauche gouverne
19:17avec la droite.
19:18Vous la faites un peu.
19:19Et inversement,
19:20en revanche,
19:21il y a souverainiste
19:22et puis mondialiste
19:24ou européiste.
19:24Et libéral.
19:27Libéral,
19:27ça veut tout dire
19:28et bien dire.
19:29Comme les Jordan Bardella
19:30qui revendiquent.
19:31Oui, enfin,
19:31on n'est plus libéraux
19:32que communistes quand même.
19:33Il faut quand même
19:35clarifier les choses.
19:36Mais on n'est pas
19:37non plus ultra-libéraux
19:38en ce sens
19:39que nous pensons
19:39qu'il faut une intervention
19:41dans le système économique
19:42pour réguler,
19:44en quelque sorte,
19:44les inégalités.
19:46Quelques mots
19:47sur Perpignan.
19:48Les problèmes d'eau,
19:48c'est réglé ?
19:49Le problème d'eau
19:50est enfin réglé
19:51après 24 heures.
19:52Oui.
19:52Et une fuite
19:53particulièrement difficile
19:54à détecter.
19:55Oui, à détecter.
19:56Le problème de sécheresse,
19:57ça, c'est pas réglé.
19:59On est bien d'accord.
20:00Mais on est quand même
20:00et on s'en sort mieux
20:01que les autres années.
20:03Donc, on peut dire
20:04les nappes recommencent
20:06à se remplir
20:08et on espère avoir
20:09un été à peu près normal.
20:10Bien.
20:11Dernier mot.
20:12La Légion d'honneur
20:13retirée à Nicolas Sarkozy
20:14sur décision du Grand Chancelier.
20:17Juste décision
20:18après la condamnation
20:19de Nicolas Sarkozy
20:20pour corruption ?
20:21Écoutez, c'est la loi
20:22mais c'est choquant en soi.
20:23Voilà.
20:24Moi, je trouve que c'est choquant.
20:26Il est président de la République.
20:27On devrait...
20:28Il a été.
20:29Il a servi son pays
20:30au niveau le plus élevé
20:32de la hiérarchie institutionnelle
20:34et je trouve que c'est...
20:37Voilà.
20:38C'est peut-être plus adapté
20:40autant que nous vivons.
20:42Est-ce qu'on doit retirer
20:43la Légion d'honneur
20:44à Vladimir Poutine ?
20:46Mais voilà.
20:47C'est un exemple.
20:47Non, mais je vous pose la question.
20:49Est-ce qu'il fallait
20:50la lui donner ?
20:51Oui.
20:52Cette Légion d'honneur,
20:53si vous voulez,
20:55elle est décernée
20:55j'allais dire à tout le monde
20:57pratiquement
20:57et c'est ce qui fait
20:58qu'aujourd'hui
20:59beaucoup de gens d'ailleurs
21:00n'ont plus le même respect
21:01qu'ils pouvaient avoir.
21:02Moi, j'ai beaucoup de respect
21:03pour l'ordre de la Légion d'honneur
21:04et les gens qui ont
21:05la Légion d'honneur
21:06mais vous côtoyez
21:07des gens au parcours
21:08tellement inégaux
21:10que très honnêtement
21:11ça ne veut plus rien dire
21:12et de ce point de vue-là
21:14c'est bien dommage
21:15qu'on ait finalement
21:16un peu banalisé
21:17l'octroi de cette Légion d'honneur
21:19surtout aux amis politiques.
21:22Vous regarderez,
21:23il n'y en a pas beaucoup
21:24qui ont la Légion d'honneur.
21:26– Bien, merci Louis Alliot.
21:28Peut-être qu'il y en aura plus
21:29si Marine Le Pen
21:30est présidente de la République.
21:32Nous verrons bien.
21:33Louis Alliot, merci.
21:35Il est 8h56.
21:37Vous êtes sur Sud Radio.
21:37– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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