- il y a 8 mois
À Mormant-sur-Vernisson, près de Montargis, les leaders du Rassemblement national reçoivent, ce lundi 9 juin, plusieurs dirigeants de l'extrême droite européenne pour fêter leur résultat eux élections européennes, un an plus tôt.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On écoute Marine Le Pen.
00:02Mesdames et messieurs les présidents de partis, mes chers amis,
00:05membres du Rassemblement National et membres des partis amis,
00:09rassemblés ou devrais-je dire unis en cet anniversaire de la victoire.
00:15Nos esprits, évidemment, se tournent vers nos patries respectives,
00:23vers ces centaines de milliers de lieux qui peuplent nos vies et nos imaginaires.
00:29Ces endroits de nos pays si différents, si riches,
00:32ces paysages de montagnes et de plaines, de terres et de mers qui font l'Europe,
00:37qui sont l'Europe.
00:39Ce continent comme nul autre pareil,
00:41ce continent sculpté par nos mémoires, pensées par l'esprit de l'homme européen,
00:47qui sont l'Europe.
00:49Ce continent comme nul autre pareil,
00:52ce continent sculpté par nos mémoires, pensées par l'esprit de l'homme européen
00:56est forgé par sa main, ce continent qui est notre héritage commun.
01:02Cet héritage européen, nous, patriotes pour l'Europe, nous voulons le conserver.
01:07Nous voulons surtout l'enrichir pour pouvoir le transmettre plus robuste,
01:11plus éclatant et plus vivant aux Européens des décennies et même des siècles à venir.
01:19Cet héritage qui est aujourd'hui si loin des yeux et du cœur des hommes gris de Bruxelles.
01:25L'Europe, l'Europe la vraie, celle de l'Atlantique à l'Oural, est une terre de civilisation,
01:35une fresque immense où l'esprit grec, le droit romain,
01:39l'héritage chrétien et le génie des peuples libres ont écrit, que dis-je ?
01:45Écrit, calligraphié ensemble les plus belles pages de l'histoire humaine.
01:50Notre fraternel salut va à tous les peuples frères d'Europe qui, par leur génie propre, ont façonné nos nations respectives.
02:00Ces nations ont vu émerger des modes de vie et des cultures qui participent à la diversité du monde,
02:06des savoir-faire et des inventions qui participent à sa richesse,
02:10des valeurs et des principes qui ont participé et participent encore chaque jour à l'émancipation de l'homme et à la liberté des peuples.
02:18C'est un heureux hasard, mes chers amis.
02:21Un clin d'œil facétieux de la petite histoire, si la victoire européenne du 9 juin 2024,
02:27dont nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire et la création du groupe des Patriotes,
02:32coïncite cette année avec la Pentecôte, qui marque, comme vous le savez,
02:36la descente de l'Esprit-Saint sur les premiers crétins et la naissance de l'Église.
02:40Alors non, rassurez-vous, nous n'avons pas créé une église le 9 juin 2024,
02:51mais juste un groupe au Parlement européen, et croyez-moi, c'est déjà beaucoup.
02:56Un groupe qui est le troisième plus important du Parlement et qui a désormais pris pied dans tous les pays d'Europe.
03:05Ce groupe est uni, comme les doigts de la main, uni par les liens fraternels,
03:10uni par une vision commune de la vie et du monde,
03:14mais aussi uni par un grand projet politique pour nos patries et notre Europe.
03:20Ce groupe auquel je voudrais rendre hommage est constitué de forces qui comptent
03:24dans chacun de leurs pays, le PVV aux Pays-Bas, le Vlaenbelang en Flandre,
03:29le Fides en Hongrie, le FPO en Autriche, Tchega au Portugal, Vox en Espagne,
03:35le Parti Populaire Danois au Danemark,
03:37Ado, motoriste et prise en République tchèque,
03:41le mouvement national en Pologne,
03:43l'Etonie d'abord en Lettonie, la Voix de la Raison en Grèce,
03:46et bien sûr la Lega en Italie,
03:48des partis qui ne cessent de monter,
03:51qui sont au pouvoir ou à ses portes.
03:58Si nous avons toutes les raisons de glorifier le passé de nos pays
04:02et de notre continent comme je viens de le faire,
04:05la lucidité nous commande de ne pas nous contenter
04:07d'une autosatisfaction pleine de mélancolie.
04:11La nostalgie est certes sympathique,
04:13mais elle pousse à regarder en arrière,
04:15quand il faut aller de l'avant.
04:18Mes amis, la vie est un combat permanent,
04:22une marche, avec le temps qui avance.
04:24C'est vrai pour les êtres vivants,
04:26c'est vrai aussi pour les nations.
04:29Notre combat nous appelle donc à dire en avant.
04:32Et vous le savez, je ne suis pas du tempérament à dire en arrière.
04:36Le monde avance,
04:38et avance même à grands pas.
04:39Il court, il dévale sur nous.
04:42Et il n'est pas question pour les patriotes que nous sommes
04:44de vouloir restaurer un temps révolu,
04:47mais bien de concevoir la vie de demain.
04:49C'était bien avant,
04:51mais surtout ce sera encore mieux demain.
04:57C'est pourquoi,
04:58sur le chemin sur lequel nous avançons,
05:00interrogeons-nous
05:01sur ce qui se construit autour de nous.
05:05Ces murs bureaucratiques
05:06qui nous enferment chaque jour davantage,
05:08ces impasses qui ne mènent à rien,
05:10ou ces autoroutes qui conduisent à l'abîme.
05:14Alors,
05:15parce que l'Union européenne dicte nos lois
05:17et voudrait nous sermonner
05:19et même nous sanctionner
05:20comme si nous étions des peuples enfants,
05:23nous devons savoir qui elle est.
05:26Les gauchistes diraient
05:27« D'où parle-t-elle ? »
05:33En clair,
05:34de quoi l'Union européenne est-elle le nom ?
05:37Une organisation internationale ?
05:40Internationale,
05:41c'est-à-dire entre nations.
05:44Dès l'origine,
05:44nous le savons,
05:45les pères de l'actuelle construction européenne
05:47ont décidé de congédier les nations.
05:50Un État fédéral ?
05:52Ça fait longtemps,
05:53si on compare avec les États-Unis,
05:55que nos États ont moins de pouvoir
05:57qu'un État américain.
06:01Pensez même, par exemple,
06:02que toutes les plaques d'immatriculation
06:03sont désormais sur un modèle unique
06:05dans toute l'Europe.
06:07On le voit,
06:08l'Union européenne a désormais dépassé
06:10le modèle fédéral
06:11pour aller vers un État unitaire centralisé.
06:15Si on prend un peu de hauteur
06:17et à la lumière de l'histoire,
06:19on comprend que l'Union européenne,
06:21cette construction artificielle,
06:23ressemble de plus en plus
06:25à un empire.
06:27Elle en a toutes les caractéristiques.
06:29La domination d'un pouvoir central
06:30sur les gens et sur les peuples.
06:32L'illusion d'être la forme institutionnelle
06:35la plus aboutie.
06:36Une boulimie de pouvoir
06:38jamais satisfaite.
06:40La volonté d'extension géographique permanente
06:42au-delà de toute limite
06:43et, j'allais dire,
06:44de toute raison.
06:46Le mépris des peuples,
06:47ces peuples relégués au rang
06:48de population à administrer.
06:51La croyance d'être porteur
06:53de valeurs supérieures,
06:54vous savez,
06:54les fameuses valeurs
06:55de l'Union européenne
06:56dont on nous rebat les oreilles,
06:58mais dont la démocratie
06:59et le respect du haut peuple
07:00ne semble pas faire partie.
07:03Et enfin,
07:04ceux qui connaissent l'histoire
07:04le savent,
07:05l'empire,
07:06c'est toujours la promesse
07:06d'éternité.
07:08L'Union européenne
07:09coche toutes les cases.
07:12C'est un empire marchand,
07:13wokiste,
07:14ultra-libéral.
07:15Et parce que c'est sa nature,
07:17sa volonté,
07:18c'est un empire
07:18contre nos nations.
07:21C'est un empire
07:22qui manipule et menace,
07:24ordonne et désordonne,
07:26impose et opprime.
07:27Cette servitude programmée,
07:30nous ne l'acceptons pas.
07:34Notre Europe,
07:35vous l'avez compris,
07:36ne réside pas à Bruxelles.
07:39Ce que nous voyons
07:39aujourd'hui se mettre en place
07:40sur notre continent
07:41n'est en rien européen.
07:44C'est une contrefaçon,
07:45une machine froide,
07:47sans chair,
07:47sans âme,
07:48un univers technocratique
07:50qui n'a pour finalité
07:51qu'un marché sans frontières,
07:53sans visage,
07:55sans mémoire.
07:55Sans le dire,
07:58la machine Union européenne
07:59n'est face à pas feutrer
08:00notre histoire,
08:01nos traditions,
08:02nos protections,
08:03que sont les frontières,
08:04nos langues
08:05et jusqu'à nos voies discordantes.
08:08Le projet présenté
08:09comme européen
08:10s'est peu à peu muet
08:12en une religion
08:13sans transcendance,
08:15où le commerce
08:15remplace la culture,
08:17où le homo economicus
08:19remplace le citoyen,
08:21où la libre circulation
08:23des marchandises
08:24passe avant
08:25le droit des peuples
08:26à disposer d'eux-mêmes.
08:28Regardez,
08:29pour où il n'y a plus
08:30de peuples,
08:31seulement des masses
08:32interchangeables,
08:33des individus
08:33sans racines
08:34et indistincts
08:35venus de partout
08:36et surtout d'ailleurs.
08:38Il n'y a plus de nations,
08:40seulement des régions
08:41administrées,
08:41il n'y a plus
08:42de pouvoirs identifiables,
08:43mais des gouverneurs
08:44de provinces.
08:45Et si on les laisse faire,
08:47il n'y aura plus
08:47d'élections libres,
08:49seulement des scrutins
08:50annulables.
08:52Rappelez-vous,
08:53il y a exactement
08:5320 ans,
08:5420 ans
08:55et 11 jours
08:56précisément,
08:58le référendum
08:59sur la Constitution
09:00européenne
09:00dont le résultat
09:02était foulé au pied.
09:04Voyez ce qui s'est passé
09:05en Roumanie,
09:06voyez les tentatives
09:07d'interdiction
09:08ici et là,
09:09les persécutions judiciaires
09:10partout
09:11contre les mouvements
09:12patriotes
09:12et regardez
09:13ce qui se passe
09:14en France
09:15où l'on veut interdire
09:16en violant
09:17tous les principes
09:18du droit
09:18à la principale
09:19opposante
09:20que je suis
09:20de se présenter
09:21à l'élection
09:22présidentielle.
09:27Ce n'est pas seulement,
09:29mes amis,
09:29une profonde
09:30et scandaleuse
09:30injustice,
09:32c'est un mauvais coup
09:33à la démocratie.
09:35Ni ici,
09:36ni nulle part
09:36en Europe,
09:37nous les laisserons
09:38interdire au peuple
09:39de choisir leurs dirigeants.
09:41dans cette Union européenne,
09:59vous l'aurez noté,
10:00toute affirmation identitaire
10:02devient une offense,
10:04toute volonté de souveraineté
10:06une hérésie,
10:08toute idée de liberté
10:09est suspecte,
10:10toute critique
10:11est axée
10:12de complotisme,
10:14toute opposition
10:15est qualifiée
10:16de subversion,
10:18criminalisée,
10:19judiciarisée.
10:21Nous n'avons pas besoin
10:22de davantage
10:23d'uniformité,
10:24nous avons besoin
10:25de liberté,
10:27pas de fusion forcée,
10:29mais de coopération choisie,
10:31pas d'un empire,
10:32mais d'une alliance.
10:33L'Union européenne
10:35parle d'union,
10:36mais en cherchant la fusion,
10:37elle détruit
10:38l'unité historique
10:39des peuples.
10:40Elle promet l'harmonie,
10:42mais elle impose
10:42la concurrence
10:43de tous contre tous.
10:45Elle jure
10:46la prospérité
10:47et la démocratie,
10:49mais elle sème
10:49l'injustice sociale,
10:51la dépossession démocratique,
10:52la colère silencieuse
10:54mais légitime
10:54des oubliés.
10:56Elle parle de progrès,
10:58mais elle fait l'impasse
10:59sur toutes les grandes
11:00révolutions technologiques
11:01du siècle.
11:03Avec une totale
11:04incompréhension
11:05du monde technologique,
11:06elle conduit l'Europe
11:07vers un asservissement
11:08numérique
11:08et donc économique.
11:11L'Union européenne
11:12ne fait plus rêver.
11:14C'est un cimetière
11:15de promesses
11:16non tenues.
11:18Politiquement,
11:20l'Union européenne
11:20continue pourtant
11:21de dérouler
11:22de manière inexorable
11:23son agenda idéologique
11:24et cela
11:25quelles que soient
11:25les oppositions populaires.
11:27Elle nous parle
11:28de souveraineté européenne,
11:30mais l'Union européenne
11:31institue le pacte
11:32des migrations
11:33qui revient
11:33à dessaisir
11:34les États
11:35de leur droit
11:35le plus sacré,
11:36celui de décider
11:37qui entre
11:38et qui reste
11:39sur leur sol.
11:43Ce pacte
11:44des migrations
11:45Macron-Merkel,
11:48celui que Bruno
11:48Retailleau
11:49se vône
11:50d'appliquer.
11:53Mais c'est
11:53un pacte
11:54avec le diable,
11:56un pacte
11:57de submersion
11:58migratoire
11:58de l'Europe,
12:00un pacte
12:00de dilution
12:01démographique,
12:02un pacte
12:03de disparition
12:04culturelle
12:05de l'Europe.
12:06Avec nous,
12:07l'immigration
12:08anarchique
12:09et sans limite,
12:10c'est non,
12:11non et non.
12:12Permettez-moi
12:28de saluer
12:29ici,
12:29comme ça a été fait,
12:31le courage
12:31de notre ami
12:32Gerd Wilders.
12:33Parce que
12:34Gerd Wilders,
12:34il a choisi
12:35de quitter
12:35la coalition
12:36gouvernementale
12:37pour justement
12:38empêcher
12:39la submersion
12:40migratoire
12:40de son pays.
12:42Les amis,
12:44il faut bien
12:44comprendre une chose,
12:45quand de nombreux
12:46pays de l'Union
12:47européenne
12:47font le choix
12:48bien raisonnable
12:48de durcir
12:49les règles
12:49pour l'immigration,
12:51les pays
12:51les plus laxistes
12:52deviennent
12:52la cible
12:53des migrants
12:54et des passeurs.
12:56C'est aujourd'hui
12:56ce que je constate
12:58dans notre pays.
12:59Alors rassurez-vous,
13:00chers amis alliés,
13:02je ne vous demande
13:02bien sûr pas
13:03de renoncer
13:04à ces politiques
13:05de fermeté.
13:06Ce que je veux,
13:06au contraire,
13:07c'est que la France
13:08les adopte aussi.
13:10L'Union européenne
13:18nous parle
13:18de social,
13:20mais ce n'est
13:21qu'un leurre
13:22pour éviter
13:23l'explosion populaire.
13:25La vérité,
13:26c'est que
13:26l'ultralibéralisme
13:27de Bruxelles
13:27détruit nos protections,
13:29casse nos retraites,
13:30affaiblit notre
13:31assurance chômage
13:32et brise nos solidarités.
13:34On nous parle
13:34d'écologie,
13:36mais on nous impose
13:37une écologie punitive,
13:38technocratique,
13:39née des délires
13:40les plus absurdes
13:41des Khmer Verts,
13:43cette prétendue écologie
13:44qui pèse toujours
13:45sur les mêmes,
13:46les plus modestes
13:47et les plus vulnérables.
13:49On nous parle
13:50de numérique,
13:51mais derrière ces mots
13:52se cache un projet
13:53de contrôle,
13:54de censure,
13:55de surveillance,
13:55de normes
13:56et finalement
13:57un décrochage
13:58technologique.
13:59On nous parle
14:00d'humanité,
14:02mais l'Union
14:03est devenue
14:04une machine
14:04bureaucratique,
14:06froide,
14:07impersonnelle,
14:08autoritaire
14:09dans l'âme.
14:11L'Union européenne,
14:12elle s'est construite
14:13sur une promesse
14:13de paix,
14:15mais elle arrive
14:15à un moment
14:16où elle se dévoile
14:17et croit pouvoir
14:18mettre toute son énergie
14:20dans un projet
14:21de guerre programmée.
14:23Vous devez savoir
14:24qu'aujourd'hui,
14:25toutes les commissions
14:26thématiques
14:27du Parlement européen
14:28s'occupent
14:29de manière active,
14:30je dirais
14:31compulsive,
14:32à préparer
14:33une guerre
14:34à l'Est.
14:36Nous,
14:36peuple d'Europe
14:37qui connaissons
14:38le prix du sang,
14:39nous ne voulons
14:40pas de la guerre.
14:44On ne veut pas
14:45de dirigeants
14:46qui jouent
14:47aux petits soldats.
14:49Et d'ailleurs,
14:50qui peut croire
14:51sérieusement
14:51que la France
14:53d'Emmanuel Macron
14:54pourrait mener
14:55une guerre d'ampleur
14:56quand il est déjà
14:57incapable
14:57de gérer
14:58le chaos
14:59qui règne
14:59les soirs de match
15:00à 200 mètres
15:01de l'Elysée.
15:09Si j'ai un tweet
15:10à lui proposer
15:11pour ce qui se passe
15:12en matière sécurité
15:13en France,
15:13ce ne serait pas
15:14champion,
15:14mon frère.
15:15comment ne pas considérer
15:25les envolées guerrières
15:26du président
15:27comme des postures
15:28tartarinesques
15:29quand le narcotrafic
15:31contrôle des parties
15:32entières du territoire,
15:35quand des hordes barbares
15:36peuvent en toute impunité
15:37médiatique et judiciaire
15:38mettre à sac
15:39la capitale
15:40de la France,
15:42quand la République
15:46n'est même plus capable
15:47de débarrasser
15:48nos sites touristiques
15:49les plus prestigieux
15:50de ses armées
15:51de vendeurs
15:51à la sauvette
15:52agressif,
15:54quand la France
15:55est insultée
15:57à longueur
15:58de journée
15:58et quand les peines
16:00prononcées
16:01contre les délinquants
16:02sont dérisoires
16:03au regard
16:04de la gravité
16:04des souffrances
16:05infligées
16:06à notre société,
16:08nous remettrons
16:09la France
16:09en ordre.
16:14Nous la remettrons
16:15en ordre
16:15autour et grâce
16:16à l'idée puissante
16:17et irréversible
16:18de nation.
16:20Nous, en effet,
16:21nous défendons
16:22ici en France
16:23comme partout
16:23en Europe
16:24l'idée de nation.
16:26Et c'est pourquoi
16:26il y a quelques années
16:27j'ai déposé
16:28un texte
16:28proposant
16:29à l'image
16:29de la déclaration
16:30des droits
16:30de l'homme
16:31et du citoyen
16:31une déclaration
16:33des droits
16:34des peuples
16:34et des nations.
16:36Dans un monde
16:37qui voit partout
16:38la réaffirmation
16:39de l'idée nationale,
16:40je ne désespère pas
16:41que cette idée
16:42suive son chemin
16:43et aboutisse enfin.
16:45Nous défendons
16:46cette idée
16:46car il n'y a
16:47pour les gens
16:47pas d'espace
16:48plus protecteur
16:49que la nation.
16:50Nous défendons
16:51cette idée
16:51de nation
16:52parce que sans
16:53les nations
16:53qui la composent,
16:54il n'y a pas,
16:56il n'y a plus
16:56d'Europe.
16:57mais un continent
16:58fantôme,
16:59des institutions
17:00fantoches
17:01et des peuples
17:02agares
17:03dans un monde
17:04sans pitié.
17:05Nous ne voulons pas
17:06sortir de l'Europe,
17:08nous voulons sortir
17:09de cette Europe-là
17:10parce qu'elle n'est
17:11pas l'Europe.
17:12« Mes amis,
17:16l'Europe,
17:17ce n'est pas
17:17l'Union européenne.
17:19L'Europe,
17:19c'est nous
17:20et il est temps
17:21là aussi
17:22d'y remettre
17:23de l'ordre.
17:25Vous l'avez compris,
17:26nous ne voulons pas
17:27quitter la table,
17:28nous voulons finir
17:28la partie
17:29et la gagner.
17:33Prendre
17:33le pouvoir
17:34en France
17:35et en Europe
17:35pour le rendre
17:36au peuple.
17:36Notre Europe,
17:38elle est fraternelle,
17:40vivante,
17:40confiante en elle-même
17:41et amoureuse
17:42de l'avenir.
17:44Nous voulons bâtir
17:45non pas
17:45une Union européenne
17:46sans visage
17:47mais une alliance
17:47des nations européennes,
17:49une association
17:50d'histoire
17:50et de destin
17:51respectueuse
17:52des peuples,
17:53des cultures,
17:54des identités.
17:56Dans l'histoire
17:57plurimillénaire
17:58qui est la sienne,
18:00l'Europe n'a pas
18:00tiré sa puissance
18:01d'une usine
18:02à mégots
18:03bureaucratiques,
18:04mais du génie
18:06et de l'énergie
18:06de chacun
18:07de ces peuples
18:08et de la singularité
18:09de ces pays.
18:11L'Europe ne fut forte
18:12que parce que
18:13ces peuples
18:13étaient libres.
18:15L'Europe ne fut grande
18:16que parce que
18:17ces États
18:17étaient entreprenants.
18:20L'Europe ne fut rayonnante
18:21que parce que
18:22ces nations irradiaient.
18:25Aujourd'hui,
18:25alors que le monde,
18:26les États-Unis,
18:27la Chine,
18:28la Russie
18:28ou les BRICS
18:29lancent à l'Europe
18:30un défi de puissance,
18:32l'Europe ne peut
18:32retrouver sa place
18:33que par le retour
18:35des nations
18:35qui la composent.
18:37Ce qui se passe
18:38partout dans le monde
18:39se passera
18:40inévitablement
18:41en Europe.
18:42On en voit d'ailleurs
18:43les prémis
18:43chaque soir d'élection
18:44comme récemment
18:45en Roumanie
18:46ou en Pologne.
18:48Les patriotes d'Europe,
18:49mes amis,
18:49ne sont pas
18:49les enfants du passé.
18:51Mais dans ce monde
18:52qui voit le triomphe
18:53des nations,
18:54ils sont,
18:55nous sommes,
18:56les partisans
18:56de l'avenir
18:57et même
18:58les artisans
18:59de l'avenir.
18:59Nous réformerons
19:04l'Union Européenne
19:05pour refonder
19:06l'Europe
19:07sur une démocratie réelle,
19:08c'est-à-dire
19:09fondée sur la volonté
19:10des peuples.
19:11Nous réformerons
19:12l'Union Européenne
19:12pour faire vivre
19:13en Europe
19:13un espace de coopération
19:15des États libres
19:16et non contraints.
19:18Nous réformerons
19:18l'Union Européenne
19:19pour renouer
19:20avec la puissance
19:20qui est une ambition
19:21intrinsèquement européenne,
19:23mais qui est surtout
19:24une exigence vitale
19:26dans le monde
19:27qui vient.
19:27Nous réformerons
19:29l'Union Européenne
19:30pour retrouver
19:30avec nos nations
19:31le crédit international
19:33que nous avons perdu
19:34pour œuvrer
19:35en faveur
19:35de la paix
19:36en Europe,
19:37bien sûr,
19:38mais aussi
19:38de la paix
19:39dans le monde.
19:41Nous conditionnerons
19:41les accords
19:42de libre-échange
19:42à la justice sociale,
19:44au respect
19:44de nos normes
19:45et à la juste protection
19:47de nos filières.
19:48Et surtout,
19:49nous rendrons
19:49au peuple européen
19:50leur droit le plus sacré,
19:52choisir qui entre
19:53et qui reste chez eux.
19:57Enfin,
19:59avec nous,
20:00l'Europe
20:00retrouvera sa voie,
20:02une voie singulière
20:03et indépendante
20:04et sortira
20:05des logiques
20:06et des allégeances
20:07de blocs.
20:08Nous voulons
20:09reconstruire.
20:11Et cette reconstruction
20:13passera
20:13par un triple sursaut
20:15démocratique,
20:17identitaire,
20:18technologique.
20:20Je le dis solennellement,
20:22plus aucun transfert
20:24de compétences
20:24ne devra se faire
20:25sans référendum.
20:27plus aucune adhésion
20:29ne devra être imposée
20:30sans débat
20:31et sans vote
20:32des citoyens
20:32des pays membres.
20:34Plus aucune nation
20:35ne devra être associée
20:37de force
20:38à des politiques
20:39contraires
20:40à son intérêt.
20:42Et qu'il me soit
20:42permis ici
20:43d'apporter notre soutien
20:45le plus ardent
20:45à la valeureuse Hongrie,
20:48coupable aux yeux
20:49de l'Union européenne,
20:51de porter avec constance
20:52et force
20:53le message
20:54de la liberté.
20:56Pour toute l'Europe,
20:58la Hongrie est un modèle
20:59de résistance
20:59historique
21:00à l'oppression,
21:02aux oppressions impériales
21:03comme aux oppressions
21:04étrangères
21:04et parfois
21:05des deux ensemble
21:06quand elle fit face
21:07au bloc soviétique.
21:09Avec Victor Orban,
21:11la Hongrie est plus que jamais
21:12fidèle ainsi
21:12à sa vocation millénaire.
21:15Elle est en cela
21:15une nation phare
21:16de l'Europe
21:17et nous sommes fiers
21:18de marcher à ses côtés
21:19dans ce combat essentiel
21:21pour ne pas dire
21:22existentiel.
21:27Vous voyez,
21:29vous voyez mes amis,
21:31l'heure que nous vivons
21:31n'est pas une heure
21:32ordinaire.
21:34Ce n'est pas
21:34une simple étape politique.
21:37C'est une fracture
21:37de l'histoire,
21:38un moment de vérité
21:40où se joue bien plus
21:41que le sort d'un mandat
21:43ou d'un parlement.
21:45Ce qui se joue ici,
21:46c'est la liberté
21:47des peuples,
21:48la dignité des peuples,
21:50l'existence
21:51de nos nations,
21:52la liberté
21:53de nos compatriotes.
21:55L'Europe peut être
21:56un espoir.
21:58Elle doit redevenir
21:59ce qu'elle n'aurait
22:00jamais dû cesser d'être,
22:02une civilisation.
22:04L'heure n'est plus
22:05au doute.
22:06L'heure est au combat
22:07pacifique et démocratique,
22:10un combat plus ancien
22:11que nous,
22:12plus grand que nous.
22:14L'avenir appartient
22:15à ceux qui luttent,
22:16pas à ceux qui commentent.
22:17Pas à ceux qui se couchent,
22:20mais à ceux qui se lèvent.
22:22Alors oui,
22:22l'Europe peut encore
22:23renaître,
22:25mais à une seule condition,
22:27que ses enfants
22:27se battent pour elle.
22:29Non par vanité,
22:31non par nostalgie,
22:33mais parce que
22:33c'est un devoir sacré.
22:36Comme l'écrivait Bernanos,
22:38l'espérance est un risque
22:40à courir.
22:41Nous allons courir
22:42ce risque
22:43pour que vivent
22:44nos peuples,
22:45nos nations
22:46et l'Europe.
22:48Vive les patriotes
22:49pour l'Europe,
22:50vive les nations
22:51et vive l'Europe
22:52des peuples libres !
22:53Sous-titrage Société Radio-Canada
22:58Sous-titrage Société Radio-Canada
23:03Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires