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Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président de Horizons, était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Bonjour Christian Estrosi, bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1.
00:04Vous êtes évidemment le maire de Nice, vice-président du parti Horizon,
00:08qui est présidé par Edouard Philippe, un homme en colère.
00:10On parlera d'ailleurs de lui, monsieur Estrosi, mais puisqu'on parle de colère...
00:13Il n'est pas le seul.
00:14Vous êtes aussi en colère ce matin ?
00:16Oh, ça m'arrive.
00:17Est-ce que vous êtes en colère de constater qu'après les graves violences de samedi soir au total,
00:21sur 253 gardes à vue, monsieur le maire, il y a eu 29 comparutions immédiates
00:25et seulement 4 individus qui ont dormi derrière les barreaux.
00:28Êtes-vous en colère ce matin de voir que la journée des comparutions immédiates, hier,
00:32a été quasiment du même acabit que les précédentes journées, c'est-à-dire du sursis,
00:36des amendes qui ne seront certainement pas payées ?
00:39Alors, est-ce que vous êtes un homme en colère ?
00:40Oui, on voit bien que ce sont des décisions de justice qui ne suivent pas les interpellations faites par la police.
00:47Je suis heureux de voir qu'aujourd'hui, il y a un couple entre le ministre de l'Intérieur
00:51et le garde des Sceaux, ministre de la Justice,
00:54qui aujourd'hui ont envie de faire avancer la machine ensemble avec détermination et fermeté
01:00parce qu'on ne peut plus accepter une telle situation.
01:04Par ailleurs, je m'étonne un peu parce que, vous voyez,
01:07il se trouve qu'en mars 2010, j'ai fait adopter une proposition de loi
01:11lorsque j'étais à la commission des lois
01:14qui luttait contre les violences organisées en groupe
01:21et qui fixait un délit de participation à un groupement
01:25en vue de commettre violences, dégradations, etc.
01:28C'est une des rares lois de l'époque de la présidence de Nicolas Sarkozy
01:32qui aujourd'hui n'a pas été annulée.
01:35Elle est toujours là, elle existe.
01:37C'est-à-dire qu'il suffit qu'un individu casse une vitrine
01:40et que toute la bande qui l'accompagne soit sanctionnable de la même punition.
01:48C'est l'agression bande organisée, tout simplement.
01:52Et je suis étonné qu'aujourd'hui, la justice ne se saisisse pas
01:57de ce qui est dans la loi pour pouvoir sanctionner plus largement.
02:00Vous êtes étonné, c'est-à-dire, monsieur Sarkozy, disons les choses,
02:03est-ce que certains magistrats, parce qu'il ne s'agit pas d'essentialiser,
02:06sont laxistes et ne se rendent pas compte aujourd'hui
02:08du niveau de violence dans notre société ?
02:10Je pense que chacun a assumé une part de responsabilité face à ces violences.
02:15C'est l'avenir de notre démocratie qui est fragilisée aujourd'hui.
02:20Donc, je comprends que, où que l'on soit, dans la fonction publique,
02:28dans des postes de responsabilité, dans la justice,
02:32on puisse avoir ses convictions et son idéologie personnelle.
02:35J'ai toujours été un peu surpris, d'ailleurs, que des magistrats puissent appartenir à un syndicat.
02:40Un syndicat de la magistrature, en l'occurrence.
02:42Mais, admettons-le, mais il y a un moment où l'intérêt général doit prévaloir,
02:47où on doit se dire, j'ai une part de responsabilité assumée pour qu'on ne casse plus dans mon pays.
02:52Responsabilité des magistrats et responsabilité du politique.
02:55Vous avez cité ce que vous avez mis en place, mais en ce moment, monsieur Sarkozy,
02:59on voit bien, le gouvernement multiplie les propositions en faveur notamment des peines minimales.
03:03Pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant ?
03:05Ça a été proposé par un parti, en l'occurrence le RN, et le Bloc Central ne l'a pas voté.
03:10C'était lors de sa niche parlementaire il y a quelques mois.
03:12Mais dites-moi, Sonia Mabouk, vous êtes une journaliste expérimentée, nous dirons.
03:18Ça commence comme ça, il y a un mai après, oui, je vous écoute.
03:22Vous ne vous souvenez pas qu'il y avait un député de la Commission des lois,
03:27en l'occurrence moi-même, en 2004,
03:30qui déposait une proposition de loi pour les peines planchées,
03:34avec un garde des Sceaux qui s'y était opposé au prétexte, Dominique Perben,
03:40que c'était inconstitutionnel.
03:42Et comme par hasard, lorsque j'étais dans le gouvernement du président Nicolas Sarkozy,
03:47ce n'était plus inconstitutionnel, puisque nous l'avons fait adopter.
03:51Et lorsque vous me parlez de cette nouvelle proposition,
03:55naturellement je ne peux qu'y être favorable,
03:57puisque en 2004 je déposais déjà une proposition de loi.
04:01Ce qui montre donc les fractures du Bloc Central.
04:03Je vois dans le parti auquel j'appartiens,
04:05et dont je suis vice-président, aux côtés d'Edouard Philippe,
04:08nous avons été en 2023 les premiers,
04:11sur une proposition de loi déposée par Naïma Mouchou,
04:15à demander le rétablissement de ces peines planchées.
04:19Et bien voilà, ça n'a pas été adopté, ni soutenu par les uns, par les autres.
04:25Donc vous voyez...
04:26Alors quelle est la cohérence, monsieur le maire ?
04:28Faire des petits coups dans les appareils politiques que je déteste de plus en plus.
04:33Vous faites partie d'un Bloc Central aujourd'hui ?
04:36Non mais je fais partie d'un maire de France qui est excédé par tout ça.
04:40Moi je suis au service de tous mes concitoyens, je suis du parti de l'intérêt général et du bien public.
04:46Est-ce que les juridictions, certaines juridictions françaises et organisations administratives,
04:51eh bien entendent l'intérêt général ?
04:54Je voudrais vous parler de ce qui s'est passé à Nice.
04:56L'ACNIL, la Commission nationale d'informatique et des libertés,
05:00exige que vous débranchiez, je l'explique à nos auditeurs et téléspectateurs,
05:04les caméras de surveillance algorithmiques mises en place devant les écoles.
05:07Je précise que depuis ces 2020, monsieur le maire, les écoles de la ville de Nice sont équipées de ce système
05:11qui est très sophistiqué de caméras.
05:14Le dispositif, évidemment, rassure les parents d'élèves et on peut les comprendre.
05:17Et l'ACNIL se retranche derrière la loi.
05:21C'est-à-dire que si vous ne respectez pas ce que dit l'ACNIL, vous seriez vous hors la loi ?
05:24Naturellement. D'ailleurs je l'étais.
05:27Ils ont mis cinq ans à trouver le petit truc qui permette de me le notifier.
05:32Oui, mais quand vous pensez que j'ai déployé plus de 6 000 caméras dans ma ville et plus encore,
05:39puisque si je compte celles qui sont embarquées dans les transports en commun, ça fait près de 9 000.
05:43Mais j'ai en même temps mis des caméras intelligentes avec des algorithmes
05:48où on utilise l'intelligence artificielle pour que devant les parties des écoles
05:53où il n'y a pas les barrières Vigipirate, c'est-à-dire les portes d'entrée.
05:58J'ai 144 écoles à Nice, il y a à peu près en moyenne 3 à 5 entrées par école.
06:04Si un véhicule stationne plus d'une heure, pardon, 5 minutes, plus de 5 minutes,
06:12automatiquement il y a un signal au centre de supervision urbain qui alerte.
06:155 ans pour trouver le petit truc, pour me notifier que j'étais hors la loi
06:22et qu'il fallait les débrancher immédiatement.
06:24Dans une ville où un camion malheureux et tout ce qui s'est passé sur la promenade des Anglais.
06:29Exact.
06:30Mais que pouvez-vous faire, monsieur le maire, face à cela ?
06:32Mais il faut se débarrasser de cette institution poussiéreuse.
06:37Vous vous rendez compte qu'elle s'appuie sur une loi qui s'appelle Informatique et Liberté 1978.
06:44Mais elle existe !
06:451978, l'époque du Minitel.
06:49Aujourd'hui, vous prenez votre téléphone, vous utilisez la reconnaissance faciale
06:54puisque monsieur Xi Jinping ou monsieur Trump vous surveillent toute la journée.
06:58Et en France, on s'interdit d'utiliser des armes où on puisse mettre simplement les fichiers
07:05des personnes dangereuses dans un logiciel dont je dispose
07:08et qui permettraient de pouvoir immédiatement détecter quelqu'un qui est sur le point de commettre
07:15ou qui est en train de commettre un délit, un crime quelque part.
07:19Eh bien, je dis que cette institution se met hors des clous des libertés individuelles
07:24parce que pour défendre les libertés individuelles, il faut simplement mettre 0,5 à 0,6% des personnes
07:33extrêmement dangereuses, fichées S, pédophiles, qui ont déjà un CV extrêmement nourri
07:42et qui sont une menace.
07:43Et ça protège 99% de nos corons citoyens qui sont honnêtes et qui n'ont rien à se reprocher.
07:50Et comme ils ne sont pas fichés, on respecte et on défend leur liberté.
07:53Et la première des libertés n'est-elle pas la protection, en l'occurrence, des enfants ?
07:56Je pense que là, c'est transpartisan, quelle que soit évidemment les convictions de chacun.
08:00Priorité aux enfants dans ma ville, mais je vais vous dire une chose,
08:02c'est qu'à la rentrée prochaine, parce que j'ai des start-up et des ingénieurs
08:07qui travaillent à mort pour imaginer un nouvel algorithme
08:11où je mettrai sans doute un système de substitution en place
08:17où il leur faudra peut-être de nouveau 3 ans, 4 ans, 5 ans, s'ils existent encore
08:22pour essayer de détecter.
08:22Donc le bras de fer va durer.
08:24Mais je vais continuer.
08:25Et je fais appel au Conseil d'État, en l'occurrence,
08:28pour essayer de rebrancher les caméras avant la rentrée.
08:31Nous verrons vers qui ou vers quoi va pencher le Conseil d'État.
08:35Monsieur le maire, vous faites partie du parti Horizon,
08:38que préside Édouard Philippe.
08:40C'est un homme en colère.
08:42Par exemple, je vais prendre un domaine en particulier, sur l'immigration.
08:45L'ancien Premier ministre affirme dans son livre intitulé
08:48« Le prix de nos mensonges » qu'il faut une immigration de travail.
08:52Aujourd'hui, il défend cette idée, dit-il, face aux défis démographiques,
08:55au vieillissement de la population.
08:57Alors, on connaît le maire de Nice, qui a souvent demandé
09:00le rétablissement des frontières, le contrôle des frontières
09:02par rapport aux migrants.
09:04Vous êtes en phase avec l'ancien Premier ministre ?
09:07Je reçois en ce moment le plus grand sommet de la planète.
09:10Après New York en 2017 et Lisbonne en 2022,
09:14c'est à Nice que se tient le sommet de l'océan.
09:16J'ai presque 15 000 délégués qui viennent du monde entier.
09:18Je vais vous en parler, mais quel rapport est l'immigration ?
09:20Je vais vous expliquer.
09:21Avant, hier matin, j'ai ouvert la partie scientifique,
09:24où je reçois près de 3 500 scientifiques internationaux
09:28qui viennent du monde entier.
09:29Formidable !
09:30Je clôturerai ce soir, d'ailleurs, cette session.
09:34Et parmi eux, tenez, prenons un exemple.
09:36Il y a des scientifiques qui, aujourd'hui, sont les uns après les autres,
09:42éliminés de leurs sciences et de leurs recherches par Trump,
09:46qui sont américains.
09:47M. le maire, vous n'allez pas me prendre cette immigration
09:50qui est choisie, triée sur le volet, pour parler de l'immigration choisie ?
09:54Ah, parce que vous pensez qu'aujourd'hui, on a les moyens, véritablement,
09:57de choisir une immigration, de la sélectionner ?
09:59Mais moi, à l'Observatoire de Nice-Côte d'Azur
10:00ou au Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer,
10:03je suis le premier à vouloir recruter ces astrophysiciens
10:07ou ces chercheurs sur la mer qui sont internationaux
10:10et qui sont une matière grise dont nous avons besoin
10:13pour relancer une grande politique industrielle dans notre pays.
10:16M. le maire, une note pour la Fondapol relève un phénomène migratoire majeur
10:19dans notre pays qui bouleverse notre système.
10:21Ce ne sont pas mes mots, ce sont les mots du directeur de l'Observatoire.
10:24L'Observatoire de l'immigration et de l'intégration, M. Didier Leschi,
10:27qui est un homme nuancé, qui parle de ruée afghane dans notre pays.
10:31Est-ce qu'on a vraiment besoin de plus d'immigration ?
10:33Vous êtes passé de l'immigration de travail à cette immigration-là.
10:37Au final, n'est-ce pas plus d'immigrés toujours sur notre sol ?
10:40Non, cette immigration-là, ce n'est pas possible.
10:44Et ça fait, vous m'avez souvent interrogé sur le sujet,
10:47vous savez, je suis toujours resté extrêmement ferme sur ce sujet.
10:50Ça veut dire qu'il faut complètement reconsidérer notre politique
10:54au sein de l'Union européenne, sur notamment le périmètre de Schengen,
10:58où nous devons avoir aujourd'hui, non pas un Schengen à 27,
11:04mais un Schengen à 5 ou 6 pays qui se mettent d'accord entre eux,
11:08entre l'Italie, la France, l'Espagne, le Benelux,
11:13et l'Allemagne, et qu'on s'en limite à ça.
11:17Et qu'après avoir bien consolidé le système pour être devenu totalement hermétique,
11:24alors on commence à discuter avec les autres.
11:26Je vous pose la question différemment.
11:27Est-ce que vous pensez qu'une grande majorité de Français
11:29sont d'accord aujourd'hui avec ce que propose l'ancien Premier ministre
11:32quand il dit plus d'immigration ?
11:34Mais je pense qu'il vous est arrivé d'aller à l'hôpital.
11:37Malheureusement, oui.
11:39Votre famille aussi.
11:41Et vous n'avez jamais refusé d'être soigné par un médecin étranger qualifié.
11:45Fort heureusement, ce n'est pas la question que je vous pose.
11:47Oui, mais moi je vous parle de ça.
11:49Est-ce que vous pensez ?
11:49Puisque la seule chose en matière d'immigration,
11:52là où Édouard Philippe parle très clairement de la fermeté nécessaire
11:57à l'égard de l'immigration dont vous parliez il y a quelques instants,
12:00il parle d'immigration, de travail qualifié dont nous avons besoin
12:05pour relancer notre économie.
12:07Et vous pensez que parmi les allocataires du RSA,
12:09vous ne trouverez pas ceux qui font ces métiers-là ?
12:12Mais aujourd'hui, vous ne les retrouverez pas
12:16parce que d'abord, ce sont des métiers qualifiés
12:17qui sont rémunérés à leur juste mesure
12:19et ce sont des gens qui en même temps aiment la France,
12:23aiment éduquer leurs enfants en France
12:25et ont envie qu'ils soient plutôt respectueux
12:27des droits et devoirs de notre pays
12:29face à une immigration insupportable qui les bafoue au quotidien.
12:33Alors, Édouard Philippe, je rappelle son livre,
12:35avant de parler du vôtre, ce matin, Christian Estrasi,
12:39il s'appelle « Le prix de nos mensonges ».
12:40J'ai dit qu'il faut cesser l'hypocrisie sur l'immigration,
12:43qu'il faut un choc d'autorité,
12:44reprendre le contrôle des déficits.
12:47Est-ce que vous pensez qu'il va arriver à faire oublier
12:49que le bilan de M. Macron, c'est également le sien ?
12:52Je pense que s'il y a bien quelqu'un
12:54qui a été extrêmement courageux face aux déficits publics,
12:58c'est Édouard Philippe.
13:00Est-ce que vous en trouvez un qui a proposé
13:02qu'on pousse l'âge de la retraite
13:04à un niveau aussi élevé pour rééquilibrer les comptes publics ?
13:07Est-ce que vous en trouvez un seul ?
13:09Monsieur le maire, vu déjà ce qui se passe
13:10avec cette réforme de retraite...
13:11Ce n'est pas l'extrême droite qui propose
13:13qu'on redescende à 60 ans.
13:15D'accord ?
13:16Vous pensez que c'est du courage aujourd'hui ?
13:18Celui qui aujourd'hui est sans doute
13:19le plus courageux dans ce domaine, c'est lui.
13:21Bon, voilà.
13:22On sait que, malheureusement,
13:24nous n'avons pas de majorité pour y parvenir.
13:27On sait aussi que si on ne rééquilibre pas
13:29les comptes de nos retraites,
13:32on va vers un déficit abyssal
13:34et qu'il faudra peut-être recommencer à songer aux retraites.
13:38Avec la situation paroxystique
13:40qu'on a déjà eue sur notre réforme des retraites,
13:42aller vers un âge légal repoussé
13:44et avec une part de capitalisation,
13:46on peut le faire en France ?
13:47Eh bien, je pense que nous n'y couperons pas.
13:50Aujourd'hui, Edouard Philippe l'évoque.
13:53Moi, je l'évoque depuis longtemps déjà
13:56parce que, naturellement,
13:58réouvrir un débat serait une folie sur la répartition.
14:02On voit bien qu'une majorité de Français
14:04n'est pas prête à l'accepter
14:05mais qu'une grande majorité de Français
14:08et notamment qui se reconnaissent plutôt
14:10dans une future majorité de droite,
14:13aujourd'hui, acceptent le principe
14:15que nous rentrions dans une part de capitalisation
14:18aux côtés de la répartition qu'il faut préserver.
14:21Edouard Philippe, Bruno Retailleau,
14:23duo ou duel ?
14:25Nous avons deux personnes de qualité.
14:29Deux ans, c'est long.
14:30C'est une immensité.
14:32On dirait que ça crie du cœur.
14:34Deux ans, ça devient très long à tenir.
14:36Non, mais naturellement,
14:38on a besoin de retrouver aujourd'hui une majorité
14:41qui nous permette de faire les réformes structurelles
14:44dont notre pays a besoin.
14:45C'est une urgence.
14:47Bon, mais en tout cas,
14:49ce sont deux personnalités
14:50qui mettent des projets sur la table,
14:52qui ont vocation à se parler
14:54pour qu'on construise ensemble
14:56un projet d'avenir pour notre pays.
14:58Ensemble ?
14:59Oui, ensemble.
15:00Parce que j'ai posé la question à M. Retailleau,
15:02il ne parlait pas du taux de ticket,
15:03d'ensemble.
15:03Ensemble ?
15:04Oui, mais moi, j'ai le droit de considérer
15:06qu'ajouter la valeur de l'un
15:08à la valeur de l'autre
15:09ne présenterait,
15:11et je pense qu'une immense majorité
15:13de Français sont d'accord avec moi,
15:15qu'un avantage pour l'intérêt général
15:17et le bien public dans notre pays.
15:19Je ne sais pas si vous direz la même chose
15:20de la prochaine personnalité
15:21dont je vais vous parler.
15:21Je ne sais pas de...
15:24Éric Ciotti ?
15:24Qui vous parlez, vous savez...
15:26Éric Ciotti ?
15:27Oui, mais je sais que...
15:28Vous allez peut-être le retrouver au municipal,
15:30face à face, ça va être épique.
15:32Je vais vous dire une chose,
15:34vous le recevez...
15:38Comme vous ?
15:39Il concentre son temps à parler de moi,
15:42et moi, je consacre mon temps,
15:44comme vous le voyez ce matin,
15:45à parler de ma vision de l'avenir,
15:47des projets,
15:48des intérêts d'avenir pour mon pays,
15:52le reste ne m'intéresse pas.
15:53Vous aurez à parler de lui
15:54s'il fait face à vous au municipal,
15:55M. le maire.
15:56S'il est face à moi,
15:58sous quelle étiquette ?
16:00C'est-à-dire ?
16:00Il va être soutenu et promu
16:02et poussé par le Rassemblement national
16:03qui fait de très bons scores
16:04dans votre ville.
16:05Il faut bien qu'il y en ait un.
16:06J'en ai toujours eu un.
16:08J'ai eu Mme Arnautu,
16:09M. Chenardi,
16:10Mme Chenardi,
16:11et d'autres encore.
16:13Il en faut un,
16:15ou il en faut une,
16:16et on fera avec.
16:18Les municipales ne sont pas
16:19des élections nationales
16:21et vous savez,
16:22un maire,
16:23c'est pour être dans l'action,
16:24c'est ce que je fais au quotidien
16:26et ce n'est pas pour être
16:27dans le commentaire et le slogan.
16:29Et vous l'êtes dans le quotidien,
16:30en tous les cas,
16:30je voudrais vraiment,
16:32j'invite en tous les cas,
16:33ceux qui peuvent
16:34et ceux qui peuvent s'y rendre,
16:35notamment en Nice
16:35et dans les environs,
16:37aller à ce grand sommet,
16:38véritablement,
16:39sur l'océan.
16:40Vous en parlez dans votre livre
16:41Ma ligne bleue,
16:43chez Michel Laffont.
16:43Rappelons que vous avez
16:44plus de 6 000 policiers
16:45qui sécurisent cet événement
16:46et on peut souligner
16:47qu'il peut y avoir
16:48un événement en France
16:49qui se passe bien
16:50avec des policiers,
16:51évidemment,
16:51qui veillent à cela.
16:52C'est le mot de la fin,
16:53M. le maire.
16:53Alors,
16:54recevoir
16:55le plus grand sommet mondial
16:58face aux grands enjeux
16:59et aux défis de l'avenir
17:00sur le réchauffement climatique,
17:03bien naturellement,
17:04c'est une fierté
17:05et un honneur
17:06pour ma ville
17:06et je remercie
17:07le président de la République
17:09qui a veillé
17:11à ce qu'après
17:12New York,
17:13Atlantic West,
17:14Lisbonne,
17:15Atlantic Est,
17:17ce soit à Nice
17:17au bord de la Méditerranée
17:19au nom des Nations Unies
17:20que le monde entier
17:22se réunisse
17:23pour prendre
17:24des engagements
17:25financiers,
17:26des accords
17:26et moi-même présider
17:27pour la première fois
17:28une coalition mondiale
17:30des maires
17:31de toutes les zones littorales
17:32et de toutes les îles
17:33qui sont menacées.
17:34Eh bien, preuve
17:35qu'on peut aussi faire
17:35des choses qui majent.
17:36Je vous remercie,
17:37monsieur le maire.
17:37C'était votre grande interview.
17:38Bonne journée,
17:39à bientôt.
17:39Merci, à bientôt.
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