- il y a 8 mois
Éric Ciotti, le président du parti UDR, est l'invité de Tout le monde veut savoir pour parler de son livre "Je ne regrette rien"
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00:00Bonsoir Éric Ciotti.
00:01Bonsoir.
00:01Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir.
00:03Président du groupe UDR à l'Assemblée nationale.
00:05Vous publiez ce livre, Je ne regrette rien, aux éditions Fayard.
00:10Le sous-titre, l'heure est venue de dire pourquoi on en parlera dans un instant,
00:13pourquoi vous ne regrettez rien sur ce que vous racontez dans votre livre.
00:17Mais d'abord, quelques questions d'actualité.
00:18D'abord, sur les suites de ce qui s'est passé samedi après la victoire du Paris Saint-Germain,
00:22de nombreux heurts et violences.
00:23Et le garde des Sceaux qui propose de durcir le code pénal, fin du sursis, peine minimale.
00:28Vous qui n'arrêtez pas de dénoncer sur les plateaux le laxisme du gouvernement.
00:32Bon ben là, il parle comme Éric Ciotti, Gérald Darmanin ?
00:35Si vous m'autorisez quelques secondes plus légères,
00:39des félicitations adressées à Loïs Boisson,
00:42qui nous a enthousiasmés cet après-midi et qui est niçoise.
00:44C'est une fierté française et c'est une fierté niçoise.
00:48Voilà pour la parenthèse niçoise.
00:50Je précise que vous serez sans doute candidat aux élections municipales dans un an à Nice.
00:53Ce qui est essentiel et pas qu'une parenthèse.
00:55Simplement, bien sûr que j'adhère au diagnostic que fait le garde des Sceaux
01:02sur la nécessité d'avoir des peines plus efficaces, surtout plus exécutées.
01:09Mais j'ai envie de dire, c'est dommage que Gérald Darmanin ne soit pas au ministère de la Justice.
01:15C'est dommage qu'il n'ait pas été quatre ans ministre de l'Intérieur.
01:19C'est dommage qu'il n'ait pas été depuis huit ans ministre d'Emmanuel Macron.
01:25J'ai l'impression que ces discours, qui ne se résument finalement qu'à des paroles,
01:30les Français ne les entendent plus.
01:32Ce qu'ils veulent face à la gravité de la situation, ce qui s'est passé samedi soir,
01:37nous a choqués, a choqué les Français, a été diffusé dans le monde entier.
01:41Appel des actes, mais pas aujourd'hui, pas après.
01:44Rappelez-moi, Éric Souty, qui a supprimé les peines planchées ?
01:47Qui a supprimé les peines planchées ? C'est François Hollande, qui a supprimé les peines planchées.
01:53C'était Nicolas Sarkozy ?
01:55Non, Nicolas Sarkozy a installé les peines planchées.
01:58Alors pardonnez-moi, c'est sur la double peine, Nicolas Sarkozy.
02:00Donc simplement sur la question de la sévérité de la justice.
02:03Les peines planchées, nous les avons votées...
02:05Sur les peines planchées, vous avez voté, sur la double peine, Éric Souty, vous avez aussi été aux fonctions, si j'ose dire.
02:13Et donc sur cette question de la responsabilité des uns et des autres pour revoir le code pénal,
02:20chacun doit sans doute regarder devant sa porte.
02:22Vous avez lu mon livre et j'y reviens en vérité.
02:25Et bien sûr qu'on a...
02:27C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fait ce choix de rupture l'année dernière.
02:31Il y a une part de responsabilité.
02:33Je le dis, pourquoi nous avons perdu en 2012 ?
02:37Parce que la droite n'a pas été suffisamment de droite.
02:41Parce qu'elle s'est laissée quelque part imposer une domination intellectuelle de gauche.
02:48Vous avez raison de souligner l'erreur de la suppression de la double peine.
02:52Je l'ai dit également pour la suppression des effectifs.
02:56Ces erreurs, c'est ce qu'on a reproché malgré beaucoup de succès.
03:02C'est ce qu'on a reproché à Nicolas Sarkozy, qui n'a pas gagné en 2012.
03:06C'est sans doute parce qu'on n'est pas allé assez loin.
03:09Donc moi, je n'ai jamais été ministre, mais j'ai participé à une majorité.
03:15Je n'ai pas voté la loi pénitentiaire de 2009, par exemple.
03:18Parce qu'il y avait justement l'installation du fait que la prison était une exception.
03:24Alors que moi, je voudrais que ça soit la règle pour ceux qui commettent des crimes, des délits, naturellement.
03:32Et notamment contre ceux qui s'attaquent aux policiers, voire aux pompiers.
03:35Si ces mesures sont soumises aux parlementaires, vous les voterez.
03:38Mais bien sûr, je les voterez.
03:39Mais c'est extraordinairement tardif.
03:42Et comment donner de la crédibilité à ceux qui nous proposent cela aujourd'hui,
03:47alors qu'ils sont au pouvoir depuis 13 ans, depuis 13 ans, Benjamin Duhamel ?
03:53Je voudrais aussi vous entendre sur le cas de Mohamed Amra,
03:56le détenu qui va être extrait de sa prison de Condé-sur-Sarpe
03:58pour être entendu par une juge d'instruction.
04:01Il y a 260 km entre la prison et le tribunal judiciaire.
04:04Et vous avez au gouvernement deux ministres qui, visiblement, ne sont pas tout à fait alignés.
04:08Bruno Retailleau qui considère qu'il est trop dangereux de l'extraire de sa cellule,
04:12qui veut que la juge d'instruction se déplace ou qu'il y ait une visioconférence.
04:15Gérald Darmanin, lui, assume ce déplacement, je cite,
04:17« dans des conditions de sécurité hors normes ».
04:20J'imagine que, sur ce coup-là, vous êtes plutôt du côté de Bruno Retailleau ?
04:24Naturellement, je suis du côté du bon sens.
04:28On se rappelle, malheureusement, ce qui s'est passé de façon tragique
04:31et qui a coté la mort à deux agents pénitentiaires
04:35pour un précédent transfert totalement irresponsable d'Amra.
04:40Et là, on va recommencer, mais sincèrement.
04:43Est-ce que le magistrat ne peut pas se déplacer
04:46plutôt que mettre un dispositif de sécurité
04:49qui va mobiliser peut-être une centaine de policiers,
04:53qui va faire prendre des risques...
04:54Mérite-Sophie, la justice est indépendante.
04:56Le garde des Sceaux ne peut pas donner d'ordre à la juge d'instruction
05:00de faire une visioconférence ou d'y aller.
05:02À un moment, il faut arrêter avec les délires.
05:04C'est à la juge d'instruction de se déplacer
05:07et pas de faire déplacer pendant plusieurs centaines de kilomètres
05:12un cortège de policiers, leur faire prendre des risques,
05:16faire prendre des risques aux agents pénitentiaires.
05:19Enfin, qu'on revienne un peu sur terre quand même,
05:22qu'on arrête de marcher sur la tête.
05:24Et puis, il y a, Éric Ciotti, l'horreur a pujé sur argent
05:27un attentat raciste, Hichem Mirawi,
05:29un Tunisien de 46 ans qui a été tué par balle.
05:32Des vidéos racistes avaient été publiées avant et après les tirs
05:34par le suspect Christophe B, 53 ans.
05:37Des insultes, ouvrez les guillemets,
05:38contre les bicos, les islamiques,
05:40c'est l'allégeance au bleu, blanc, rouge.
05:43Une question générale.
05:44Comment est-ce que vous qualifiez la menace
05:46de l'extrême droite et du terrorisme d'extrême droite
05:49puisque le parquet national antiterroriste
05:50a été saisi dans cette affaire ?
05:51Moi, je ne sais pas s'il y a une menace de terrorisme
05:54d'extrême droite.
05:55En tout cas, je condamne bien évidemment,
05:59avec la plus grande force, ce crime odieux,
06:03ce crime raciste.
06:05Et j'espère que, bien entendu,
06:08l'auteur a été interpellé par le GIGN,
06:10que je félicite, que la justice sera rapide
06:14et sera d'une fermeté implacable.
06:17C'est insupportable.
06:18Mais est-ce qu'il y a en France ?
06:19Parce que vous disiez, je posais la question
06:21de la qualification.
06:22Est-ce qu'il y a bien un risque de terrorisme
06:24d'extrême droite en France ?
06:25C'est au magistrat de le dire.
06:27Il y a des groupuscules d'extrême droite
06:29qui sont naturellement dangereux.
06:31Je ne sais pas, l'enquête le dira,
06:33si ce criminel appartenait à un groupe d'extrême droite,
06:39s'il y a une organisation terroriste derrière,
06:42si c'est un acte individuel.
06:44En cas d'état de cause, rien ne peut atténuer
06:47la gravité de son acte.
06:47Ça existe, le terrorisme d'extrême droite.
06:49Il y a des groupuscules d'extrême droite
06:51qui peuvent présenter des risques.
06:53Comme il y a des groupuscules naturellement
06:55d'extrême gauche, moi je ne distingue...
06:58C'est difficile à dire qu'il y a du terrorisme d'extrême droite.
07:00On a plus l'habitude de voir du terrorisme islamiste
07:04ou du terrorisme d'ultra-gauche.
07:08Mais tous les actes qui sont qualifiés de terrorisme
07:12doivent être combattus avec la même force.
07:15Il ne doit pas y avoir des nuances.
07:17Ce qui est condamnable et ce qui doit être combattu,
07:21d'où que cela vienne, c'est l'acte.
07:24Bien sûr.
07:24Je vous ai bien écouté Éric Ciutti
07:26et vous disiez au sujet de ce crime raciste
07:30les mêmes qui ne disent pas d'amalgame
07:31à force de faits divers et de crimes.
07:33Je pense à Thomas, je pense à Lola
07:34et qui là aujourd'hui font une accusation générale.
07:36C'est totalement insupportable.
07:38En référence notamment à ce qu'a dit Olivier Faure
07:40sur le racisme d'atmosphère, a-t-il dit
07:43la mort de Lola et Thomas sont des drames absolus.
07:47Et on en a d'ailleurs souvent parlé sur ce même plateau.
07:50Mais il n'y avait pas de motivation idéologique.
07:52Là, semble-t-il, et plus que semble-t-il,
07:54puisque d'ailleurs le parquet national antiterroriste
07:55s'est saisi, il y avait une motivation idéologique.
07:58Sur Thomas, on ne sait pas.
08:01Écoutez, je ne crois pas avoir vu
08:04le parquet national antiterroriste se saisir.
08:06Oui, mais on a eu un échange
08:09assez tendu sur ce plateau.
08:13Il y a des enquêtes qui ont été faites.
08:17Et il n'y a pas de circonstances aggravantes
08:20pour racisme retenu en l'État.
08:22Qui portent sur un racisme anti-blanc.
08:23Par retenu dans le dossier, Éric Ciotti.
08:26Mais ça, c'est vous qui le dites.
08:27C'est la justice, ce n'est pas moi.
08:28C'est le jugement.
08:29Le jugement le dira.
08:31Je sais que vous faites partie de ceux
08:32qui ont voulu atténuer la gravité des faits à Crépaule.
08:36Et vous le refaites ce soir.
08:36Éric Ciotti, atténuer la gravité des faits,
08:39c'est dire la réalité de ce qui a été documenté
08:40par les magistrats instructeurs ?
08:42Pourquoi vous voulez atténuer la gravité
08:43de ce qui s'est passé à Crépaule
08:45pour dire que c'est moins grave
08:49que ce qui s'est passé dans le Var ?
08:49Je parlais de la comparaison que vous faisiez,
08:51Éric Ciotti,
08:52entre des motivations idéologiques
08:54qui semblent apparaître
08:55et un drame absolu à Crépaule.
08:57Je n'ai pas entendu de la part de M. Olivier Faure,
08:59je n'ai pas entendu de la part des Insoumis,
09:02la condamnation de ce qui s'est passé à Crépaule,
09:05le fait que ce soit un fait politique national,
09:07c'est fait dans le Var.
09:08Moi, je condamne les actes,
09:09l'assassinat de Crépaule,
09:11l'assassinat du Var,
09:13sont tout aussi graves
09:14et doivent être condamnés.
09:15Donc, il n'y a pas d'amalgame politique.
09:18En tout cas, dans mon discours,
09:19il n'y en a pas.
09:19En tout cas, personne ici...
09:20Et certains n'en font.
09:21En tout cas, Éric Ciotti,
09:21personne ici n'a été mis au cas de rame.
09:22J'ai l'impression qu'on veut...
09:24Moi, j'essaie juste de revenir...
09:25Non, pardonnez-moi.
09:25Il y a des rames qui vous paraissent plus lourds.
09:26Pardonnez-moi, Éric Ciotti,
09:27moi, j'essaie juste d'en revenir au fait.
09:29Je le regrette.
09:30On avait déjà eu cet échange.
09:31Au fait, et là encore,
09:33concernant l'horreur de la mort de Thomas...
09:36Absolument pas, absolument pas.
09:38L'idée, c'est de revenir aux qualifications.
09:40Les deux faits sont aussi graves.
09:41C'est de revenir aux qualifications.
09:42On a un jeune qui est mort, assassiné.
09:45On a un homme de 35 ans
09:47qui est mort dans le Var.
09:49Et moi, je déplore ces deux morts.
09:51Et je ne fais pas de distinction
09:52ou de hiérarchie dans les victimes.
09:54Éric Ciotti, venons-en à votre livre
09:55« Je ne regrette rien » aux éditions Fayard.
09:58Un plaidoyer pro-domo
09:59où vous félicitez de, je cite,
10:00la rupture du ridicule cordon sanitaire.
10:02Un élan historique.
10:04Alors, certes, vous êtes à la tête
10:05d'un groupe de 16 députés.
10:07Enfin, le destin d'être un satellite
10:09du Rassemblement national
10:10quand on rêvait d'être ministre de l'Intérieur,
10:12est-ce qu'on peut vraiment dire
10:12que c'est un élan historique ?
10:15Bon, je vous laisse libre de vos qualificatifs.
10:18Il ne m'étonne pas de votre part.
10:20C'est une question que je pose.
10:22Satellite du Rassemblement national, c'est factuel.
10:23Non, je ne suis pas un satellite de personne.
10:26Je suis à la tête d'un parti politique,
10:28d'un groupe politique indépendant
10:29qui revendique une alliance
10:31avec le premier parti de France,
10:33qui est le Rassemblement national,
10:34qui est soutenu par des hommes et des femmes
10:37que beaucoup de commentateurs,
10:38et vous en faites sans doute partie, méprisent.
10:41S'ils les brontent, les commentateurs.
10:42Oui, oui, oui.
10:43On voit le leitmotiv de ce genre de discours.
10:45Il y a 11 millions d'électeurs
10:46qui sont en permanence méprisés.
10:49Moi, je considère que ces électeurs,
10:51aujourd'hui, ils sont majoritaires dans le pays
10:53et que cette alliance,
10:56elle a rompu des codes
10:57et elle est porteuse d'espoir.
10:59Vous savez, être ministre de l'Intérieur,
11:02pour faire quoi ?
11:02Pour commenter l'actualité aujourd'hui ?
11:04Pour être ministre de M. Bayrou ?
11:06Je ne me vois pas ministre de M. Bayrou,
11:08je ne me vois pas encore moins ministre de M. Macron.
11:12La vraie alternance, elle sera en 2027.
11:15C'est là que tout se jouera.
11:16Aujourd'hui, ce gouvernement
11:17est un gouvernement d'intérimaire
11:20et je regrette très sincèrement
11:22que mes anciens amis,
11:25ceux qui sont au gouvernement aujourd'hui,
11:27soient allés comme bouée de sauvetage
11:29du naufrage macroniste.
11:31Ils seront emportés avec le macronisme.
11:34Vous savez, au mois de juin dernier,
11:35au moment de la dissolution
11:36qui nous est tous tombés dessus
11:37de façon impromptue.
11:39Il y avait deux choix pour LR.
11:41Nous étions trop faibles
11:42pour aller tout seuls
11:43aux élections législatives.
11:45Il y avait donc,
11:45c'est le cadre du scrutin législatif à deux tours,
11:48il y avait deux choix d'alliance.
11:50Soit les patriotes s'unissaient,
11:52c'est ce que j'ai fait.
11:53Soit il y avait une alliance
11:54avec les macronistes,
11:56c'est ce que M. Retailleau,
11:57c'est ce que M. Wauquiez,
11:58M. Larcher, Mme Pécresse, M. Bertrand,
12:02on préférait perdre.
12:02Vous parlez de vos anciens amis
12:03et effectivement, vous êtes sévère
12:05dans votre livre sur eux.
12:06On verra qui a raison en 2027.
12:08Et on verra, effectivement,
12:09les barons de la droite,
12:10ouvrez les guillemets,
12:11vassaux intellectuels de la gauche,
12:13Chirac et Sarkozy qui vous ont déçus.
12:15On parle souvent, Éric Ciotti,
12:16de la question de la sincérité
12:17des responsables politiques.
12:18Alors certes,
12:19vous avez effectué cette rupture
12:20il y a un an,
12:22mais pendant tant d'années,
12:23vous avez tenu meeting avec eux.
12:25C'était quoi ?
12:25C'était de l'insincérité ?
12:26Vous pensiez déjà à la même chose,
12:28mais vous ne vouliez pas
12:29franchir le Rubicon.
12:30Non, j'ai assisté,
12:32j'ai tenté,
12:33j'ai échoué
12:34de modifier cet engrenage
12:36du déclin.
12:38Je me suis battu
12:38à la tête des Républicains.
12:40J'étais candidat à la primaire.
12:42Vous vous en rappelez ?
12:42Absolument.
12:42Je suis arrivé en tête
12:43du premier tour
12:45de la primaire de la droite
12:45avec des idées
12:46qui sont toujours les mêmes aujourd'hui.
12:48Je n'ai pas changé de valeur,
12:49je n'ai pas changé d'idée.
12:50J'étais pour le droit du sang,
12:52j'étais pour qu'on rétablisse
12:54la double peine,
12:55j'étais pour l'expulsion immédiate
12:57des clandestins,
12:58j'étais pour la suppression
12:59des droits de succession,
13:01pour la flat taxe sur l'impôt
13:02sur le revenu.
13:03Ce sont toujours mes idées
13:05et elles nourrissent le programme
13:06de l'UDR.
13:07Mais comprenez, Éric Ciotti,
13:08on se pose la question.
13:09On s'est trouvé confronté,
13:11j'évoquais tout à l'heure,
13:12nos fautes,
13:13nos échecs,
13:14au fait que ce parti est devenu,
13:17peut-être avec la création de l'UMP,
13:19une forme de parti centriste.
13:21Moi, je considère...
13:22L'UMP, c'est 2002,
13:23vous y êtes resté pendant 22 ans.
13:26Oui, mais ce n'est pas facile.
13:27Ça met du temps pour...
13:28Ce n'est pas facile.
13:30Il y a eu la victoire de 2007.
13:32J'ai été élu en 2007 député,
13:33donc mon point de départ
13:35de mon engagement politique.
13:37En tout cas, en tant qu'élu,
13:38il est là.
13:392007, c'était un formidable espoir.
13:41Il y a eu ensuite les échecs de 2012.
13:45Il y a eu, j'ai beaucoup cru en François Fillon,
13:47et puis il est arrivé ce que nous connaissons.
13:51C'est un, je dirais,
13:53un traumatisme quelque part pour notre famille politique,
13:55mais ça a été un regret pour notre pays.
13:57Parce que, par rapport au macronisme,
13:59et ce que cela conduit de négatif,
14:02en termes d'impôts,
14:03de dettes,
14:04d'insécurité,
14:05de pertes d'influence dans le monde,
14:08je pense que François Fillon
14:09aurait été un excellent président
14:11de la République.
14:12Ces occasions,
14:13elles ont été manquées.
14:14J'ai pris mes responsabilités
14:15et donc, vous avez fait ce choix.
14:16J'ai une toute dernière question à vous poser,
14:18là encore,
14:18sur les qualificatifs que vous utilisez
14:20pour, cette fois,
14:21qualifier vos nouveaux alliés.
14:22Marine Le Pen,
14:23une femme d'État,
14:24patriote,
14:24Jordan Bardella,
14:25quelqu'un au potentiel rare,
14:26un débatteur redoutable,
14:27un orateur instinctif.
14:29C'est quoi ?
14:29C'est le zèle des nouveaux convertis.
14:31Ça fait un peu,
14:32pardonnez-moi,
14:32ça fait un peu faillot, non ?
14:34Je comprends que vous ne partagez pas
14:36ces qualificatifs.
14:37Non, c'est pas ça,
14:37mais quand on est aussi sévère
14:39avec certains
14:40et aussi laudateur avec d'autres,
14:42avec assez peu de nuances
14:44ou de recul,
14:45bon, on se pose la question.
14:46Ça ne me surprend pas
14:46que vous ne partagiez pas
14:48ces qualificatifs.
14:48Mais ce n'est pas la question
14:48de partager, Eric.
14:49Mais ne vous en déplaise,
14:51ils sont sincères.
14:53Donc, il n'y a pas
14:53un petit côté faillot ?
14:54Il y a un côté...
14:56Ils ont des défauts,
14:56Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
14:57Bien sûr qu'ils ont des défauts.
14:58On a tous des défauts,
14:59vous en avez aussi.
15:01Je ne vais pas en avoir pointé
15:02quelques-uns ce soir.
15:04Mais la réalité,
15:05c'est qu'il y a une alliance sincère,
15:07c'est qu'il y a eu un respect
15:08des engagements
15:09et les deux aiment la France
15:12plus que les petits arrangements
15:14de partis.
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