- il y a 7 mois
Éric Zemmour, président du parti "Reconquête", était l'invité de Benjamin Duhamel dans Tout le monde veut savoir.
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00:00L'invité du jour qui va donc rentrer sur ce plateau, vous pouvez donc laisser votre place au président de Reconquête,
00:11Éric Zemmour, qui est en train de s'installer. Bonsoir.
00:14Bonsoir.
00:15Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir.
00:17Beaucoup de sujets à aborder avec vous, Éric Zemmour.
00:20La question de ce fameux conclave après la conférence de presse du Premier ministre,
00:25entre la situation politique, la menace de censure, ce qui se passe au Rassemblement national.
00:30Mais d'abord, je voudrais qu'on parle de la situation internationale.
00:33Éric Zemmour, vous avez dit, chez nos confrères de France 3, il y a dix jours, ouvrez les guillemets,
00:37entre l'Iran et Israël, nous ne réglerons pas la question par d'éternels appels au cessez-le-feu.
00:43J'en déduis que vous êtes aujourd'hui déçu que la guerre se soit arrêtée.
00:45Vous auriez souhaité que les bombardements continuent, que le régime tombe ?
00:49Ah non, je ne suis pas pour le changement de régime imposé par l'extérieur.
00:56C'est une question de principe. Je pense que ce sont les peuples qui doivent décider.
01:00Et j'ai toujours été hostile à ça, que ce soit au temps de l'Irak ou des révolutions oranges, d'ailleurs.
01:06On les oublie toujours.
01:07Enfin, vous voyez, tous les modes de changement de régime venus de l'extérieur, j'y suis absolument hostile.
01:13Vous avez dit ma phrase qui était effectivement il y a dix jours avant toute cette intervention
01:19et toute cette guerre entre Israël et l'Iran, puis l'intervention américaine.
01:25Non, j'écoutais votre plateau précédent, puisque j'étais là.
01:30Et je songeais, vous savez, à une histoire qu'on racontait, ça date du temps de Nixon.
01:36La presse était toujours hostile à Nixon.
01:38Et un jour, les conseillers lui disent, on va trouver une solution, vous allez marcher sur l'eau.
01:44Et Nixon dit non, ils diront que je ne sais pas nager.
01:47C'est exactement, je pensais à cette histoire quand j'écoutais...
01:49Vous faites référence aux critiques de l'administration Trump contre les médias
01:54qui sortent des rapports préliminaires en expliquant qu'on ne peut pas dire avec certitude que le nucléaire iranien...
01:58Je fais référence aux critiques des médias sur Trump et aux réponses de l'Iran.
02:05Leur travail, vous savez...
02:06Non, mais parce que vous avez des éléments, vous, qui vous permettent de dire que le nucléaire a été détruit ?
02:10Écoutez, je ne sais pas si le nucléaire a été détruit.
02:12De toute façon, je pense que c'est une guerre sans fin.
02:15On va y revenir.
02:16Non, mais ça m'amuse de voir que, parce que c'est Trump,
02:21évidemment, au bout de 24 heures de sidération,
02:24où tout le monde est obligé de reconnaître l'efficacité de sa décision,
02:29les critiques repartent.
02:30Si ça avait été Obama ou un autre président américain,
02:33je suis sûr que toutes ces discussions n'auraient pas eu lieu.
02:35Voilà, c'est ça que je voulais dire.
02:36Il y aura eu des critiques aussi ?
02:37Non, il n'y aura pas eu des critiques.
02:39On aurait dit que c'est admirable.
02:40Mais c'est pas grave, c'est comme ça.
02:44Le fonctionnement médiatique est ainsi, que ce soit en France ou aux États-Unis.
02:48Je le constate, je l'observe et je l'écoute là sur votre plateau.
02:52J'imagine que sur d'autres plateaux, ça doit être la même chose.
02:55Mais c'est juste... Arrêtons-nous là-dessus un instant.
02:57C'est un débat intéressant qui là-dessus dépasse la question de la relation entre Donald Trump et les médias.
03:02C'est un président des États-Unis qui s'est fait élire sur une promesse consistant à expliquer
03:07qu'il ne, contrairement à d'autres membres du Parti républicain,
03:10qu'il ne souhaitait pas intervenir à l'extérieur.
03:12Il a même dit, quand il a été investi une nouvelle fois,
03:14« Vous me jugerez à l'aune des conflits dans lesquels je ne suis pas entré. »
03:17Or, il y a cette intervention, une interrogation stratégique, si j'ose dire,
03:22sur l'efficacité de ces frappes, puisque l'on ne sait pas si le nucléaire iranien a été détruit.
03:26Au fond, si Donald Trump, son secrétaire à la Défense sont aussi zélés à défendre tout cela,
03:30c'est parce qu'ils savent qu'ils sont en contradiction avec ce pourquoi ils ont été élus.
03:34Vous posez une très bonne question.
03:35Là, je n'ironise pas.
03:36Effectivement, d'ailleurs, vous avez remarqué, les jours précédents l'intervention,
03:42le camp de Donald Trump était assez divisé entre ce qu'on appelle les magas
03:46qui ne voulaient pas d'intervention et les autres qui voulaient une intervention.
03:51En fait, vous avez remarqué que Donald Trump était partagé entre la volonté
03:58à la fois de ne pas être Bush junior et de rentrer dans une guerre sans fin en Irak et en Afghanistan,
04:04mais en même temps, et ça, je trouve que les observateurs ne l'ont pas assez remarqué,
04:09en même temps, il ne voulait pas être dans la procrastination comme Obama, par exemple, avec la Syrie.
04:15Donc, je pense qu'il a trouvé une situation intermédiaire, c'est-à-dire l'intervention, mais très limitée.
04:21Vous voyez qu'il n'envoie pas de troupes, ce n'est pas les guerres en Irak.
04:26Donc, pour vous, il a fait exactement ce qu'il fallait faire ?
04:27Moi, je pense qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire.
04:30Je pense que, d'ailleurs, les Israéliens, j'ai entendu encore sur votre plateau,
04:34on dit qu'il pouvait tout finir tout seul.
04:37Moi, je veux bien, sauf que c'est Nathaniel lui-même qui a demandé à Donald Trump
04:41d'utiliser sa grosse bombe, comme on l'appelle, parce que personne ne l'a.
04:47Et d'ailleurs, vous avez vu qu'au sommet de l'OTAN aujourd'hui,
04:50tout le monde était là à vanter son intervention.
04:54On avait l'impression de Napoléon à Erfurt avec les princes allemands qui étaient à ses pieds.
04:58C'était assez ridicule de la part des dirigeants occidentaux, mais peu importe.
05:01Donc, vous voyez, moi, je pense que, si vous voulez, je pense deux choses.
05:06Un, il a bien fait, personne, puis je dis bien personne,
05:12ni Israël, mais aussi les États-Unis, mais aussi les pays européens,
05:15mais aussi les pays arabes, comme l'Arabie saoudite ou l'Égypte,
05:19mais aussi la Russie, qui ne dit mot, et la Chine ne veulent d'un Iran avec la bombe atomique.
05:25Vous aurez remarqué, comme a dit le chancelier allemand, en parlant des Israéliens,
05:30mais on pourrait dire ça aussi de Trump, ils ont fait le sale boulot pour tout le monde.
05:33Vous remarquez que Poutine ne soutient pas l'Iran, alors que c'est censé être son allié.
05:38Vous remarquerez que les pays arabes ont fait le service minimum, parce qu'ils sont très contents.
05:41Et vous avez vu, Éric Zemmour, vous citiez effectivement le chancelier allemand.
05:44Il y avait aussi la réaction, là, pour le coup, de la diplomatie française du président de l'Egypte,
05:47qui était nettement moins allant quant au fait de soutenir ces frappes,
05:51en expliquant qu'il y avait de l'inquiétude, que se poser la question de leur utilité,
05:59il n'y a pas d'unanimité non plus sur la question de ces frappes américaines ?
06:04Moi, je vais vous dire, je pense que la France, en tout cas d'Emmanuel Macron,
06:11a du mal avec une approche réaliste de la situation internationale.
06:16Je pense qu'Emmanuel Macron et le Quai d'Orsay, en particulier à propos du Moyen-Orient,
06:22sont toujours dans la poursuite de chimères, par exemple, des deux États.
06:27Défendre le droit international, c'est une chimère ?
06:31Si vous entamez cette discussion, c'est très intéressant aussi,
06:37parce qu'on peut dire que le droit international dans cette région, qu'est-ce que c'est ?
06:40Au départ, en 1947, l'ONU désigne deux États.
06:45Un État juif et un État palestinien, et ils divisent en deux la région.
06:50Qui accepte ce plan de partage ? Les Israéliens, les futurs Israéliens.
06:54Qui refuse ? Les pays arabes qui déclarent la guerre à Israël.
06:58Si Israël avait perdu cette guerre-là, c'en était fini d'Israël, ils étaient tous à la mer.
07:02Donc vous voyez le droit international.
07:04Le droit international est caduque depuis le début dans cette région.
07:07Et depuis, c'est une guerre éternelle.
07:08Donc venir régulièrement dire « Ah bon, on ne respecte pas le droit international »,
07:13je trouve ça toujours ridicule.
07:15Le droit international, il a été rendu obsolète depuis le départ.
07:17Et depuis, c'est la guerre éternelle.
07:19D'ailleurs, je vais vous dire quelque chose qui va vous paraître un peu pessimiste,
07:23mais autant j'approuve cette intervention pour ce qu'elle est,
07:26pour les raisons que je vous ai dites,
07:27autant je pense que c'est le mythe de Sisyphe.
07:31C'est-à-dire qu'il faudra recommencer et que les Iraniens vont essayer de trouver leur monde.
07:34Donc vous apportez malgré tout une forme de bémol à l'idée qu'au fond,
07:38cette opération aurait réglé à peu près tous les problèmes
07:41et permis très durablement à l'Iran d'éviter d'avoir la bombe nucléaire.
07:46Je pense que dans cette région, Israël est dans une situation de guerre éternelle
07:51parce que je considère que les pays arabo-musulmans,
07:57musulmans parce qu'évidemment l'Iran n'est pas arabe,
08:00mais perse comme tout le monde le sait,
08:01n'accepteront jamais un État juif dans la région
08:05qui a été autrefois une terre musulmane.
08:08Pour eux, dans une espèce de théologie musulmane,
08:12les Juifs ne peuvent pas avoir un État, ne peuvent pas avoir une armée
08:15et surtout ils ne peuvent pas battre les armées musulmanes
08:19puisque Mahomet les a battus il y a 1300 ans.
08:23C'est ça la théologie musulmane, il faut comprendre
08:25et prendre au sérieux des gens qui prennent la religion au sérieux.
08:29Et donc c'est pour ça que je pense,
08:31et d'ailleurs je le dis à mes amis israéliens,
08:33qui sont embarqués dans une guerre éternelle.
08:35Et donc je pense que cette opération était la bienvenue
08:39parce qu'elle retarde l'échéance,
08:40elle donne 10 ans, 15 ans de sécurité.
08:43Vous savez, je pense que les Israéliens ont compris quelque chose le 7 octobre,
08:46ils n'auront jamais la paix.
08:48Donc ils veulent essayer d'avoir au moins la sécurité.
08:50Et Eric Zemmour, on parlera dans un instant de la situation en Israël
08:53et de ce qui se passe à Gaza,
08:54mais juste pour revenir,
08:56et vous voyez d'ailleurs, vous avez dit,
08:56voilà, Trump a fait ce qu'il fallait faire.
08:58C'est la ligne qui était inscrite en bas de l'écran
09:00puisque vous venez de la prononcer.
09:01Et moi je suis toujours assez saisi,
09:02vous parliez de ce qui s'est passé au sommet de la haie,
09:05où on a vu notamment les SMS publiés par Donald Trump
09:08qui publie les messages que lui envoie le secrétaire général de l'OTAN,
09:11Marc Routteux,
09:13une forme d'humiliation pour les dirigeants européens.
09:16Et vous, vous êtes toujours,
09:18notamment dans la classe politique française,
09:20un zélateur de Donald Trump.
09:21Est-ce qu'on peut être, comme vous le dites,
09:23nationaliste,
09:25vous vous revendiquez même du gaullisme,
09:26et dire Donald Trump il est formidable
09:28alors qu'il passe sa journée à humilier les Européens ?
09:30Ah !
09:31D'abord je ne suis pas un zélateur de Donald Trump.
09:33Vous êtes un soutien de Donald Trump dans la classe politique, oui.
09:36Je considère que ce qui l'incarne
09:39me correspond et je l'incarne.
09:43Vous voyez à l'intérieur sur l'immigration et contre le wokisme,
09:47je suis d'accord avec lui,
09:48et à l'extérieur sur la remise en cause de la mondialisation
09:52et sur les interventions qu'il fait.
09:55Vous êtes le Donald Trump français ?
09:57Non, il n'y a pas de Donald Trump français,
09:59ne tombez pas dans le folklore.
10:02Alors, j'ai des positions, vous les connaissez depuis longtemps,
10:06il s'avère que le mouvement qu'incarne Donald Trump
10:08correspond en grande partie,
10:10pas surtout évidemment, à mes positions.
10:12Ou vice-versa, ce n'est pas grave, ça n'a aucune importance.
10:15Personne ne copie personne,
10:16tout le monde arrive à une situation
10:18et prend des positions à partir de cette situation.
10:21Mais est-ce qu'on peut, Éric Zemmour, soutenir un président
10:23qui, dans les décisions qu'il prend,
10:26va systématiquement à l'encontre des intérêts européens ?
10:28Non, il ne va pas.
10:29Il défend les intérêts américains.
10:31Moi, je suis un patriote français
10:33et je défends les intérêts français.
10:35Donc, vous pouvez quand même distinguer
10:39entre l'analyse globale d'un mouvement idéologique et politique
10:42qui est le mien et qui est le sien, qui est le même,
10:46et en même temps, voir que lui défend les intérêts des Américains
10:49et que moi, je défends les intérêts des Français
10:51qui ne sont pas forcément conciliables.
10:53Mais ce qui m'amuse, c'est que lorsque c'était Obama ou Biden,
10:57les mêmes Européens qui jouent maintenant aux Patriotes,
11:01trouvaient tout ce que faisaient les Américains
11:03alors qu'ils n'ont marché dessus de la même façon.
11:06Écoutez...
11:07Pas les mêmes propos.
11:08Attendez.
11:09Je ne crois pas avoir vu Barack Obama ou Joe Biden
11:11publier un SMS que lui a envoyé le contrat de l'OTAN.
11:14C'est Trump qui a, au dernier moment, retourné les Australiens
11:17pour qu'ils n'achètent pas nos sous-marins.
11:21Est-ce que c'est Trump qui a fait payer des amendes énormes à la BNP
11:26au nom de l'extraterritorialité du droit américain
11:29qui est absolument scandaleuse et que tout le monde accepte ?
11:31Non !
11:32Donc, Eric Zemmour, la toute-puissance américaine,
11:35elle est compatible avec votre nationalisme ?
11:38Mais la toute-puissante américaine, mon cher,
11:40elle est depuis 1945, voire depuis 1918.
11:43Je ne suis pas le premier à avoir remarqué
11:45que les États-Unis sont la puissance hégémonique du XXe siècle.
11:49Ça fait quand même plus longtemps.
11:50Donc, évidemment qu'il faut faire avec.
11:53Le général de Gaulle lui-même faisait avec.
11:56Et pourtant, il avait des positions qui parfois s'opposaient aux États-Unis,
12:02mais pas à chaque fois.
12:03Vous pensez que le général de Gaulle aurait soutenu les frappes américaines
12:05sur les sites nucléaires iradiennes ?
12:07Mais je ne suis pas sûr du tout que le général de Gaulle aurait été contre.
12:12Le général de Gaulle n'était pas un pacifiste.
12:14Le général de Gaulle ne passait pas son temps à dire
12:16qu'il fallait des cessez-le-feu.
12:18Et il aurait soutenu un président qui tweetait sur son réseau social
12:22« Make Iran great again ».
12:24Évidemment qu'entre le style de Donald Trump
12:29et le style chateaubrianesque de le général de Gaulle...
12:32On est loin des mémoires d'autres tombes, là.
12:35Mais ça, c'est malheureusement l'époque, mon cher.
12:37Oui. Je voudrais, Éric Zemmour, avant qu'on passe sur la politique nationale,
12:40dire encore un mot, notamment de ce qui se passe à Gaza,
12:44puisqu'on voit bien que désormais, et d'ailleurs l'armée israélienne l'assume,
12:47elle va de nouveau se concentrer sur ce qui se passe.
12:49Est-ce qu'il faut un cessez-le-feu désormais
12:52pour mettre fin aux risques de famine,
12:57aux bombardements qui se poursuivent ?
12:59Est-ce que, comme responsable politique français,
13:02vous soutenez les efforts de la diplomatie, là encore française,
13:05pour qu'il y ait un cessez-le-feu à Gaza ?
13:06Je trouve la diplomatie française, dans cette histoire, ridicule, de bout en bout.
13:11Je vous le dis, de ridicule.
13:14Demander un cessez-le-feu, c'est ridicule ?
13:15C'est ridicule. Elle est complètement à côté de la place.
13:17Souhaitez que les civils ne meurent pas, c'est ridicule ?
13:19Écoutez-moi.
13:20Je pense que dans l'histoire, il y a des moments où c'est la guerre qui règle les questions.
13:25Et ce n'est pas demander un cessez-le-feu retarde les solutions.
13:29C'est comme ça.
13:30Vous me regardez avec des grands yeux.
13:31Si Churchill n'avait pas fait la guerre à l'Allemagne,
13:34on n'aurait pas réglé la question de l'Allemagne hitlérienne.
13:37C'est la guerre qui a réglé la question.
13:39Là, je peux vous dire...
13:40Donc, vous comprenez les buts de guerre israélienne ?
13:41Vous comprenez, alors que le Hamas est quasiment intégralement détruit,
13:47que là, on fait face à des populations civiles qui n'ont pas arrangé ?
13:50Vous comprenez les buts de guerre israélienne ?
13:52Je vous ai dit que je considère que, un, les Israéliens sont dans une guerre sans fin,
13:57et que, deux, ils l'ont compris le 7 octobre,
14:01ce qui n'était peut-être pas le cas avant,
14:04et désormais, ils ne cherchent plus la paix.
14:07Ils veulent simplement s'assurer la sécurité.
14:09Encore une fois, ça ne veut pas dire que c'est la paix qui va arriver.
14:13La paix n'arrivera pas.
14:14Cette histoire de deux États palestiniens et israéliens,
14:17ça n'arrivera pas à l'échelle humaine.
14:19Alors, c'est quoi la solution ?
14:19Personne n'en veut.
14:20Mais c'est quoi la solution ?
14:21Mais vous savez, tous les problèmes n'ont pas de solution.
14:23Vous dites comme Rima Hassan qu'il faut un État binational ?
14:26Un seul État et pas les deux États ?
14:28L'État binational, ça veut dire la mort des Juifs.
14:29C'est simple.
14:31Rima Hassan, elle assume.
14:33Elle veut tuer les Juifs et détruire Israël et les mettre à la mort.
14:35Elle ne le dit pas comme ça.
14:36Ce soir, elle ne dit pas je veux tuer les Juifs, elle dit je veux un État binational laïc
14:40qui permettrait de mettre fin.
14:41Non, non, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
14:42Les mots que vous venez de dire, les mots, tuer les Juifs,
14:45il faut être un peu sérieux dans les mots qui sont utilisés.
14:47Qu'est-ce que ça veut dire quand vous avez une démographie
14:50évidemment beaucoup plus nombreuse du côté arabo-musulman que du côté juif ?
14:55Ça veut dire la mort du peuple juif et la mort du peuple juif en Israël, en tout cas.
15:00C'est tout, c'est simple.
15:01Elle assume de toute façon.
15:02Elle est une militante palestinienne.
15:03Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi elle est une députée française.
15:06Mais ça, c'est les mystères de la nationalité française.
15:10Vous avez parfaitement le droit d'être opposée à elle.
15:12Elle a été élue sur un scrutin de liste, députée européenne.
15:15Je suis d'accord, c'est ce que je vous dis.
15:17Mais la France n'a pas l'air de l'intéresser beaucoup.
15:19C'est ça que je voulais dire.
15:19Écoutez, ça c'est votre regard.
15:23Éric Zemmour, je voudrais qu'on parle de la situation nationale.
15:25Et l'actualité la plus brûlante, si j'ose dire, c'est le Premier ministre qui a pris la parole tout à l'heure sur la question des retraites.
15:32Il n'y a pas d'accord, dit-il, mais des avancées.
15:36Et sans accord, le gouvernement prendra ses responsabilités.
15:38Il y aura une démarche législative au mois d'octobre prochain, tout en insistant malgré tout sur des points de convergence.
15:43L'équilibre financier à horizon 2030, l'accord entre certains syndicats, la CFDT, la CPME, qu'il n'y aura pas de retour sur les 64 ans.
15:54Vous dites quoi ? Bravo François Bayrou, bravo la démocratie sociale.
15:57Sur ces éléments-là, ils ont trouvé des points de convergence ?
15:59Arrêtons, arrêtons de faire semblant.
16:02Là, on parle entre nous et on n'est pas obligé de faire semblant.
16:07Ce conclave, c'est uniquement pour conclaver.
16:10Ce n'est pas pour être utile.
16:11Ça ne sert à rien.
16:12Ça ne sert à rien qu'à faire durer le gouvernement de François Bayrou.
16:15C'était d'ailleurs le seul objet.
16:17Et tout le monde le savait.
16:19Les socialistes, comme les autres.
16:21Les socialistes avaient simplement besoin de temps pour se détacher un peu de la tutelle encombrante et parfois vindicative de LFI.
16:29Tout ça n'est que combine politicienne.
16:31Ce n'est que trompe-couillon où les couillons sont contents d'être couillonnés.
16:35Parce qu'ils ont des buts politiciens qui leur permettent d'être atteints.
16:40Mais quand François Bayrou dit des avancées, par exemple, l'âge de la décote qui se déclenche à 66 ans et demi,
16:45la question des trimestres cotisés sur quand on est en congé maternité,
16:48ça, pour ceux qui nous regardent ce soir et qui attendent des améliorations concrètes,
16:52ce n'est pas seulement un trompe-couillon, comme vous utilisez l'expression.
16:55Je voulais parler de la classe politique et je voulais parler des socialistes et de la classe politique.
17:00Maintenant, s'il y a des choses qui peuvent permettre d'améliorer la situation des uns et des autres, c'est très bien.
17:06Mais comprenez bien que la vraie question, c'est est-ce qu'on remet en question l'âge de la retraite à 64 ans ?
17:13Vous voyez bien qu'il n'en a jamais été question.
17:15C'est pour ça que je vous parle de trompe-couillon.
17:16Et il y avait des gens qui étaient irresponsables dans cette histoire,
17:21qui est LFI et le Rassemblement National, qui réclament le retour à 62, voire 60 ans,
17:26alors qu'ils savent très bien que c'est infinançable,
17:29que déjà avec 64 ans, on ne pourra pas tenir longtemps.
17:32Parce que vous savez très bien que, vu la courbe démographique
17:37et le fait qu'il y ait de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de retraités,
17:42on ne peut pas financer le système par répartition.
17:44Donc il y a deux solutions qui sont d'ailleurs concomitantes.
17:47Ce que je dis depuis des années, c'est un, retarder l'âge de la retraite
17:51dans le cadre du système de répartition.
17:53Les autres pays européens sont à 65, à 66, à 67, voire 70.
17:58Et par ailleurs, et par ailleurs...
18:00Vous vous défendez quoi ?
18:01Attendez, je vous le dis.
18:03Et par ailleurs, mettre de plus en plus d'un système de capitalisation dans la répartition,
18:09c'est compliqué.
18:10Techniquement, c'est compliqué à faire.
18:12On le sait.
18:12Parce que ça met du temps, ça coûte cher dans un premier temps.
18:15Voilà.
18:16Donc c'est compliqué, mais il faut l'engager.
18:19Parce que le système de capitalisation, évidemment, c'est l'avenir.
18:22Et d'ailleurs, dans des pays qui l'utilisent, comme la Suisse, ça marche très très bien.
18:27Donc voilà le système.
18:28Il faut petit à petit garder un âge de la retraite qu'il faudra adapter à la fois à la durée de vie et à l'espérance de vie qui est de plus en plus longue.
18:39Parce que quand on était à la retraite à 60 ans, en 81, l'espérance de vie, Benjamin Duhamel était à 65 ans.
18:48Bon, aujourd'hui, elle a 80 ans.
18:51Alors, moi, je veux bien qu'il faut améliorer les systèmes de soins pour améliorer l'âge de l'espérance de vie en bonne santé.
18:59Mais on ne peut pas tenir avec un système de retraite avec une espérance de vie à 80 ans.
19:04Mais vous avez remarqué, parce que vous vous dites que la France insoumise et le Rassemblement national sont irresponsables.
19:08Vous avez remarqué que le Rassemblement national dit, non, là, on ne va pas censurer cette fois.
19:12Le moment de vérité, ce sera le budget.
19:13Donc c'est quoi ? Ils vont sur vos thèses ?
19:15Ils finissent par se convertir aux hémourismes sur la question économique et des retraites ?
19:20Non, non, je n'aurais pas cette prétention.
19:22Je vous avoue que je ne comprends plus rien aux lignes rouges du Rassemblement national.
19:26Un coup, c'est les retraites, vous l'avez dit vous-même.
19:28Alors maintenant, si j'ai bien compris, c'est l'énergie, qui est un sujet très important d'ailleurs.
19:32Et là, je suis tout à fait pour le moratoire sur les énergies renouvelables, les éoliennes, etc.
19:39Et l'insistance sur le nucléaire.
19:42Mais je vous avoue, je ne comprends rien.
19:45Je comprends les arrières-pensées politiciennes.
19:47Je comprends bien que Marine Le Pen n'a pas envie qu'il y ait une dissolution
19:51alors qu'elle ne pourrait pas être candidate et revenir à l'Assemblée.
19:54Je comprends bien tout cela.
19:56Mais j'avoue que sur le fond, je ne comprends pas grand-chose.
19:59Donc écoutez, ils font ce qu'ils veulent.
20:01Moi, ce que je sais, c'est qu'on voit bien que François Bayrou, si vous voulez,
20:08c'est vraiment la formule d'Edgar Ford.
20:10L'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera.
20:14Mais si vous étiez parlementaire, vous voteriez à l'ascension ou pas ?
20:16Vous voyez, j'allais vous dire.
20:19Je précède vos questions.
20:20Je pense qu'effectivement, il faut dire, il faut poser des conditions claires, nettes et dire voilà.
20:28Il y a ceci, ceci, cela.
20:29Si vous ne le faites pas avant l'été, moi, je censure.
20:32Je vous donne des exemples.
20:33Un, il faudrait résilier l'accord, le traité de 68 avec l'Algérie qui favorise l'entrée des Algérie.
20:40Comme le demandent Edouard Philippe, Gabriel Attal.
20:42Comme le demandent, mais qu'ils ne le font pas.
20:43Alors que vous savez qu'ils n'ont pas besoin, contrairement à ce qu'ils disent, du président de la République.
20:49Le gouvernement peut le faire avec une majorité à l'Assemblée.
20:52C'est le principe même de ce traité.
20:53En sachant qu'un certain nombre de spécialistes regardent aussi les effets limités qu'aurait le fait de battre en brèche cet accord.
21:00Il n'y a pas que ça.
21:01Je n'ai pas fini.
21:02Je vous donne des exemples précis.
21:05Monsieur Retailleau, en tant que ministre de l'Intérieur, pourrait donner comme instruction à ses préfets de ne plus faire une seule naturalisation.
21:11Donc, il pourrait.
21:13Madame Borne, le système éducatif...
21:15Mais ça, c'est pas un pardonnement, mais si vous étiez au pouvoir, oui.
21:17Il s'avère que vous n'avez pas gagné les élections et que donc personne n'a gagné un projet qui consiste à dire qu'on ne fait aucune naturalisation.
21:22Mais monsieur Retailleau prétend combattre l'immigration.
21:26Monsieur Retailleau, d'ailleurs, séduit beaucoup d'électeurs à droite avec un discours très dur sur l'immigration.
21:32Mais que fait-il en concrètement ?
21:35Rien.
21:36Rien du tout.
21:37Là, il pourrait le faire.
21:38C'est quelque chose de concret.
21:40Pareil à l'école.
21:42Je veux dire, on voit bien que l'école s'effondre.
21:44C'est le moment où, si vous voulez, les jeunes passent le bac.
21:47On sait bien qu'aujourd'hui, il faut avoir tué son père et sa mère pour ne pas avoir le bac.
21:51Que le niveau est nullissime.
21:53Que 80% des gens qui passent le bac aujourd'hui ne l'auraient pas eu il y a 30 ans.
21:59Tout le monde le sait.
22:00Tous les spécialistes le savent.
22:01Et qu'on leur donne comme ça à profusion.
22:03Et madame Borne, qu'est-ce qui l'intéresse ?
22:08C'est de faire un concours à parité pour rentrer à Polytechnique et dans les concours scientifiques.
22:13L'un n'empêche pas l'autre.
22:14Ah non, tout empêche l'autre.
22:15Non, ça va améliorer le niveau, ça ?
22:17Non, parce que si elles n'ont pas le concours, c'est qu'elles sont moins bonnes.
22:21Et est-ce que, Benjamin Duhamel, est-ce qu'elle demande des concours à parité dans la magistrature,
22:29où il y a plus de femmes qui sont reçues,
22:31ou dans les écoles de journalisme où il y a plus de femmes ?
22:34Vous voyez, non.
22:36Il faut la méritocratie et l'exigence du niveau.
22:40Je constate qu'ils ne le font pas.
22:42Et que c'est une catastrophe.
22:44Éric Zemmour, je voudrais qu'on parle du Rassemblement national,
22:47de Marine Le Pen, de Jordan Bardella.
22:49Marine Le Pen qui, dans un entretien à valeur actuelle,
22:51dit avoir demandé à Jordan Bardella de se préparer à l'éventualité d'être candidat en 2027
22:55si son inéligibilité était confirmée.
22:58Vous aviez répété, vous, sur cette antenne,
23:00souvent pendant cette campagne présidentielle de 2022, vous étiez candidat,
23:03Marine Le Pen ne peut pas gagner.
23:05Et tout le monde le sait.
23:06Est-ce que vous dites pareil de Jordan Bardella s'il était candidat ?
23:10Écoutez, en tout cas, ce que je peux dire,
23:12je ne veux pas prophétiser,
23:15mais ce que je peux dire, c'est qu'il n'a pas gagné les législatives.
23:17Et que c'est en partie de son fait.
23:19Et qu'on a vu, pendant cette campagne des législatives,
23:23puisqu'il était candidat au poste de Premier ministre,
23:28ses limites et ses carences, pendant cette campagne.
23:32On a vu qu'il n'était manifestement pas prêt à être Premier ministre.
23:34Je ne sais pas s'il sera prêt à être président de la République.
23:37Vous pensez qu'il n'est pas prêt, trop jeune ?
23:39Entre autres.
23:40Oui, on ne peut pas être président de la République à 31 ans ?
23:43Vous savez, la dernière fois qu'un homme de 30 ans a dirigé la France,
23:47il s'appelait Napoléon Bonaparte.
23:49C'est-à-dire que c'était un génie qui avait tout lu
23:51et qui avait sauvé la France dix fois avant de prendre le pouvoir en Italie, etc.
23:57Ce n'est pas, je crois, offenser Jordan Bardella
24:00que de dire qu'il n'est pas de ce calibre-là.
24:03– Mais c'est étonnant parce que vous avez des mots sévères contre lui.
24:07– Non, ce n'est pas sévère, c'est très lucide, au contraire.
24:10C'est un garçon talentueux, à son âge c'est absolument formidable.
24:13– Et vous êtes plutôt idéologiquement plus proche que lui
24:16puisque je vous ai entendu notamment quand Marine Le Pen était chez nos amis
24:20et confrères des Grandes Gueules sur RMC,
24:24dénoncer les propos qu'avait tenus Marine Le Pen sur la question de l'immigration,
24:29sur la question du voile de l'islam.
24:30Vous êtes plus proche de Jordan Bardella qu'on dit sur une ligne identitaire que Marine Le Pen ?
24:34– Je vais vous dire, je ne sais pas ce que pense Jordan Bardella.
24:37Je vois ce qu'il peut dire dans des soucis tactiques,
24:40ceci, cela, pour élargir le champ d'action du Rassemblement national.
24:46Mais Jordan Bardella est aux ordres de Marine Le Pen.
24:48C'est Marine Le Pen qui commande.
24:49Il n'y a pas d'autonomie à ce niveau-là.
24:52C'est Marine Le Pen qui dirige et Jordan Bardella qui applique.
24:56Maintenant, mon désaccord avec Marine Le Pen, il est profond.
25:01Il est, je l'ai encore vu, je crois que c'était chez vous, au Grandes Gueules,
25:05dire que de nouveau, ce qu'elle avait déjà dit d'ailleurs,
25:08que l'islam était compatible avec la République,
25:11qu'elle distinguait entre l'islam et l'islamisme.
25:14– Et ce n'est pas la même chose, l'islam et l'islamisme, Éric Zemmour ?
25:16– C'est exactement la même chose, d'ailleurs.
25:17– C'est une religion et l'islamisme est un dévoiement politique d'une religion
25:23qui est utilisée comme étant un projet de société.
25:26C'est dire à ceux qui nous regardent ce soir,
25:27et Éric Zemmour, on a déjà eu cet échange des tonnes de fois,
25:30et donc on peut le réavoir une nouvelle fois,
25:31et à chaque fois, je suis obligé de préciser les choses.
25:33– Mais préciser.
25:33– Pour ceux qui sont de confession musulmane ce soir,
25:35et à qui on dit, en fait, la religion que vous pratiquez au quotidien,
25:37et l'islamisme, c'est la même chose, c'est offensant pour ceux qui nous regardent ?
25:39– Ce n'est pas du tout offensant.
25:40Alors je vais vous dire, je vais vous dire quelque chose.
25:44L'islam et l'islamisme, pardonnez-moi, pardonnez-moi !
25:47– Pour un chrétien, quelqu'un qui a sa foi chrétienne,
25:52on ne l'assimile pas à des massacres qui peuvent être commis
25:55au nom d'une vision dévoyée, et d'une sorte de pureté.
26:00– D'abord, l'islamisme, ce n'est pas des massacres.
26:02Ce n'est pas seulement des gens qui massacrent.
26:04– Vous voulez dire par là, vous, et Marine Le Pen,
26:07puisque vous êtes d'accord avec Marine Le Pen.
26:09– Je ne suis pas d'accord avec Marine Le Pen.
26:09– Si, si, vous êtes d'accord, mais ce n'est pas grave, vous avez le droit.
26:12Toute la classe politique est d'accord avec Marine Le Pen,
26:14M. Retailleau est d'accord.
26:15– C'est bien la première fois qu'on me dit ça, mais c'est intéressant.
26:17– Mais oui, mais oui, mais oui.
26:18– J'essaie juste de mettre un peu de contradictions dans l'exercice de l'interview.
26:20– Mais ce n'est pas grave, vous avez le droit, mais j'ai le droit de répondre.
26:23– Mais vous avez le droit.
26:23– Donc d'abord, islam et islamisme sont deux noms synonymes.
26:28Ils sont créés pour cela, premièrement.
26:30Et la sémantique n'est pas négligeable.
26:33Deuxièmement, on ne fait de différence que depuis justement 79.
26:36On a parlé de l'Iran tout à l'heure, c'est justement après la révolution iranienne.
26:41Troisièmement, et vous avez très bien dit, vous avez dit les chrétiens.
26:44Vous croyez, comme Marine Le Pen, comme M. Retailleau, comme d'autres,
26:48que selon la belle formule de Rémi Braque, qui est un grand spécialiste de l'islam,
26:52l'islam est le christianisme des Arabes.
26:54C'est faux.
26:55L'islam n'a jamais fait la différence entre le spirituel et le temporel,
27:00entre le religieux et le politique.
27:01Donc, la religion musulmane est par essence politique.
27:05C'est l'est comme ça.
27:06Et les musulmans le savent.
27:07– Et là encore, Éric Zemmour, sur les plus de 5 millions de Français musulmans.
27:12– Non, non, non, arrêtez.
27:13– Mais non, mais pardon, Éric Zemmour, arrêtez.
27:14– Mais c'est pas une question d'Arcom, Éric Zemmour, c'est une question de contradiction dans l'interview
27:20et de ceux qui sont de confession musulmane qui nous regardent ce soir.
27:22– Écoutez, ça y est, l'Arcom est content de vous, maintenant vous allez me laisser parler.
27:24– Mais c'est pas l'Arcom, arrêtez.
27:25– Si, si, c'est l'Arcom, je connais, je fais de la télé avant vous.
27:28Donc je connais le cirque de la maîtrise de l'antenne.
27:30– Il n'y a pas de cirque, Éric Zemmour, il n'y a pas de maîtrise de l'antenne.
27:32– Maintenant, je vais continuer.
27:33Je continue puisque j'ai le droit de répondre quand même.
27:35– Si je vous pose la question, oui.
27:37– Bon, Madame Le Pen dit, il faut interdire le voile, vous êtes d'accord ?
27:42Et en même temps, elle dit, la religion musulmane n'y a aucun problème.
27:47Sauf que le voile est prévu par la religion musulmane.
27:49– Et c'est une contradiction du programme de Marine Le Pen.
27:51– Eh oui, mais pourquoi ? Pourquoi c'est une contradiction ?
27:54Parce qu'elle ne comprend pas ce qu'est l'islam, comme vous.
27:57Parce que vous ne savez pas que l'islam, c'est l'islamisme,
28:00et c'est incompatible avec la République française,
28:03parce que la République française, c'est liberté, égalité, fraternité.
28:06Or, l'islam, c'est soumission, inégalité,
28:09hommes et femmes, infidèles et musulmans,
28:12et fraternité uniquement avec les musulmans.
28:15Et je finis.
28:17Moi, je distingue, parce que c'est important,
28:18vous avez dit les musulmans qui regardent.
28:20Alors moi, je vais leur parler aussi.
28:22Moi, je distingue entre l'islam et les musulmans.
28:25C'est-à-dire que je dis aux musulmans,
28:27je connais votre religion, comme vous la connaissez,
28:30et vous savez que c'est la même chose, l'islam et l'islamisme.
28:32Sauf que, je vous demande de ne pas pratiquer l'islam,
28:37comme on l'a pratiqué dans les pays musulmans depuis mille ans.
28:40C'est-à-dire, la religion, c'est à la maison,
28:43et pas dans l'espace public.
28:44Et deux, donc pas de voile dans l'espace public, entre autres.
28:47Et deuxièmement, les français qui ne sont pas musulmans sont vos frères.
28:51C'est très important.
28:53Et vous voyez, une dernière chose.
28:56L'apostasie, vous savez ce que c'est ?
28:57C'est le changement de religion.
28:59Les musulmans n'ont pas le droit de changer de religion sous peine de mort.
29:01Est-ce que vous considérez, Benjamin Duhamel,
29:03et je poserai la question à Marine Le Pen si elle était là,
29:06que c'est compatible avec la République ?
29:08Est-ce que c'est l'islamisme ?
29:09Vous pensez que les musulmans et les musulmanes de France
29:11défendent l'idée d'un crime d'apostasie ?
29:15Que les plus de 5 millions de français musulmans et de français musulmanes
29:19défendent le fait que l'apostasie soit condamnée comme un crime ?
29:22C'est écrit dans le Coran, donc c'est accepté par tous les musulmans.
29:25Et Benjamin Duhamel, faites votre boulot de journaliste.
29:28Demandez aux journalistes de BFM
29:30d'aller enquêter auprès des gens
29:32qui se convertissent au christianisme
29:34alors qu'ils sont musulmans.
29:35Et vous verrez leur sort.
29:37Faites votre boulot.
29:38Mais je crois que je fais mon boulot, Éric Lemour.
29:39Et j'aurais aimé encore vous poser une ou deux questions,
29:41mais je vous réinviterai.
29:43Et en tout cas, il n'y a pas sur ce plateau
29:45ni de contradiction qui est faite pour l'ARCOM ni de maîtrise.
29:48Il y a un échange.
29:48Il est vif.
29:49Je vous ai répondu.
29:50Et je réponds.
29:51Merci, Éric Lemour.
29:52Et c'est terminé.
29:53On n'a plus le temps d'annoncer la pluie.
29:54C'est vraiment important.
29:55En quelques secondes.
29:55En une seconde.
30:00dont 88% des électeurs du Rassemblement National
30:03et 90% des électeurs de LR
30:05pensent comme moi
30:06que l'islam n'est pas compatible avec l'ARCOM.
30:08Merci, Éric Lemour d'être venu nous voir
30:10dans Tout le monde veut le savoir.
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