00:01Sud Radio, oser entreprendre, Thomas Binet.
00:04Bonjour Thomas.
00:05Bonjour Laurence.
00:06Au sommaire d'oser entreprendre ce matin.
00:08Et bien Laurence, si je vous dis faire du ciel le plus bel endroit de la Terre, ça vous rappelle quelque chose ?
00:12C'est Air France, Laurence.
00:13Alors on va rencontrer la saga d'Air France pour commencer notre rendez-vous dominical.
00:17Et si dîner avec des inconnus était plus sympa que dîner avec ses proches,
00:20notre grand témoin Astrid Bofis, fondatrice de Dixner,
00:23le leader des expériences sociales et culinaires basé sur des tests de personnalité,
00:27elle vient nous expliquer en quoi ça consiste.
00:29Et puis je vous propose de terminer avec un conseil.
00:33Est-ce qu'une entreprise doit avoir recours à l'externalisation de certaines de ses fonctions ?
00:37Voilà, puis on commence comme vous venez de le dire avec la saga de la semaine.
00:40Thomas en partenariat avec le magazine Entreprendre.
00:42Direction donc le ciel avec une saga à la française, Air France, comme vous le dites.
00:46Derrière ce nom, une véritable aventure humaine et industrielle.
00:49Alors Thomas, ça a commencé comment en fait ?
00:51Ça commence en 1909.
00:53La compagnie générale transaérienne propose des promenades en dirigeable ou en hydravion.
00:58Imaginez un peu le parcours.
01:00Et puis après la première guerre mondiale, c'est l'effervescence.
01:03Des lignes s'ouvrent vers l'Espagne, l'Afrique, jusqu'en Asie.
01:06Mais à l'époque, c'est une autre ambiance.
01:08On voyage sur des sièges en osier, dans des avions qui sentent l'huile de ricin.
01:11Et il faut du courage.
01:12Passagers comme pilotes partagent une véritable aventure.
01:15Oui, forcément, on est loin du confort d'aujourd'hui.
01:17Alors, à quel moment Air France voit-elle le jour ?
01:19Le 30 août 1933.
01:21Sous l'impulsion du ministre de l'Air, cinq compagnies françaises fusionnent.
01:24Et lors d'une conférence de presse, un journaliste a cette idée toute simple.
01:27Pourquoi pas Air France ?
01:29Le nom est adopté dans la foulée.
01:30Le logo également.
01:31Un cheval ailé surnommé la crevette par les équipages.
01:35Et en quelques années, la compagnie s'impose et devient l'un des plus grands réseaux aériens au monde.
01:40Jusqu'à transporter plus de 100 000 passagers dès 1938.
01:44Voilà, puis arrive forcément la seconde guerre mondiale.
01:46Comment Air France va-t-elle traverser toute cette période ?
01:49Comme pour beaucoup d'entreprises, c'est une période très sombre.
01:51Les vols sont arrêtés ou très limités.
01:53Mais dès la libération, Air France renaît de ses cendres nationalisées en 1945.
01:58Et le 1er janvier 1946, elle reprend son envol.
02:01Cette même année, elle inaugure sa ligne Paris-New York
02:04et entame une véritable conquête des cieux qui n'a jamais cessé depuis.
02:07Il faut peut-être rappeler quand même qu'Air France n'a pas toujours volé en sel bleu.
02:10Non, c'est ça absolument.
02:12Après avoir connu son âge d'or dans les avions à réaction,
02:15comme la Caravelle ou le légendaire Concorde,
02:17la compagnie traverse de très gausses turbulences dans les années 90.
02:21En difficulté financière, elle feront même la faillite
02:23et doit être recapitalisée par l'État français.
02:26Mais Air France va redresser la barre et renaître de ses cendres
02:29grâce notamment à une fusion historique en 2004
02:32avec la compagnie néerlandaise KLM, formant un géant du ciel européen.
02:36L'arrivée de Ben Smith comme PDG va donner un nouvel élan à la compagnie.
02:40Aujourd'hui, Air France KLM est toujours le leader européen.
02:43Allez, on passe ça à votre témoin de la semaine.
02:45Thomas, nous sommes avec Astrid Bofis, fondatrice de Dixner,
02:48qui a été créée en 2023.
02:50Elle réunit 10 inconnus autour de dîners et d'événements exclusifs
02:53afin de créer de nouvelles rencontres.
02:55Bonjour Astrid Bofis.
02:56Bonjour.
02:57Astrid Bofis, vous avez travaillé 10 ans durant dans le domaine de la mode.
03:01Lors de votre dernière expérience, vous subissez du harcèlement,
03:05burn-out et vient le confinement.
03:07Nous sommes en 2020.
03:09Tout à fait.
03:10Tout à fait.
03:10Une expérience qui s'est finie malheureusement,
03:13mais qui m'a complètement aidée dans ma démarche suivante
03:17de reprendre confiance en moi et surtout de reprendre confiance aux autres.
03:20Et de vous transformer au point de venir entrepreneuse.
03:23Nous sommes début 2022.
03:25Vous créez une marque de foulard, Gachette,
03:28que vous arrêtez malgré tout un an après.
03:29Tout à fait.
03:30Le barillet de la revanche était acté.
03:34C'était une première expérience dans l'entreprenariat,
03:37mais que j'ai dû du coup cesser dès que j'ai lancé Dixner,
03:40parce que ça a été tout de suite une belle effervescence.
03:44Alors justement, on va parler de Dixner.
03:45Ça arrive en mai 2023.
03:48Pourtant, vous n'étiez pas donc prédestinée à devenir entrepreneuse.
03:51C'est le fil des événements personnels et professionnels
03:54qui ont décidé ça.
03:54Exactement.
03:55En fait, j'ai décidé de puiser dans mes réserves, dans mon énergie.
04:00Et puis, je me suis surpassée.
04:01Je me suis dépassée.
04:03Et surtout, ça m'a beaucoup aidée dans la résilience
04:05que de me faire confiance.
04:07Alors, on va s'intéresser justement à Dixner.
04:09Concrètement, Astrid Beaufis, c'est quoi votre concept ?
04:13Mon concept, c'est de réunir des personnes qui ne se connaissent pas,
04:16au nombre de dix, mais qui sont faits pour se revoir.
04:19Donc, on s'enregistre sur notre site internet
04:21et on répond à un rapide questionnaire.
04:23Et notre personnalité va nous faire rencontrer des personnes
04:25avec lesquelles nos chemins ne seraient pas forcément croisés.
04:29Alors, comment est venue l'idée ?
04:30L'idée est très simple.
04:31J'avais envie d'élargir mon cercle d'amis.
04:33Je me sentais un petit peu isolée par mes expériences passées,
04:36aussi bien physiquement que mentalement.
04:39Et puis, j'avais envie d'embrasser ma santé mentale
04:41en faisant de nouvelles rencontres,
04:42en ayant des sujets de discussion qui changeaient,
04:45qui me sortaient de mon quotidien.
04:46Et de là, je me suis dit, comment je fais ?
04:48À l'époque, il n'existait que des applications de rencontres amoureuses.
04:51Étant déjà entourée et mariée,
04:53ce n'était pas pour moi le choix décisif.
04:55Donc, j'ai préféré créer mon propre concept.
04:57Alors, vous êtes présente dans 42 villes
04:59et c'est des villes quand même assez importantes
05:00parce que 80 à 90 000 personnes,
05:02c'est le ticket d'entrée, entre guillemets, de la ville pour organiser un...
05:05Tout à fait.
05:06Et aussi, ce n'est pas parce que dans une grande ville
05:08qu'on ne va pas se sentir seul.
05:09Bien au contraire, on en a beaucoup la preuve.
05:11En France, un Français sur deux se sent seul.
05:14Donc, le choix des villes se fait par la superficie
05:17et puis aussi par tous les médias qui peuvent relayer l'information
05:21parce que du coup, la croissance est plus simple.
05:24Alors, notoirement, vous avez répondu à une demande
05:26puisque vous avez organisé quand même plus de 1 000 dîners en deux ans.
05:29Oui, tout à fait.
05:30Plus de 1 500 même.
05:30Même 1 500, oui.
05:31En fait, ça change tous les jours
05:33puisqu'on fait entre 10 et 15 expériences par semaine.
05:35D'accord.
05:36Plus de 20 000 personnes ont tenté l'expérience.
05:38Donc, du coup, ça a dû augmenter un peu aussi.
05:40Et alors, ce qui est intéressant, c'est qu'on peut penser
05:43que c'est une opportunité.
05:45On y va une fois, on n'y retourne pas.
05:46Non, c'est 65 % de renouvellement.
05:49Exactement.
05:49Il y a de la récurrence chez Dixner.
05:51Il y a de la rétention.
05:52Et on fait tout justement pour multiplier les plaisirs,
05:56pour que les personnes qui ont déjà fait 2-3 expériences
05:58sous forme de dîner puissent venir aussi faire un karaoké,
06:01un brunch, ce qu'ils ont envie de faire
06:03au moment où ils ont envie de le faire.
06:04Alors, ce qui m'a interpellé aussi dans les chiffres
06:05que j'ai lus sur Dixner, c'est que c'est 70 % de femmes qui...
06:09Tout à fait.
06:10Et ça, c'est surprenant, non ?
06:12C'est surprenant, mais c'est expliqué par le côté safe place
06:15qu'on a mis en place, c'est-à-dire qu'il y a la présence
06:17d'un ambassadeur.
06:19Il y a l'effet de groupe aussi, 10 personnes.
06:21C'est sécurisant, vous voulez dire ?
06:21Tout à fait.
06:22Et puis l'espace privatif aussi, on se sent en sécurité.
06:26Alors, qu'est-ce qui vous a laissé penser,
06:29quand vous avez lancé Dixner, que ça pourrait être un succès ?
06:32Vous avez eu des indicateurs, quelque chose qui vous a aidé à penser ça ?
06:35En fait, je me suis dit que mon ressenti ne devait pas être isolé.
06:38Donc après, j'ai fait aussi des recherches, je ne suis pas tombée de l'arbre,
06:42mais je me suis rendue compte que ce que je ressentais,
06:45je n'étais pas la seule.
06:46Et puis les temps sont durs, on a un climat qui est assez anxiogène.
06:50Donc je me suis dit que faire se réunir des gens
06:52pour passer des bons moments, ce n'était pas si bête.
06:55Alors, vous vous présentez comme le leader des expériences matchées,
06:58c'est votre slogan, mais ça ne se résume pas quand même qu'il y a des dîners,
07:02parce que c'est quand même ce qu'on met en avant,
07:03mais vous avez une palette de propositions à faire.
07:05Tout à fait, on va même de 19 euros à 140 euros
07:08en proposant justement des expériences diverses et variées.
07:11On va du karaoké au brunch, au simple apéro,
07:14mais toujours avec 10 personnes,
07:16toujours avec la présence d'un ambassadeur,
07:17on fait aussi des ateliers créatifs.
07:19Ce qu'on a envie, c'est que les gens sortent de chez eux,
07:21lâchent les écrans et fassent de belles rencontres,
07:23mais dans le réel cette fois.
07:25Mais ce n'est pas forcément pour trouver l'âme sœur, c'est ce que vous dites.
07:27Tout à fait, ce n'est pas pour trouver l'âme sœur,
07:29ce n'est pas ce qu'on propose.
07:31En revanche, évidemment, ça arrive parce qu'on est dans un endroit assez sain,
07:35les discussions sont générées par l'envie de faire connaissance,
07:39donc on est nous-mêmes, il n'y a pas de photo à l'entrée,
07:41on n'est pas swipé, c'est du réel.
07:43Et vous vous présentez, vous, comme architecte de la convivialité.
07:47Alors, c'est intéressant le terme, expliquez-nous.
07:49Oui, en fait, il faut des fondations solides,
07:52ça c'est la confiance, c'est la motivation.
07:54Et puis ensuite, oui, on construit des belles relations,
07:58on génère des belles histoires et on les encourage à durer.
08:01Alors, vous avez donné la notion de prix, la fourchette de prix.
08:04Pour un dîner, c'est combien en revanche ?
08:05C'est 80 euros, et c'est entrée, plat, dessert, un apéritif et du vin à table,
08:10avec bien sûr les versions sans alcool et végétarienne.
08:12On s'adapte à tout le monde.
08:13Alors, vous avez évoqué le fait qu'ils sont 10 autour d'une table,
08:15concrètement, quand c'est un dîner, dont un ambassadeur.
08:18C'est qui cet ambassadeur ?
08:19Un ambassadeur, c'est un ancien convive à qui j'offre l'expérience,
08:22qui va être mes yeux et mes oreilles à table,
08:25pour me permettre de m'améliorer, améliorer le matching.
08:27Il va me faire un retour sur l'expérience, si nécessaire.
08:31Et ça va me permettre de l'améliorer, de peaufiner.
08:35Et c'est indispensable pour nous.
08:37Puis ça participe surtout au côté safe place,
08:39qui est pour nous un tampon premium et de qualité chez nous.
08:43Alors, vous êtes devenue entrepreneuse.
08:44C'est quoi l'avenir, la projection que vous faites sur Dixner
08:47dans les quelques années qui viennent ?
08:48J'imagine que vous avez un plan stratégique.
08:50Ah oui, j'espère que ça va durer jusqu'à ce que je sois très très vieille.
08:53D'accord.
08:54L'expansion, on aimerait aussi grandir, croître, mais de façon...
09:00L'international ?
09:00Oui, oui, oui.
09:01Mais pour l'instant, on se concentre sur la France,
09:03parce que c'est notre terrain de jeu.
09:04Déjà, on a la plus grosse base de données,
09:06puisqu'on est aussi présents dans d'autres villes hors frontières.
09:09Mais on aime dupliquer ce qu'on sait faire déjà en France.
09:11On est un peu chauvin.
09:13Et voilà, on s'amuse.
09:14Et puis, l'avenir nous fera aller un petit peu plus loin.
09:18Mais pour l'instant, on se concentre sur ce qu'on sait faire ici.
09:21Merci à vous, Astrid Beaufis.
09:22Merci beaucoup.
09:24Merci beaucoup.
09:25Puis ça intéresse nos auditeurs.
09:26Tris Dixner, voilà, sur Internet.
09:30Allez tout de suite, on passe aux essentiels de l'entrepreneuriat.
09:32Bruno, le spécialiste des fournitures et de l'équipement pour les professionnels présentes.
09:38Sud Radio, oser entreprendre, les essentiels de l'entrepreneuriat.
09:43Alors, Thomas, on parle d'un sujet qui intéresse particulièrement les petites entreprises,
09:46l'externalisation.
09:47Pourquoi, selon vous, une petite entreprise aurait-elle envisagé d'externaliser certaines fonctions ?
09:52Laurent, c'est simple, parce que lorsqu'on démarre une petite entreprise,
09:55on a souvent tendance à vouloir gérer soi-même toutes les tâches,
09:58de peur de perdre le contrôle.
10:00Cependant, l'externalisation peut offrir de nombreux avantages.
10:03Par exemple, imaginons un artisan qui fabrique des meubles.
10:05Plutôt que de passer des heures à gérer des tâches,
10:07comme la comptabilité ou la création de son site web,
10:10il pourrait confier ses missions à des experts.
10:12Cela lui permettrait de se concentrer sur son cœur de métier,
10:15là où il peut vraiment apporter de la valeur.
10:17Alors, est-ce que c'est vraiment rentable ?
10:19Parce que ça peut sembler coûteux à première vue.
10:21Non, au contraire, cela peut être plus économique que d'embaucher d'abord un salarié à temps plein.
10:25L'externalisation permet de ne payer que pour les services dont vous avez réellement besoin,
10:30sans les coûts fixés et liés à un salariat,
10:34comme les charges sociales ou l'aménagement d'un bureau.
10:36De plus, les experts extérieurs, dans les domaines comme la gestion des réseaux sociaux ou la comptabilité,
10:41peuvent prévenir des erreurs coûteuses et offrir une expertise pointue
10:44qui améliore l'efficacité et la qualité des services.
10:47Alors, comment savoir quelles fonctions externaliser dans ce cas-là ?
10:50Il est important de commencer par identifier les tâches chronophages
10:53qui ne sont pas directement liées à l'activité principale de l'entreprise.
10:57Des fonctions comme la gestion de la paye, la stratégie marketing ou même la logistique
11:00peuvent être confiées à des prestataires spécialisés.
11:03Il faut choisir d'un partenaire qui possède l'expertise requise et qui partage vos objectifs.
11:09La clé réside dans une communication claire et une gestion de la relation basée sur la confiance.
11:13Merci beaucoup Thomas.
11:15Allez, on se retrouve dans quelques instants sur Sud Radio avec bien sûr Oser Investir
11:18pour parler investissement en immobilier neuf.
11:21A tout de suite.
11:22Merci.
11:22Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
Commentaires