00:00On parlait il y a quelques instants du dispositif massif de sécurité sur les Champs-Elysées en prévision de la finale PSG Inter de Milan, finale de la Ligue des Champions.
00:10Et puis, il y en a un peut-être qui a trouvé la parade, enfin qui pense l'avoir trouvé contre l'insécurité.
00:16Gérald Darmanin, il relance un vieux débat.
00:19Si vous voulez une société sécure, il faut de la reconnaissance faciale.
00:23Je vous propose d'écouter le garde des Sceaux, il était l'invité du présentateur Guillaume Plais dans l'émission Légende, c'était le 4 mai dernier.
00:31Si vous voulez une société sécure, il faut de la reconnaissance faciale par exemple.
00:34Parce que les gens disent à Roissy, on met une heure et demie pour passer.
00:36Oui, super.
00:37À Dubaï, on met dix minutes.
00:38Oui, mais à Dubaï, il y a la reconnaissance faciale.
00:40On a votre tête, on sait votre identité, quel est votre casier judiciaire, est-ce que vous êtes recherché ?
00:44Pourquoi on ne la met pas ?
00:45Parce qu'il y a en France une paranoïa sur la technologie, les libertés publiques, la question des fichiers, c'est une autre société.
00:53Jules Torres, il est un petit peu viré de bord quand même, Gérald Darmanin, parce que si j'ose dire, changement de cas, c'est mieux peut-être.
01:02Fin 2022, il disait, je ne suis pas sûr qu'il faille la reconnaissance faciale, ça pose des questions de quel type de société on veut.
01:10Manifestement, maintenant il est pour.
01:12Moi, je mettrais des grosses réserves sur la société de surveillance.
01:15Mais je pense qu'on peut avoir la protection tout en redoutant Big Brother.
01:19On a beaucoup parlé hier, par exemple, de la décision de la CNIL d'interdire certaines caméras de vidéosurveillance à Nice qui étaient censées protéger les 28 000 écoliers niçois.
01:31Ce sont des caméras de vidéosurveillance qui ne reconnaissaient pas les visages, qui ne reconnaissaient même pas les plaques des voitures,
01:38mais seulement les comportements suspects que pourraient avoir certaines voitures qui rôdent autour des voitures.
01:43Donc la question de la reconnaissance faciale, moi, je veux bien qu'on ait ce débat-là.
01:47En revanche, le risque, c'est la systématisation et le fait qu'on vive dans une société où tout est regardé, tout est contrôlé.
01:56Et moi, j'ai toujours très peur, je n'ai pas une crainte farouche que M. Darmanin surveille tous mes faits et gestes.
02:04En revanche, je sais que si d'autres personnalités prenaient le pouvoir, pas avec forcément les mêmes idées et les mêmes vues sur la société que M. Darmanin,
02:14eh bien là, je ne voudrais pas vivre dans cette société-là, dans cette société de surveillance.
02:21Donc c'est quelque chose, c'est un débat qu'il faut avoir, mais il faut le faire avec une main tremblante, puisque ça peut avoir des conséquences terribles.
02:29Et je crois, et pour parler de Big Brother, qu'il y a beaucoup d'auteurs qui ont documenté cela et qui ont averti sur ce potentiel risque.
02:36Alors, je vous rassure, Jules Torres, la main tremble déjà, surtout du côté de l'Europe.
02:40Je ne vais pas prendre à l'avocat Gilles-William-Goldanel tous les textes.
02:45RGPD européen, Informatique et Liberté, Directive Police-Justice, on n'y est pas encore à la reconnaissance faciale.
02:52Non, je ne partage pas du tout les craintes de Jules Torres.
02:54Pardon. Moi, ce que je crains, c'est la société qui existe déjà, et qu'on décrivait il y a dix minutes, avec des commerçants qu'on est obligés de fermer,
03:07et à qui, effectivement, on empêche la liberté du commerce.
03:11La vraie société que je crains, elle exige déjà, et on en est là. De vous à moi.
03:17Je la crains également, Jules William.
03:19Si je peux continuer, Jules, s'il te plaît.
03:23Ça ne me dérange pas du tout.
03:24Ça ne me dérange pas du tout qu'à Nice, à Rouen ou à Paris, quand je suis à l'extérieur.
03:30Je vous parle à lui à l'extérieur.
03:32Ça ne me dérange pas du tout qu'on voit ma tête, rue de Bassano.
03:36J'en ai strictement rien à faire.
03:37J'ai rien à me reprocher, d'accord ?
03:39Je partage votre avis, mais Jules, si je me fais votre interprète, n'est-ce pas ?
03:43C'est éventuellement... Dans un régime démocratique, ça va.
03:46C'est peut-être l'usage qu'on pourrait en faire.
03:50On en parlera demain.
03:51Et le régime non démocratique, il ne vous demandera pas la permission pour le faire également.
03:58Ce n'est pas un problème pour lui.
03:59Donc, très sincèrement, de la même manière, dans les aéroports, ça ne me dérange pas qu'on sache que j'étais à Munich il y a 15 jours,
04:07et que j'irais à Tel Aviv dans 15 jours, 3 semaines, où effectivement, il y a déjà la reconnaissance faciale.
04:13Donc, pardon, mais je crains infiniment plus la société dans laquelle je suis que la société Big Brother dont on me menace.
04:23Jules Thorez, d'ailleurs, on l'a fait un petit peu pendant les Jeux Olympiques.
04:26Il y avait une loi, justement, qui a mis en oeuvre des algorithmes.
04:31On voulait la poursuivre, mais le Conseil constitutionnel a dit non, avec un amendement.
04:36Je crois, et je pense que J.Louiam sera d'accord avec moi, que les solutions pour régler le problème de l'insécurité,
04:42le problème qui sont posés par le chaos migratoire, elles sont nombreuses.
04:46Et je pense qu'il y en a un certain nombre qui sont avant la reconnaissance faciale pour lutter contre l'insécurité.
04:52Je l'entends bien, c'est un sujet...
04:54Ce n'est pas fromage ou dessert.
04:55Non, le temps, c'est un outil.
05:00C'est un outil.
05:02En revanche, je pense qu'on peut s'éviter d'être dans une société de surveillance avec d'autres solutions.
05:08Par exemple, la fin des flux migratoires.
05:11Parce qu'on sait que l'insécurité aussi est un...
05:14Et prend son... comment dire...
05:17C'est peut-être plus difficile à mettre en oeuvre, quand même.
05:19De ?
05:20De maîtriser les flux migratoires que de...
05:22Donc ce serait plus difficile d'arrêter les flux migratoires que de mettre des caméras partout pour surveiller notre société.
05:28Moi, je ne pense pas, je ne fais pas partie de cette paroi.
05:31Vous avez plein de choses à cacher, c'est pour ça.
05:32M. Golanel, sans doute, ai-je beaucoup de choses à cacher.
05:36En revanche, je pense que pour lutter contre cette société ensauvagée, cette société violente,
05:41il y a des dizaines et des dizaines de solutions que les politiques n'ont jamais voulu aborder.
05:46Des propositions de loi qui, parfois, ont été votées à l'Assemblée, au Sénat et qui n'ont jamais été abordées à l'Assemblée nationale.
05:55Avant de poser cette question de la reconnaissance faciale, je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de sujets,
06:00beaucoup de solutions et beaucoup de propositions qui pourraient être mises sur les débats publics
06:04avant de tous nous surveiller et de mettre des caméras partout.
06:08Moi, je n'ai pas du tout envie de vivre dans une société où il y a des caméras partout.
06:10Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve, dans la ruralité, il n'y a pas de caméras de vidéosurveillance.
06:16Parce qu'il n'y a pas besoin de caméras de vidéosurveillance.
06:18Moi, je viens d'une ville, d'une station balnéaire qui s'appelle les Sables d'Olonne,
06:21il n'y a pas de caméras de vidéosurveillance. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'insécurité.
06:24En tout cas, moins que dans...
06:26Vous savez aussi bien que moi qu'il y a certains...
06:28Voilà, Crépaule, ce n'est pas une grande ville.
06:31Par exemple, Crépaule, ce n'est pas une grande ville.
06:33Non, ce n'est pas une grande ville.
06:34En revanche, les profils des personnalités de Crépaule, je pense qu'on aurait pu éviter cela,
06:41par exemple, en accueillant moins d'immigrations incontrôlées, qui est le terreau de cette insécurité.
06:48Messieurs, on avance un petit peu.
06:49Je voulais vous faire réagir à ces propos d'Emmanuel Macron.
06:53Conférence de presse aujourd'hui à Singapour.
06:54La reconnaissance d'un État palestinien n'est pas simplement un devoir moral,
06:58mais une exigence politique.
07:00Écoutez, Emmanuel Macron.
07:00La création d'un État palestinien consécutive à la libération des otages,
07:06à la démilitarisation du Hamas, à la non-participation du Hamas dans celui-ci,
07:10à la réforme de l'autorité palestinienne,
07:12mais d'un État palestinien qui reconnaîtra Israël, son droit à vivre en sécurité,
07:16et la création d'une architecture de sécurité dans toute la région,
07:20sont le seul aboutissement souhaitable pour la sécurité de tous.
07:24Et donc, c'est pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique.
07:28J'ai Louis-Hilliam Gondalen, on a du mal à comprendre où veut en venir Emmanuel Macron,
07:33parce qu'il faut quand même être clair, il énumère plusieurs conditions.
07:38D'ailleurs, Marine Le Pen disait ce matin qu'elle n'était pas d'accord.
07:42D'ailleurs, je vous propose de l'écouter avant d'en débattre.
07:45Écoutez Marine Le Pen.
07:46Je ne suis pas d'accord avec lui pour une raison très simple,
07:48c'est que nous avons toujours défendu la perspective de deux États,
07:54mais en l'occurrence, aujourd'hui, reconnaître l'État palestinien, c'est reconnaître un État Hamas.
08:01Et le Hamas est une organisation terroriste qui est, vous le savez, responsable du pogrom du 7 octobre.
08:08Donc ce serait le faire maintenant, ce serait en réalité donner presque une récompense au Hamas.
08:14Oui, ce que je disais, on a du mal à comprendre où Emmanuel Macron veut en venir,
08:18puisqu'il dit en substance quand même la même chose.
08:20Il souhaite que le Hamas parte avant cette reconnaissance.
08:23Donc qu'est-ce qu'il fait ? Il fait une forme de démagogie, il est dans l'air du temps ?
08:27M. Macron dit n'importe quoi à toute heure, et quelquefois il change d'avis d'une heure à l'autre.
08:34Je me permets de vous rappeler qu'il voulait créer un front contre le Hamas.
08:40Et maintenant, il veut créer un front contre Israël, avec des sanctions.
08:46Les Européens devraient durcir la position collective.
08:49Voilà, c'est quelqu'un qui ne marche pas contre l'antisémitisme, n'est-ce pas ?
08:53Parce qu'il a peur des banlieues.
08:56Ça fait longtemps, encore une fois, que j'ai renoncé à l'écouter.
09:03Mais je pense qu'il est dans cette perspective-là, je parle donc je suis.
09:10Comme le dernier domaine où il peut encore faire illusion,
09:16c'est le domaine de la politique étrangère.
09:19Il dit que ça ne doit pas être mal, etc.
09:21Mais enfin, pardon, c'est sérieux.
09:23Ce qui se passe entre le Hamas et Israël, ce n'est pas des chamailleries.
09:28C'est extrêmement grave.
09:31Et j'observe.
09:32C'est vrai que le timing interroge de reparler.
09:34D'ailleurs, il va aller en Arabie Saoudite sur cette conférence internationale.
09:38Est-ce qu'il y a un...
09:39Pardon, il s'est passé quelque chose.
09:41Très bizarrement, l'audiovisuel de service public n'y fait pas attention aujourd'hui.
09:45Le Hamas a refusé le cessez-le-feu contre la libération des otages.
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