00:00Avec Stéphanie Demiurus sur Europe 1, il est 13h18.
00:03Stéphanie, l'heure d'accueillir à vos deux chroniqueurs du jour,
00:05Jules Torres et Gilles-William Gonadel.
00:08Géraldine Hamon, la seule femme qui encourage le PSG avant l'heure !
00:11Bonjour, allez Paris !
00:12Vous êtes taquin quand même, Jules Torres.
00:15C'est pas possible, vous êtes intenable.
00:17Bonjour Gilles Torres.
00:19Bonjour Gilles-William Gonadel, heureusement que vous êtes là pour rapporter.
00:22C'est votre point commun avec Mbappé, c'est que vous perdez à tous les coups.
00:26Mais je regarderai la finale avec grand plaisir.
00:28Non, cela dit, trêve de plaisanterie, c'est quand même pas mal ce qu'il est en train de faire Louis-Henriquet.
00:33Je crois.
00:34Sacré bonhomme.
00:35Il a construit une belle équipe.
00:36C'était un peu compliqué au début, il faut quand même se rappeler que lors des phases de groupe de cette Ligue des Champions,
00:42le PSG est passé quasiment à un match d'être éliminé.
00:45Et puis ensuite, on a vu lors des matchs à élimination directe que le PSG a pu découvrir que c'était une vraie équipe
00:52avec de la force, de la résilience, un esprit d'équipe et puis un beau jeu surtout.
00:57Je crois que c'est ça l'essentiel.
00:58Comme quoi, pas besoin d'avoir de gros stars pour réussir.
01:01Alors j'espère, à défaut d'être devant la télé, que vous n'allez pas faire les courses sur les Champs-Elysées, mon cher Gilles-Louis-Henriquet.
01:06Ça me paraît aussi exclu, malgré mon courage physique proverbial,
01:10mais je ne savais pas qui était Louis-Henriquet.
01:13Non, quand même.
01:14Non, mais compte tenu de ma sagacité, je viens de le comprendre.
01:18Il était temps, sans raison.
01:20Non, mais je n'en tire aucune vanité particulière, c'est ainsi.
01:23Bon, en tout cas, circulation coupée à partir de midi autour de l'étoile.
01:27Donc voilà, comme ça, ça s'est fait.
01:29Et tous les commerces, sauf les hôtels, seront fermés à partir de 19h.
01:34Paris est un petit peu en état de siège.
01:375400 policiers et gendarmes.
01:38Je vous propose d'écouter Laurent Nunez.
01:40Il était ce matin sur Europe 1.
01:42C'est News.
01:42On aura vraiment un très gros dispositif,
01:45avec au total, pour l'agglomération parisienne,
01:475400 effectifs qui seront engagés pour demain soir.
01:50Le dispositif, nous avons coupé la circulation.
01:53Et à partir de 19h, nous fermons tous les établissements.
01:55Nous disposerons le parc de nos véhicules,
01:58CRS, gendarmes mobiles, préfectures de police,
02:00le long des façades des champs, pour protéger les commerces.
02:03Il y aura des policiers ou des gendarmes mobiles
02:05ou des effectifs de la préfecture de police,
02:07sous l'autorité du préfet de police,
02:09qui interviendront à la moindre exaction.
02:10Et on sera extrêmement fermes.
02:12C'est aussi une mise en garde que j'adresse ce matin.
02:15On sera évidemment extrêmement fermes.
02:17Dès lors qu'il y aura des dégradations,
02:18des prises à partie des forces de l'ordre,
02:19il y aura des interventions de police.
02:21Alors évidemment, on ne peut que saluer ces mesures des autorités.
02:26Mais enfin, on marche un petit peu sur la tête.
02:28On a l'impression qu'on est en état de siège,
02:30alors que c'est un match de foot dont il s'agit.
02:32Un match de foot qui n'a même pas lieu dans notre capital.
02:35Oui, c'est vrai. Merci de le souligner.
02:36Il faut quand même le souligner.
02:38Moi, je déplore un petit peu tout ce...
02:40Évidemment, il le faut, c'est nécessaire.
02:42Il faut des policiers dans la rue.
02:44Il faut un dispositif de sécurité pour protéger les Parisiens
02:47et particulièrement également les Franciliens.
02:50En revanche, je déplore,
02:52et ça je pense qu'on l'explique avec Gilles William
02:53à longueur de plateau,
02:55on déplore cette société où règne l'insécurité,
02:59cette société en sauvagée,
03:00où on ne peut rien organiser.
03:02Je vous rappelle quand même qu'il n'y aura pas, par exemple,
03:04de fanzone gratuite à Paris,
03:06alors qu'il en aura en Seine-Saint-Denis,
03:08à Noisy-le-Grand ou à Aubervilliers.
03:09Donc, on est même incapable d'organiser des événements festifs.
03:14En tout cas, à Paris...
03:15Alors, on l'a fait avec les Jeux Olympiques.
03:16On l'a fait avec les Jeux Olympiques,
03:17mais ça a nécessité non seulement des milliards d'euros,
03:20mais un dispositif policier immense.
03:21Je crois que demain, c'est 5500 policiers et gendarmes qui seront là.
03:25Les JO, c'était 55 000,
03:26avec également le recours à l'armée.
03:28Donc, voilà, moi, la question que je me pose,
03:30c'est est-ce qu'on est encore capable d'organiser justement des événements festifs
03:34ou est-ce que les personnes qui voudraient faire de la casse
03:41sont aujourd'hui tellement nombreuses
03:43qu'on est incapable d'organiser tout ça ?
03:44Vraiment, c'est une question que je me pose
03:48et je pense que c'est aussi aux autorités d'y répondre.
03:50Écoutez, justement, les commerçants, eux,
03:52s'inquiètent beaucoup pour samedi soir.
03:55Je ne serais pas du tout détendu ce soir-là
03:56dans les supporters, soi-disant PSG.
04:00Il y a aussi des casseurs qui s'infiltrent
04:02et je n'ai pas envie de revenir en début de semaine
04:03et voir mon bar complètement éventré.
04:05J'ai qu'une hâte, c'est d'être déjà lundi
04:07et que ça soit derrière nous.
04:08On va mettre des palissades en bois tout le long des fenêtres.
04:10C'est à chaque fois le même problème.
04:11J'ai l'impression que la police ne peut rien faire, en fait.
04:15Mais c'est pénible de se dire que peut-être dans l'avenir,
04:17il va falloir installer des grilles à l'extérieur.
04:20Je vois ma collègue de chez Chomé,
04:21elle a déjà installé ses grilles depuis 15 jours.
04:22J'ai Louis-Lamgon-Hallen, aujourd'hui, c'est ça, faire la fête ?
04:26Parce que 1998, c'était quand même assez serein.
04:30On faisait vraiment la fête.
04:31Il y avait une ambiance bon enfant.
04:33Aujourd'hui, on n'y arrive plus.
04:35Oui, j'ai vraiment le plus grand respect pour M. Laurent Nunez.
04:38Il n'y est pour rien dans cette situation.
04:40Mais ça montre l'état des choses.
04:46Là où nous en sommes arrivés.
04:50Et une manière de résignation.
04:55Donc, il est acquis au débat,
04:58alors même que comme la soulignée Jules,
05:01ça ne se passe pas à Paris,
05:04il est acquis au débat,
05:05que quel que soit le résultat,
05:07qu'il soit bon, qu'il soit mauvais,
05:08il y aura suffisamment de voyous dangereux
05:14dans les rues de Paris
05:15pour pouvoir interdire aux commerçants de commercer.
05:21Je ne sais pas si on mesure exactement
05:25le degré de gravité où nous en sommes arrivés.
05:30Laurent Nunez, d'ailleurs, dit clairement qu'il y aura de la casse.
05:32Et il y a une forme, pas de relativité,
05:35mais écoutez justement le préfet de Paris
05:37qui défendait son bilan.
05:39Vous savez, il parlait de la dernière demi-finale.
05:43Écoutez ce qu'il dit.
05:44On est un peu agacé à la préfecture de police
05:45quand on entend dire effectivement
05:46que c'est le chaos pour cette demi-finale.
05:48On a eu malheureusement, et je le déplore,
05:50un commerce pillé.
05:51On a eu trois vitrines de commerce
05:52qui ont été dégradées.
05:54Le mobilier urbain sur les Champs-Élysées
05:55n'a pas été touché.
05:56Les fonctionnaires ont travaillé jusqu'à 4h du matin
05:58pour éviter qu'il y ait des incidents.
05:59Donc non, ce n'était pas le chaos.
06:00Il y a eu des incidents, je le déplore,
06:01ce n'est pas normal.
06:02Mais nous avons été extrêmement réactifs.
06:05Et samedi, on le saura de la même manière
06:07pour éviter les précédents de 2020.
06:09Alors ce qui est extraordinaire maintenant,
06:10c'est que quand il y a des commerces pillés,
06:12quelques voitures brûlées,
06:13ce n'est pas grave.
06:14Enfin, ce n'est pas grave,
06:15mais bon, ça n'a pas l'air d'être...
06:17Non, mais on s'en accommode.
06:20On tolère.
06:22Finalement, on tolère l'intolérable.
06:24Moi, les images que j'avais vues
06:25après la demi-finale
06:27où des gens avaient pris,
06:30vous savez, le périphérique,
06:32quand même parisien,
06:33il était allé dessus,
06:34c'était quand même très dangereux.
06:35Des personnes qui ont été
06:36agressées dans leur propre voiture,
06:38il y a même un footballeur professionnel
06:40qui s'appelle Sacha Bowet
06:41du Bayern de Munich
06:42qui s'est fait arrêter
06:43près des Champs-Elysées
06:44et on lui a dit
06:45« rentre dans ta voiture,
06:47sinon on te casse la gueule ».
06:47Enfin, pardonnez-moi de ces termes-là,
06:49mais moi, c'est ce que j'ai vu
06:49dans cette demi-finale.
06:50Donc, évidemment,
06:51ce n'est pas la faute du préfet Nunes,
06:52bien sûr que non.
06:53Oui, il défend son bilan.
06:54C'est la faute de 40 ans
06:55de recul de l'autorité
06:56où on sait très bien
06:57que quand on agresse quelqu'un,
07:00eh bien, il n'y aura pas
07:01de condamnation par la suite
07:02ou que la condamnation,
07:04si elle intervient,
07:05ne sera pas du tout sévère.
07:08C'est aussi, malheureusement,
07:10l'esprit parfois
07:11d'une culture foot.
07:12L'Union Bordeaux-Bec
07:13l'a gagnée dimanche dernier
07:14ou le week-end dernier
07:14la Ligue des Champions de Rugby.
07:17À Bordeaux,
07:18je n'ai vu aucune casse.
07:19Au contraire,
07:19j'ai vu des images,
07:20moi, qui me faisaient plaisir.
07:20Donc, c'est aussi le problème
07:21de ces personnes
07:22qui, aujourd'hui,
07:24ne sont pas dans le supporterisme
07:25mais sont dans la violence.
07:26Gilles-Louis Lamgananel,
07:27je m'adresse à l'avocat
07:28que vous êtes.
07:29On a des nouvelles, justement,
07:30de ces interpellés,
07:31ces soirs de match qui piquent.
07:33Qu'est-ce qu'ils deviennent ?
07:34Je ne suis pas spécialisé spécialement
07:36sur ce genre d'interpellés.
07:38Une chose est certaine,
07:40je sais bien,
07:42est la lenteur
07:44de la justice française
07:45et sa faiblesse.
07:48Et le dernier épisode en date,
07:49vous savez bien
07:50que c'est le laxisme
07:51par rapport au pauvre Matisse
07:53où l'Afghan
07:55a pris 8 ans de prison.
07:58Et ce qui est extraordinaire...
07:58L'intégration du discernement
08:00et excuse de minorité,
08:02le juge a appliqué la loi.
08:03Oui, enfin,
08:04il aurait pu...
08:05Non, on aurait pu...
08:06On aurait pu lui mettre
08:07déjà 10 ans.
08:09Ce qui était déjà
08:11beaucoup trop peu.
08:12Et ce qui est extraordinaire,
08:13il n'y a aucune critique médiatique,
08:15c'est incroyable.
08:15Il n'y a aucune critique médiatique
08:18véritable contre ça.
08:20Et j'en parlais hier
08:21chez Pro.
08:22Il y a un très grand article
08:24dans le monde
08:25sur le squarnec.
08:25En ce qui concerne le squarnec,
08:27qui lui n'a pas tué.
08:29Je ne suis pas en train
08:29de vous dire
08:29que c'est quelqu'un de formidable,
08:31loin s'en faut.
08:31300 victimes.
08:33Oui, mais il n'a...
08:34Pardon.
08:35Il n'a pas tué.
08:37Il a 74 ans.
08:38Il a pris 20 ans
08:39et c'est le maximum.
08:40C'est quand même pas pareil.
08:41Il n'y a pas tué.
08:42Il n'y a pas tué.
08:42Il n'y a pas tué.
08:43Il n'y a pas tué.
08:43Il n'y a pas tué.
08:44Il n'y a pas tué.
08:44Il n'y a pas tué.
08:45Il n'y a pas tué.
08:46Il n'y a pas tué.
08:46Il n'y a pas tué.
08:46Il n'y a pas tué.
08:47Il n'y a pas tué.
08:47Il n'y a pas tué.
08:48Il n'y a pas tué.
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