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  • il y a 8 mois
Thierry Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur et ancien ministre de l’Économie, était l’invité du Face-à-Face sur RMC et BFMTV de ce jeudi 15 mai. Il a été interrogé notamment sur la réunion qui doit se tenir ce jour à Istanbul pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine.

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Transcription
00:00Lorsque vous voyez les réarmements mis en place aujourd'hui par les différents pays européens,
00:06notamment l'Allemagne qui jusqu'alors, et lorsque vous étiez encore commissaire européen,
00:12brandissait sans cesse les règles budgétaires qui ne laissaient pas déraper le budget,
00:19y compris pour des questions aussi majeures que des questions de réarmement.
00:23Qu'est-ce qui se joue aujourd'hui ? Est-ce que la souveraineté européenne, on s'en donne véritablement les moyens ?
00:28On sait par quoi elle va passer, elle va passer par une autonomie en matière de défense.
00:32Aujourd'hui, c'est clair, on dépend beaucoup trop encore des Etats-Unis, et on le voit.
00:36Donc aujourd'hui, toutes les gesticulations diplomatiques, appelons-les comme ça, auxquelles nous assistons,
00:43elles ont un but à Pauline de Malherme, c'est de ramener les Etats-Unis avec nous.
00:48Celui qui est au centre du jeu, qu'on le veuille ou non, que ça fasse plaisir ou non, c'est Donald Trump.
00:52C'est Donald Trump parce que c'est lui qui fait basculer, y compris par parenthèse dans les autres négociations qu'il y a.
00:58Donc on voit bien que pour nous, tant que nous aurons cette dépendance excessive, eh bien, on ne sera pas souverain.
01:05Donc oui, c'est absolument indispensable.
01:07Ce que, à mon niveau, j'avais commencé à faire avec force pour les satellites, pour les constellations, pour les munitions,
01:16pour l'ensemble du réarmement européen dans sa base industrielle.
01:21Oui, c'est absolument essentiel aujourd'hui d'accélérer.
01:23Alors, on peut se réjouir, il faut se réjouir que, je dirais, enfin, l'Allemagne corrige cette espèce de situation anormale
01:31dans laquelle elle était depuis, notamment, depuis le début des années 2000,
01:34où elle ne dépensait que 1% de son PNB pour la défense.
01:37Il fallait monter à 2, c'est fait maintenant, ils ont pris la décision, il faut s'en féliciter.
01:41C'est 500 milliards d'euros qui vont être mis sur la table.
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