- il y a 10 mois
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00:00Bonjour, c'est un influencien café un peu exceptionnel ce matin, puisque j'ai la chance
00:15de recevoir les fondateurs de Seven Kids, qui est une nouvelle agence média, ça n'arrive pas tous
00:20les jours. Le communiqué de presse est encore chaud, il vient de sortir, et donc on prend un
00:26café avec les fondateurs Thomas Jamais, Régis Langlade et Nathalie Tabot, qui dirigent
00:31Labellium France, puisque cette nouvelle agence Seven Kids va s'adosser au groupe Labellium.
00:38Donc voilà, je suis très honoré d'avoir l'équipe au complet, dès les premières heures
00:46de la journée de ce lancement. Et donc Thomas, pour commencer, quelle est la jeunesse de ce lancement ?
00:54En fait, tu es parti il y a déjà plusieurs mois de Media Brands, il y avait un petit peu
00:59de secret sur tes projets, tu as été assez discret en communication, ce qui ne te ressemble
01:04pas toujours ces derniers mois. Donc, de quand date cette envie entrepreneuriale qu'est la
01:10jeunesse de Seven Kids ?
01:11Bonjour Sébastien, merci de me recevoir ce matin. Effectivement, j'ai pris le temps d'avoir
01:18la certitude de trouver le bon projet. Et donc, ça fait plusieurs mois maintenant
01:24qu'avec Régis, on discute de cette opportunité de créer notre agence. Donc, c'est un projet
01:32entrepreneurial, c'est la rencontre de deux projets entrepreneuriaux pour être très
01:36concret, le nôtre et puis celui de Stéphane Lévy et de Labellium. Donc, avec Régis, on se
01:42connaît depuis 15 ans maintenant, on s'est rencontrés chez Publicis, chez Moxie, que
01:47j'avais créé il y a déjà quelques années. Ensuite, Régis est arrivé dans le groupe
01:54IPG pour me rejoindre, mais plutôt au côté de McCann, puisqu'il était dans la partie
01:59média de McCann. Et puis ensuite, après des entités qu'il a développées, qu'il a montées,
02:05des agences qu'il a créées, parce que c'est un entrepreneur, il m'argent chez
02:08UAM. Et puis, effectivement, sans trop parler du passé, bien sûr, on n'est pas là
02:13pour ça, on est là pour parler d'avenir, mais j'ai choisi de retrouver un petit peu
02:17de l'indépendance. Donc, c'est la discussion que j'ai eue assez rapidement avec Stéphane
02:22Lévy. On s'est vraiment trouvé sur cette idée d'indépendance, sur cette idée de
02:27finalement comment réinventer ce que c'est qu'une agence média en 2025. Donc, en partant
02:32d'une feuille blanche. Et on s'est dit tous les deux, et si on repartait d'une feuille
02:34blanche ? Et dans ce projet entrepreneuriel absolument,
02:38magnifique qu'est Labellium, et bien sûr, Nathalie en parlera mieux que moi, il y a
02:44cette idée d'aller vers la convergence, de compléter ce que fait Labellium aujourd'hui
02:49dans le monde entier, parce que c'est un groupe qui est français, mais qui est présent
02:52dans le monde entier, dans de très nombreux pays, de très nombreux bureaux, avec près
02:57de 1200 personnes, et en France la moitié, 600 personnes, pour en fait aller vers ce que
03:03le groupe, finalement, avait envie de faire. C'est-à-dire, je pense, de devenir un groupe
03:08de communication avec cette agence qui lui permet, donc Seven Kids, qui lui permet aussi
03:13d'aller vers le offline. Mais pas que, parce que notre projet, c'est pas... On n'est pas
03:18la énième agence média offline.
03:20On va construire les capabilities offline du groupe Labellium, mais on veut être une
03:25agence intégrée avec une forte coloration dans le planning stratégique, dans le brand
03:29content, ce qui est évidemment notre ADN commun avec Régis, et de changer aussi la manière
03:34dont une agence...
03:35Structuaire de Secrets, c'est une rencontre... L'un est allé chercher l'autre...
03:42On s'est parlé assez naturellement.
03:44Troisais, par hasard...
03:46Oh non, pas du tout, on s'est parlé assez naturellement, et j'avais depuis longtemps
03:49identifié le groupe Labellium comme étant un groupe d'avenir extrêmement intéressant,
03:55français. Donc c'est vrai que ça me change. De partir d'un groupe américain, en ce moment,
04:01c'est pas mal. Et puis aussi d'avoir quelque part une vraie capacité à innover, à être
04:08dans une vraie indépendance, dans un vrai pilotage entrepreneurial. Et ça, pour le coup,
04:12c'est complètement différent. Et je trouve que cette fraîcheur que je retrouve, au-delà
04:16du fait qu'il y a un nombre de talents en mètres carrés en groupe Labellium qui est
04:19complètement incroyable, eh bien là, on part d'une page blanche. Donc en fait, c'est
04:23une chance unique de pouvoir réinventer le métier que je fais depuis plus de 20 ans
04:28maintenant, 23 ans, et d'essayer de se dire, voilà, comment faire les choses de manière
04:33un peu différente.
04:33Donc, tu parles d'une feuille blanche, mais est-ce que tu parles d'une feuille blanche
04:37parce que tu as considéré qu'il y avait une attente, une place sur le marché, une
04:42attente de la part du marché, ou voilà, cette envie entrepreneuriale commune qui vous a
04:47dit, allons-y, on verra bien ?
04:49Non, non, non, pas du tout. Il y a une vraie attente de la part du marché. Je suis persuadé
04:52qu'en ce moment, on le voit avec évidemment le rapprochement entre Omnicom et IPG, cette
04:59volonté d'être plus gros, mais aussi d'être quelque part un petit peu plus massif. Et
05:06donc, qui dit massif, dit un peu plus lourd et donc dit un peu moins agile. Je pense qu'il
05:09y a une vraie demande d'agilité. Et même chez les agences indépendantes, on voit qu'il
05:13y a cette tentation du rapprochement. Donc, d'une certaine manière, nous, on est dans l'agilité
05:18la plus absolue. On veut faire les choses un petit peu à l'envers, à contre-courant.
05:23C'est comme ça qu'on se définit vraiment. Et donc, cette possibilité d'inventer une
05:27manière de fonctionner à contre-courant, ça veut dire plus d'agilité, plus de séniorité,
05:31parce qu'en fait, on va être vraiment aux manettes, Régis et moi, dès le départ,
05:34surtout les clients, et d'avoir une vraie capacité aussi à réinventer ce que c'est
05:38qu'une agence média, c'est-à-dire, quelque part, mettre en commun des consommateurs et
05:42des barques avec des consommateurs. Et bien, on va essayer de le faire avec le soutien des
05:46600 personnes qui composent le groupe Labellium en France, mais aussi de le faire de façon
05:49beaucoup plus premium, beaucoup plus qualitative. Notre objectif, ce n'est pas d'aller vers
05:54la productivité, ce n'est pas d'être les plus gros, les plus utiliés sur cette partie
05:59uniquement productivité, mais d'être certain qu'on va pouvoir avoir la performance au bon
06:03moment, au bon niveau, pour le bon consommateur.
06:06Ton projet, votre projet à tous les deux, entrepreneurial, il s'adose sur une entreprise
06:10qui s'appelle Labellium, qu'on connaît un peu, mais pas si bien que ça en France,
06:15et que Nathalie, toi, tu as rejoint il y a quelques mois en venant des Bikwiti, ça
06:21avait fait couler pas mal d'encre à l'époque, quelqu'un qui vient d'un cabinet comme ça
06:26rejoigne une agence avec tous les trésors et les secrets que tu avais. Est-ce que tu peux
06:33nous dire un peu plus ce qu'est Labellium en France ? Thomas en a dit un mot, mais pourquoi
06:39tout d'un coup, Labellium aussi se met à devenir plus visible sur le marché français
06:45en recrutant des pointures comme vous trois aujourd'hui ?
06:50Une petite précision, Sébastien. Effectivement, j'ai passé des années chez Bikwiti, mais
06:54j'ai aussi eu une expérience en agence chez Starcom.
06:58Ça, c'est bien. Non, non, je voulais juste dire que, évidemment, le marché, évidemment,
07:06se disait, elle rejoint une agence avec pas mal de secrets.
07:10Mais du coup, ça m'évoque un point important, c'est que je suis quelqu'un d'extrêmement
07:14transparent et je crois que chez Labellium, il y a ça aussi, comme valeur profonde, qui
07:19est cette idée de transparence. Donc, c'est un groupe qui parle peu, finalement, et c'est
07:23pour ça qu'on ne le connaît pas forcément très, très bien aujourd'hui, mais qui a besoin
07:28de s'exprimer, qui a besoin d'être un peu plus lisible. Donc, effectivement, moi,
07:32j'ai rejoint ce groupe qui a été fondé par Stéphane Lévy en 2001 avec l'agence Labellium,
07:38qui était une des premières agences indépendantes spécialisées sur le search et qui en a fait
07:42aujourd'hui un empire, finalement, puisque c'est 1200 personnes dans le monde, c'est
07:472 milliards de billings gérés, on est les premiers chez Google, on est les premiers
07:51chez Meta en termes d'investissement en France. Donc, c'est un groupe qui compte
07:55aujourd'hui et qui, avec l'arrivée de Seven Kids, permet finalement, je pense, de compléter
08:03une offre qui est importante aujourd'hui pour deux raisons. On est extrêmement puissant
08:09sur tous les leviers en digital, on a une offre sur le programmatique, donc on est
08:13déjà très, très conséquent. Et en fait, on voit que dans certains appels d'offres,
08:18effectivement, sur des annonceurs qui sont à 80% sur du digital, le fait de ne pas avoir
08:23une offre complète sur les enjeux de convergence, ça peut être un handicap et nous empêcher.
08:28Donc, ça, c'est un premier élément qui est factuel. Et le deuxième, c'est que nos clients
08:32ont envie de plus de convergence, ont envie de synergie, ont envie d'avoir une efficacité
08:37globale plus forte et ça nous permet d'intégrer toute cette stratégie de convergence.
08:41Toi, par exemple, il y a une attente du marché. Toi, tu nous dis qu'il y a aussi une attente
08:46du portefeuille client de Labellium vers ce produit-là.
08:50Exactement. Et on a des fondamentaux dans le groupe qui sont extrêmement forts autour de
08:54cette expertise incroyable, des enjeux de performance. Et c'est vrai que là, avec
08:59Seven Kids, je crois qu'on a une arme complémentaire sur tous les enjeux de branding et de stratégie
09:05qui vient complètement compléter finalement ce que le groupe fait très bien aujourd'hui déjà.
09:10Alors, il y a plein d'entités chez Labellium en France. On ne les compte plus. Il y en plus
09:15d'une dizaine. Et Seven Kids, c'est quoi ? C'est une énième entité de plus ou c'est un rôle
09:21un peu plus central, un peu plus fédérateur ou pas spécialement ou c'est une entité parmi d'autres ?
09:28Alors, la force du groupe, c'est les entités, l'indépendance qui nous amènent cette agilité
09:33et qui nous amènent cette force incroyable d'expertise. Et donc, c'est une entité de plus
09:39effectivement, mais c'est aussi une entité spéciale puisque c'est une entité qui va driver
09:43des enjeux de stratégie à haut niveau et qui va se connecter avec d'autres entités
09:49sur les enjeux de vidéo ou de programmatique ou sur tous les insights digitaux qui sont
09:56très, très bien maîtrisés dans le groupe et qui apportent aussi de la valeur pour construire
10:01les marques.
10:02Alors, à propos de stratégie, quelle est la philosophie, la méthodologie ? C'est quoi la différence
10:09de Seven Kids sur le marché ? Est-ce qu'il y a un outil magique qui permet de faire la
10:17différence ?
10:18Un outil magique, on travaille dessus. Mais avant tout, c'est une philosophie, comme
10:23tu dis. On parle de résonance de marque.
10:26Oui, voilà, j'ai vu dans le CP, c'est-à-dire la résonance de marque.
10:30Exactement. En fait, à en savoir plus.
10:32Quand je parle de philosophie, c'est que quand on a travaillé sur le projet avec Thomas,
10:38on s'est tout de suite retrouvé dans une vision qui est de redonner le pouvoir aux
10:42marques. Et c'est en ça que c'est totalement cohérent avec ce que dit Nathalie, c'est
10:47qu'on est ultra complémentaire avec tout ce que fait le groupe Labellium. Et ça fait
10:52partie de nos convictions. Et redonner le pouvoir aux marques, c'est redonner à une
10:55marque la capacité d'utiliser ses fondamentaux. Donc une marque, elle est là pour se différencier,
11:02elle est là pour influencer des actes d'achat, elle est là pour construire des relations affectives
11:07durables avec des consommateurs. Et on a fait le constat que c'est quelque chose qui
11:11se perdait un peu sur le marché et chez les annonceurs. On est très dans l'éphémère
11:16et on avait envie de remettre un peu cette notion de temps, de construction et de durabilité
11:22dans la croissance. Et c'est pour ça qu'on parle de résonance de marque. Et derrière
11:26ce terme-là, on a une méthodologie qui consiste à identifier le capital marque, ce qui va faire
11:33la différence au niveau marketing pour dire que ce soit au niveau d'une industrie, que ce soit au niveau
11:42d'une marque, que ce soit au niveau d'une audience, à quel point elle est attachée à cette résonance de
11:47marque, à quel point elle se laisse influencer par ce que va lui raconter un annonceur. Et toute notre méthodo,
11:53elle est calquée là-dessus. Donc on va avoir les outils du marché qu'il faut pour faire une tournée de petites
11:59moulinettes et proposer aux annonceurs des écosystèmes médias qui soient on, off et qui fassent
12:05résonner les marques le plus possible et qu'on les construise dans la durée en termes de croissance.
12:10D'accord, donc vous vous lancez aujourd'hui avec un produit déjà écrit, abouti ?
12:16Largement planifié.
12:17Une plateforme, des outils ?
12:18Oui, c'est le fait.
12:19Vous êtes prêt à prendre des briefs ?
12:21On est prêt à prendre des briefs.
12:23D'accord.
12:23La boutique est ouverte.
12:24La boutique est ouverte.
12:25Alors, à propos de boutique, justement, quand je relis un peu ce que vous avez mis dans
12:32votre communiqué de presse, à un moment donné, vous dites que vous voulez évidemment répondre
12:37aux attentes des annonceurs.
12:38Ce que tu viens de dire, Thomas, on s'est lancé parce qu'on avait une attente.
12:42Nathalie, tu dis que le portefeuille client a une attente aussi.
12:46Mais par ailleurs, vous dites que vous voulez lutter contre la destruction de valeurs du
12:53secteur, la destruction de valeurs notamment au détriment des médias.
12:57Or, on sait que les annonceurs sont quand même en attente principalement de productivité.
13:01Comment on concilie les deux ? Est-ce que c'est une formule ou est-ce qu'on peut vraiment...
13:07Il y a une marge de manœuvre ?
13:08Moi, je pense qu'il y a une vraie marge de manœuvre et surtout, il y a des annonceurs
13:12qui sont en attente de ça.
13:13Je pense qu'on a aujourd'hui un peu trop oublié la performance.
13:18Tu parlais de performance tout à l'heure, Nathalie.
13:20Effectivement, on rejoint un groupe qui est vraiment dans cette expertise de la performance
13:26au quotidien sur absolument tous les canaux jusqu'à effectivement la mesure aussi avec
13:30des entités spécialisées qui sont absolument extraordinaires.
13:32Et en fait, on oublie que cette volonté de toujours acheter moins cher une logique
13:39de productivité qui est quelque part tire le marché vers le bas dans tous les sens se
13:43fait au détriment des régies, bien sûr, mais aussi des agences et aussi surtout des annonceurs.
13:47Donc, notre point de vue, c'est d'essayer de redonner de la valeur au marché et d'essayer
13:51de redonner et d'être une offre alternative de cette offre qui va permettre en fait, une offre qui
13:58va permettre aux marques de travailler, comme le disait Régis, leurs marques avec une logique
14:06très stratégique, très contenue et évidemment qui se reposera sur une approche de productivité.
14:11Mais on ne sera pas l'agence qui va aller faire du rallye.
14:15Moi, si, il faudra l'être, il faudra l'être, bien sûr, mais on ne fera pas n'importe quoi,
14:21on n'utilisera pas ça comme un argument et évidemment, au début, ça va être extrêmement
14:27important de pouvoir y aller des appels d'offres, mais notre objectif, ce n'est pas ça.
14:30Notre objectif, ce n'est pas de dire qu'on va être une agence payée comme les autres,
14:33c'est-à-dire qu'il va être uniquement sur une valeur de training où ce qu'on veut,
14:36c'est qu'on vienne nous chercher pour notre valeur stratégique, notre capacité à créer du contenu intégré
14:41pour les marques et surtout à faire résonner un écosystème média avec tous les points de contact
14:46qu'ils ont chez la Bellum. Et là, je crois que quand on va se lancer dans les jours qui viennent,
14:51dans les rendez-vous qu'on a déjà fait d'ailleurs avec quelques clients, annonceurs et partenaires
14:56et ceux qu'on va faire dans les jours qui viennent, on va nous dire oui, vous êtes une énième agence
14:59indépendante, c'est-à-dire vous êtes combien ? Vous êtes deux, vous êtes trois, vous êtes dix ?
15:03On va dire non, non, on est 600 en France, on est 1200 dans le monde. Et ça, je pense que c'est un poids
15:07absolument unique parce qu'on va pouvoir se reposer sur toutes les expertises,
15:11du groupe qui fait déjà de l'achat, en fait. Il y a déjà de l'achat, mais pas presque. En fait, on est à la lisière de l'Australie.
15:18Oui, je reviens sur le trading offline ou sur l'achat off-site qui est aussi un des éléments de la fameuse destruction de valeur dont vous parlez.
15:27Et Nathalie, tu es mieux placé que personne pour savoir que tu as vu pendant des années des annonceurs qui voulaient acheter moins cher.
15:34Donc, comment aujourd'hui, vous pouvez, alors que vous n'avez pas de volumétrie offline,
15:39comment vous pouvez justement être compétitif sur le offline en plus en clamant le fait de ne pas vouloir détruire de valeur ?
15:51Déjà, les contrats, ils appartiennent aux clients. Donc, la négociation appartient à l'annonceur, finalement.
15:57C'est quand même un état de fait important. Et après, moi, je crois que, et même quand j'étais chez Ibikuti pour revenir sur ce sujet,
16:06on ne prenait pas la baisse du coût du GRP télé à tout prix. L'efficacité, ce n'est pas de payer moins cher.
16:13La performance, elle se mesure par la capacité d'aller produire des effets sur les marques, sur le business, sur d'autres capiailles.
16:20Donc, tout l'enjeu, c'est de se dire quels sont les capiailles qu'on veut regarder. Si c'est que le coût du GRP et si la bataille se joue là-dessus,
16:27ce n'est pas forcément le sujet qui nous intéressera le plus et on n'ira pas exactement.
16:32Et après, il y a déjà aussi du trading chez la BILM. Il y a effectivement plus de 2 milliards de volumes d'affaires, de billings dans le monde.
16:40Oui, non, pas que. Parce qu'il y a déjà effectivement des DOH, il y a des environnements qui sont vraiment à la lisière de ce que va faire Senkit.
16:49On va le faire avec tout le monde. Notre objectif, c'est à la fois effectivement de travailler avec les clients du groupe,
16:54mais c'est aussi et surtout d'aller chercher des clients à l'extérieur qui vont reposer sur la plus belle offre digitale du marché,
17:00parce que c'est la plus belle offre digitale du marché, très clairement. Et après, le reste, l'ART offline, on saura le faire.
17:06Et on est en train de monter effectivement cette équipe avec des recrutements en cours et avec une capacité à aller faire des choses avec plus de surmesure,
17:13de travailler vraiment une logique stratégique. Effectivement, si c'est pour faire juste de la productivité et si c'est pour faire ces pitchs qu'on connaît
17:21et que dans les agences, tout le monde voit arriver en disant « Ah non, ce n'est pas vrai », ben non, on n'ira pas. Ce n'est pas ça qui va nous intéresser.
17:26D'accord. Mais donc, vous êtes confiant sur votre capacité à être compétitif et à faire du offline.
17:33Bien sûr. Et c'est aussi bon en off que l'Abelium ne l'est en on. Bien sûr.
17:39Ça fait 20 ans que l'Abelium baissa de l'Abelium.
17:43En fait, on prend quelque part les choses à contre-courant. C'est-à-dire qu'en fait, on part du digital pour remonter sur la partie offline.
17:52Même si le mot offline, on n'aime pas trop, on ne parle pas de médias historiques, de médias traditionnels, on parle évidemment de médias en mutation.
17:58Donc, en fait, ce qui nous importe, c'est la convergence et c'est la performance. Et c'est ça, la promesse de Seven Kids.
18:03C'est convergence et performance. Convergence parce qu'on va faire converger les canaux entre le digital et on va compléter avec ce qui manque
18:10pour que la résonance de Marcus existait et que ce soit effectivement plus performant pour l'annonceur à la fin.
18:16Puisque vous partez de scratch, est-ce que c'est quoi votre portefeuille client principal que vous allez aller chasser ?
18:27C'est le portefeuille client existant de l'Abelium. C'est au contraire du pur new business. Est-ce qu'il y a des clients qui vous ont suivi ou qui vont vous suivre de médias ?
18:36Je ne sais pas ce que vous pouvez dire. Ou d'ailleurs, ou de vos vies précédentes. Mais est-ce qu'à l'heure où on se parle, le matin de ce lancement, est-ce qu'il y a déjà des clients dans la besace ou pas ?
18:48Bien sûr, il y a eu beaucoup d'appels entrants. Il y a beaucoup d'appels entrants. Après, Régis Sémon est arrivé il y a trois semaines seulement dans le groupe. Donc, on n'a pas encore développé, je dirais, la première opération. Mais vous serez les premiers informés.
19:03Mais comme toute agence, l'idée, c'est de se construire un pipe. Il y a des clients absolument formidables chez l'Abelium dont on a identifié des besoins. Des clients absolument formidables sur le marché qui peuvent être intéressés et qui seront intéressés par 7Kids.
19:19Et puis, est-ce qu'on va aller chercher des ex-annonceurs ? On verra. Mais on a chacun notre réseau aussi. Ça fait partie de la vie d'une agence aussi, le développement.
19:32Oui, absolument. Et pour répondre à ces appels entrants, le portefeuille de l'Abelium, votre réseau historique, vous avez quelle équipe, quel moyen ?
19:44C'est-à-dire que vous démarrez avec quelle montée en puissance pour pouvoir répondre à cette demande qui, j'espère pour vous, en tout cas, ne manquera pas de se renforcer au fur et à mesure.
19:55L'objectif, c'est d'être une dizaine le plus rapidement possible et puis de pouvoir effectivement staffer tout d'abord sur la partie trading, mais qu'on ne va pas appeler trading, qu'on va appeler plutôt investment strategy.
20:07Donc, on va essayer d'aller encore une fois là sur une logique de lien entre le conseil et la partie achat pour avoir cette vision intégrée la plus, là aussi, convergente possible.
20:18Et donc, on pense que ça, c'est absolument clé de trouver effectivement les bonnes personnes, le bon casting et surtout, on va rentrer très rapidement.
20:28Et on le fait déjà sur le vif du sujet avec énormément de pitchs, d'appels d'offres et de comptes qui sont ceux du groupe L'Abelium en France et internationale, d'ailleurs.
20:36D'accord. Et donc, est-ce que vous avez des objectifs de taille, de marge brûle, de volumétrie en tête ?
20:45Comme tout entrepreneur, oui. Voilà, je pense avoir répondu à la question.
20:51Non, et en fait, ça, pas de chiffres à communiquer.
20:53Non, là, à ce stade, au début, on est vraiment dans une logique, je dirais, d'être focussé sur notre objectif.
20:59On a, nous, comme le disait Nathalie, en tant qu'entité du groupe L'Abelium, une autonomie de gestion.
21:06C'est vraiment notre projet entrepreneurial.
21:08Donc, l'idée, c'est de le faire de façon à générer le plus vite possible le plus de clients possibles, le plus de revenus possibles.
21:17Et évidemment, d'être capable de faire grandir également le groupe et de compléter l'accès à des appels d'offres qui n'étaient jusqu'à présent pas possibles.
21:24Pas possible, je dirais, d'enquêtez, pas possible d'être candidat.
21:29Mais voilà, donner des chiffres ce matin, je pense que ce sera un tout petit peu superflu.
21:32Je ne sais pas si de bon matin, les gens ont envie d'avoir ça en tête, mais...
21:36Il aura essayé.
21:36Voilà. Non, mais on va...
21:39Non, en fait, ce n'est pas le chiffre en lui-même.
21:41C'est plus d'essayer de mesurer l'ambition.
21:44Encore une fois, des agences indépendantes, il y en a quelques-unes, énormément.
21:49Voilà, et on sait bien qu'il y a une concentration du marché très forte.
21:52Donc, c'est aussi de mesurer l'ambition.
21:54Est-ce que, je ne sais pas, est-ce que votre ambition, c'est...
21:58Je ne sais pas, de vous rapprocher du top 10 ou pas du tout.
22:00Est-ce que votre ambition, c'est, je ne sais pas, effectivement, de faire un million de marge brute avant la fin de l'année ?
22:07Enfin, voilà, c'est...
22:09L'idée étant de mesurer un peu cette ambition, ce n'est pas le chiffre pour le chiffre.
22:12C'est aussi à l'échelle de la Bellium, encore une fois, qui fait...
22:17Vous avez rappelé les chiffres et qui est devenu un très gros groupe.
22:21J'imagine que la Bellium a aussi des attentes de transformation importantes.
22:25Et comme l'a dit Thomas, l'ambition, elle est à notre échelle en tant que start-up.
22:31Parce que, voilà, on est une petite entreprise, mais elle est au niveau du groupe aussi.
22:35Parce qu'on vient combler un manque qui était là chez la Bellium jusqu'ici.
22:40Et on amène une capacité pour remonter à terme sur des compétitions beaucoup plus intégrées,
22:46qui bloquaient jusque-là.
22:48Et donc, c'est une création de valeur positive pour tous nous.
22:50Merci à tous les trois de nous avoir accordé cette première interview.
22:56Longue vie à 7Kids.
22:58Je ne vous demande pas pourquoi 7Kids, parce que je pense qu'on aura peut-être deviné.
23:04Mais j'imagine qu'il y a un nombre d'enfants...
23:07On oppose eux, les clousins, souvent.
23:08En tout cas, c'est un new kid in town, indéniablement.
23:14Et donc, bravo à vous et longue vie à 7Kids.
23:17Merci.
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