00:00Et votre choix ce soir dans 3 heures et maintenant 17 minutes, vous ne pourrez plus vous inscrire pour voter les 17 et 18 mai et choisir le président des Républicains.
00:08Il y a d'ores et déjà un gagnant, le trésorier du parti. La compétition Retailleau-Wauquiez fait recette.
00:15Ah oui, 43 900 militants recensés en février et les LR espèrent dépasser ce soir la barre des 115 000 adhérents au parti pour pouvoir voter.
00:24Alors pourquoi ce succès ? Parce que la droite retrouve un peu de fierté mais surtout parce que la compétition ça fait des cartes.
00:29Il faut faire rentrer les militants qui vont voter pour vous. C'est aussi pour ça.
00:33L'élection du président du parti par les militants, c'est une vieille histoire chez les gaullistes.
00:39Ça n'est pas passé facilement. En 1974, Jacques Chaband-Elmas la réclamait déjà.
00:45Pourquoi vouliez-vous cette réforme, M. Chaband-Elmas ?
00:48Nous aurons la garantie que le prochain secrétaire général ne devra rien à un coup de théâtre mais devra tout à la volonté des militants.
00:59Les courants, non. Les militants, oui. Mais il faudra attendre 2012 pour que finalement ça passe dans les mœurs.
01:04Aujourd'hui, ça y est, les militants veulent choisir le chef. On ne peut plus faire autrement.
01:08Et en 2025, qui est favori ?
01:10Selon Rotaillot, c'est lui qui est favori. Alors il l'ajout modeste. Il sait qu'il reste encore un mois de campagne.
01:15Mais il le dit, les salles sont pleines quand il se déplace. Il y voit un signe positif.
01:18Mais selon Laurent Wauquiez, la victoire a déjà choisi son favori. Et son favori, c'est qui ? C'est vous, M. Wauquiez, non ?
01:26Ce n'est pas que je pense que je vais gagner. C'est que je suis convaincu que je vais gagner.
01:31Parce que je sens qu'il y a une dynamique qui est en train de s'installer.
01:33Moi, je ne propose pas un duel. Je propose un duo. Je propose qu'on soit chacun dans notre rôle.
01:37Bruno Rotaillot au ministère de l'Intérieur. Et ça nécessite un ton plein, vu l'explosion de l'insécurité.
01:42Mais de l'autre côté, ce que moi, je peux apporter, c'est-à-dire ces nouvelles propositions, cette proposition de rupture, et surtout une parole libre.
01:51Ah, il est sûr de gagner, mais vous avez vu sa ligne d'attaque.
01:53On ne peut pas être sérieusement dans un gouvernement et candidat et diriger un parti.
01:58Eh bien ça aussi, c'est une ligne d'attaque qui a plus de 50 ans.
02:02Vous aussi, M. Chirac, en décembre 1974, vous étiez Premier ministre, vous vouliez devenir président de parti et on vous le reprochait.
02:08Mais pourquoi vouliez-vous devenir président de parti ?
02:11Parce que j'ai besoin, aujourd'hui, et plus encore demain, et quand je dis demain, il s'agit des semaines à venir, d'être indissolublement lié à notre mouvement
02:23et de ne pas être seulement un Premier ministre cherchant à assumer le moins mal possible ses responsabilités.
02:33Laurent Wauquiez ne lâche pas Bruno Rotaillot sur ce point. Il doit être plus utile au ministère de l'Intérieur.
02:38Il doit s'y engager à fond, à temps plein. D'ailleurs, sur l'affaire des OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon, ça a donné des échanges un peu aigres doux entre les deux rivaux.
02:48Quand Bruno Rotaillot trouve déroutante la proposition de Laurent Wauquiez d'aller mettre les OQTF dangereux à Saint-Pierre-et-Miquelon,
02:55Laurent Wauquiez lui répond déroutant. Ce qui est déroutant, c'est que les OQTF soient en liberté, ne soient pas expulsés.
02:59Quand ce matin, Rotaillot dit « Vive Saint-Pierre-et-Miquelon », le prenant un peu avec ironie,
03:04eh bien Laurent Wauquiez réplique encore. Il dit « Vive la France, débarrasser des OQTF ».
03:09Vous voyez, c'est quand même assez agressif.
03:11Je répète donc ma question, puisque vous n'avez toujours pas répondu. Qui est favori ?
03:14Alors, les barons du parti et les sondés sont pour Rotaillot.
03:17Mais les barons, donc une voix chacun, et les sondés, ils ne votent pas.
03:20On l'a vu, c'est les militants encartés qui votent.
03:23Et l'appareil, il est mis en place depuis de nombreuses années par Laurent Wauquiez,
03:27qui a pu le structurer avec l'aide d'Éric Ciotti.
03:30Cela dit, les 70 000 nouveaux adhérents, ils ne sont pas venus seulement par et pour Wauquiez.
03:35Il y en a peut-être aussi pour Rotaillot.
03:36Donc, réponse, on ne sait pas qui va gagner.
03:39Mais on sait déjà le pire scénario qui pourrait advenir pour le parti.
03:42Le pire scénario, c'est celui-ci.
03:45Les militants et les militantes de l'UMP viennent aujourd'hui de m'accorder la majorité de leur suffrage.
03:52Ces résultats me donnent une courte victoire de 223.
03:57Je ne laisserai pas voler la victoire aux militants.
04:01Aïe, aïe, aïe, 19 novembre 2012, la catastrophe ex-aequo, accusation de triche.
04:06Est-ce que les LR, le 18 mai, vont vivre le même cauchemar ?
04:09Bon, il y a quand même quelque chose que l'on sait.
04:11Le vainqueur du 18 mai ne sera pas forcément candidat à l'élection présidentielle.
04:16Mais le vaincu du 18 mai aura beaucoup de mal à être candidat à l'élection présidentielle.
04:20Voilà pour le choc, Christophe.
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