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  • il y a 21 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00A 22h30 et merci pour le teaser Léa Lambman, voyons comment les Israéliens appréhendent les bruits de cet accord.
00:05Bonsoir Alexis Puyette, on vous retrouve en direct de Tel Aviv.
00:08Le président Donald Trump le décrit comme déchiré.
00:12Voilà le qualificatif qu'il a utilisé quand il s'est confié à Barack Ravid d'Axios.
00:15Qu'en est-il exactement ? Quelle est la position israélienne ?
00:18Trump qui devrait discuter avec Netanyahou ce soir.
00:23Oui absolument et visiblement le Premier ministre israélien il est préoccupé.
00:29C'est ce que rapportent des responsables israéliens aux médias Axios, vous le disiez.
00:35Et Netanyahou il a exhorté Trump à reprendre toute une série de frappes.
00:40Donc le fil n'est pas rompu entre Washington et Tel Aviv.
00:44Même si on a senti que le fossé s'était creusé entre les Etats-Unis et Israël ces derniers jours.
00:49Avec des positions divergentes.
00:50Le Premier ministre israélien on le sait qui voulait une reprise de l'offensive en Iran.
00:56Donc c'est peut-être ça aussi qui a fait qu'il a été tenu à l'écart finalement de
01:02cette discussion, de cet accord.
01:04C'est en tout cas ce que rapporte le New York Times.
01:06Netanyahou n'a pas eu son mot à dire dans les discussions.
01:10Alors évidemment ça fait réagir ici.
01:12Notamment un député de l'opposition israélienne qui dit
01:15Trump entraîne Israël dans une spirale d'humiliation.
01:19Et on a discuté avec des Israéliens ce soir qui disent
01:23Bon un accord pour mettre fin à la guerre c'est bien car on n'aime pas la guerre ici.
01:27Mais ça ne règle pas les problèmes que connaît Israël.
01:31Notamment cette menace existentielle que représente l'Iran.
01:34Si un accord est signé sans cette question, en excluant la question nucléaire,
01:40eh bien ça ne réglera pas ce problème fondamental que connaît Israël.
01:44Voilà ce que nous disaient un petit peu les Israéliens ce soir à Tel Aviv.
01:48Alexis Plouyette à Tel Aviv avec Clément Grosdenier.
01:51Alors on a d'un côté les Alangman des responsables israéliens
01:54qui affirment que le Premier ministre est très préoccupé.
01:57Potentiellement par cet accord qui pourrait être signé,
02:00qui a exhorté Donald Trump à relancer les frappes,
02:03à terminer le travail pour reprendre les mots.
02:05Et puis de l'autre on a Donald Trump qui s'exprimait à la chaîne israélienne N12
02:09et qui précise « je ne conclurai aucun accord s'il n'était pas avantageux pour Israël ».
02:14Ça c'est ce qu'il dit.
02:16Est-ce que dans les faits, Donald Trump pourrait abandonner,
02:19là encore je mets des guillemets,
02:22son allié historique Netanyahou sur la route d'un accord ?
02:25C'est bien parce qu'on n'est pas du tout dramatique ce soir, c'est pas mal.
02:29Mais je comprends ce que vous essayez de dire.
02:30Quand je dis abandonner, c'est-à-dire qu'à un moment, on le sait,
02:33ils n'ont pas les mêmes agendas.
02:34En fait depuis le début, ils n'ont pas vraiment les mêmes agendas.
02:37C'est ça qui est intéressant.
02:37Parce qu'en fait, ils ont attaqué l'Iran ensemble,
02:42mais les agendas depuis le début n'étaient pas les mêmes, c'était évident.
02:46D'abord parce qu'Israël n'est pas dépendant du pétrole qui passe par Hormuz en général.
02:52Ils ont une économie qui est un peu plus étanche aux problèmes mondiaux.
02:57Ils n'ont pas une responsabilité internationale envers tous les autres pays.
03:01Et Trump l'a.
03:01La deuxième chose que le New York Times rapporte,
03:04en fait, c'est des sources qui sont pour la plupart anonymes.
03:06Donc, on va en parler du fait qu'elle soit anonyme,
03:08parce que c'est aussi une façon des Israéliens de dire non, on n'est pas content.
03:12C'est-à-dire, et ça revient à ce que...
03:17Depuis le début de la guerre, tout le monde imagine Netanyahou en train de tirer les ficelles.
03:21Mais depuis le début de la guerre, l'agenda de Netanyahou et son timing,
03:26il dépend de Trump.
03:27On a vu avec le premier round que tout le monde appelle la guerre des 12 jours.
03:31Mais quand Trump a dit stop, c'était stop.
03:34Donc, en fait, il n'y a pas...
03:35Et puis, on n'a pas pris en compte le fait que les partenaires arabes et musulmans de Trump,
03:39entre autres la Turquie, les Émirats, etc., ont une importance vitale pour Trump.
03:46C'est-à-dire qu'il y avait un équilibre entre les deux.
03:48Et effectivement, là, ce qu'on va voir, c'est qu'au niveau sécuritaire, militaire,
03:52la coordination est parfaite.
03:55Il y a des bases militaires israéliennes, américaines en Israël.
03:58Et au niveau de la diplomatie, ce qui se dit, c'est que Netanyahou a été éloigné,
04:03un peu comme la première fois, d'ailleurs.
04:04Alors, voilà, je vous coupe parce que voilà ce que révèle le New York Times.
04:07On va le regarder ensemble, qui a interrogé deux hauts responsables israéliens.
04:10Mais anonymes.
04:11Anonymes, bien évidemment.
04:13Faute d'information de la part de leurs plus proches alliés,
04:15les Israéliens ont été contraints de se renseigner au mieux sur les échanges
04:18entre Washington et Teheran grâce à leur contact avec des dirigeants
04:22et des diplomates de la région, ainsi qu'à leur propre activité de surveillance
04:25au sein du régime iranien.
04:26Et on parle d'humiliation.
04:28Il aurait été laissé à l'écart, le président Netanyahou.
04:31Est-ce que vous arrivez à voir à partir de quel moment il y a eu un switch ?
04:34Je pense que le switch, au niveau diplomatique, il existe, en fait.
04:40C'est arrivé sur Gaza, c'était pareil.
04:42C'est-à-dire qu'arrivent un moment où les divergences d'intérêts
04:46entre Netanyahou et Trump sont grandes parce que les intérêts ne sont pas les mêmes,
04:52les buts ne sont pas les mêmes et que la vision n'est certainement pas la même
04:57et les contraintes ne sont pas les mêmes.
04:59Je n'ai pas un temps précis, un timing précis,
05:02où je peux vous dire qu'à partir de ce moment-là,
05:04on a vraiment l'impression qu'il y a un écart.
05:08Je ne sais pas.
05:09À la fin, les États-Unis vont faire ce qui est bien pour les États-Unis.
05:13En plus, comme c'est Trump, alors ça va être bien pour Trump.
05:16Est-ce qu'il peut maintenant lâcher Israël, lâcher les Émirats,
05:20lâcher ses partenaires qui vont se retrouver avec un monstre à la frontière ?
05:23Oui, il pourrait le faire, sachant que c'est une vision très claire.
05:27On nous dit ce soir, vous l'avez entendu tout à l'heure,
05:28on nous dit ce soir que les Émirats et les partenaires du Golfe disent plutôt
05:32ce que ne dit pas Israël, c'est-à-dire, s'il vous plaît, faites la paix.
05:35Alors les Émirats, ils disent ça peut-être au téléphone à Trump,
05:38mais quand vous parlez avec des Émiratis, des chercheurs,
05:43même des conseillers diplomatiques, etc.,
05:46ils vous vont dire qu'on ne peut pas abandonner cette histoire complètement ouverte.
05:51– Sergei, est-ce qu'on peut imaginer que Trump soit peut-être lassé d'un allié
05:55comme Benyamin Netanyahou qui lui avait promis que cette guerre
05:59pourrait être résolue en deux semaines ?
06:01– Et que le régime citré ?
06:02– Ça fait trois mois bientôt.
06:03– Moi c'est le cas, mais ça c'est mon opinion.
06:07Mon opinion c'est que, vous savez, les Israéliens ont frappé,
06:10d'ailleurs le 28, ce sont les Israéliens sur la base de leur renseignement
06:15qu'on a frappé les 48 responsables, y compris le guide.
06:18Et en fait, Trump s'attendait à ce que le régime souffre beaucoup de choses
06:22et s'écroule, et en fait il ne s'est pas écroulé.
06:25Et Trump cherche actuellement le responsable, le responsable c'est Netanyahou.
06:29– Il lui avait dit en deux semaines le régime peut tomber.
06:31– Oui, autour de Trump il y a un certain nombre de personnes,
06:34plus toute la presse démocratique, etc., qui est contre la guerre,
06:37qui dit c'est Netanyahou qui a poussé, en fait il y a toute cette histoire.
06:40Il y a même au sein de Maga, il y a une mouvance,
06:44et d'ailleurs le départ de Tulsi Gabbard,
06:47– La directrice du renseignement ?
06:49– Il n'est pas anodin non plus.
06:52– Elle est impliquée dans d'autres histoires aussi.
06:55– Oui, mais enfin c'est compliqué.
06:57Mais déjà, souvenez-vous, il y avait une frappe israélienne
07:00sur le pétrole à côté de Téhéran,
07:04Trump était furieux,
07:06parce que lui il ne voulait absolument pas…
07:08– Avec ses panaches de fumée on se rappelle,
07:09– Voilà, c'est ça, avec les rivières de feu,
07:12Trump était furieux par rapport à ça,
07:14parce qu'il ne voulait pas ça.
07:15Et donc après, il y a eu beaucoup de choses,
07:19mais vous vous souvenez, pendant le cessez de feu,
07:23il y a eu une concertation militaire,
07:26et les Israéliens, il y a le ministre de la Défense,
07:29qui est venu en disant, nous sommes prêts, etc.,
07:32les bases sont prêtes,
07:33et en fait les Israéliens ont poussé
07:35à reprendre les activités militaires.
07:39Et on a senti, moi je l'ai senti il y a trois semaines,
07:42il y a quatre semaines,
07:44qu'effectivement ça ne donnait aucune réponse
07:48au côté américain.
07:49– C'est de là que vous datez le moment de bascule ?
07:51– Voilà, bascule, à mon avis, c'est là où il s'est opéré.
07:55Parce que justement, en fait, il y a eu des fuites,
07:57on a commencé à dire, mais non,
07:59les Israéliens ils veulent trop,
08:00en fait ils veulent que la guerre continue,
08:03ils sont jusqu'au boutiste, etc., etc.
08:06Voilà, revenons un tout petit peu sur les 80%,
08:09vous savez l'année dernière, Trump a dit,
08:11on est à 80-90% pour conclure l'accord sur l'Ukraine.
08:15Et en fait, même maintenant,
08:18c'est abandonné quasiment.
08:20Donc en fait, les pourcentages, ça ne veut rien dire.
08:23Mais, bon…
08:24– Ce soir il dit 50-50,
08:26ce soir il est sur 50-50, il est beaucoup plus prudent.
08:28On est prudent quand on dit 50-50 en général.
08:30– La pièce, elle est immobilisée,
08:33elle peut tomber soit d'un côté, soit de l'autre.
08:35– Sous-titrage Société Radio-Canada
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