00:00Charles, vous allez revenir sur la guerre des LR, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau,
00:06ils étaient encore sur le terrain tous les deux aujourd'hui,
00:08alors que le nombre d'adhérents au parti LR a grimpé, complètement augmenté.
00:15Mais voilà, exactement, je voulais profiter un peu de ce week-end Pascal
00:18pour vous parler des promesses de résurrection de la droite.
00:21C'est habilement amené.
00:24Non mais c'est vrai, nous sommes à un mois pile de ce congrès du parti Les Républicains
00:29qui va déterminer qui, de Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez,
00:32va reprendre les rênes du parti et vraisemblablement sera le candidat à la présidentielle.
00:38Alors, ce qui est intéressant, je vais vous étonner,
00:40c'est que le scrutin n'a pas commencé et pourtant il y a déjà un gagnant.
00:42Le gagnant, c'est le parti Les Républicains
00:45parce que cette compétition a suscité visiblement un engouement.
00:47Il y a une vague d'adhésions, plus 250%,
00:51on a dépassé les droits de douane de Trump,
00:54et ils arrivent à un nombre d'adhérents à 115 000.
00:57C'est l'équivalent à 5 000 près que ce que revendique le Rassemblement National.
01:02Alors, quand j'ai parlé de résurrection, je vous ai vu sursauter,
01:06mais il faut comprendre de quel tombeau ressort la droite quand même.
01:09Parce que moi, je me souviens d'une confidence de Jean-Claude Godin,
01:13regretté maire de Marseille,
01:14juste après l'élection d'Emmanuel Macron,
01:16je ne ferai pas l'accent,
01:17mais qui me disait, le parti Les Républicains,
01:19ce sont des zombies, ils sont morts
01:21et ils ne s'en sont pas encore rendus compte.
01:23C'était juste avant l'échec de Valérie Pécresse à la présidentielle
01:26qui tombe sous la barre des 5%
01:27et que le parti LR,
01:29ses cadres, ses adhérents
01:32et même ses votants,
01:34ses électeurs, pardon,
01:36s'ouvrent comme la mer rouge pour se déverser
01:38d'un côté de la Macronie
01:39et de l'autre côté dans la Le Peni.
01:41Alors, quand on écoute le libéral conservateur Bruno Rotaillot
01:44ou le plus populiste Laurent Wauquiez,
01:46alors, c'est sûr, pour eux,
01:48le chemin de croix, c'est fini.
01:49Pour nous en persuader,
01:51il montre ses adhésions,
01:54il montre aussi cette succession
01:55qui s'annonce compliquée dans la Macronie
01:58et puis probablement cet empêchement judiciaire
02:01pour Marine Le Pen.
02:03Là, on n'y est pas encore
02:04et la présidentielle, c'est encore dans un certain temps quand même.
02:07Ils vont pas un peu vite ?
02:07Mais vous avez totalement raison.
02:09Surtout que s'il y a une discipline
02:11dans laquelle le Parti Républicain
02:12est championne toute catégorie,
02:14c'est celle de se tirer une balle dans le pied
02:17pour pouvoir retrouver leur rôle au premier rang.
02:21Il va falloir qu'ils affrontent
02:23deux de leurs plus anciens démons.
02:25Le premier peut s'appeler la malédiction Sarkozy,
02:27c'est-à-dire promettre le Karcher sans jamais trouver le tuyau,
02:30avoir pas ou peu de résultats,
02:32malgré une participation active au gouvernement
02:35et un verbe haut,
02:36que ce soit sur l'immigration,
02:37l'insécurité, le dossier algérien,
02:38la dépense publique.
02:39Et puis, il y a un second démon
02:41qui est celui, la division
02:43et le risque d'une nouvelle guerre des chefs
02:45dans la droite ligne des guerres
02:48entre Giscard-Chirac, Chirac-Balladur,
02:51Juppé-Séguin, Sarkozy-Juppé, Copé-Fillon.
02:56Plus le score dans un mois sera serré,
02:58plus ce risque sera important,
03:00on peut être sûr que c'est exactement
03:02ce sur quoi Paris-Gabriel Attal et Edouard Philippe.
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