00:00La parole est à présent à monsieur Aymeric Caron pour le groupe La France Insoumise.
00:03Merci. Monsieur le Premier ministre,
00:07Gaza était jusqu'à présent un ghetto où les Palestiniens sont assassinés par les armes, la faim et l'absence de soins.
00:12Gaza est en train de devenir un camp de concentration,
00:15où le niveau de barbarie déployé par l'armée israélienne est tel qu'on doit énoncer des à peu près pour décrire le bilan du génocide en cours.
00:23À peu près 80 000 morts, mais sans doute beaucoup plus.
00:26Il y a eu à peu près 20 000 enfants tués. 20 000 enfants !
00:30Jamais dans l'histoire récente, des enfants n'ont été massacrés en si grand nombre avec un tel sadisme.
00:36Tous les jours, des enfants palestiniens sont brûlés, écrasés, démembrés, décapités,
00:41abattus d'une batte dans la tête, amputés sans anesthésie, emprisonnés.
00:47Et dans cet hémicycle, les complices sont nombreux.
00:51Les complices sont ceux qui se rendent en Israël pour soutenir le gouvernement fasciste de Netanyahou et encourager son armée.
00:58Les complices sont ceux qui répandent la propagande du groupe de lobbying de l'extrême droite israélienne Elnette.
01:03Les complices sont ceux qui mettent des campagnes de diffamation contre la rapporteure spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens.
01:09Les complices sont ceux qui reçoivent à Paris des ministres d'un État désormais voyou,
01:14mais qui sont incapables de la moindre sanction, de la moindre réprimande.
01:17Et s'il y a tant de complices ici, c'est parce que la vie des enfants palestiniens a moins de valeur pour vous que la vie des autres enfants dans le monde.
01:25Pour vous, ce ne sont que des à peu près, mais pour nous, ce sont nos enfants.
01:33Et comme nos enfants, ils ont un nom, ils ont un visage, ils ont une vie à vivre.
01:40Comme Bissan Al-Hindi, qui a été tué dans son sommeil par un bombardement sur sa tente à Ragnhunez dans la nuit du 17 au 18 mars dernier.
01:50– Monsieur le député, vous savez que c'est interdit de brandir des affiches.
01:54– Regardez tous les visages autour de moi, ce sont les visages de notre mauvaise conscience.
01:58– Vous n'avez plus la parole. Je ne sais pas à qui s'adresser à votre question.
02:04Vous n'avez plus la parole, monsieur le député, je vous remercie de ranger ces affiches.
02:09Vous contrevenez au règlement de l'Assemblée nationale.
02:11J'imagine que votre question s'adressait au ministre des Affaires étrangères.
02:16Et donc, je donne la parole à monsieur Benjamin Haddad.
02:20Nous regarderons ce que nous ferons comme ça, monsieur. S'il vous plaît.
02:26– Monsieur le ministre, allez, s'il vous plaît.
02:29– Merci.
02:32– Allez.
02:36– Messieurs, dames, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je souhaiterais que le ministre puisse répondre.
02:52Et je regarderai si je ferai une saisine du bureau sur ce qui vient de se passer.
02:56J'ai un bureau qui se réunit demain matin. Nous pourrons en parler au bureau demain matin.
03:02Je voudrais que le ministre puisse répondre.
03:03J'ai entendu votre désapprobation, monsieur le ministre.
03:06– Merci, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
03:12Monsieur le député Caron, sur un sujet si grave, que d'outrance, que de caricature.
03:21La France, le président de la République ont toujours été du côté de ceux qui souffrent des deux côtés.
03:29Que d'outrance et de caricature, alors que le président de la République est aujourd'hui en Égypte,
03:36avec ses homologues égyptiens et jordaniens, pour rappeler notre attachement à un cessez-le-feu permanent,
03:43à la libération de tous les otages, au soutien du droit international humanitaire,
03:49et à la relance du dialogue politique pour trouver une solution à deux États.
03:52Que d'outrance et de caricature, alors que notre diplomatie s'est mobilisée sans arrêt,
03:58depuis le début, pour retrouver la voie du dialogue.
04:02Et que nous avons dit très clairement que la rupture du cessez-le-feu représentait un retour en arrière
04:07dramatique pour la région.
04:09Et que nous avons cessé de nous mobiliser avec nos partenaires pour reconstruire Gaza,
04:15pour préparer le jour d'après, pour remettre les parties autour de la table
04:19et pour préparer un avenir de paix entre deux États israéliens et palestiniens,
04:24qui devra se faire sans le Hamas, monsieur le député,
04:28qui est l'ennemi de la paix, l'ennemi des Israéliens et l'ennemi du peuple palestinien.
04:33La France a toujours porté cette voie de dialogue et de paix,
04:39tandis que vous, monsieur le député, tandis que votre groupe n'a cessé d'instrumentaliser
04:45ce sujet si tragique à des fins politiques,
04:49n'a cessé de souffler sur les braises de l'antisémitisme,
04:53alors que notre diplomatie se mobilise.
04:56Ce sujet mérite de la dignité et il mérite de l'engagement,
05:00il mérite du soutien à notre diplomatie.
05:02Je vous remercie, monsieur le ministre.
05:04La séance des questions au gouvernement est terminée,
05:06la séance est suspendue et je saisirai le bureau sur les agissements
05:10qui se sont produits en fin de séance.
05:12Merci à tous.
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