00:00Quel message pouvez-vous délivrer aux amateurs d'Alpine ?
00:05Ce n'est pas plus bête de garder les Alpines que les actions en bourse.
00:13Eden de la marque, c'est léger, performant, unique et surtout très agréable à conduire.
00:31C'est un cadeau historique, c'était il y a 70 ans et je trouve que l'hommage est formidable parce que l'histoire continue.
00:533 Alpines bleu blanc rouge, c'était très important pour mon père qui voulait absolument représenter la France.
00:58Le parcours de Jean Rédélé est très important parce que pour savoir où on va, il faut savoir où on vient et nous on vient de Jean Rédélé.
01:04Et comme ses illustres prédécesseurs, donc Henry Ford, Ferdinand Porsche ou Enzo Ferrari, il a créé sa propre marque.
01:11Mais il y a une petite différence qui nous, chez Alpine, nous inspire tous les jours.
01:15Il a appelé sa marque Alpine, il n'a pas appelé Rédélé comme ont fait ses prédécesseurs.
01:22Et ça, c'est pour symboliser le fait qu'Alpine, c'est la légèreté et d'une certaine façon, c'est la pureté et du plaisir.
01:29Papa a choisi d'appeler la marque Alpine en souvenir de ses victoires dans les Alpes et surtout la Coupe des Alpes qu'il avait remportée sur une 4 chevaux en 54.
01:55Mon père a lancé Alpine parce qu'il a beaucoup couru en 4 chevaux et il s'était aperçu que la 4 chevaux avait un potentiel merveilleux,
02:02mais qu'en faisant une voiture un peu plus légère, en utilisant des matériaux modernes pour l'époque, il pouvait avoir une voiture sportive plus performante.
02:10Pour anecdote amusante, en 1055, il courait sur une Alpine 106, il finit la course avec une heure d'avance sur les 4 chevaux d'usine,
02:18ce qui démontrait la performance de la voiture plus légère que la 4 chevaux.
02:22Il disait souvent, après avoir fait un tour dans les Alpes au volant de ses voitures, « je me suis bien amusé ».
02:28C'est banal, mais c'est fondamental.
02:31Cette valeur-là de « je me suis bien amusé », c'est ce que nous, on veut transmettre à nos clients quand ils vont conduire les voitures ou avoir une expérience,
02:39quelle que le soit avec le monde d'Alpine.
02:41Et deux, c'est nous-mêmes, nous voulons bien nous amuser en faisant le travail, en développant les voitures.
02:46Parce que si on s'amuse bien, les clients vont le ressentir à travers le produit.
02:53Mon père définit l'ADN de la marque.
02:55Alpine devait être léger, performant, économique, en utilisant des pièces de grande série, et surtout très agréable à conduire.
03:05Les modèles symboliques qui ont compté chez Alpine, c'est d'abord la toute première, la 106, qui est le commencement.
03:11Après ça, c'est la 110, qui a marqué son époque dans les rallyes.
03:15Dans l'histoire d'Alpine, la 110 a joué un rôle fondamental,
03:18c'est elle qui a donné les plus beaux lauriers Alpine.
03:21Quand la voiture est sortie en 62, c'était un dessin révolutionnaire.
03:25Et tout au long de sa carrière, de 62 à 77, elle n'a fait qu'évoluer, grandir, et être de plus en plus performante.
03:33Avec un secret qui était un peu la sauce Alpine, un peu comme Lotus,
03:37c'était une voiture légère, avec une carrosserie en fibre,
03:40et un poids contenu, avec des monnaies d'alimentation,
03:43relativement modeste par rapport à la concurrence,
03:45mais le poids contenu permettait aux voitures d'être performantes.
03:58Nous avons trois principaux défis.
04:00Le premier, c'est bien sûr, lancer une gamme produit.
04:02Parce qu'aujourd'hui, nous avons la 110, qui est notre voiture iconique,
04:06mais avec les ambitions que nous avons, nous n'allons pas pouvoir lancer une gamme produit.
04:10Premier défi, lancer sept produits dans les sept prochaines années,
04:13dans le monde de l'électrique, parce que ça, c'est un autre défi technologique.
04:16On veut montrer qu'on peut donner du plaisir,
04:18on peut donner de la sportivité dans le monde de l'électrique.
04:21Au contraire, on peut même mieux faire que ce qui se fait aujourd'hui.
04:24Deuxième défi, il faut développer un réseau de distribution.
04:27C'est ce qui va nous permettre de conquérir un petit peu le monde.
04:2970% de nos ventes sont en France.
04:31On a l'ambition qu'en 2030, plus de la moitié de nos ventes soient faites en France.
04:36Troisième aspect, c'est peut-être le plus difficile, c'est celui de créer une marque.
04:40Aujourd'hui, la connaissance de la marque, la désirabilité de la marque est très forte en France,
04:45mais dès qu'on passe les frontières, c'est beaucoup moins évident.
04:48Donc, il faut qu'on arrive à créer cette envie,
04:51cette reconnaissance de la marque pour la positionner dans le marque premium.
04:55Ça, ça se fait avec un travail de tous les jours, les événements,
04:58en connaissant nos clients, en connaissant notre clientèle.
05:01Mais aussi, et ça c'est l'aspect, un petit peu le socle d'Alpine, à travers la compétition.
05:14Alpine est arrivée au sommet au début des années 70, surtout grâce à la bérinette,
05:18qui était d'abord championne d'Europe en 71 et championne du monde en 73.
05:23Après ça, d'autres victoires, d'autres défis,
05:25mais en tout cas, c'est la bérinette qui est arrivée au sommet.
05:28Elle est championne du monde en 73.
05:30Après ça, d'autres victoires sont arrivées.
05:32Il y a eu une championnat d'Europe sur les proto 2 litres avec Alain Serpeggi,
05:35et en 78, la victoire au Mans, qui était aussi très importante,
05:39ce qui a permis à Renault, après ça, d'aller en Formule 1.
05:41Pour mon père, le Mans était une épreuve importante.
05:44Donc, la première victoire au Mans en 64, c'est la M64.
05:48Donc, c'est une voiture emblématique.
05:50Après ça, il y a eu les voitures faites avec le V6 Gordini,
05:54qui sont la 441 et la 442, qui ont gagné les 24 Heures du Mans.
06:06En 1995, mon père voir Renault décider d'arrêter la production d'Alpine,
06:11c'était pour lui un peu un crève-cœur.
06:13Et ce que je regrette, c'est qu'il n'ait pas vu la renaissance d'Alpine,
06:17parce que je pense qu'il aurait été très fier de voir, à nouveau,
06:21des assombisses roulées, et encore plus, voir des Formule 1 Alpine.
06:29C'est la compétition qui nous permet, d'un côté,
06:32de nous faire un peu plus connaître dans le monde entier,
06:35puisque la Formule 1 en particulier a une audience dans le monde entier,
06:38qui aussi nous permet de transposer dans les équipes d'Alpine
06:41l'état d'esprit de passion et de compétition,
06:44de vouloir toujours faire mieux, toujours être devant.
06:47Et le troisième aspect qui est important dans la compétition,
06:49c'est le transfert technologique.
06:50On veut se positionner dans une marque premium, en France, de luxe, sportive.
06:54Là, il faut mettre de l'innovation.
06:56Et pour mettre de l'innovation, rien de mieux qu'appliquer des solutions
07:01qui sont développées en Formule 1 ou en endurance sur les voitures de série.
07:14Le 390, c'est le deuxième véhicule du Dream Garage.
07:17C'est un véhicule électrique,
07:18c'est un véhicule qui veut aller conquérir certains marchés,
07:21puisque c'est un véhicule sport fastback.
07:24On dit que c'est une voiture de course dans un costume de soirée,
07:28et c'est un peu ça.
07:29Quand on veut aller s'amuser, aussi bien sur des petites routes de montagne
07:32que, éventuellement, sur circuit,
07:34on va retrouver exactement les mêmes sensations que notre ascendisse d'aujourd'hui.
07:38Ça semble impossible à croire, je vous garantis que c'est la vérité.
07:43Cette année, on fête les 70 ans d'Alpine,
07:45mais toute Alpine est dédiée à ce qui va se passer dans les 7 prochaines années.
07:49Ces 7 prochaines années-là, aussi bien au niveau du produit
07:52qu'au niveau de la distribution et de la marque,
07:54sont celles qui vont nous permettre de mettre Alpine dans le gotha des marques automobiles
07:58et de faire d'Alpine un petit peu l'étoile française dans ce domaine.
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