00:00mener une enquête sur le bien-être, ça serait beaucoup trop.
00:02Intéressant, parce que pour aujourd'hui, Le Figaro explique que c'est la maison de la Légion d'honneur à Saint-Denis qui est le meilleur lycée de France.
00:09Pour nos confrères du parisien, c'est l'internat de l'Est parisien à Noisy-le-Grand.
00:12Qu'en pensez-vous ? Vous allez me dire que ce sont des excellents établissements.
00:17Je n'ai pas d'avis sur ces établissements, on n'a pas vocation à regarder, à mettre en avant un établissement alors qu'il existe une carte scolaire.
00:28Les élèves sont rattachés à un établissement, il n'y a pas de raison d'en mettre un.
00:33Tout le monde file dans celui qui a une bonne réputation.
00:37On ne peut pas filer puisqu'il y a la carte scolaire.
00:40En tant que parent, même si on ne choisit pas et qu'on ne peut pas choisir le lycée le mieux classé forcément parce qu'on n'est justement pas à côté,
00:48c'est quand même troublant de se dire que notre lycée est mal classé.
00:54Justement, il ne faut pas qu'il regarde son classement, il faut qu'il se compare à la moyenne des établissements qui lui ressemblent.
00:59Donc s'il a une valeur ajoutée positive, c'est déjà très bien.
01:03Après, il va regarder tous les indicateurs et puis c'est aussi aux enfants de travailler un peu, de faire mentir, de participer.
01:15C'est vraiment la communauté éducative aussi qui se retrouve autour de ces indicateurs et qui prend conscience du positionnement de l'établissement par rapport à une moyenne.
01:23Que vous ont appris les résultats cette année ? Est-ce qu'il y a des enseignements particuliers que vous voulez mettre en valeur ?
01:27Ce qui est important, c'est de voir quand même le rôle très très important du niveau des élèves à l'entrée dans l'établissement.
01:36Leur progression éventuelle.
01:38Mais qui joue énormément quand même sur la réussite in fine.
01:42C'est d'autant plus les établissements, on pense notamment aux lycées professionnels, qui ont des indicateurs de valeur ajoutée positives.
01:50On mesure tout l'effort qui est mené par ces établissements pour déjouer une forme de déterminisme social.
01:57Dans les critères dont vous parliez, il y a le bien-être ?
02:01Non, justement. Ce que je dis, c'est que ces indicateurs ne peuvent pas rendre compte de toute la dimension d'un établissement.
02:08On n'a pas d'outil pour mesurer le bien-être.
02:13A quoi servent concrètement ces résultats ?
02:17On a bien compris que de toute façon, il y a une carte scolaire, c'est ce que vous disiez.
02:22Que l'on regarde ou pas, et qu'on se dise que cet établissement est mieux qu'un autre, en tant que parent, que peut-on faire ?
02:30Ces indicateurs servent à objectiver une information.
02:34C'est-à-dire qu'au lieu de donner des taux bruts, on permet au grand public, c'est vraiment un rôle.
02:41On permet au grand public de relativiser l'information qu'un taux brut donnerait tout seul, qui serait vraiment incomplet,
02:50puisque ce taux brut ne renseignerait pas aussi sur les caractéristiques des établissements.
02:55C'est livrer une information la plus objective et pertinente possible pour la société.
03:00Vous nous l'avez rappelé plusieurs fois, lorsqu'on inscrit ses enfants dans le public, on ne peut pas choisir puisqu'on dépend de la carte scolaire.
03:06Comment expliquez-vous la prédominance quand même dans les classements des établissements franciliens ?
03:12J'ai envie de vous dire, alors je vous la fais à l'envers, vous allez comprendre.
03:15Rassurez-nous, il y a des très bons lycées et des collèges à Bordeaux, à Lyon, à Grenoble et au Mans.
03:19Mais bien sûr, parce qu'en fait, les classements que vous mentionnez, d'abord je ne sais pas...
03:24Le classement, un jour, que ce soit le Figaro ou le Parisien, ils ont retenu des critères, ils les ont pondérés,
03:32et derrière, il y a des préjugés en fait, forcément.
03:35C'est-à-dire qu'ils mettent en avant tel ou tel critère qui leur semble important et ils vont les pondérer différemment.
03:40Je crois même que certains journaux retiennent le taux brut de réussite, alors que justement on dit que ce n'est pas le plus opérant.
03:48Donc je vous rassure, oui, il y a des lycées avec des valeurs ajoutées positives partout en France.
03:55Merci Magda Tomazini, vous êtes directrice de l'évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l'éducation nationale.
04:01Merci d'être venue nous voir ce soir.
04:03Dans un instant, un homme très mal classé, il est même franchement dissipé.
04:07C'est un cancre qu'on aime beaucoup ici.
04:09Marc-Antoine Lebray, le Pouce et le Breaking News.
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