00:00des nazis,
00:01des néo-nazis,
00:02de la propagande nationalistique naziste,
00:05de la dénazification.
00:06Accuser le gouvernement ukrainien de nazisme,
00:09c'est l'un des principaux arguments de Vladimir Poutine
00:12pour justifier l'invasion de l'Ukraine.
00:14Ne pas permettre aux néo-nazis et aux Bénderovais
00:17d'utiliser vos enfants, vos femmes et vos vieux
00:21en tant que comptes vivants.
00:22L'extrême droite ukrainienne ne représente aucun poids politique,
00:26mais est extrêmement active dans l'espace public.
00:29Et l'un des mouvements d'extrême droite
00:31qui s'est le plus illustré ces dix dernières années,
00:34c'est le bataillon Azov,
00:36une organisation paramilitaire créée par un ultranationaliste,
00:39Andrei Biletsky.
00:41C'est cette personnalité charismatique
00:43qui personnifie en fait le mouvement Azov.
00:46Les nationalistes ukrainiens qui sont les premiers à s'installer sur le Maïdan,
00:49qui sont les premiers à aller en guerre pour protéger leur pays,
00:52ils inspirent les Européens,
00:53ils montrent ce que les gens doivent faire
00:56pour que leur pays soit en sécurité,
01:01pour que leur pays soit unique,
01:03pour que leur pays soit puissant.
01:05Andrei Biletsky va être un chef de guerre très doué
01:09qui va permettre aux forces ukrainiennes
01:11de reprendre pied dans l'est du territoire.
01:13En 2014, quelques mois seulement après la révolution du Maïdan,
01:18le bataillon Azov intègre la guerre nationale,
01:21l'équivalent de la gendarmerie ukrainienne.
01:23Il devient alors le régiment Azov
01:26et sera déployé dans la guerre contre les séparatistes pro-russes
01:29à l'est de l'Ukraine.
01:31Ce bataillon de volontaires a été déployé
01:34et a remporté un certain nombre de victoires,
01:37notamment les batailles de Chiroquine et de Mariupol.
01:40Il n'est pas rare d'apercevoir des symboles nazis ou fascistes
01:43chez certains des membres du régiment.
01:45L'emblème d'Azov est même directement inspiré de l'iconographie nazie.
01:49Ce régiment Azov va évoluer.
01:53Il va y avoir, bien entendu, certains de ses membres
01:55qui se sont apparentés à l'idéologie néo-nazie
01:58ou au nationalisme radical.
02:00Néanmoins, de par son intégration à l'armée ukrainienne,
02:03il est obligé d'élargir ses rangs.
02:07Ce noyau néo-nazi, finalement, a été noyé dans la masse.
02:12Plusieurs personnes vont rejoindre le régiment Azov,
02:15non pas par conviction politique,
02:17mais parce qu'ils ont envie de combattre les ennemis de l'Ukraine
02:21dans une formation militaire disciplinée,
02:25ce qui n'était pas le cas pour d'autres formations,
02:27l'armée régulière ukrainienne compris.
02:30Quant à Andrei Biletsky, il quitte le régiment Azov
02:33pour se lancer en politique.
02:35Il est élu député de 2014 à 2019,
02:38mais échoue à fédérer les forces d'extrême droite ukrainiennes
02:41qui restent marginales dans les urnes.
02:43En fait, le nationalisme constitue d'abord une idéologie de défense en Ukraine.
02:48Le nationalisme est une idéologie complètement mainstream
02:50qu'on retrouve dans des partis aussi bien de gauche que de droite.
02:54Ça va, voilà, chrétien démocrate au vert ukrainien,
02:58en passant bien entendu par les mouvements nationalistes.
03:01Après, si on veut parler d'un poids de l'extrême droite en Ukraine,
03:06celui-ci est minime,
03:09quasiment inexistant, en fait, d'un point de vue électoral.
03:13L'extrême droite, en fait, en 2014, a essuyé,
03:17juste après le Maïdan, une défaite électorale aux élections présidentielles.
03:20Et ensuite, vous avez aux élections présidentielles de 2019,
03:23alors que l'ensemble des partis nationalistes ukrainiens
03:26étaient coalisés autour d'une seule et même candidature,
03:29rebelote, moins de 2 %,
03:32et également, nouvelle échelle électorale peu de temps après,
03:35aux élections législatives anticipées de juillet 2019.
03:39Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
03:41le régiment Azov est au cœur des combats,
03:44notamment à Mariupol, ville assiégée par l'armée russe.
03:47C'est une ville en stèle,
03:49qui, depuis 8 ans, a recouvert l'Ukraine.
03:52Je suis fier de chaque soldat qui se bat pour l'Ukraine,
03:56pour Mariupol,
03:57pour chacun qui a choisi la bataille au lieu de l'escalade.
04:00Ce jour est nôtre.
04:01L'Ukraine est à nous.
04:03Même s'il ne compte qu'entre 4 000 et 5 000 hommes,
04:05soit moins de 2 % de l'armée ukrainienne,
04:08le régiment Azov est la cible de la propagande du Kremlin.
04:12D'ailleurs, Sergei Lavrov,
04:13le ministre des Affaires étrangères russe,
04:16s'en est servi pour justifier le bombardement
04:18de la maternité de Mariupol, le 9 mars dernier.
04:21Ils ont éliminé tous les enfants,
04:24tous les soeurs médicales,
04:26tout le personnel de service.
04:28C'était la base
04:30du battalion ultra-radical Azov.
04:33Ce bombardement a fait plusieurs blessés et trois morts.
04:36Une fillette, cette femme enceinte et son enfant
04:39n'ont pas survécu.
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