00:00Frapper les engrais russes sans blesser l'agriculture européenne, c'est le difficile équilibre
00:11recherché par l'Union. Les Etats membres ont adopté en fin de semaine dernière une
00:15proposition de la Commission européenne qui prévoit d'imposer des droits de douane supplémentaires
00:20sur les importations de certains produits agricoles venus de Russie et du Bélarus
00:24afin de réduire la dépendance de l'Union. Mais la mesure inquiète le secteur agricole
00:29qui dépend fortement des fertilisants russes.
00:31A court terme, la Commission n'a pas proposé de mesures alternatives pour substituer les
00:37approvisionnements en provenance de Russie et de Bélarus. Donc déjà aujourd'hui, nous
00:42importons en provenance des autres pays tiers, mais une demande accrue va générer plus
00:49de pression en termes de logistique, donc des hausses de coûts. Ces hausses de coûts
00:53vont générer de l'inflation agricole qui se répercute en termes de baisse des revenus
00:58des producteurs agricoles et de la compétitivité sur le marché intérieur et à l'exportation.
01:04Les engrais russes représentent environ 25% des importations de l'Union. Le droit de douane
01:10spécifique supplémentaire par tonne de fertilisants pourrait passer progressivement de 40 ou 45
01:15euros à 315 ou 430 euros en trois ans. Pour les agriculteurs, c'est la sécurité alimentaire
01:21de l'Union qui est en jeu. La Commission assure que cette diminution des importations
01:26sera compensée par un renforcement de l'industrie européenne des engrais, un point de vue
01:31partagé par l'eurodéputé en cherche du texte au Parlement européen. Inés Weydere
01:36estime qu'il faut ici penser de façon stratégique.
01:56Le Parlement européen va se saisir formellement du dossier au début du mois prochain. Une
02:18fois sa position adoptée, les eurodéputés devront s'accorder avec les Etats membres
02:22pour parvenir à une position commune.
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