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  • il y a 11 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité, ce jeudi autour d'Aurélie Herbemont et Jean-Rémi Baudot.

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00:0020h, 21h, les informés, Aurélie Herbemont et Jean-Rémi Baudot.
00:07Bonsoir à tous, bienvenue dans les informés du soir.
00:09Votre rendez-vous de décryptage, votre rendez-vous de débat, c'est tous les soirs à la radio sur France Info et sur le canal 27 de la TNT.
00:17Bonsoir Aurélie.
00:18Bonsoir Jean-Rémi, bonsoir à tous.
00:19On parle de quoi ce soir ?
00:20La réponse de Vladimir Poutine à la proposition de Trèves en Ukraine est-elle prometteuse ?
00:26Le président russe se dit d'accord pour un arrêt des combats mais sous condition et il y a des questions sérieuses à régler selon lui.
00:34L'union nationale est-elle possible en France autour des questions de défense ?
00:38Le premier ministre a en tout cas réuni cet après-midi les responsables de tous les groupes parlementaires.
00:44Le parti socialiste relance-t-il la guerre des roses ?
00:48Boris Vallaud, chef des députés PS, se lance pour devenir premier secrétaire contre Olivier Faure, candidat déjà déclaré à sa succession.
00:57Et puis en fin d'émission, il y aura les cartes blanches de nos informés.
01:00Qu'est-ce qui les a marqués, choqués, fait réagir dans l'actualité ?
01:04C'est notre nouveau rendez-vous tous les soirs à 20h45.
01:07Et pour en parler ce soir, nos informés.
01:09Etienne Girard, rédacteur en chef Société Alexpress.
01:12Sylvie-Pierre Brossolette, éditorialiste Au Point.
01:15Valérie Gass, chef du service politique de RFI.
01:18Et Bruno Cotteres, le politologue, chercheur CNRS.
01:21Au Sévipov, centre de recherche de la vie politique et surtout enseignant à Sciences Po.
01:25Merci à tous les quatre d'être là, les informés, c'est parti !
01:30Vladimir Poutine est enfin sorti de son silence sur la proposition de Trèves en Ukraine.
01:36Oui, le président russe est d'accord sur le principe d'un arrêt des combats.
01:40Il remercie Donald Trump, mais tout ça est à sortie de conditions.
01:45L'idée en elle-même est donc bonne et nous la soutenons.
01:51Mais il y a des questions dont nous devons discuter.
01:55Et je pense que nous devons en parler à nos partenaires américains,
02:02peut-être même au président Donald Trump, pour l'appeler et en discuter avec lui.
02:11C'est donc un « oui, mais » du président russe.
02:14Donald Trump considère que c'est une déclaration prometteuse mais incomplète de Vladimir Poutine
02:19et le président américain espérait que le président russe finira par un vrai « oui »
02:25ou sinon, dit-il, ce serait très décevant pour le monde.
02:28Évidemment, on va rester extrêmement prudents parce que dans ce dossier, ça change minute par minute quasiment.
02:33Etienne Girard, néanmoins, ce « oui, mais » sous condition, est-ce qu'un pas a été franchi ?
02:39Oui, même si concrètement, il n'y a pas grand-chose de neuf dans le sens où cette remarque de Vladimir Poutine...
02:51Alors souvent, Vladimir Poutine ruse son « oui, mais ».
02:55On pourrait se dire « est-ce que c'est une ruse ? »
02:57En réalité, il y a une part de bon sens, c'est-à-dire...
03:01Pourtant, croyez-moi, je ne suis pas un défenseur de ce que peut faire Vladimir Poutine.
03:07Mais évidemment qu'une trêve, il faut savoir ce que ça implique.
03:12Je pense d'ailleurs que Volodymyr Zelensky dirait exactement la même chose.
03:17Et le problème un peu dans ce dossier, dans la façon dont, depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump,
03:22il se concrétise ou ne se concrétise pas en réalité, c'est qu'une fois qu'on a parlé de trêve,
03:28il y a énormément de questions en suspens, en particulier le statut des zones occupées
03:35qui restent tout aussi en suspens.
03:38Il faut d'abord régler et avancer.
03:41Alors c'est toujours bien de faire des trêves.
03:43Vous me direz « cesser le feu, c'est bien, arrêt des combats, il n'y a pas de morts, il n'y a pas de blessés », très bien.
03:48Mais le problème géopolitique, il reste plus ou moins entier.
03:52Quel est le statut, quel sera demain le statut des zones occupées par la Russie ?
03:58A peu près 20% du territoire ukrainien.
04:00C'est hyper important.
04:02Nous, Français, nous, Européens, on ne peut pas, me semble-t-il,
04:06et mes échanges avec les responsables français me font penser ça,
04:10il est très compliqué pour les Français de s'avancer dans ce dossier
04:14sans savoir exactement à quoi et pourquoi on signe.
04:19Évidemment, on comprend que c'est compliqué, mais Sylvie Pierre-Broncelette, vous y voyez une ruse du russe ?
04:24Non, mais c'était la réponse attendue.
04:27Dans le 8 mai, c'est surtout le mai qui compte, et les mots employés.
04:30Parce qu'après, toutes les conditions explicites, on les connaît,
04:35il y a celles qui sont implicites entre les lignes,
04:37quand il parle d'éradiquer les causes profondes du conflit, c'est ça qu'il faut retenir.
04:41Et les causes profondes, c'est tout ce que nous, nous ne pouvons pas accepter.
04:45C'est-à-dire l'abandon des 20%, le fait qu'il n'y ait pas de troupes après pour garantir la paix,
04:51le fait que Zelensky soit évacué, qu'il y ait des élections.
04:54Enfin, toutes les conditions de Poutine, on les connaît, et il ne lâchera rien
04:58tant qu'il n'aura pas toutes les conditions.
05:00Ce n'est pas d'une trêve, c'est d'une paix qu'il veut parler.
05:02Il fait déjà les conditions de la paix future qu'il accepterait,
05:06mais ces conditions, est-ce que Trump peut accepter de les imposer à l'Ukraine ?
05:12C'est possible.
05:13Si jamais Trump, pour absolument arracher sa paix qu'il veut donner aux électeurs américains,
05:19se résout à se faire tendre le bras à son tour par Poutine,
05:24il va faire de nouveau la même manœuvre avec Zelensky,
05:27parce que ce qui s'est passé ces derniers jours avec Zelensky,
05:31ce n'est pas une grande victoire pour l'Ukraine quand même.
05:33On l'a masqué comme ça, mais il a accepté de se faire tendre le bras.
05:37Il n'avait pas le choix.
05:38Il a fait ça le plus élégamment possible,
05:40mais il a accepté le principe d'une trêve sans aucune garantie.
05:44Donc, il a dû accepter ça.
05:46Il va peut-être devoir accepter pire dans les jours qui viennent
05:49si Poutine se montre très ferme sur les conditions.
05:51Et il va se montrer très ferme.
05:53Il va faire durer, durer, durer.
05:56Et Trump, absolument avide d'un résultat,
06:00je crains qu'il ne cède à Poutine.
06:03Puisqu'on le rappelle, les Ukrainiens et les Russes ne se parlent pas.
06:06Je crois d'ailleurs qu'il y a une loi en Ukraine
06:08qui interdit les contacts avec les autorités russes.
06:10Néanmoins, quand Vladimir Poutine dit qu'il faut une paix durable,
06:14ça veut dire quoi, Valéry Gass ?
06:16Encore une fois, ce sont les conditions du Kremlin
06:18qui vont être mises sur la table.
06:19En fait, ce qui est intéressant, c'est que depuis le début de la semaine,
06:22on dit que la pression est désormais sur les Russes.
06:23En fait, là, Vladimir Poutine, aujourd'hui, en prenant le temps
06:26et avec la manière, il a renversé la vapeur une nouvelle fois.
06:28Il reprend l'initiative.
06:29Alors, c'était attendu.
06:30Il y a un jeu comme ça.
06:31C'est l'Ukraine, d'abord, qui était totalement sous pression
06:34après le bureau Oval et l'altercation avec Donald Trump.
06:36Et puis, là, il y avait eu un petit décerment de cette étreinte
06:39avec la réunion à Jeddah,
06:40dont il était sorti une espèce d'accord entre les Américains et les Ukrainiens.
06:44Et on attendait de savoir.
06:46Maintenant, les Américains avaient dit
06:47la balle est dans le camp de Vladimir Poutine.
06:49Il a pris deux jours, tranquillement,
06:51et il a accepté la balle et il l'a relance.
06:53Et puis, il a mis tout ça en scène.
06:55Ce qui est aussi intéressant, c'est qu'en effet, il a pris son temps.
06:58Hier, il est allé à Koursk, en treillis,
07:01pour montrer qu'il y avait quand même les opérations militaires.
07:04Pour ce qu'on rappelle, c'est la zone, la petite poche
07:07qui a été prise par les Ukrainiens sur le sol russe.
07:09Et que les Russes recommencent à reconquérir.
07:13Et donc, il a été montré qu'il y avait une volonté
07:17de bien mener, de continuer à mener ces opérations militaires.
07:19D'ailleurs, il l'a dit aujourd'hui.
07:21Ça sera aussi en fonction de ce qui se passe sur le terrain,
07:23qu'il faudra avoir les conditions.
07:25Donc voilà, Vladimir Poutine, là, aujourd'hui,
07:28c'est une conférence de presse avec aussi une mise en scène,
07:31des questions attendues, et il y répond.
07:33Il était aux côtés du président biélorusse.
07:35Biélorusco.
07:36Voilà, exactement.
07:37Donc, son allié.
07:39Et donc, là, il reprend en effet l'initiative.
07:43Il dit maintenant, voilà, moi je veux une paix durable.
07:46En effet, un certain nombre de conditions.
07:48Et puis, tout ça va se négocier avec les Américains
07:51qui sont en train de voir les autorités russes.
07:54Et puis, on a de nouveau la réponse de Trump,
07:57de l'autre côté, qui dit, c'est prometteur,
07:59mais voilà, work in progress.
08:01En fait, on est dans un jeu diplomatique assez classique.
08:04J'avais un invité tout à l'heure qui parlait de la diplomatie,
08:06de la navette, Bruno Cotteres.
08:08Chacun pose ses conditions, comme ça, à distance.
08:11Oui, clairement, c'est un scénario assez classique.
08:14Au fond, on a une négociation de cette importance,
08:16de ce niveau.
08:17Tout le monde ne met pas tout de suite
08:18toutes ses cartes sur la table.
08:20C'est, on va dire, une alternance régulièrement de face
08:23de montrer sa force, faire œuvre de ruse.
08:27On revient aux fondamentaux du chapitre 18
08:30du Prince de Machiavel, pour les amateurs,
08:33la ruse et la force.
08:34Donc, on est effectivement dans ce type de scénario
08:37où il s'agit de montrer qu'on ne cède pas tout de suite,
08:42qu'on pose des conditions pour céder.
08:44C'est un jeu à trois joueurs,
08:46l'Ukraine, la Russie, Trump,
08:48avec un quatrième acteur, l'Union européenne,
08:51qui, pour le moment, n'est pas très présent,
08:53mais qui exerce une forme de pression.
08:55C'est un acteur de second plan.
08:57C'est un acteur de second plan,
08:58mais qui est quand même dans le tableau.
08:59Et donc, on est effectivement dans ce scénario
09:01de tour de table,
09:02où chacun va montrer, à un moment donné,
09:04sa capacité de faire capoter la négociation
09:07ou sa bonne volonté sur certains aspects,
09:09parce qu'il s'agit, pour chacun des acteurs,
09:11de ne pas perdre la face,
09:12de montrer qu'il a du répondant dans la négociation.
09:15Donc, on n'en a pas encore fini.
09:17On n'en a pas encore fini.
09:18Aurélie, ce qui est intéressant,
09:19et ce qui est frappant,
09:20c'est qu'on entend Vladimir Poutine réagir,
09:22on entend Trump réagir à Vladimir Poutine,
09:24mais l'Europe et l'Ukraine,
09:26accessoirement aussi,
09:27n'est pas à la table des négociations.
09:29Ah ben non, pour l'instant,
09:30ça se deal exclusivement entre Poutine et Trump,
09:35éventuellement un émissaire de Trump,
09:37puisque c'est Vitkov qui est censé,
09:39peut-être en ce moment même d'ailleurs,
09:41être avec le président russe.
09:42Parce que ça fait 24 heures qu'il est censé être en route.
09:44Oui, voilà, ils sont partis d'hier soir,
09:46les émissaires russes.
09:47Non, et on voit bien...
09:48Non, mais blague à part, il est arrivé.
09:49Il est arrivé.
09:50Et il devait voir, justement,
09:51peut-être Vladimir Poutine
09:53après cette conférence de presse avec Loukachenko.
09:56Mais c'est vrai que, voilà, pour l'instant,
09:58c'est limite si Vladimir Poutine
10:01n'a pas parlé de l'Ukraine en tant que telle.
10:04Il répondait à la proposition des Américains.
10:07Pour lui, Zelensky est toujours
10:09un personnage secondaire de l'histoire,
10:10ce qui est quand même très particulier.
10:12Les Européens, ça n'existe même pas.
10:14Mais ce qui est intéressant plutôt dans la journée,
10:16c'est que des proches de Vladimir Poutine
10:18aussi étaient un peu prolixes.
10:19On attendait toujours Vladimir Poutine
10:21sans savoir s'il allait parler.
10:23Mais dans sa garde rapprochée, on disait
10:24oui, pour l'instant,
10:25il n'y a que des conditions fixées par Kiev.
10:28En gros, ça ne va pas.
10:30Et puis attention,
10:31si jamais vous voulez envoyer
10:33des troupes européennes
10:35de maintien de la paix en Ukraine,
10:37ça sera considéré comme,
10:39je cite très précisément,
10:41est-ce que je vais le retrouver ?
10:43Ah là là, je ne vais pas le retrouver.
10:45Enfin, c'était considéré comme un conflit direct.
10:47Un conflit armé et dirigent.
10:50Et donc, ce soir,
10:53effectivement, on n'est pas forcément
10:55beaucoup plus avancé.
10:56Et c'est vrai que Donald Trump a réagi
10:58aux déclarations de Vladimir Poutine.
11:00Et côté européen, et même du côté de Kiev,
11:02pour l'instant, ça ne réagit pas beaucoup
11:04à ce oui-mais.
11:05C'est vrai, c'est assez étonnant.
11:06Il faut se demander quels sont les effets
11:08de part et d'autre.
11:09Parce que pour l'instant,
11:10tu es très aimable de dire qu'ils sont quatre,
11:12ils sont surtout deux.
11:13Et entre Poutine et Trump,
11:15qui va avoir, dans le rapport de force,
11:18plus de gages à demander à l'autre ?
11:22Et quel rapport de force peut être installé ?
11:26Qu'est-ce que Trump peut imposer à Poutine ?
11:28C'était facile d'imposer les choses à Zelensky,
11:30puisqu'il était demandeur d'armes et de renseignements.
11:32Poutine, il ne demande rien de tout ça.
11:34Est-ce qu'il peut être sensible
11:36au fait qu'on accentue les sanctions ?
11:38Pas vraiment.
11:39Il s'est tellement débrouillé autrement
11:41qu'un peu plus de sanctions, plus ou moins,
11:43ça ne changera pas la donne.
11:44Il s'est arrangé avec la Chine
11:45et avec d'autres partenaires pour son économie.
11:48Et la seule chose que peut redouter Poutine,
11:50c'est que Trump renverse son jeu
11:53et du coup réarme beaucoup plus l'Ukraine
11:56et en fasse une vraie menace pour Poutine.
12:00On n'en est pas là,
12:01mais c'est la seule arme qu'aurait vraiment Trump
12:03pour faire plier Poutine.
12:04Ce qui est certain, c'est que...
12:05Peut-être un tout dernier mot, Bruno.
12:06J'observe qu'en déclaration du président russe,
12:09il pose un certain nombre de questions
12:12comme s'il voulait mettre en évidence
12:15un peu à la fois les limites qu'il pose
12:19et qu'il voulait mettre en évidence
12:20les points vraiment fondamentaux,
12:22les causes profondes.
12:23Il dit, est-ce que tout ça ne va pas servir à l'Ukraine
12:25pour se réarmer et se réorganiser ?
12:27Qu'est-ce qui se passe pour les territoires occupés ?
12:29Qu'est-ce qui se passe pour les 3 000 ?
12:30Et comment est contrôlée la ligne de front ?
12:33C'est donc une manière de pousser un petit peu,
12:35on va dire, les questions
12:37qui sont des questions, effectivement,
12:38assez fondamentales.
12:39Bon, il reste beaucoup de questions, évidemment,
12:41sur ces négociations,
12:42mais il y a une partie des réponses
12:43qui ont été apportées,
12:44notamment sur cette menace russe,
12:46qui ont été apportées aux parlementaires français.
12:48Aujourd'hui, ça se passait à Paris.
12:50On va en parler dans un instant,
12:51après le Fil Info.
12:52Il est 20h15 et le Fil Info, c'est Emmanuel Langlois.
12:55Sa réponse était très attendue depuis deux jours.
12:57Vladimir Poutine se dit favorable,
12:59mais sous condition à la trêve en Ukraine
13:01proposée par Washington.
13:02En Arabie Saoudite, pour le président russe,
13:04il reste des questions importantes à régler
13:06concernant sa mise en œuvre.
13:08Donald Trump juge la déclaration du chef du Kremlin
13:11très prometteuse, mais pas complète.
13:13Quant à l'envoyé spécial du président américain en Russie,
13:16il doit rencontrer dans la soirée
13:18Vladimir Poutine à Moscou.
13:20De nouveaux soupçons de corruption
13:22au Parlement européen.
13:23Une série de perquisitions ont été menées ce jeudi
13:25en Belgique, mais aussi au Portugal.
13:27Et un suspect a été arrêté en France
13:29en lien avec la société chinoise
13:31de télécom Huawei.
13:33Les autorités soupçonnent
13:35une organisation criminelle
13:37à l'œuvre depuis 2021.
13:39Carrefour, autorisé par l'autorité
13:41de la concurrence, a racheté
13:43les enseignes Cora et Match,
13:45précédemment détenues par le groupe Louis Deleuze.
13:47Pour cela, le gérant de la distribution
13:49devra toutefois se séparer
13:51de huit magasins
13:53et d'une galerie marchande.
13:55Et puis le français Lenny Martinez
13:57remporte la cinquième étape du parrainage cycliste
13:59au sommet de la Côte-Saint-André.
14:01Troisième de l'étape,
14:03l'américain Matteo Jorgensen reprend
14:05le maillot jaune de leader au classement général
14:07au détriment de son coéquipier
14:09Jonas Vingegaard.
14:21La suite des informés, la deuxième partie
14:23avec Étienne Girard de L'Express, Sylvie-Pierre Brossolette
14:25du Point, Valérie Gaze de RFI
14:27et Bruno Cotteres du Cevipof.
14:29Aurélie, on parlait
14:31il y a quelques instants des négociations
14:33autour de Donald Trump, autour de Vladimir Poutine,
14:35beaucoup plus proche de nous.
14:37Il y a eu des discussions entre
14:39le Premier ministre, le ministre des Armées
14:41et les forces parlementaires.
14:43Oui, François Bayrou et Sébastien Lecornu,
14:45accompagnés de responsables militaires
14:47et du renseignement français,
14:49ont tenu cet après-midi à faire un point
14:51sur la situation en Ukraine et la sécurité européenne
14:53avec tous les partis représentés
14:55à l'Assemblée,
14:57opposition comprise, autour de la table
14:59il y avait donc Marine Le Pen
15:01pour le Rassemblement National ou encore Mathilde Panot
15:03pour la France Insoumise.
15:05A la sortie, le Premier ministre semblait
15:07satisfait de ce temps d'échange à huis clos.
15:09C'était précis,
15:11approfondi,
15:13utile, qu'il n'y avait pas
15:15de secret dissimulé
15:17et que la discrétion
15:19que tous
15:21ont choisi de
15:23respecter
15:25pour qu'on puisse bâtir une politique,
15:27c'est un moment
15:29très difficile,
15:31c'est un moment très exigeant
15:33et c'est un moment qui exige
15:35beaucoup de solidarité nationale.
15:37Alors, dans cette réunion, tout le monde
15:39a pu poser des questions et l'ambiance
15:41était studieuse, nous dit-on,
15:43loin des postures politiciennes,
15:45c'est ce que nous disait même ce soir sur France Info
15:47le président de la commission de la défense
15:49à l'Assemblée qui était présent à cette réunion
15:51qui a duré beaucoup plus longtemps que prévu.
15:53Valérie Gasset, c'est utile, c'est important,
15:55c'est une bonne initiative ce genre de réunion ?
15:57En tout cas, c'est une initiative qui est dans la cohérence
15:59de ce qu'a annoncé le président de la République,
16:01cette espèce de volonté de mobilisation nationale
16:03et de presque
16:05d'union nationale derrière les objectifs
16:07de réarmement de la France
16:09et de montée en puissance des dépenses
16:11de défense.
16:13Là, en fait, ils ont eu droit
16:15à un exercice auquel peu sont habitués
16:17parmi ceux qui étaient présents dans la salle,
16:19d'ailleurs sans téléphone,
16:21d'avoir accès aux informations des services
16:23de renseignement.
16:25On imagine que si ça a duré en effet
16:27presque 4 heures,
16:29c'était beaucoup plus long que prévu,
16:31certains disaient on va sortir vers 16h,
16:33et ça n'a pas du tout
16:35été le cas.
16:37On imagine bien qu'il y a eu beaucoup de questions
16:39et que c'était
16:41une réunion un peu inédite pour beaucoup d'entre eux
16:43d'une mise à niveau
16:45d'informations de cette nature,
16:47vraiment de sécurité nationale
16:49et donc
16:51oui, forcément,
16:53ça met certainement en prise
16:55les opposants habituels
16:57avec des considérations qu'ils n'ont
16:59pas l'habitude de manier
17:01et ça montre qu'il y a une volonté de donner
17:03l'information à tout le monde et de poser sur la table
17:05les vraies cartes. Est-ce que ce sera suffisant
17:07pour atteindre
17:09l'objectif que tout le monde se range
17:11comme un seul homme derrière
17:13les volontés d'Emmanuel Macron et du gouvernement ?
17:15Ce n'est pas sûr.
17:17On comprend bien qu'il y a une histoire de transparence,
17:19Étienne Girard, néanmoins,
17:21est-ce que demain, ça fait que
17:23une partie de l'opposition dira
17:25oui, effectivement, il y a une menace russe qui existe
17:27et parce que les services secrets, l'armée le dit ?
17:29Je pense que
17:31ce type de rendez-vous
17:33n'a pas pour conséquence de changer
17:35du tout au tout la position
17:37des formations politiques, tout simplement parce que
17:39ces positions-là, elles sont ancrées quand même
17:41dans des idéologies, dans des visions
17:43du monde qui subsistent,
17:45mais ça les met face
17:47à leurs responsabilités
17:49et je pense que dans le discours,
17:51le discours ne peut plus être
17:53exactement le même
17:55quand vous n'avez pas les infos,
17:57vous pouvez dire le gouvernement
17:59exagère, Emmanuel Macron
18:01exagère et quand vous avez
18:03des dirigeants du renseignement
18:05à huis clos autour d'une table
18:07qui vous disent des choses
18:09assez secrètes, c'est des fonctionnaires,
18:11ils ne sont pas politisés,
18:13ils n'ont pas d'intérêt et ils vous disent
18:15il s'est passé ceci, cela, dans tel pays,
18:17tel jour, quand même, je pense que
18:19ça vous saisit, ça vous trouble
18:21et
18:23ça joue, oui, quand même
18:25sur ce qu'est
18:27votre discours ensuite
18:29au moins sur la menace russe.
18:31C'est vrai que ça va être intéressant de voir comment réagira
18:33Marine Le Pen après cette réunion parce que
18:35elle était dans cette réunion et il y a quand même
18:37même pas 48 heures, elle disait
18:39qu'Emmanuel Macron jouait sur les peurs
18:41qu'il exagérait, etc.
18:43Donc ça va être intéressant et puis c'est vrai que dans
18:45la France insoumise, on verra ce que ça
18:47donne aussi mais ce matin, chez nos confrères
18:49de France Inter, Jean-Luc Mélenchon disait
18:51qu'Emmanuel Macron faisait de la gesticulation.
18:53Alors Jean-Luc Mélenchon n'était pas dans cette réunion
18:55mais il avait certains de ses lieutenants
18:57qui étaient présents donc ça sera intéressant de voir
18:59si ça fait bouger un peu les curseurs
19:01ou absolument pas parce qu'après tout
19:03on est dans de la politique. Il y a les Français aussi
19:05qui sont aussi la cible de cette opération
19:07de communication parce qu'il y a une part
19:09de communication dans l'affaire
19:11et à destination des Français pour
19:13continuer à argumenter dans tout ce que
19:15le Président de la République a expliqué.
19:17Est-ce que stratégiquement on peut imaginer que tout n'a pas été
19:19totalement dit parce qu'il y a des choses qui restent
19:21secret défense, Bruno Cotteres ?
19:23On ne saura jamais justement mais
19:25on imagine bien
19:27que toutes les cartes
19:29ne sont pas totalement mises
19:31sur la table.
19:33Notamment parce qu'il y a un souci
19:35sur certaines forces politiques.
19:37On imagine qu'à un niveau
19:39d'information extrêmement sensible
19:41il y a peut-être
19:43aussi un processus et peut-être pas la
19:45dernière de ces réunions.
19:47Ce que je trouve vraiment intéressant
19:49c'est effectivement l'effet d'objectiver
19:51les choses. Du point de vue
19:53de la qualité du débat démocratique c'est bien.
19:55C'est très bien de faire ça parce qu'effectivement
19:57je reprends ce qui a été dit
19:59ça met en responsabilité
20:01les leaders politiques
20:03c'est un côté
20:05solennel parce qu'effectivement
20:07ce sont des très hauts fonctionnaires
20:09de la défense nationale donc c'est du sérieux
20:11c'est une dimension très solennelle
20:13il n'est pas du tout étonnant de voir
20:15que l'ambiance n'est pas du tout celle
20:17d'un débat partisan et de l'hémicycle
20:19on est vraiment dans quelque chose de très lourd, de très solennel
20:21c'est aussi
20:23un message qu'envoie le pouvoir
20:25qui est de dire
20:27je fais confiance aux acteurs politiques
20:29la preuve je leur donne accès
20:31à des informations extrêmement
20:33sensibles
20:35donc de ce point de vue là, de la qualité du débat
20:37démocratique et du regard que les françaises
20:39et les français portent sur l'ensemble de la situation
20:41c'est bien parce qu'effectivement
20:43il y a toujours cette idée qui est que le
20:45pouvoir ne dit pas tout, qu'il exagère
20:47qu'il présente les choses
20:49d'une certaine manière donc l'idée d'objectiver
20:51est intéressante et je remarque d'ailleurs
20:53que c'est une idée qu'Emmanuel Macron
20:55reprend régulièrement
20:57et c'est pendant le Covid selon vous
20:59rappelons-nous quand il
21:01met en place
21:03le conseil national
21:05de la refondation
21:07il disait que c'était pour amener des éléments partagés
21:09de constats sur la situation
21:11donc on voit un élément très important de la rhétorique
21:13d'Emmanuel Macron qui est la volonté de dépassionner
21:15le débat mais ça n'empêche pas
21:17que les critiques vont arriver et les oppositions
21:19vont reprendre leur rôle, tout à fait normal
21:21aussi de critiquer même s'ils ont eu des informations
21:23C'est sûr qu'il y a une tentative
21:25d'embarquer le maximum de gens
21:27derrière soi, d'abord
21:29du chef de l'état qui a une occasion
21:31inespérée de revenir au premier plan
21:33qui fait bien le job pour le moment
21:35même les opposants le reconnaissent
21:37à mi-voix et qui
21:39pousse son avantage
21:41il a bien raison de le faire
21:43en poussant
21:45Sébastien Lecornu, l'homme qui voulait
21:47mettre premier ministre, à jouer
21:49un rôle très important aux avant-postes
21:51et si François Bayrou s'est joué
21:53à La Réunion aujourd'hui c'était pour
21:55accrocher les wagons, c'était quand même
21:57Lecornu qui avait pris l'initiative
21:59en concertation avec le chef de l'état
22:01de cette réunion et donc
22:03François Bayrou qui traîne un peu les pieds
22:05pour
22:07assumer les conséquences des directives
22:09du président, qu'ils partagent
22:11ils ont la même
22:13opinion sur ce qu'il faudrait faire
22:15de nouveau disposer d'une autonomie stratégique
22:17Là ils sont d'accord sur le fond
22:19Mais c'est François Bayrou qui va devoir gérer
22:21les propositions à faire
22:23pour couper dans certaines dépenses
22:25pour avoir comme demande Emmanuel Macron
22:27faire des réformes
22:29des choix et avoir du courage
22:31Là François Bayrou
22:33il regarde d'abord son accord de non-censure
22:35avec le parti socialiste qui est très rétif
22:37à couper quelle que soit la dépense
22:39Donc Lecornu assez habilement
22:41dit on va trouver des deals
22:43sur l'épargne des français
22:45enfin il trouve des portes de sortie
22:47mais enfin tout le monde sait que pour payer
22:49l'addition à la fin il ne suffira pas de réorienter
22:51l'épargne. Donc François Bayrou
22:53était un peu le pied sur le frein sur la
22:55réalisation. Donc là il a raccroché
22:57les wagons. Il n'y a pas que les français et l'opposition
22:59Il y a aussi Bayrou qu'il va leur mettre
23:01dans le cou. Juste peut-être Bruno Cotterest
23:03Qu'est-ce qu'on sait du soutien des français
23:05à l'Ukraine
23:07à l'effort de guerre éventuel
23:09au financement. Il y a des études qui sont là-dessus
23:11Il reste un très bon niveau
23:13le soutien à l'Ukraine. On voit qu'effectivement
23:15dès qu'on a des mesures d'opinion qui sont
23:17un peu plus précises, c'est comment
23:19on soutient, comment on explique ce soutien
23:21Sur l'épargne il y a eu des études. Voilà
23:23On voit que plus on est précis sur
23:25qui paye, au fond est moyen d'accord
23:27Ça c'est assez clair
23:29J'observe que
23:31les quelques enquêtes d'opinion dont on
23:33dispose montrent que
23:35ça suit. C'est-à-dire l'opinion crédite
23:37Emmanuel Macron de son rôle
23:39etc. Mais c'est pas non plus extrêmement
23:41spectaculaire. Il a fait un rebond de 7
23:43points de popularité. Ça ne met qu'à 31%
23:45Il a eu
23:4752% qui l'ont trouvé
23:49convaincant
23:51lors de son allocution
23:53ce qui est levé à moitié vide, à moitié plein
23:55Il revient un peu de loin quand même
23:57C'est pas une remontada
23:59Mais voilà, on voit
24:01que si le débat devenait
24:03plus précis
24:05sur les politiques publiques à mettre
24:07en oeuvre et les grands choix publics à mettre
24:09en oeuvre, progressivement vont s'exprimer
24:11des demandes d'explications
24:13de débats
24:15et que là, l'accord sera sans doute
24:17moins facile à obtenir
24:19Et Tindjira ?
24:21C'est là où Emmanuel Macron, le gouvernement
24:23s'adresse aux Français derrière les forces
24:25politiques. On voit bien que
24:27dans ce moment, on est en train de
24:29préparer les Français
24:31à un effort. Et la première étape
24:33pour l'effort, c'est d'expliquer
24:35en quoi l'effort est nécessaire
24:37Donc la menace russe
24:39dans un deuxième temps, on aura
24:41ce qu'on doit faire
24:43pour que l'Ukraine gagne
24:45et dans un troisième temps
24:47pour assurer notre sécurité
24:49et dans un troisième temps
24:51les mesures très concrètes et combien ça coûte
24:53qu'on met en oeuvre pour ça
24:55et les efforts qu'on demande en contrepartie
24:57la situation des finances publiques étant ce qu'elle est
24:59Il y a eu une autre réunion, je crois
25:01aujourd'hui, sur l'effort de défense
25:03Emmanuel Macron qui a reçu des ministres
25:05Oui, Emmanuel Macron a reçu
25:07des ministres concernés, donc évidemment
25:09de la Défense, de Bercy, etc.
25:11Ce qui était intéressant dans cette réunion, c'est qu'il y avait
25:13aussi des ministres dont on se dit
25:15qu'ils ne sont pas forcément en première ligne
25:17pour financer l'effort de défense
25:19Ce sont les deux ministres
25:21qui sont en charge des questions du travail
25:23Elles étaient là ?
25:25Elles étaient là justement
25:27Il y avait Catherine Vautrin, donc travail, solidarité
25:29et Astrid Panossian
25:31spécifiquement chargée du travail
25:33Ce qui peut
25:35laisser à penser qu'effectivement
25:37peut-être qu'il va se poser des questions
25:39sur le modèle social
25:41sur le travail, est-ce qu'il faudrait
25:43travailler plus, plus longtemps, etc.
25:45En tout cas, la présence de ces ministres
25:47dans cette réunion pour parler
25:49financement de l'effort de dépense
25:51peut, à minima, nous faire soulever
25:53quelques sourcils
25:55Vous avez remarqué que Benjamin Haddad
25:57qui est le ministre de l'Intérieur européen
25:59mais qui est très proche d'Emmanuel Macron
26:01a carrément
26:03craché le morceau avant-hier
26:05en disant évidemment qu'il faudra travailler plus
26:07cette réforme Born est nécessaire
26:09La réforme des retraites ?
26:11Oui, la réforme des retraites est nécessaire
26:13Alors qu'il y a le conclave aujourd'hui
26:15Alors que le conclave continue comme si de rien n'était
26:17C'est un peu surréaliste
26:19Et effectivement, Gilbert Cette, le patron du Corp
26:21cette semaine, a dit qu'il faudrait plutôt
26:23travailler plus longtemps que moins longtemps
26:25Donc on voit bien
26:27qu'est-ce que Macron veut faire passer comme message
26:29un peu subliminal, il ne le dira jamais
26:31en face
26:33Bayrou ne va pas le dire, au contraire
26:35C'est un cheveu du système social français
26:37Mais d'autres messages passent par la porte
26:39de côté
26:41Et cette réunion, comme vous le dites très bien
26:43incluait pour la première fois
26:45les ministres chargés du dossier des retraites
26:47Donc c'est quand même un signal
26:49On se retrouve dans quelques instants
26:51On parlera de l'avenir peut-être du Parti Socialiste
26:53avec un nouveau candidat
26:55à la tête du Parti
26:57Pour la tête du Parti
26:59Un certain Boris Vallaud
27:01On y reviendra dans quelques instants
27:03Et à 20h30, vous le savez, c'est un nouveau journal
27:11A 20h30
27:13Bonsoir Benjamin Recouvreur
27:15Bonsoir à tous, le président ukrainien
27:17Volodymyr Zelensky dénonce à l'instant
27:19les manipulations de Vladimir Poutine
27:21Le président russe qui s'est dit cet après-midi
27:23favorable à la trêve en Ukraine
27:25proposée par les Etats-Unis
27:27mais à de très nombreuses conditions
27:29Il reste des questions à régler, dit Vladimir Poutine
27:31sur la gestion du front ou sur les causes du conflit
27:33Donald Trump, lui, le président américain
27:35y voit des déclarations prometteuses
27:37mais incomplètes
27:39Un projet d'action violente déjoué
27:41en Haute-Saône, le premier en France
27:43en 2025, un adolescent de 17 ans
27:45a été placé en garde à vue
27:47présenté à un juge antiterroriste aujourd'hui
27:49Il a été interpellé lundi par la gendarmerie
27:51après avoir été repéré avec un couteau
27:53de grande taille, proche d'un établissement scolaire
27:55Il a été suivi pour radicalisation
27:57par les renseignements
27:59Le collectif des victimes de Notre-Dame de Bétaram
28:01appelle à mettre fin à l'hypocrisie
28:03après les déclarations de l'évêque de Bayonne ce matin
28:05Pour la première fois, il a dit sa honte
28:07après les témoignages
28:09de violences sexistes et sexuelles
28:11dans plusieurs établissements catholiques
28:13Ses prises de parole arrivent trop tard
28:15regrette le porte-parole des victimes
28:17Alain Esquerre
28:19Le jeune Valentin, condamné à 12 ans de réclusion criminelle
28:21aujourd'hui pour l'assassinat de ses deux parents
28:23en Isère, en novembre 2023
28:25âgé de 17 ans, aujourd'hui
28:27il a confié être passé à l'acte dans une grande souffrance psychique
28:29Le tribunal a retenu
28:31une altération de son discernement
28:33Un suivi socio-judiciaire de 7 ans
28:35a aussi été prononcé
28:37Et puis le Paris Saint-Germain appelle ses supporters
28:39au calme avant le Classico
28:41contre l'OM dimanche au Parc des Princes
28:43La rencontre est classée au niveau 5 sur 5
28:45c'est-à-dire avec des risques critiques
28:47Le club de la capitale a diffusé
28:49plusieurs vidéos, la préfecture de Paris
28:51a elle interdit aux supporters marseillais
28:53de s'approcher du stade
28:5720h, 21h
28:59Les Informés, Aurélie Herbemont
29:01Jean-Rémi Baudot
29:03Deuxième grande partie des Informés
29:05avec Bruno Cotteres, politologue enseignant
29:07à Sciences Po, avec Valérie Gasse,
29:09chef du service politique de RFI
29:11avec Sylvie-Pierre Brossolette, élitorialiste au point
29:13et avec Étienne Girard, rédacteur
29:15en chef société à L'Express
29:17On va parler d'une autre
29:19guerre, évidemment politique
29:21évidemment moins grave
29:23quoique c'est pas tout rose
29:25C'est le parti socialiste
29:27avec Boris Vallaud qui se lance pour devenir premier secrétaire
29:29Et oui, la guerre des roses
29:31c'est parti, Olivier Faure est
29:33candidat à sa succession
29:35sauf que le patron des députés socialistes
29:37avec qui ils étaient alliés
29:39jusqu'ici, se lance aussi
29:41dans la bagarre. Boris Vallaud a
29:43officialisé son objectif ce matin
29:45sur France 2
29:47Être le candidat du rassemblement
29:49non pas la candidature
29:51qui vise à
29:53effacer des têtes sur la photo de famille
29:55mais au contraire à les additionner
29:57un congrès d'addition des talents, pas de soustraction
29:59dans cette famille
30:01qui est une famille riche, qui doit être
30:03mobilisée et unie. Le congrès
30:05du parti socialiste aura lieu
30:07mi-juin. D'autres personnalités
30:09sont aussi sur les rangs
30:11le maire de Rouen, Nicolas Maillard-Rossignol
30:13la maire de Vaux-en-Velin, Hélène Joffroy
30:15le député Jérôme Gage
30:17et la sénatrice Laurence Rossignol
30:19veulent aussi présenter ensemble
30:21une émotion, et attention, c'est pas forcément fini
30:23un autre député, Philippe Brun
30:25est aussi très intéressé. Pourquoi
30:27est-ce que Boris Vallaud se lance
30:29l'hyper-broussette ?
30:31C'est une nouvelle tactique, c'est diviser
30:33pour unir. C'est assez spécial
30:35mais on commence... Attendez, je peux noter cette phrase ?
30:37Diviser pour unir, c'est-à-dire qu'on commence
30:39par diviser le courant majoritaire
30:41parce que Boris Vallaud
30:43était jusqu'à présent dans du même courant
30:45qu'Olivier Faure
30:47mais pour mieux prendre
30:49sa place, il faut
30:51le concurrencer tout en
30:53ralliant les adversaires
30:55c'est ça le fond
30:57de la tactique qui est bénie
30:59par François Hollande parce qu'il sait que si
31:01c'est un candidat issu du camp
31:03minoritaire, tout juste minoritaire
31:05mais minoritaire quand même, ça risque
31:07de faire rebelote comme au congrès de Marseille
31:09à 50-50 avec Olivier Faure
31:11qui risque de s'incruster. Donc il faut
31:13quand même rallier une partie du camp
31:15majoritaire et pour ça il faut
31:17qu'il y ait un candidat issu de ces
31:19rangs-là. Guedj et
31:21Brun, c'est trop petit niveau
31:23il fallait Boris Vallaud, président de groupe
31:25quand même une belle légitimité
31:27donc Tukokwe, mon frère
31:29Tukokwe, mon myphilie
31:31donc il assassine
31:33Olivier Faure qui est un peu
31:35groggy. Est-ce que ça va marcher ?
31:37Je ne sais pas, mais c'est ça l'idée.
31:39C'est là qu'on a du mal à comprendre
31:41Etienne Girard, ils sont censés être
31:43sur la même ligne ? Mais ils sont
31:45historiquement sur la même ligne, vous avez
31:47tout à fait raison. Ils se retrouvent sur la même ligne de départ
31:49Oh joli !
31:51Je vais apporter un élément tout
31:53simple à l'équation, ça s'appelle
31:55l'ambition et la rivalité
31:57Olivier Faure
31:59depuis qu'il est patron du
32:01Parti Socialiste n'a jamais réussi
32:03à s'imposer
32:05comme le leader
32:07incontesté. Il y a un espace
32:09et cet espace, on le voit
32:11bien, il attise les ambitions
32:13de partout au Parti Socialiste
32:15alors il y a ceux qui ne sont vraiment
32:17pas d'accord sur la ligne
32:19qui ne peuvent pas supporter les insoumis
32:21donc pour eux, c'est épidermique
32:23ils sont antiforts
32:25On les connait d'ailleurs
32:27On les connait, ils ne s'en cachent pas, on comprend très bien
32:29Borys Vallaud, c'est pas
32:31du tout ça, il s'est tout à fait
32:33il a tout à fait été d'accord
32:35avec la stratégie d'alliance d'Olivier Faure
32:37depuis le début
32:39en revanche, il pense qu'il peut
32:41incarner mieux
32:43c'est vrai qu'il est énarque, au PS
32:45on aime beaucoup les énarques
32:47quoi qu'on en dise dans l'histoire, on a toujours
32:49beaucoup aimé les énarques au PS
32:51ça rassure, il a été collaborateur
32:53de François Hollande
32:55même s'il n'est pas sur sa ligne aujourd'hui
32:57exactement, ça en rassure
32:59aussi certains, bref
33:01il triangule un peu
33:03mais à l'intérieur du Parti Socialiste
33:05pour aller pêcher
33:07des électeurs, des adhérents
33:09qui n'aiment pas Olivier Faure
33:11et c'est vrai, il a une vraie carte à jouer
33:13comme étant
33:15l'anti-Olivier Faure
33:17de l'intérieur du courant
33:19Olivier Faure
33:21donc il a vraiment une chance
33:23la question étant, qu'est-ce qu'on fera après ?
33:25non mais la question étant, est-ce que les gens connaissent
33:27Borys Vallaud ?
33:29c'est pas méchant de dire ça
33:31il est connu évidemment
33:33chez les socialistes, qu'est-ce qu'il incarne au niveau national ?
33:35est-ce qu'il est testé Bruno Cotteres par exemple ?
33:37il n'est pas effectivement
33:39dans les classements, il n'est pas très très haut
33:41et Olivier Faure il en est où ?
33:43Olivier Faure est plus haut dans les classements
33:45mais il n'est pas non plus extrêmement haut
33:47Olivier Faure dans les classements
33:49quand on regarde les classements
33:51des 50 personnalités politiques
33:53préférées, ce que font beaucoup
33:55les sondeurs, on voit que quand même
33:57ce sont des personnalités qui ne sont pas dans les
33:5910, 20 premiers
34:01alors ils sont dans leur famille politique
34:03ils sont par contre bien identifiés, bien connus
34:05mais là effectivement on est dans une sorte
34:07de truc qui devient très difficile
34:09à décoder sans aucun doute même
34:11pour les militants socialistes
34:13puisqu'ils viennent du même courant
34:15ils sont globalement sur la même ligne
34:17on les a beaucoup vus ensemble
34:19au moment des négociations avec François Bayrou
34:21où on avait le trio
34:23Olivier Faure, Borys Vallaud
34:25et Patrick Cannaire le sénateur
34:27qui présidait le groupe socialiste
34:29au Sénat, donc effectivement
34:31on voit qu'autour
34:33de cette intrigue
34:35qui va devenir premier critère
34:37du parti socialiste, il y a déjà des projections
34:39sur l'après, il y a déjà des projections
34:41pour l'après puisque beaucoup font le calcul
34:43L'après c'est quoi ?
34:45L'après c'est évidemment la préparation de la présidentielle de 2027
34:47beaucoup font le calcul
34:49que la disparition du tableau
34:51des concurrents à la présidentielle
34:53d'Emmanuel Macron libérerait un espace
34:55au centre gauche
34:57ça va beaucoup attiser les appétits
34:59les ambitions au centre droit
35:01et au centre gauche
35:03et donc certains sont déjà dans cette stratégie
35:05qui est de s'autonomiser
35:07dans la mesure du possible de la France insoumise
35:09et d'essayer de récupérer un électorat
35:11de centre gauche
35:13et de propulser...
35:15Amaud Valéry-Gaze, pardon
35:17Je ne suis pas parfaitement d'accord avec tout ce qui a été dit
35:19en fait les grandes manœuvres ont commencé au parti socialiste
35:21on a l'habitude de ça
35:23c'est-à-dire qu'on va déposer des contributions
35:25qui va rallier la contribution de qui
35:27jusqu'au dernier moment
35:29tout ça va se configurer, reconfigurer
35:31déconfigurer
35:33donc là les socialistes ont repris du poil de la bête
35:35ils reprennent leurs bonnes habitudes
35:37en termes de notoriété
35:39c'est vrai qu'Olivier Faure n'est pas le représentant
35:41du parti socialiste le plus médiatique
35:43et le plus connu
35:45qu'il ait connu
35:47Boris Vallaud, voilà, non plus
35:49n'est pas extrêmement connu
35:51mais quand on a Hélène Geoffroy ou Nicolas Méhenchon
35:53ils le sont encore moins
35:55donc on a disons les deux têtes d'affiches du moment
35:57qui vont commencer à se concurrencer
35:59et en effet derrière
36:01la tête du parti socialiste
36:03et ce qui va se jouer au congrès
36:05forcément c'est les élections d'après
36:07ça va être le positionnement
36:09sur le sujet qui fâche par rapport à la France insoumise
36:11et ce qu'il ne faut pas oublier
36:13c'est que des cadors on en a
36:15qui vont jouer en sous-main
36:17François Hollande est très attentif et certainement très actif
36:19il a dit ce matin sur France Info
36:21que Boris Vallaud faisait du bon travail
36:23à la tête du groupe mais il n'a pas pris parti
36:25on a François Hollande qui est très attentif
36:27à ce qui se passe, on a Martine Aubry qui va quitter l'île
36:29et qui aussi a envie de se réinvestir
36:31dans la vie du parti socialiste
36:33ce qu'on peut dire c'est que ça nous promet
36:35des jours heureux jusqu'au congrès
36:37du mois de juin et après
36:39en observant ce qui va se passer au parti socialiste
36:41Quelqu'un peut m'expliquer quel est l'intérêt de François Hollande
36:43là-dedans ?
36:45C'est éviter d'avoir Olivier Faure comme candidat à la présidentielle
36:47C'est ça
36:49C'est 2027 qu'il joue la candidature
36:51d'un social-démocrate pour 2027
36:53Si Olivier Faure gagne ce congrès
36:55il est le candidat
36:57c'est plié
36:59donc il faut, tous ceux qui veulent éviter Olivier Faure
37:01et qui veulent qu'il y ait un candidat social-démocrate
37:03que ce soit Hollande ou un autre
37:05Hollande espère pour lui
37:07enfin il a une petite chance ou pas
37:09on verra mais en tout cas tous les autres
37:11aimeraient jouer leur propre carte également
37:13et si Olivier Faure est réélu
37:15il bloque le système
37:17donc ils se sont tous liés
37:19pour éviter Olivier Faure
37:21et Boris Vallaud est effectivement
37:23au coeur d'une espèce de synthèse baroque
37:25où il y a la majorité
37:27et la minorité
37:29si ça doit être lui pour éviter Olivier Faure
37:31rallions-nous à lui et puis après on verra
37:33et après il s'agira de désigner
37:35le candidat qui pourra faire
37:37belle figure face à Marine Le Pen
37:39au deuxième tour, comment est-ce qu'on rassemble
37:41pour être présent au deuxième tour
37:43il va falloir
37:45ouvrir large le centre
37:47donc effectivement il faut en tirer l'alliance
37:49avec LFI et Boris Vallaud
37:51après avoir été un ardent défenseur
37:53l'enterrera sûrement
37:55il part de loin quand même Aurélie, non ?
37:57on ne va pas avoir la cruauté de rappeler le score
37:59du parti socialiste à la dernière présidentielle
38:01avec Anne Hidalgo qui était donc d'1,75%
38:03mais non
38:05mais il faut quand même le rappeler
38:07donc ce qui est vrai c'est que
38:09Olivier Faure il a quand même enfin
38:11manœuvrier, ça fait quand même plusieurs semaines
38:13qu'il a pris cette distance avec LFI
38:15puisqu'au début il était partisan
38:17qu'il faudrait un candidat de toute la gauche
38:19reproduire
38:21ce qui avait été fait avec le nouveau Front Populaire
38:23mais l'appliquer à la présidentielle
38:25sauf que depuis plusieurs mois c'est quand même vraiment compliqué
38:27avec Jean-Luc Mélenchon
38:29et puis il y a eu l'autonomisation sur la motion de censure
38:31qui a été, qui pouvait un peu couper
38:33les arguments de tout
38:35Nicolas Maillard-Rossignol dont on parlait tout à l'heure
38:37et Hélène Geoffroy qui sont vraiment hostiles à toute alliance
38:39et depuis le début avec LFI
38:41Olivier Faure leur a
38:43coupé l'air sous le pied
38:45en s'autonomisant par rapport à LFI
38:47donc il pensait peut-être avoir
38:49s'être débarrassé du problème
38:51sauf que voilà que débarque Boris Vallaud
38:53parce que il y a
38:55toute une partie, donc la partie François Hollande
38:57Nicolas Maillard-Rossignol
38:59ils sont pour un candidat social-démocrate
39:01à la présidentielle, Olivier Faure lui a basculé
39:03sur un candidat de la gauche
39:05en plus de Mélenchon
39:07donc dans son idée il faudrait que ce soit un candidat commun
39:09des écolos, socialistes
39:11et communistes, on n'y est pas encore
39:13mais ce serait ça son idée
39:15pour l'instant Boris Vallaud il n'a pas dit exactement
39:17mais il fait aussi partie de ceux qui pensent
39:19à une union de la gauche et tout en étant bien conscients
39:21que là avec Jean-Luc Mélenchon c'est compliqué
39:23donc tout le monde s'est un peu quand même rapproché
39:25sur au moins un truc, c'est que
39:27non, être derrière Jean-Luc Mélenchon c'est pas possible
39:29donc maintenant tout ce petit monde
39:31va être dans la piscine et va essayer
39:33de se débattre et de nager
39:35pour voir arriver la ligne d'arrivée
39:37ce qu'il ne faut pas oublier c'est qu'il y a eu une espèce de faux départ
39:39pour les socialistes, après les élections européennes
39:41il y avait quand même ce petit
39:43mouvement Glucksmann
39:45parce qu'il faut le mettre aussi dans l'équation
39:47et donc ils étaient tous prêts à un peu
39:49reconfigurer post-élection européenne
39:51et puis la dissolution arrivant
39:53merci Emmanuel Macron, tout ce petit monde
39:55est rentré dans sa coquille
39:57et on a fait alliance avec LFI
39:59le NFP pour essayer d'avoir plus
40:01de siège au législatif
40:03donc en fait on a repoussé
40:05les échéances et c'est maintenant que ça arrive en fait
40:07les vraies discussions qui auraient pu avoir lieu
40:09il y a quelques mois
40:11Oui je rejoins, ça ne parle
40:13que de ça effectivement, cette question
40:15de porter un candidat
40:17pour la présidentielle
40:19du côté de Jean-Luc Mélenchon
40:21le coup est déjà parti, il est évident
40:23qu'il sera candidat à la présidentielle
40:25qui ne passera pas par la case primaire
40:27que Olivier Faure voudrait éventuellement
40:29organiser et donc
40:31c'est effectivement d'arriver à avoir une candidature
40:33qui pèse, soit de manière
40:35à dépasser Jean-Luc Mélenchon, soit de manière
40:37à le peser davantage, mais ça ne parle que de ça
40:39parce qu'effectivement les lignes de partage
40:41au plan programmatique
40:43elles sont extrêmement faibles entre Boris Vallaud
40:45et Olivier Faure
40:47Bagarre à la tête du PS
40:49bagarre à la tête des LR
40:51entre Wauquiez et Retailleau
40:53on est quand même reparti dans
40:55les guerres
40:57intestines à droite à gauche quand même
40:59C'est logique puisqu'il y a
41:01la présidentielle en ligne de mire, tout le monde veut être candidat
41:03et ce qui est à noter c'est quand même
41:05un mouvement
41:07la ligne de front s'est déplacée vers
41:09la droite quand même parce que
41:11la gauche si elle veut avoir
41:13un candidat qui a une chance de figuer au deuxième tour
41:15devra séduire le centre, ceux qui étaient
41:17partis chez Macron et qui venaient du PS
41:19et à droite celui qui voudra
41:21être face à Marine Le Pen, il faudra
41:23qu'elle bouffe son électorat à elle
41:25donc ça déplace, tout le monde
41:27se déplace un peu vers la droite
41:29et en fonction
41:31de ça dans les différents partis on va
41:33s'ajuster à cette nouvelle donne
41:35et c'est très curieux
41:37parce qu'effectivement Boris Vallaud
41:39il arrive plutôt de la gauche du parti
41:41mais il va se présenter
41:43comme quelqu'un qui peut faire l'union la plus large
41:45possible vers le centre
41:47et rappeler qu'effectivement il était
41:49chez Hollande à l'Elysée
41:51avec une politique de l'offre qui n'était pas très différente
41:53de celle de Macron qui était à l'époque
41:55scatère général adjoint. Mais du coup il n'y a pas beaucoup de renouveau
41:57enfin il y a du renouveau ou pas plutôt
41:59Etienne Girard ?
42:01Boris Vallaud est la figure nouvelle
42:03en termes de politique
42:05et de candidature nationale
42:07du côté de Wauquiez et de Retailleau
42:09non, c'est de vieux routiers, Laurent Wauquiez
42:11a même déjà été
42:13patron des Républicains
42:15Mais Bruno Retailleau il est devenu connu
42:17en devenant ministre de l'Intérieur
42:19Avant il était quand même pas
42:21enfin je parle du contrôle de Bruno
42:23le mouvement public des Français ne le connaissait pas
42:25Il était un peu hors des radars mais il fait de la politique
42:27à très haut niveau national député
42:29et puis sénateur depuis 30 ans
42:31ils savent faire
42:33Petit conseil à leur donner s'ils ont besoin
42:35Le conseil d'Etienne Girard
42:371h45
42:39Attention aux conclusions attirées des congrès
42:412 ans avant la présidentielle
42:43En 1993
42:45tout le monde est sûr que
42:47le candidat du Parti Socialiste
42:492 ans plus tard ce sera
42:51Michel Rocard, c'est son tour
42:53il a tout gagné
42:55en interne, et ben non en fait
42:57parce qu'on peut tout gagner en interne
42:592 ans avant, il se passe plein de trucs
43:01en 2 ans et il faudra
43:03probablement même pour ceux
43:05qui vont gagner les congrès
43:07là dans quelques mois
43:09se relégitimer avant la présidentielle
43:11de 2027
43:13Donc conseil au candidat mais aussi à nous
43:15et aux gens
43:17Ne nous emballons pas
43:19On peut repenser Edouard Balladur
43:21pour les sondages aussi
43:23J'aurais bien juste un tout petit conseil moi aussi
43:25si je peux me permettre
43:27qui est d'avoir en tête
43:29l'effet de la séquence dans laquelle nous sommes
43:31de cette situation internationale
43:33dans laquelle nous sommes
43:35qui va sans doute à un moment donné quand même
43:37avoir un effet sur la compétition
43:39de l'élection présidentielle
43:41Moi je dirais que
43:43ce qu'on est en train de vivre au plan international
43:45a fait augmenter quand même pas mal le ticket
43:47sur la participation à l'élection
43:49le prix du ticket sur la participation à la présidentielle
43:51C'est possible pour 2027
43:53Les choix internationaux qui sont souvent assez anecdotiques
43:55dans les choix des français
43:57seront peut-être un petit peu plus présents
43:59et peut-être que ça jouera
44:01sur en effet les candidatures
44:03Allez les informés
44:05on se retrouve dans un instant pour notre dernière séquence
44:07qui est désormais une habitude
44:09la carte blanche, votre carte blanche
44:11c'est dans un instant, il est 20h47
44:13l'heure d'un fil info avec Emmanuel Langlois
44:15Et l'attention qui monte encore
44:17d'un cran dans la guerre commerciale
44:19avec les Etats-Unis, le président américain
44:21Donald Trump menace la France
44:23et l'Union Européenne d'imposer des droits
44:25de douane à 200%
44:27sur leur champagne, leur vin et autre alcool
44:29si les taxes de l'UE à venir
44:31de 50% sur le whisky américain
44:33ne sont pas retirées, on ne peut pas
44:35se laisser terrasser par des menaces de cet ordre
44:37réagit le chef du gouvernement
44:39François Bayrou, quant au Canada
44:41il porte plainte devant l'OMC
44:43l'Organisation Mondiale du Commerce
44:45contre les droits de douane américains
44:47sur l'acier et sur l'aluminium
44:49Vladimir Poutine se dit
44:51favorable mais sous condition
44:53au cessez-le-feu proposé avant-hier
44:55par les Etats-Unis
44:57Volodymyr Zelensky dénonce lui ce soir
44:59les manipulations du chef du Kremlin
45:01le président ukrainien affirme
45:03par ailleurs qu'il se prépare à rejeter
45:05que Vladimir Poutine se prépare à rejeter
45:07la proposition de cessez-le-feu
45:09alors que sur le terrain, les autorités ukrainiennes
45:11ordonnent l'évacuation de 8 localités
45:13près de la région russe de Kursk
45:15où les forces de Moscou
45:17ont réalisé ces derniers jours
45:19d'importantes avancées
45:21Enfin, il était absent de l'équipe de France
45:23de football depuis 6 mois
45:25sans surprise, le capitaine des Bleus
45:27Kylian Mbappé a été rappelé par Didier Deschamps
45:29pour affronter la Croatie
45:31en quart de finale de la Ligue des Nations
45:33la semaine prochaine, le sélectionneur
45:35a aussi choisi d'appeler
45:37pour la première fois le Parisien de 19 ans
45:39désiré doué
45:41France Info
45:43Les Informés
45:45Aurélie Herbemont
45:47Jean-Rémi Baudot
45:49Allez, c'est désormais
45:51notre nouveau rendez-vous
45:53Les Informés, Étienne Girard de L'Express
45:55Sylvie-Pierre Brossolette du Point
45:57Valérie Gasse de RFI et Bruno Cotteres
45:59du Cevipof, notre nouveau rendez-vous
46:01cette émission avec
46:03les cartes blanches de nos amis
46:05informés Aurélie. Et oui, vous avez chacun
46:07une minute pour nous parler de ce qui
46:09vous a marqué, choqué ou fait réagir
46:11dans l'actu. On commence avec Étienne Girard
46:13votre carte blanche est consacrée à la
46:15politique qui brise des couples
46:17Absolument, c'est une enquête
46:19d'une journaliste de chez nous, de L'Express
46:21Céline Delbecq
46:23basée sur une enquête récente de l'IFOP
46:25à laquelle elle a ajouté
46:27une enquête de terrain, si je puis dire
46:29et on se rend compte que
46:31chez les moins de 35 ans, la politique
46:33effectivement brise de plus
46:35en plus les couples
46:37pour une raison assez simple
46:39c'est que les femmes se disent
46:41de plus en plus à gauche
46:43et les hommes exactement dans le même mouvement
46:45de plus en plus à droite
46:47le privé devenant en plus
46:49dans notre époque de plus en plus
46:51politique, c'est des accords
46:53qui dans des générations
46:55plus anciennes
46:57chez les moins de 50 ans par exemple
46:59c'est intéressant, seuls 4%
47:01des couples disent se disputer
47:03sur les tâches ménagères, et bien
47:05chez les plus jeunes, c'est un
47:07ordre de grandeur qui est incomparable
47:09puisque chez les moins de 30 ans
47:1127% des hommes
47:13et des femmes en couple se disputent
47:15sur les tâches ménagères, bref
47:17la politique est devenue
47:19un vrai briseur de couple.
47:21Ça veut dire qu'il faudrait dans les applis de rencontre mettre
47:23aussi dans les critères la politique
47:25peut-être ?
47:27Vous en pensez quoi vous Bruno Cotteres ?
47:29C'est fascinant d'abord parce que
47:31il y a toute une littérature
47:33universitaire déjà sur ces questions qui existent
47:35ma collègue Anne Muxalo-Sévipoff
47:37a travaillé sur ces questions, l'irruption
47:39du politique et du public dans la sphère de l'intime
47:41et du privé, elle avait montré
47:43déjà ça, il y a des collègues aussi
47:45aux Pays-Bas qui ont travaillé sur ces questions
47:47et qui rappellent qu'au fond
47:49la formation d'un couple ne doit rien
47:51au hasard sociologique et politique
47:53qu'il y a toujours du politique
47:55dans le privé qui est toujours là quand même
47:57donc je ne suis pas tellement étonné au fond d'entendre ces résultats
47:59Et on constate que les jeunes
48:01gens deviennent de plus en plus
48:03masculinistes et effectivement
48:05se radicalisent à droite pendant que les femmes
48:07deviennent de plus en plus féministes
48:09et se radicalisent à gauche.
48:11C'est une enquête évidemment à lire dans L'Express
48:13Avec juste cette phrase de rupture, elle m'a dit
48:15que j'étais un facho
48:17Pourquoi tu votes Mélenchon ? Pourquoi tu votes Le Pen ?
48:19Les assiettes cassées maintenant ça va être
48:21thématique
48:23On a beaucoup témoigné là-dessus
48:25Puisqu'on parlait d'LFI, Sylvie Pierre-Brucellet, vous revenez sur la polémique
48:27autour d'un visuel LFI aux accents
48:29antisémites. Oui c'est une affiche
48:31que LFI a diffusée
48:33avant de vite la retirer devant les protestations
48:35Cette affiche était destinée
48:37à rameuter des manifestants
48:39pour le 22 mars contre l'extrême droite
48:41Alors ils ont utilisé
48:43vraiment des méthodes justement
48:45dignes de l'extrême droite en faisant
48:47une affiche d'Anouna
48:49et je défends rarement Anouna
48:51Mais là pour le coup
48:53le graphisme rappelle
48:55les pires affiches
48:57nazies d'avant-guerre
48:59antisémites, avec des caricatures physiques
49:01d'un supposé
49:03physique juif
49:05et alors on le voit, une affiche
49:07noir et blanc, l'air terrifiant
49:09avec les traits
49:11accentués
49:13vraiment il a porté plainte et il a raison
49:15c'est vraiment nauséabond
49:17et je ne comprends pas que LFI laisse passer
49:19même si c'est une équipe de communication
49:21qui a préparé ça, je n'arrive pas à croire
49:23que ce soit complètement par hasard
49:25Elle a été fabriquée, elle a été diffusée
49:27dans le verre des responsables
49:29et maintenant il la retire, c'est un peu facile
49:31ils commencent à en faire beaucoup côté affiche
49:33ils avaient déjà fait une avec Olivier Faure
49:35et Marine Le Pen
49:37tous ados après la non-censure de François Bayrou
49:39c'est un accident, je pense que
49:41franchement ils récidivent et là c'est carrément nauséabond
49:43Il y a cette phrase ce matin de Jean-Luc Mélenchon
49:45chez nos confrères de France Inter
49:47qui dit
49:49lâchez-nous, tout en d'ailleurs
49:51il fait un descriptif
49:53sur la taille du nez
49:55j'ai pas retrouvé précisément
49:57les mots, vous m'excusez mais
49:59il a cette espèce de formule où il cherche un peu
50:01tous les caractéristiques qui pourraient apparaître
50:03sur une affiche, ce qui est même assez étrange
50:05comme manière de se...
50:07J'allais parler de ce moment
50:09avec Jean-Luc Mélenchon
50:11j'en ai été estomaqué
50:13il dit lâchez-nous
50:15sur France Inter
50:17ce qui est à mon sens
50:19une inversion et une façon
50:21de se défendre hallucinante
50:23quand on comprend que
50:25l'histoire elle est due au fait que
50:27LFI caricature
50:29quelqu'un pour amener
50:31à descendre dans la rue
50:33qu'ils veuillent manifester
50:35contre le racisme
50:37on le comprend très bien
50:39mais entre tous les problèmes de cette affaire
50:41j'y vais en prendre qu'un
50:43c'est peut-être le fait
50:45de ne pas savoir faire
50:47de la politique autrement
50:49qu'en pointant des gens du doigt
50:51de cette façon-là
50:53antisémite en plus
50:55c'est ce qu'il y a de pire, mais si on faisait
50:57de la politique avec des messages qui ne sont pas
50:59pointés des gens du doigt
51:01nommément, c'est-à-dire
51:03agir sur les passions
51:05les plus virulentes et parfois
51:07les plus tristes des gens
51:09ce type de choses n'arriverait pas.
51:11Valérie Gass, votre carte blanche
51:13vous nous parlez d'une nouvelle affaire de corruption
51:15au Parlement européen.
51:17Oui, il y en avait déjà une en 2022, on l'avait appelée
51:19le Qatar Gate, ça impliquait le Maroc
51:21et le Qatar qui avaient corrompu
51:23jusqu'à la vice-présidente du Parlement de l'époque
51:25et puis là, il y en a une nouvelle affaire
51:27qui met en cause une société de télécommunication
51:29chinoise, Huawei, qui
51:31à force de lobbying
51:33visiblement a eu
51:35à distribuer des cadeaux, des restaurants
51:37de l'argent, pas que des téléphones
51:39visiblement, pour obtenir
51:41des décisions favorables
51:43sur le plan commercial
51:45alors il y a eu des perquisitions
51:47des bureaux scellés, une interpellation
51:49en France, il n'y a pas encore
51:51de nom d'élu ou de fonctionnaire
51:53européen, ça risque, visiblement
51:55il y en a une quinzaine dans le viseur
51:57mais bon, bien sûr, ça pose encore la question
51:59de ces institutions européennes
52:01et de la confiance qu'on peut avoir en elles
52:03quand il y a des affaires
52:05de corruption et de ce lobbying
52:07roi qui est au Parlement
52:09de Strasbourg et de Bruxelles
52:11qui est censé être encadré
52:13avec des règles très strictes
52:15mais visiblement qui sont largement détournées
52:17donc il y a un petit problème de fonctionnement
52:19visiblement qu'il va falloir
52:21peut-être prendre en compte
52:23parce que ça se multiplie et que ça fait quand même
52:25un peu désordre.
52:27Bruno Cotteres, dernière carte blanche
52:29vous revenez sur la France qui recule
52:31de 5 places dans le classement
52:33The Economist des démocraties
52:35Oui, c'est un classement qui est publié
52:37toutes les années à la fin du mois de février
52:39et cette année on a un mauvais
52:41résultat pour la France, alors c'est un
52:43classement qui existe depuis une vingtaine d'années
52:45au cours des 20 ans, la France n'était que 6 fois
52:47dans la première ligue
52:49c'est-à-dire les démocraties parfaites
52:51c'est une échelle de 0 à 10, il faut avoir au moins 8
52:53pour être une démocratie parfaite
52:55et nous régulièrement on est un peu en dessous de 8
52:57donc cette année on est redescendu en deuxième division
52:59les démocraties imparfaites
53:01donc c'est un sujet qui est important
53:03on considère que
53:05il y a beaucoup de critères
53:07mais parmi les critères qui font que la France
53:09n'occupe pas des
53:11classements aussi intéressants que les Pays-Bas
53:13que l'Allemagne, il y a l'excès
53:15de présidentialisme, souvent
53:17le manque de vitalité de la démocratie
53:19On a eu des élections, on ne peut pas...
53:21On a pourtant eu des élections
53:23il y a aussi très souvent
53:25les problèmes de l'espace public
53:27la participation politique
53:29la tenue des mouvements politiques, rappelons
53:31que quand même les partis politiques
53:33français sont avec assez peu d'adhérents
53:35globalement, donc voilà
53:37il y a tout un tas de critères qui sont utilisés, certains contestent
53:39un petit peu ces classements mais ils ont le mérite
53:41d'exister et c'est vrai qu'au moment...
53:43Qui est premier ?
53:45C'est les pays d'Europe du Nord, Finlande
53:47Danemark, Suède
53:49la Suisse aussi est régulièrement
53:51très très haut, un certain nombre de nos voisins européens
53:53sont beaucoup mieux placés que nous, les Allemands
53:55en 13, les Hollandais en 9
53:57donc voilà, un gros sujet pour notre pays
53:59qui régulièrement
54:01ne joue pas dans ses classements internationaux
54:03non seulement ce n'est pas sur le podium
54:05mais n'est pas dans la première division
54:07Bon, merci beaucoup Bruno Cotteres
54:09politologue, enseignant
54:11à Sciences Po, chercheur CNRS
54:13au Cevipof, il y a une une ou pas sur le...
54:15Oui tout à fait, à la une du Cevipof
54:17on revient en replay sur les lundis
54:19du Cevipof qui sont des
54:21séminaires qu'on organise avec un universitaire
54:23un journaliste ou un politique qui discute d'un sujet
54:25vous trouverez quelque chose à notre
54:27une sur l'avenir du Rassemblement National
54:29C'est-à-dire pour le
54:31Cevipof, merci Bruno Cotteres
54:33Valérie Gasse, un grand merci, chef du service politique
54:35de RFI, on va regarder les autres unes ce soir
54:37Sylvie-Pierre Brossolette
54:39à la une du Point
54:41L'état des forces, un peu ce qu'on a dit, la France, l'Europe
54:43l'Ukraine, la Russie, vous saurez tout en détail
54:45en lisant le Point
54:47Et à l'une de l'Express, Etienne Girard
54:49Oui, nous c'est face à Poutine, le prix de notre
54:51sécurité, on a calculé
54:53combien ça allait coûter de nous
54:55protéger. Avec un chouette petit bonhomme
54:57qui tient un bazooka en billet
54:59Un billet de 50 euros, je pense qu'il en faudra plus
55:01qu'un chouïa
55:03Merci les informés
55:05Un grand merci Aurélien Beaumont
55:07Je sais pas si j'ai dit à quel point c'était un plaisir d'avoir
55:09partagé ces quelques semaines avec vous
55:11Plaisir partagé, cher Jean-Rémi
55:13Il reste votre interview politique demain soir à 18h30
55:15à la radio, et les informés qui reviennent
55:17demain matin à 9h avec Renaud Delis et Adrien Beck
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