00:00A Séguéla, le début du mois du Ramadan et du Karem a mis en lumière un problème préoccupant.
00:09La hausse des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité,
00:13riz, huile, oignon, sucre ou encore viande.
00:17Autant de produits de base dont les coufframbes mettant à rude épreuve les budgets familiaux.
00:23Beaucoup d'habitants peinent désormais à subvenir à leurs besoins les plus essentiels.
00:28Boîtes, tomates, tout cela.
00:31Nous, on ne sait pas pourquoi ça devient cher.
00:34C'est devenu vraiment cher, mais nous on ne sait pas pourquoi ça devient cher.
00:37La boîte, la tomate, avant on venait à 400.
00:40Aujourd'hui, maintenant on vend à 500.
00:42Parce que ça a augmenté de 450.
00:44Donc nous, on prend 450, on a 50 sur la boîte.
00:47Voilà, il a augmenté.
00:49Parce qu'à l'heure là, il n'y en a pas.
00:51Donc là, il n'y en a pas comme ça.
00:53Voilà, on a augmenté.
00:55Malgré cette hausse dans les marchés de détail,
00:57les grossistes et les demi-grossistes affirment que leurs prix sont restés stables.
01:02Ils disent disposer de stock suffisant pour éviter une inflation artificielle,
01:06même en ce mois de forte demande à raison des traditions religieuses.
01:10On peut rassurer la population des Séguélas.
01:12Parce qu'avec ce mois de jeûne, avec la CDC, ils pourront tout avoir.
01:16Et vous aurez toujours de bons prix.
01:18Bon, nous avons le lait, nous avons le sucre, nous avons le riz, la farine.
01:22En tout cas, tout ce qui est nécessaire pour lui, carrément.
01:26Effectivement, il y a un peu de stock.
01:28Ça va venir un peu, un peu, incha'Allah.
01:30Cette année même, les prix sont bons.
01:33Parce que depuis le début du mois de février,
01:37tous les produits sont là, donc ça fait qu'on arrive à vendre.
01:40Les prix sont bons, bons.
01:42L'impact de cette situation se fait sentir partout.
01:45Les ménagères, autrefois munies de paniers pleins,
01:48se tournent désormais vers des sachets en plastique,
01:51témoins silenciers de la diminution de leur pouvoir d'achat.
01:54Dans les foyers, des choix difficiles s'imposent.
01:57Réduire la qualité ou la quantité de repas
02:00pour tenir un budget étouffé par l'augmentation des coûts.
02:06Vraiment, tout a augmenté, sincèrement.
02:08Je sens qu'il y a 100% de différence
02:11sur les kilogrammes de tomates et de l'oignon.
02:14Le sucre est cher, le riz est cher.
02:16Imaginez, le sac de riz, on l'achetait à 22 000.
02:19Aujourd'hui, 25 000 gagnent par sac de riz.
02:22Donc, où on va ?
02:24A checker la boîte, petite boîte.
02:26On payait à 500 francs la boîte.
02:28Aujourd'hui, la boîte est à 1 000 francs.
02:30De 500 à 1 000 francs.
02:32Face à cette réalité,
02:34le gouvernement a mis en place des mesures
02:36pour lutter contre la vie chère,
02:38comme le plafonnement des prix
02:40de certains produits de grande consommation.
02:42Cependant, l'efficacité de ces actions
02:44reste à évaluer sur le terrain.
02:46La Direction Régionale du Commerce et de l'Industrie
02:48insiste sur les contrôles rigoureux
02:50et les sanctions prévues contre les contrevenants
02:53qui profiteraient de cette situation pour se reculer.
02:56Je veux vous rassurer que
02:58il y a plusieurs produits qui sont
03:00plafonnés par l'État.
03:02Dans ce produit, il y a l'huile, le sucre,
03:04voire les pâtes de tomates.
03:06Lorsque le plafonnement n'est pas respecté,
03:08nous rentrons en répression.
03:10Et dans cette pratique,
03:12cette sanction,
03:14ou bien l'infraction, nous l'appelons
03:16la pratique des prix illicites.
03:18Malgré ces difficultés,
03:20les habitants de Séguéla continuent
03:22à faire preuve de résilience et de solidarité.
03:24Inventifs et déterminés,
03:26ils trouvent des moyens,
03:28aussi modestes soient-ils, pour surmonter cette crise.
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