00:00Oui, ce matin, à 9h30, nous avons rendez-vous avec le procureur de la République,
00:04la procureure adjointe et le juge d'instruction qui instruit les deux affaires
00:09qui ont permis l'incarcération d'un des auteurs des faits.
00:12Et Alain Esquerre, lanceur d'alerte et notre porte-parole du collectif des victimes de Betaram,
00:18va déposer une quarantaine de plaintes ce matin, de toute nature.
00:23Je n'ai pas de détails pour l'instant.
00:26C'est des plaintes qui visent qui ?
00:30Qui visent les personnes, en fait, parmi les 30 auteurs vivants ou décédés
00:38qui ont déjà été incriminés ou de nouvelles personnes.
00:41Vous pouvez nous parler de ces nouvelles personnes, pardon ?
00:45Non, pour l'instant, on n'a pas de détails à communiquer.
00:48Il y aura une conférence de presse un petit peu avant cet entretien et après, surtout.
00:53Justement, il y a maintenant tellement de personnes qui sont mises en cause,
00:57Alexandre Pérez, que le tableau qui se dessine, ça a duré des décennies.
01:01Est-ce qu'on n'est pas dans une espèce d'établissement de maltraitance institutionnalisée désormais ?
01:08L'affaire Notre-Dame de Betaram a permis de mettre en lumière des pratiques d'un autre temps,
01:13des violences physiques, des violences psychologiques, des abus sexuels, des viols.
01:19Aujourd'hui, on nous parle de faits prescrits, mais la douleur des victimes n'est jamais prescrite.
01:24Je côtoie au quotidien ces victimes et ces personnes doivent être accompagnées,
01:29aussi bien psychologiquement qu'au niveau de la justice.
01:32C'est ce que nous allons demander ce matin au magistrat,
01:36d'élargir l'instruction à toutes ces plaintes prescrites.
01:40Nous refusons la fatalité et surtout la prescription que nous allons combattre fermement.
01:46Nous avons pris attache avec des pédalistes pour déjà travailler sur ce sujet.
01:53Deux des trois gardés à vue la semaine dernière ont été remis en liberté à cause de cette prescription.
01:57Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ces avocats pénalistes ?
01:59De quelle façon vous pourriez attaquer la prescription ?
02:05C'est pareil, ce sont des choses sur lesquelles nous travaillons depuis vendredi dernier.
02:09Il y a eu une nouvelle phase après cette première incarcération
02:13et surtout ces remises en liberté après les gardes à vue
02:17qui ont vivement fait réagir les victimes de ces personnes-là.
02:22Ce sont des choses que nous allons évoquer ce matin avec les magistrats
02:27et nous souhaitons que les choses avancent,
02:32mais surtout collaborer avec les magistrats.
02:34Nous ne sommes pas contre, évidemment,
02:36parce que ce sont ces personnes-là qui nous ont beaucoup accompagnés et aidés jusqu'à présent.
02:39Nous sommes ravis d'être reçus ce matin.
02:42On le disait, Alexandre Perez, vous avez un statut un peu à part dans ce dossier
02:46puisque vous êtes à la fois victime et élu dans la majorité municipale de François Bayrou.
02:50Est-ce qu'au moment où l'affaire a pris une tournure politique il y a maintenant trois semaines,
02:54vous vous êtes pas retrouvé dans une situation un peu délicate vis-à-vis des autres membres du collectif
02:58dont certains veulent régler un peu leur compte avec François Bayrou ?
03:06C'est ce que l'on dit depuis le début et c'est comme ça que l'on s'adresse à vous à chaque fois.
03:10C'est l'affaire Bétarame. Il n'y a pas d'autre affaire.
03:13Il n'y a pas d'affaire politique.
03:15Il y a une récupération politique d'une certaine branche de l'hémicycle,
03:19mais ce n'est pas du tout notre position.
03:21Vous voyez bien, quand je vous parle de prescription
03:24ou quand je vous parle de responsabilité d'institution,
03:27on n'en est pas à pointer une responsabilité sur une personne ou sur une autre personne.
03:32Ça fait 36 ans que je suis victime de Bétarame.
03:35Ça fait 11 ans que je suis, je dis souvent, petit conseiller municipal de la majorité.
03:40Je ne suis pas proche de François Bayrou. Je suis dans son équipe.
03:43Point. Ça s'arrête là.
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