00:00Évidemment que cette journée, elle était utile.
00:02Maintenant, le sujet, c'est aussi un sujet…
00:04– Vous ne demandez plus la démission, vous ne dites plus le mot démission.
00:06– Attendez, je vais y venir, Pauline de Malherbe,
00:08parce que le plus important dans cette affaire,
00:10c'est d'abord que la parole des victimes soit reconnue.
00:12Maintenant, il y a un problème politique qui a été posé,
00:15c'est que quand nous venons devant l'Assemblée nationale
00:17et que nous interrogeons le Premier ministre mardi dernier,
00:20le Premier ministre dit « je n'ai jamais été informé de rien ».
00:23Et puis, on apprend depuis qu'un juge d'instruction, qu'une ancienne victime…
00:28Hier soir, on apprenait à la télévision qu'un gendarme
00:31qui a été en charge d'une première enquête pour violences sexuelles
00:36disait « ah ben non, M. Bayrou, pour le juge, il est venu nous rencontrer
00:40pour nous demander des informations sur le sujet ».
00:42Le gendarme nous dit « M. Bayrou est intervenu dans la procédure judiciaire »
00:46et donc le Premier ministre a menti devant la représentation nationale.
00:50Et moi, je fais partie des gens qui pensent que quand on ment
00:52devant la représentation nationale, quand on n'a rien fait
00:55face à des accusations et face à des faits d'une telle gravité,
00:58on ne peut pas rester décemment Premier ministre.
01:00Donc oui, évidemment que je considère encore plus après la journée de samedi
01:04que le Premier ministre ne peut plus rester en fonction.
Commentaires