00:00Non mais il a une constance, il a une constance, il a toujours dit qu'il ne voulait pas s'occuper des problèmes de lutter contre l'insécurité, il l'a toujours dit.
00:11Avant il avait financé une pièce de théâtre qui s'appelait les copains d'en bas, il fallait donc faire copains d'en bas, c'est-à-dire les dealers.
00:19Ensuite il a dit qu'il fallait trouver un modus vivendi avec, il a demandé au Grenoble de trouver un modus vivendi avec les délinquants.
00:27Et là donc, à Libération, il a dit au fond je m'en fous comme critique sur mon absence de politique de lutte contre l'insécurité.
00:35C'est un mépris considérable, pour ceux qui ont à subir ça, c'est terrible.
00:42Je racontais que j'ai une personne, pour citer un exemple, pour bien comprendre ce que ça signifie, une dame dans un quartier me dit
00:50je demande à mes enfants de ne pas venir me rendre visite, parce que j'aurais sur la conscience, s'il leur arrivait un accident, j'aurais cela sur ma conscience.
01:00Donc une mère qui arrive à vous dire qu'elle ne veut plus la visite de ses enfants parce qu'elle craint qu'il leur arrive quelque chose dans son quartier, c'est ça.
01:10Alors à cette dame, vous allez lui expliquer, il faudrait vous entendre avec les dealers, il faut faire copains d'en bas, etc.
01:16Ce maire, comme l'a dit d'ailleurs le syndicaliste policier et perché, il est dogmatique, il a décidé que cette problématique-là n'existait pas, donc elle n'existe pas.
01:28– D'accord, mais pardon M. Carignan, l'insécurité à Grenoble, elle n'est pas née avec Éric Piolle, il y a malheureusement depuis quasiment toujours eu des problèmes de trafic de drogue, d'insécurité.
01:40Il y a le quartier Villeneuve de Mémoire qui aussi pose problème, où il y a eu des drames.
01:46Je me souviens d'une visite de Nicolas Sarkozy sur place à l'époque, donc pourquoi en fait on n'arrive pas à se débarrasser de ça ?
01:54– Il y a toujours eu une délinquance dans toutes les villes et cette délinquance à Grenoble a toujours existé, mais elle était marginale, elle n'avait pas pris le pouvoir.
02:02Monsieur, il faut que vous ayez en tête ce chiffre, le ministère de l'Intérieur publie les statistiques, Grenoble est la première ville de France pour la délinquance pour 1000 habitants,
02:15c'est-à-dire que 1000 grenoblois sont plus agressés que 1000 habitants de Marseille ou 1000 habitants de Saint-Denis.
02:22Il n'y a aucune raison que Grenoble soit dans cette situation, mais aucune.
02:28Quelle est sa part de délinquance ? Évidemment, malheureusement comme toutes les villes, mais être la première de France, rien ne le justifie.
02:36C'est donc parce que la politique municipale a aggravé cette situation par sa politique d'attribution de logement, par l'absence de sortie des dealers des HLM,
02:46par le refus des caméras de vidéoprotection, par le refus de la police armée, par le refus de mettre en place un PC opérationnel 24 heures sur 24.
02:56Si nous avions tout cela, nous aurions une délinquance moindre.
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