00:00Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Madame la Sénatrice Achliman.
00:05Permettez-moi Monsieur le Président, tout d'abord, en restant à ma modeste place,
00:08mais comme ministre des Victimes, vous remercier de ce moment de recueillement devant la Haute Assemblée.
00:12Je pense que le drame qui touche la famille de Louise, comme celle qui touche du jeune Elias,
00:16nous touche tous dans la nation et je ne peux que vous remercier de cet hommage.
00:22Madame la Sénatrice, avec le ministre de l'Intérieur, nous sommes tout à fait convaincus de vos constats.
00:26Permettez-moi, même s'il s'agit de deux drames, et comme ministre en charge des Victimes,
00:30je veux dire au nom de tous, comme vous l'avez fait, notre compassion absolue,
00:34nous qui sommes des pères et mères de famille, devant la peur, la tristesse,
00:40l'effondrement que représente la perte d'un enfant dans ces conditions.
00:43Permettez-moi de vous dire que nous sommes à un point de distinction entre ces deux affaires.
00:50La jeune Louise, enquête le dira, se trouve avoir été manifestement assassinée
00:56par quelqu'un qui n'avait, si jamais c'était confirmé, bien sûr que je mets des conditionnels,
01:01l'âge majoritaire pour être responsable pénalement,
01:05et par ailleurs n'avait pas d'antécédent judiciaire ou en tout cas pas de cette nature.
01:11Ce qui s'est passé pour le jeune Elias est différent puisqu'il s'agit de mineurs assassinés par d'autres mineurs
01:18qui, eux, avaient manifestement, là aussi je mets du conditionnel, un parcours devant la justice
01:23et devant les services de police qui auraient dû nous alerter collectivement,
01:26mais sans doute un texte de loi qui permettrait d'être plus dur pour répondre dès les premières infractions,
01:31dès le délit, pour éviter que les choses passent en crime,
01:34parce que l'éducation c'est avant tout la première sanction immédiate
01:37avant d'attendre que les choses s'empirent pour des tas de raisons que vous connaissez,
01:41mais dont aucune ne peut être valable parce qu'il ne peut pas y avoir des cultures de l'excuse dans notre pays.
01:45C'est pour ça que je crois qu'avec le ministre de l'Intérieur sous l'autorité du Premier ministre,
01:48nous aborderons la proposition de loi déposée par Gabriel Attal à l'Assemblée nationale et ici dans cet hémicycle
01:55avec la volonté de l'enrichir encore plus de fermeté.
01:58J'aurai l'occasion, j'imagine avec vous, de montrer que la fermeté et l'éducation vont ensemble
02:03pour éviter ce drame absolu qu'est l'augmentation de la violence des mineurs et contre les mineurs.
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