00:00Vous avez perdu votre pouvoir, qui de nuisance, qui d'obtenir quoi que ce soit,
00:06puisque de toute façon, quelle que soit votre décision, le gouvernement ne tombera pas.
00:09Non, on ne l'a pas perdu parce que vous avez forcément un effet de parallélisme.
00:12C'est-à-dire que si le RN n'est plus écouté, François Bayrou est totalement dans la main des socialistes.
00:17Est-ce que M. Rotaillot peut gouverner en étant dans la main des socialistes sur l'immigration ?
00:21Non, d'ailleurs, j'ai écouté avant sur votre plateau,
00:23ils essaient de faire une motion sur les valeurs qui met directement en cause LR et M. Rotaillot et son action.
00:29Donc on voit bien que ce n'est pas aussi simple que ça, c'est trop facile.
00:32Mais vous n'avez plus autant la main qu'avec M. Barnier,
00:34où il y avait des courriers en tête siglés Matignon qui s'adressaient directement à M. Le Pen.
00:39Là, il n'y en a plus.
00:40Excusez-moi, on ne fait pas de la politique pour avoir un courrier en tête de Matignon.
00:43Ça, ça fait l'actualité, c'est de bonne guerre.
00:44Ça se discute.
00:45Non, mais je comprends que ça fasse les grands titres, que ça vous intéresse.
00:48Ça n'intéresse pas beaucoup les gens, je suis désolé de vous le dire.
00:50Le RN n'a jamais eu autant d'influence.
00:53On a avec nos alliés directs Ciotis 140 députés.
00:55On fait idéologiquement l'appui et le beau temps.
00:58Tous les débats se tiennent sur nos lignes.
01:00Les polémiques qu'il y a, elles sont sur nos concepts.
01:03Je ne pense pas que le RN a été choqué par des mots de M. Bérou.
01:07Il vous appelle ?
01:08Il vous appelle ?
01:09Non, mais par exemple.
01:11Est-ce qu'aujourd'hui, le débat français se porte sur des mesures de gauche, voire d'extrême gauche ?
01:16Non, mais ce n'est pas le sujet.
01:17Le sujet, c'est ce qu'il vous appelle.
01:18Michel Barnier, il y a deux mois, jour pour jour, avait appelé Marine Le Pen
01:22pour dire voilà ce sur quoi je peux céder, voilà ce sur quoi je ne peux pas céder.
01:25C'est au cours de cet échange qu'elle avait fait savoir qu'elle votera la censure.
01:29Est-ce que François Bérou et Marine Le Pen se parlent ?
01:32Ce n'est pas à moi de révéler des échanges.
01:34Tout ce que je peux vous dire, c'est que sur les sujets qui me sont liés,
01:36moi, les sujets économiques et financiers,
01:38j'ai eu constamment des rendez-vous et des échanges avec les ministres et leurs équipes,
01:43y compris les équipes de Matignon dédiées sur ce sujet-là,
01:46ce qui n'était pas du tout le cas avec M. Barnier,
01:48où j'avais eu un vague rendez-vous au tout début de son mandat
01:51et une semaine avant la fin, et que ce n'était pas très florissant.
01:54Là, on a des échanges en permanence, c'est très différent.
01:56Mais une hirondelle ne fait pas le printemps.
01:58Le sujet, c'est politiquement le centre de gravité.
02:00Il est évidemment chez nous, tout le monde nous court après.
02:02M. Bérou nous court après.
02:04Je ne le vois pas courir derrière les déclarations de M. Coquerel.
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