00:00Nous sommes effectivement, depuis quelques mois maintenant, sur une grande reconstruction politique en France.
00:05Ils ont leur place à votre côté ?
00:06Ça dépend sur quel sujet, ça dépend sous quelle modalité.
00:09Encore une fois, j'en pense que le Parti Socialiste est en train d'ouvrir un chemin d'indépendance,
00:14de prise de majorité par rapport à la LFI, c'est très bien.
00:18Maintenant, il faut que ce chemin se poursuive et soit renforcé,
00:21et qu'ils assument d'assumer leur conviction aussi à l'endroit de la France insoumise.
00:26Donc tout ce qui pourra faire avancer les sujets pour les Français, nous y serons favorables.
00:30Et si c'est avec le Parti Socialiste, tant mieux.
00:32On disait que Michel Barnier avait peut-être trop échangé avec les députés ou avec le groupe du RN.
00:37Là, François Bayrou semble se tourner plus vers le Parti Socialiste.
00:40Mais le RN n'a pas encore donné sa position.
00:42Est-ce qu'il n'y a pas un risque quand même à oublier une partie de la droite ou de l'extrême droite
00:47et à prendre le risque finalement que le RN censure François Bayrou ?
00:50Non, puisqu'on le voit là, ça se joue énormément du côté des députés.
00:54Le Parti Socialiste, c'est mathématique.
00:55S'il se détache, alors effectivement, une alliance LFI-RN...
00:58Vous pensez qu'ils vont suivre la consigne du bureau national ?
01:00A priori, 59 favorables à laisser sa chance au gouvernement Barnier, c'est quand même pas négligeable.
01:07Et donc une alliance RN-LFI ne suffit pas à faire tomber le gouvernement.
01:11Et ça montre d'autant plus qu'aujourd'hui, nous avons effectivement des extrêmes, les deux extrêmes,
01:16qui n'ont qu'une envie, c'est de préparer les prochaines échéances
01:18et absolument pas d'être en responsabilité à l'Assemblée Nationale.
01:21Un mot presqu'à Thévenot, ce n'est pas un mais deux 49.3 qui vont être utilisés par François Bayrou,
01:26par le Premier ministre dans quelques instants.
01:28Le premier, il devait y avoir un vote.
01:30Que le 49.3 soit utilisé, finalement, c'est pure logique.
01:34Le second intervient alors que les débats sur le budget de la Sécurité Sociale commencent à peine.
01:40Est-ce que vous regrettez que le Premier ministre aille aussi vite
01:43ou est-ce qu'il était temps finalement que la France se dote d'un budget ?
01:47Je pense qu'il faut dire la vérité.
01:49Il est important de laisser le débat parlementaire se faire
01:51mais je pense que les débats parlementaires sur les budgets,
01:53aussi bien le budget de l'État que du financement de la Sécurité Sociale, ont eu lieu.
01:57Et ont eu lieu maintenant depuis plusieurs mois et plusieurs semaines.
02:00Maintenant, force est de constater que quand on est de l'opposition, on ne vote pas le budget.
02:04Parce que ça veut dire donner un blanc-seing à une ligne politique.
02:08Donc, soyons très clairs, les budgets n'auraient pas pu être adoptés par le vote.
02:12Pour autant, ne pas adopter et voter pour un vote ne veut pas dire forcément vouloir créer de l'instabilité
02:15en faisant tomber le gouvernement.
02:17Et c'est sur cette ligne-là qu'est en train de s'installer, de s'inscrire le Parti Socialiste.
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