00:00Suite à ce drame, le ministre des Transports, Philippe Tabarro, a annoncé un renforcement des contrôles des chauffeurs, notamment au niveau des stupéfiants.
00:08Qu'est-ce qui existe actuellement ?
00:10Il n'existe pas de grande mesure, si ce n'est les applications qui sont faites par les entreprises, c'est-à-dire des tests de temps en temps, aléatoires, avant la prise des véhicules.
00:23De toute façon, ces tests ne sont pas réguliers et il y a besoin de mettre des mesures précises et législatives, on va dire, par la loi, de façon à ce qu'il y ait des contrôles plus poussés avant de prendre un véhicule.
00:37Quand vous dites qu'il n'y a rien de régulier, c'est-à-dire c'est quoi ? C'est tous les trois mois, tous les six mois, une fois par an ? C'est quoi la mesure de ces tests ?
00:45La mesure de ces tests dépend des entreprises. Il y a des entreprises qui appliquent ces mesures fréquemment, on va dire, peut-être une fois, voire deux fois par mois.
00:54Certaines le font une fois par année. Il n'y a pas de régularité, en fait, dans la situation. Il faudrait rendre ceci plus régulier de façon à éviter ce genre de drame, éviter que ce soit au niveau des stupéfiants ou de l'alcoolémie.
01:10– De votre côté, vous pensez que les chauffeurs seraient prêts à s'y soumettre ?
01:16– Les salariés sont prêts à s'y soumettre. Je pense que les conducteurs sont des professionnels, des professionnels de la route.
01:22Aujourd'hui, vous avez peut-être un cas, donc c'est peut-être un accident très grave, mais il ne faut pas oublier qu'il y a plus de 100 000 salariés qui sont dans ce secteur d'activité et 90% sont des conducteurs.
01:38– Donc vous, vous êtes plutôt demandeur d'une règle ?
01:40– Je pense qu'il faut légiférer sur le sujet. Il appartient au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires de façon à mettre des règles précises et qu'elles soient appliquées et non plus simplement à la demande des entreprises.
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