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Jérôme Laffon (Ouigo) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 24/01/2025)
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il y a 1 an
#lhebdodeleco
Éric de Riedmatten reçoit un invité dans #LHebdoDeLEco pour approfondir un sujet économique…
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00:00
La SNCF entre dans une concurrence intégrale, si l'on peut dire,
00:04
puisque toutes les lignes du réseau SNCF auront dans les 10 ans un concurrent.
00:08
Et ça commence d'ailleurs avec les Italiens,
00:10
puisque Trenitalia a annoncé une ligne supplémentaire, Paris-Marseille,
00:13
après avoir exploité Paris-Lyon.
00:15
Bonjour, merci d'être avec nous Jérôme Laffont,
00:17
vous êtes directeur général de WeGo, TGV.
00:21
Alors, qu'est-ce que ça va changer cette concurrence exacerbée ?
00:24
Par rapport à la concurrence, WeGo va se renforcer, va se développer.
00:27
En fait, c'est 3 fois 30%, 30% de trains en plus d'ici 2027.
00:32
On va passer de 38 rames à 50 rames.
00:34
Ça va être 30% de clients en plus, au moins 30% de clients en plus.
00:38
Et l'idée, c'est d'ici quelques années que WeGo puisse représenter
00:41
30% de la grande vitesse en France.
00:43
D'accord, mais quand on a vraiment des concurrents solides comme Trenitalia,
00:47
qui vont exploiter la ligne Paris-Marseille,
00:49
ça va vous inciter à encore aller plus loin, baisser les prix, les tarifs ?
00:53
Alors on verra, je ne connais pas la politique tarifaire que va appliquer Trenitalia.
00:57
On a déjà quelques retours d'expérience avec Paris-Lyon,
00:59
puisqu'ils sont déjà présents sur Paris-Lyon.
01:02
On va essayer de tirer notre épingle du jeu.
01:04
On va évidemment jouer sur la qualité de service SNCF Voyager avec Inouï, avec WeGo.
01:09
On a de nombreux atouts.
01:10
Le premier, c'est qu'il y a beaucoup de fréquences horaires
01:13
sur Paris-Marseille entre TGV Inouï et WeGo.
01:16
Vous avez 17 allers-retours.
01:17
Évidemment, des cartes de réduction sur Inouï, du confort, de la flexibilité.
01:21
Et puis avec WeGo, des prix très attractifs.
01:23
On va évidemment jouer sur ces prix.
01:25
On pourrait dire que c'est la SNCF low-cost ?
01:27
WeGo, c'est du low-cost, mais ce n'est pas une qualité low-cost.
01:30
C'est-à-dire que ce sont des petits prix.
01:32
On fait très attention à avoir une qualité de service qui soit aéroportable.
01:34
La sécurité, ça, on n'y touche pas, bien sûr.
01:36
Sécurité, vous savez, dans l'ADN de la culture cheminote,
01:41
la sécurité, c'est toujours la priorité.
01:42
C'est vrai pour tous les trains, c'est vrai pour WeGo.
01:44
Mais est-ce qu'ils vous ont vraiment pris des passagers, les Italiens ?
01:48
Aujourd'hui, en fait, nous, on n'a pas vu d'effet sur la fréquentation de nos trains,
01:54
que ce soit Inouï comme WeGo, en tout cas sur Paris-Lyon.
01:57
Encore une fois, on a déjà cet exemple.
01:59
On n'a pas vu d'effet.
02:00
Encore une fois, nous, on va jouer aussi sur l'innovation,
02:03
le développement du service et puis la fierté des personnels.
02:05
C'est galvanisant d'avoir des concurrents.
02:08
On a envie de garder la préférence des clients.
02:10
Ça, c'est nouveau quand même, parce que la SNCF a toujours été un peu dans son confort.
02:13
Là, c'est vraiment nouveau.
02:14
Ça vous titille et ça vous oblige à être toujours mieux, meilleur.
02:17
Exactement. Oui, ça nous permet effectivement d'être toujours en proposition d'innovation régulière.
02:22
Et quand vous dites justement offre nouvelle, on voit les TGV WeGo.
02:25
Là, c'est le futur parce que pour l'instant, c'est encore un petit peu spartiate, les WeGo.
02:30
Alors, je ne dirais pas ça.
02:30
Non, non, on est sur le basique de la grande vitesse,
02:33
c'est-à-dire que vous avez des prix très attractifs et puis vous voyagez d'un point A à un point B.
02:37
Alors, si vous voulez, après, vous pouvez prendre des options pour plus de confort,
02:41
le choix de la place, le Wifi, etc.
02:43
Mais pas de restaurant.
02:44
Pas de voiture bar, pas de voiture bar.
02:46
Par contre, effectivement, on est engagé dans un programme très important de régénération
02:50
de l'ensemble des rames WeGo et on a des rames nouvelle génération qui arrivent.
02:54
Alors, leur nom de code, c'est Tango.
02:56
Et c'est des rames avec plus de place, mais surtout plus de prise,
02:59
des prises électriques pour tout le monde, plus d'espace bagage,
03:03
un espace au milieu de la rame pour pouvoir se détendre, se dégourdir les jambes.
03:07
Donc des rames et des fauteuils qui vont être plus confortables également.
03:09
D'accord, donc comment faire plus et mieux ?
03:11
La réponse est là.
03:12
La propreté, souvent, on a décrié certains TGV comme n'étant pas suffisamment propres.
03:17
Alors, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
03:19
En fait, il faut revenir au modèle de WeGo.
03:20
Le modèle de WeGo, comment on arrive à proposer des prix qui soient aussi bas ?
03:24
C'est parce qu'en fait, on fait beaucoup tourner la rame tout au long de la journée.
03:27
Elle est entretenue la nuit et ces rames sont très pleines.
03:30
Elles ont des taux de remplissage qui sont très importants.
03:32
Donc le ménage n'est pas fait à chaque voyage ?
03:33
Alors, justement, il faut pouvoir se donner des temps dans la journée pour faire le ménage.
03:37
C'est pour ça qu'on va renforcer les équipes en gare pour qu'elles puissent nettoyer les gares
03:41
lorsqu'elles sont entre deux circulations et puis renforcer aussi toutes les opérations
03:46
de confort et de propreté dans les technicentres.
03:48
C'est tout l'enjeu de la qualité de service qu'on veut pouvoir proposer dans les années qui arrivent.
03:53
Malgré tous ces efforts, certains encore sont bloqués,
03:57
certains TGV restent bloqués sans grandes explications.
04:00
Qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ?
04:01
Alors, tout dépend effectivement des raisons du blocage du TGV.
04:05
Enfin, je pense que ce qui est très important et les travaux qui sont menés depuis des années à SNCF,
04:09
c'est l'information voyageurs en situation perturbée.
04:11
On s'est largement amélioré.
04:13
On peut encore faire mieux.
04:14
On y travaille, effectivement, pour pouvoir proposer des solutions
04:18
plus qu'à échéant d'alternatives, de mobilité alternative aux clients.
04:23
Alors, on peut parler vraiment d'une mutation pour la SNCF.
04:26
D'ailleurs, le PDG de SNCF Voyageurs a dit
04:28
« Nous sommes à mi-chemin d'une mutation profonde de notre entreprise ».
04:31
Alors, je ne vais pas vous demander d'être le patron de la SNCF,
04:35
mais est-ce que ça veut dire que ça y est, c'est une nouvelle vie qui commence pour la compagnie ?
04:40
C'est une entreprise qui est en conquête, qui est en conquête de nouveaux marchés en France,
04:44
en Europe, et puis, c'est une entreprise qui, globalement,
04:47
fait face à de plus en plus de concurrence, aussi bien dans des secteurs conventionnés,
04:51
subventionnés, en lien avec les autorités organisatrices,
04:55
que dans des secteurs qui ne sont absolument pas subventionnés,
04:57
comme la longue distance en France et en Europe.
05:00
Donc, la concurrence se développe partout.
05:02
Ça nous incite à être encore meilleur.
05:03
Ça nous incite à gagner et garder la préférence des clients pour les services SNCF Voyageurs.
05:09
Et donc, ça passe par l'innovation, la qualité de service, la politique tarifaire.
05:14
C'est pour ça qu'on est en très forte mutation.
05:16
Parce que les tarifs, souvent, on vous rapproche d'avoir une amplitude très large,
05:19
des petits tarifs et des tarifs très élevés.
05:21
Souvent, on ne comprend pas vraiment pourquoi.
05:23
Que répondez-vous ?
05:24
En fait, c'est justement ça qui permet de proposer un maximum de petits prix.
05:28
C'est-à-dire, vous avez des clients qui sont prêts à payer pour plus de confort,
05:32
plus de flexibilité, qui achèteront leur billet en dernière minute.
05:37
Vous avez d'autres personnes qui ne pourront pas se permettre ça.
05:40
Et donc, l'important, c'est de pouvoir, effectivement, réguler ces prix.
05:43
C'est ce qu'on appelle le yield management.
05:45
Mais par le fait d'avoir cette amplitude de prix,
05:47
ça nous permet de proposer beaucoup plus de prix bas.
05:50
On ne pourrait pas le faire sinon.
05:52
Mais vous pensez que ça va encore baisser à terme, les prix ?
05:56
On est dans un contexte qui est inflationniste.
05:57
Mais ce qui est sûr pour Ouigo, c'est que, je vous donne juste un chiffre, Eric,
06:01
il y a un billet Ouigo sur deux qui est vendu en 2024 à moins de 30 euros,
06:06
pour la grande vitesse.
06:08
Pour le Ouigo train classique, un billet sur deux est vendu à moins de 19 euros.
06:12
En fait, ce qu'on souhaite, c'est que cette proportion-là,
06:14
ce soit la même en 2025 et on veut la garder le plus longtemps possible.
06:18
Oui, il faut préciser que les TGV Inouïs, eux, ont d'autres politiques tarifaires.
06:22
Il faut bien préciser que vous êtes directeur général de Ouigo, les TGV bon marché.
06:27
Eh bien, écoutez, merci beaucoup, Jérôme Lafond, d'être venu.
06:30
On a bien compris, SNCF en mutation avec des nouvelles rames TGV pour le Ouigo.
06:35
Et écoutez en avant avec la SNCF pour le futur.
06:38
Merci d'être venu sur CNews.
06:42
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