00:00Vous avez marqué en effet le fait que dans ce travail de dialogue qui a été le nôtre, on a pu trouver des zones d'accords inédites
00:12qui ont permis aux différents groupes de l'Assemblée nationale et du Sénat de se regrouper alors qu'ils étaient jusqu'alors
00:22assez profondément divisées pour arriver à une censure dont nous avons – ça a été rappelé déjà à ce micro – dont nous avons payé le prix
00:32tous ensemble. Des milliards et des milliards qui n'ont pas été mis à la disposition des Français, qui n'ont pas rempli les engagements
00:42que nous avions pris. Vous avez dit qu'on avait remis au travail, remis en chantier la réforme des retraites. C'est suffisamment rare
00:52pour qu'un des intervenants lors de cette conférence sociale ait dit à ses collègues « Connaissez-vous un autre pays dans lequel les partenaires sociaux
01:04se voient remettre une responsabilité aussi importante ? ». Et je témoigne que la réunion qui s'est tenue, sur laquelle nous avions un accord,
01:13je témoigne que cette réunion s'est très très bien passée, a été très utile. On a trouvé des chemins d'accords sur le budget, l'augmentation
01:24de l'ombre d'armes que je citais tout à l'heure, la restauration des postes à l'éducation nationale que je citais aussi et un certain nombre
01:32d'autres avancées. Est-ce que pour autant, la question du défi budgétaire qui nous est posé est réglée ? Est-ce qu'il existe un puits sans fond
01:43dans lequel on pourrait aller rechercher des crédits pour répondre à toutes les autres questions ? Non. Je ne crois pas qu'on puisse dire
01:52qu'il suffit de tirer des chèques pour que notre pays résolve les questions qui sont devant lui. Alors il y a une de ces questions que vous avez
02:01évoquées, qui sont les jours de carence. Deux mesures avaient été proposées et adoptées par le Sénat, par votre Assemblée. Une de ces mesures,
02:12c'était par votre Assemblée. Permettez-moi de ne pas faire de tri à l'intérieur des sénateurs. C'est le vote du Sénat. C'est le vote du Sénat.
02:24Il y avait deux mesures. La première, c'était les 3 jours de carence sans indemnité pour les fonctionnaires en arrêt maladie. Et l'autre,
02:36le privé avec des mutuelles, c'est plus compliqué, mais... Et l'autre, c'était la réduction modérée de 10% des indemnités journalières
02:48en cas de maladie ordinaire, si j'ose dire. Eh bien nous avons abandonné la mesure des 3 jours de carence sans indemnité. Une partie des sensibilités
03:03représentées n'étaient pas d'accord avec cette mesure-là. Mais en effet, a été défendue un amendement qui retenait l'idée de cette diminution modérée
03:15de 10% des indemnités journalières, ce qui est un impératif si on veut retrouver l'équilibre ou le meilleur équilibre possible de notre budget
03:28de sécurité sociale. Est-ce que nous abandonnons cela ? Je crois pas que ça serait raisonnable. Je crois pas que ça serait sérieux, parce que nous n'avons
03:38aucun autre moyen de financer cet équilibre-là. Voilà un exemple des progrès que nous avons faits, des zones d'accord que nous avons trouvées
03:48et du sérieux budgétaire que nous devons défendre en même temps. Merci.
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