00:00Et 24 heures plus tard, je vous le disais par la voix du ministre algérien des affaires étrangères,
00:05l'Algérie répond à la France, et peut-être plus particulièrement à Bruno
00:11Rotaio, qui est, vous le voyez, assimilé dans ce communiqué à l'extrême droite
00:16revancharde et haineuse
00:18et au héros patenté au sein du gouvernement français de cette extrême droite, je cite revancharde et haineuse, qui mènerait actuellement d'après
00:26Alger une campagne de désinformation, voire de
00:29mystification contre l'Algérie. Autre extrait de ce communiqué, l'Algérie n'est, affirme le ministère
00:36algérien des affaires étrangères, d'aucune façon engagée dans une logique d'escalade, de surenchère ou
00:43d'humiliation,
00:44et qui
00:45dément toute velléité de bras de fer dont les autorités françaises à sur Alger parlent, je cite encore, sans retenue et
00:53sans nuance. Bonsoir Laurent Joffrin, merci d'être avec nous, vous êtes directeur du quotidien lejournal.info, Anne-Saura Dubois nous accompagne aussi, bonsoir Anne.
01:01Journaliste politique BFMTV, Laurent Valdiguet, consultant police justice de BFMTV, et Ulysse Gosset, bonsoir Ulysse, éditorialiste politique
01:08internationale
01:09BFMTV. Je le disais,
01:11sans surprise,
01:13on a ce soir la réaction d'Alger, au mot très dur, peu diplomatique,
01:18de Bruno Rotaio hier, sans surprise quoique, parce qu'on rappelle qu'actuellement c'est le week-end,
01:23en Algérie, il y a de surcroît une fête, je crois,
01:26religieuse en cours, une fête traditionnelle. Berbère, c'est Neyla Latrousse qui nous l'apprenait
01:31hier.
01:33Sans surprise en revanche, la teneur de ce communiqué, l'Algérie a montré vis-à-vis de la France, et
01:38particulièrement ces dernières semaines, beaucoup de véhémence. Oui, vous avez cité les mots employés par l'Algérie, extrêmement durs,
01:44on est dans une crise ouverte, pour ne pas dire proche de la rupture.
01:48Est-ce que cela va se traduire par d'autres actes, je dirais, concrets de la France ou de l'Algérie ?
01:53Est-ce que, par exemple, on va convoquer un ambassadeur d'un côté ou de l'autre ? Ce n'est pas impossible tant les mots sont vifs,
02:00et le langage employé par le ministre algérien des affaires étrangères, et vous avez fait référence à la droite revancharde, à l'extrême droite,
02:07accusant finalement la France d'avoir voulu faire régner l'arbitraire en expulsant un malheureux
02:13ressortissant algérien qui vit depuis 35 ans en France et qui n'a même pas eu l'occasion de se défendre, et
02:18d'expulsion arbitraire et abusive. Voilà, et qui n'a pas bénéficié d'un procès en bonne et due forme.
02:23Bref, si l'Algérie a refusé d'accepter ce ressortissant sur son sol, c'est parce qu'il n'avait pas bénéficié des droits que l'on accorde à tous les
02:32ressortissants franco-algériens, en tout cas auxquels ils peuvent prétendre. Donc c'est, si vous voulez, c'est vraiment une réponse cinglante
02:40qui, évidemment,
02:41va entraîner une
02:43nouvelle réplique, probablement, de la France. Sous quelle forme ? Je ne sais pas, mais vous avez noté sans doute que le ministre de l'Intérieur français,
02:50Monsieur Retailleau, avait fait appel au Président et au Premier ministre en disant que cette situation était, évidemment,
02:57inacceptable. Alors, est-ce que
02:59le Premier ministre va réagir ? Est-ce que le Président va réagir ? En tout cas, vraiment, on peut dire qu'on est dans une situation
03:05très compliquée à gérer, parce qu'entre l'Algérie et la France, ça fait des mois que le climat est très mauvais et là il s'aggrave encore
03:12avec cette affaire d'influenceurs, mais que, au fond, le dossier de fond qui vraiment, si vous voulez, provoque cette crise, c'est la question du
03:19Sahara occidental, du rapprochement de la France avec le Maroc. Et là, on est véritablement dans un temps long et il faut s'attendre à des répercussions.
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