00:00Je crois qu'on est parti très très loin dans cette relation, malheureusement.
00:07Ce que je voulais dire à M. Schia, c'est que la question du Sahara occidental est une question qui est au niveau des Nations Unies.
00:17Donc les Nations Unies, c'est eux qui décident du sort du peuple sahraoui.
00:25Maintenant, pour revenir aux déclarations de M. Rotaïo, vous m'avez dit qu'il ne s'immisce pas dans les affaires intérieures.
00:31Je rappelle juste qu'il y a le principe de la territorialité de la loi. Donc la loi française, elle s'applique en France.
00:38En Algérie, il y a une loi algérienne. Il y a des accords. Tout à fait. Et dans les accords, il y a la protection consulaire.
00:47Il faut que les consulats algériens s'assurent que les ressortissants algériens épuisent toutes les voies de recours.
00:58Donc on est obligé d'avoir le laissé-passer. On ne peut pas envoyer des gens comme des colis sans...
01:04Ces derniers temps, l'Algérie a refusé des ressortissants algériens venant de France, malgré tous les documents, si je puis dire, en règle,
01:12qui étaient en la possession des autorités françaises. Le renvoi est désormais systématique de la part de l'Algérie, comme une sanction,
01:21dans le cadre de ce qui semble être une nocture. – Non, je ne suis pas d'accord avec vous sur ce propos de sanction.
01:31Pour qu'une personne arrive expulsée en Algérie, elle doit avoir un laissé-passer consulaire.
01:41Il faut qu'on vérifie que la protection consulaire est faite et que la personne a épuisé toutes les voies de recours dans le pays d'accueil.
01:51Et ça a commencé avec l'affaire de Rouen, même. – C'est là où on peut considérer, mais vu de l'Algérie, c'est ce qui a été dit,
01:58que le ministère de l'Intérieur français s'était mis en contravention, parce que, par exemple, pour l'affaire de l'influenceur d'Oualem,
02:05– Dont on va entendre la fille dans quelques instants, d'ailleurs. – Au tout début, il y a un mois, un mois et demi,
02:11il y a eu une procédure d'urgence qui a été enclenchée par le ministre de l'Intérieur. – Tout à fait.
02:17– Et l'Algérie a estimé que ce n'était pas conforme à l'usage. – Exactement.
02:24– Et d'ailleurs, la justice administrative française a reconnu qu'il n'y avait pas de caractère d'urgence.
02:32Donc il s'est heurté, non seulement au refus algérien, mais il s'est aussi heurté à la justice administrative française.
02:39Donc voilà, on peut effectivement ratiociner à l'envie, mais ce que je veux surtout dire, c'est que jamais Bruno Retailleau,
02:49dans les faits, si on s'en tient aux faits, n'a tenu un propos sur les procédures algériennes.