00:00Des parisiens ont tué deux éléphants et les ont mangés.
00:02Je t'emmène dans le contexte.
00:03Durant la guerre franco-prussienne de 1870, déclenchée par l'entreur Napoléon III,
00:07Paris finit par se faire encercler par plus de 200 000 soldats allemands.
00:11Les parisiens décident de défendre la capitale qui est alors coupée de tout ravitaillement.
00:15Le siège dure et les parisiens résistent.
00:16Les stocks de nourriture diminuent peu à peu et en décembre 1870, la situation devient critique.
00:22Le froid est glacial et la faim ronge les parisiens.
00:24Les files d'attente s'allongent, les vivres s'épuisent et les prix explosent.
00:27On décide d'abattre les milliers de chevaux et les ânes de Paris pour retrouver de la viande.
00:31Tous les oiseaux y passent aussi.
00:32Mais lorsque la viande redevient rare, on s'attaque aux chats, chiens et même aux rats.
00:36Les plus pauvres avaient même de plus en plus de mal à se nourrir,
00:38tandis que les plus riches continuaient à manger les dernières vannes.
00:41Les bouchers décident alors d'aller tuer les derniers animaux vivants de la ville,
00:44ceux du zoo du Jardin des plantes.
00:45En échange des grosses sommes d'argent, on abat les herbivores comme les antilopes,
00:49les zèbres, les chameaux ou les yaks.
00:50Même les célèbres éléphants du zoo, Castor et Pollux, finissent par être tués.
00:54Et c'est pareil pour les kangourous.
00:55Bon, par contre, les lions, les tigres, les hippopotames sont épargnés,
00:58car ils sont jugés trop dangereux et surtout beaucoup trop coûtés.
01:01Et c'est comme ça durant les fêtes de fin d'année 1870.
01:03Les Parisiens les plus riches ont pu déguster dans certains restos
01:06du civet de kangourou, une cuisse de loup, du chameau rôti, des côtes d'ours
01:09ou encore de la terrine d'antilope.
01:11Et ça fera pas mal réagir à l'époque.
01:12Finalement, en janvier 1871, le gouvernement de la Défense Nationale de la Nouvelle Troisième République
01:18décide de se rendre pour faire cesser les attaques prussiennes et aussi la famine.
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