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00:24 -Paris, au petit jour, à des airs de province,
00:28 des murmures de ruelles, des soupirs,
00:31 des gestes lents, un réveil tendre.
00:35 Paris, le matin, n'ouvre un oeil qu'à regret
00:40 et savoure, dans le creux de son lit,
00:42 les dernières minutes de son repos.
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01:29 -Paris, voyez-vous, s'habitue mal au 20e siècle.
01:33 Et il y a bientôt 60 ans que cela dure.
01:36 Enfin, puisqu'il le faut.
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02:02 Voilà, le rideau s'est levé.
02:04 Plein feu sur 4 millions d'acteurs.
02:07 Premier tableau, "Le matin".
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02:29 Pour faire le portrait de Paris,
02:31 il est recommandé de se cacher un peu.
02:33 Le Parisien a l'oeil vif, il est curieux à l'extrême,
02:36 il veut pouvoir tout savoir.
02:38 Nous voulons offrir à Paris
02:40 un portrait de lui-même naturel, sur le vif.
02:43 Alors, laissons-le faire et observons.
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06:16 -Le grand Vattel se suicida un jour
06:18 pour un lot de poissons qui tardait à venir.
06:21 Louis XIV n'aimait pas attendre.
06:23 Les gens de Paris non plus, ils se servent eux-mêmes.
06:26 Un crime, direz-vous, quand on est de Paris,
06:28 de déjeuner ainsi.
06:30 Peut-être, mais le temps où le prendre, et l'argent.
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08:07 -Le provincial estime le plus souvent
08:10 que le Parisien a de la chance.
08:12 Le Parisien pense, de son côté,
08:14 que le provincial est un privilégié.
08:16 Il possède un jardin, il respire.
08:18 Alors, le Parisien acquiert une voiture
08:21 pour la campagne, le dimanche.
08:23 Et le provincial, une aussi, pour venir à Paris.
08:26 En semaine, toutes les voitures sont à la ville,
08:28 et le dimanche, toutes à la campagne.
08:31 C'est un rêve d'évasion pour les uns comme pour les autres.
08:34 Reconnaissons que, pour le Parisien surtout,
08:37 ce rêve est légitime.
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10:57 -Où vient-il ? Où va-t-il ? A quoi songe-t-il ?
11:00 -Tous les espoirs, toutes les misères, toutes les joies de la vie
11:04 se croissent ici, se frôlent et s'ignorent,
11:06 se rencontrent parfois, dans un sourire ou une larme.
11:10 Le bruit, la fatigue, ils oublient tout cela.
11:12 Ils pensent à autre chose. 4 millions de cœurs qui battent.
11:16 Cela vous redonne autrement fort que toutes les machines du monde.
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11:30 -Eh oui, nos Parisiens ont assez d'humour, assez d'ironie
11:33 pour venir une fois l'an admirer sous des lustres
11:36 le monstre qui les dévore.
11:38 C'est le tribut qu'ils payent aux rêves,
11:40 aux rêves de blémures et de pommiers en fleurs.
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12:10 -A chaque jour, suffit sa peine.
12:12 Voici pour le dimanche, quand on n'a pas de voiture.
12:14 Le parti d'Henri est certes le meilleur et le plus salutaire.
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13:41 -Dernier tableau. Voici l'heure où Paris change de foule.
13:45 Les gens du travail qui n'ont pas vu le ciel, qui n'ont pas vu Paris,
13:49 se grisent à petits pas, ont la tête qui tourne d'amour et de fatigue.
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14:33 Eh bien, quoi qu'on en pense,
14:35 Paris, au crépuscule, ne s'endort qu'à regret.
14:38 Les gens de Paris, brisés, les nerfs à vif,
14:41 prolongent d'un moment le tumulte du soir.
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