00:00de l'incarner, comme le font les magistrats tous les jours,
00:02la fermeté de la justice,
00:04c'est la certitude d'être jugé
00:06et d'avoir une condamnation avec une peine exécutée.
00:08On ne peut pas avoir 200 procès d'assises
00:10dans un département dont les boucherons n'en attendent.
00:13Il en va de la crédibilité de l'action de la République
00:16et de la légitimité de notre système institutionnel.
00:19Indépendamment des moyens, des moyens en magistrats,
00:22des moyens en greffiers,
00:23des moyens en agents pénitentiaires,
00:25évidemment, de l'autre côté, des moyens d'enquêteurs.
00:27Pour le ministère de l'Intérieur,
00:28je suis venu apporter aussi un soutien, comme je l'ai dit,
00:31parce que les magistrats, ici, à Marseille,
00:34font face à une augmentation généralisée de la criminalité.
00:39Il faut donc mettre les moyens
00:41pour lutter contre cette criminalité organisée.
00:44Et le point le plus important, sans doute,
00:47des prochaines semaines, des prochains mois,
00:49peut-être même des prochaines années,
00:50c'est les moyens contre le blanchiment d'argent.
00:52Il faut taper au portefeuille.
00:55On sait que les peines de prison
00:57ne sont pas totalement dissuasives pour les plus grands délinquants.
01:00Et donc, l'une de mes propositions,
01:02j'en parle au président de la République
01:03et au Premier ministre,
01:05c'est que sur la criminalité organisée,
01:06nous nous intéressions au sujet,
01:08qui est un danger profond pour la République
01:10et pour nos concitoyens,
01:11dans le même parallèle que ce que nous faisons
01:13pour le terrorisme.
01:14Et donc, c'est pour cela que j'ai proposé
01:16que nous fassions d'abord une sorte d'appartement témoin,
01:18si vous permettez cette expression,
01:20en prenant les 100 plus importants d'articulateurs
01:22qui sont dans nos prisons.
01:23Je rappelle qu'il y a 17 000 détenus en France
01:26qui sont confondus pour trafic de stupéfiants.
01:28Donc, 100 sur 17 000, je pense qu'un grand pays comme la France
01:31est capable de le faire,
01:32en isolant ces personnes particulièrement,
01:35en les fouillant particulièrement
01:37et en bouillant particulièrement leur communication,
01:39parce que c'est pas la même chose
01:41quand vous avez un grand narcobandit
01:42qui a un téléphone avec accès à des réseaux privés
01:44et des réseaux sociaux
01:45à une personne qui est là quelques mois en prison
01:47et qui n'était pas là pour trafic de stupéfiants.
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