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  • il y a 10 mois
Sous l'œil mi-circonspect mi-incrédule des passants et des habitués du quartier, mais aussi devant les micros et les caméras d'une vingtaine de médias, les forces de l'ordre se sont livrées à des contrôles d'identité ce jeudi après-midi sur la place Jules Guesde, dans le 3e arrondissement de Marseille. Un vaste dispositif déclenché simultanément à la gare Saint-Charles et dans tout le département, mais aussi dans le Vaucluse, le Gard, les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Orientales et l'Hérault, "conformément à la demande du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau " a précisé Corinne Simon devant les journalistes. La préfète de police déléguée qui vient de succéder à Pierre-Édouard Colliex, nommé préfet du Jura, faisait là sa première sortie sur le terrain depuis sa prise de fonction officielle le 31 mars dernier.
Désormais placée sous l'ombre tutélaire de Georges-François Leclerc qui cumule les fonctions de préfet de la région PACA, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud, préfet de département et préfet de police des Bouches-du-Rhône, la PPol 13 a mis le paquet en déployant 115 policiers, gendarmes et douaniers sur une dizaine de points jugés stratégiques pour "lutter contre l'immigration clandestine".

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Transcription
00:00Près de 130 policiers, gendarmes et douaniers se sont mobilisés ce jeudi pour une opération coup de poing
00:06dans la lutte contre l'immigration clandestine dans les Bouches-du-Rhône.
00:09Une mobilisation exceptionnelle qui répond à la demande récente du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau
00:14d'en faire l'une des priorités de cette année 2025.
00:17C'est un message fort en disant que la politique, une bonne politique d'immigration,
00:22c'est une politique qui est capable de pouvoir accueillir toutes les personnes qui doivent l'être
00:26et qui peuvent l'être dans de bonnes conditions.
00:28Et pour ça, à un moment donné, toutes les personnes qui ne peuvent pas se maintenir en situation sur le territoire
00:34parce qu'elles ne répondent pas à certains critères pour obtenir un titre,
00:39ces personnes effectivement doivent repartir chez elles.
00:42Mais pour bien accueillir encore une fois, il faut avoir la capacité de pouvoir le faire.
00:46Une opération qui a permis 19 interpellations sur tout le département en un après-midi.
00:51Et l'idée, c'est véritablement de pouvoir regarder la situation de ces personnes.
00:56Si ce sont des personnes qui se maintiennent de façon irrégulière,
00:59elles auront ce qu'on appelle une OQTF, une obligation de quitter le territoire français.
01:03Et pour toutes celles qui présenteraient des troubles à l'ordre public,
01:06dans ces cas-là, elles ont vocation à être placées en CRA, en centre de rétention administrative,
01:12en vue d'un retour dans le pays d'origine.
01:16Pour cela, on travaille évidemment, on a des relations entre les différents pays
01:20qui permettent, et de bonnes relations, qui permettent notamment aux pays
01:23de pouvoir délivrer les laissés-passés consulaires,
01:26qui permettent à ces personnes de pouvoir repartir.
01:29Je vous donne un exemple très très récent,
01:32même avec des pays où c'est un petit peu plus compliqué, par exemple comme l'Algérie,
01:36parce qu'il y a eu une très bonne coordination entre les services de l'État et la PAF,
01:41vous avez 4 personnes, 4 Algériens qui étaient en situation irrégulière,
01:45qui ont pu repartir dans leur pays d'origine par la voie maritime.
01:49S'il y avait donc eu des résultats sur la journée, certaines personnes sous OQTF
01:52se sont vues relâchées, le temps de vérifier les dossiers en cours.
01:56Ce genre d'opération devrait être réitéré tout au long de l'année,
01:59tandis qu'en 2024, ce sont près de 5000 personnes en situation irrégulière
02:03qui ont été interpellées sur le secteur.
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