00:00– Georges, vous vouliez rajouter quelque chose ?
00:01– Oui, sur les symboles, vous avez raison, et puis les slogans,
00:04moi je me souviens encore, j'entends dire « tu casses, tu payes ».
00:09Qui est-ce qui paye aujourd'hui ?
00:10– Ben nous.
00:11– Arrêtez avec ces slogans, voyez ce que je veux dire,
00:13source du ministère de l'Intérieur, dans les années 90,
00:17on avait 750 quartiers dits de reconquête.
00:20Aujourd'hui, vous savez combien il y en a, toujours source de l'Intérieur,
00:231500, cherchez l'erreur.
00:25Comment se fait-il que malgré tout ce qu'on a dépensé
00:28dans ces politiques de la ville, le problème n'a fait qu'empirer ?
00:31Interrogeons-nous, nous savons que bientôt, le 31 décembre,
00:34parce que c'est une tradition très française,
00:37chaque année, il y aura à peu près un millier de véhicules
00:39qui vont être incendiés.
00:40Vous le vouliez ou non, ça va être comme ça, voilà.
00:42Et moi je me souviens qu'à 31 décembre, j'étais au Maroc,
00:45je posais la question à des amis marocains,
00:47« combien de véhicules brûlent chez vous le 31 décembre ? »
00:49On m'a regardé, mais…
00:51– Il n'existe pas, il n'existe pas.
00:53– Il n'existe pas, mais interrogez-vous, pourquoi ?
00:55Mais pourquoi ?
00:56Pourquoi c'est typiquement français qu'il y a un feu de joie
00:59tous les 31 décembre, où on incendie les quartiers,
01:01on incendie les véhicules, etc. ?
01:03Il y a un vrai problème qui n'est pas uniquement d'ordre,
01:06je vais apporter un peu plus de services culturels, etc.
01:08Il y a autre chose.
01:09Et cette autre chose, c'est que si vous faites de la prévention
01:12sans faire de la sanction répression, ça ne marche pas.
01:15Et on a laissé tomber la politique des mineurs,
01:18on a laissé tomber tout cela.
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