00:00Je le dis ce matin à votre micro, à Pauline de Malherbe.
00:03Le pacte de non-censure, aucune des conditions n'a été respectée par François Bayrou.
00:07Je rappelle, donc, pas de dépendance de l'extrême droite,
00:10plus de passage en force avec le 49-3,
00:13et enfin, un changement de cap.
00:16Je n'ai rien entendu de la sorte.
00:18Ça veut dire qu'à ce stade, il y a un pacte de non-censure
00:21qui n'a jamais existé et qui n'existera pas
00:24parce qu'il n'y a aucune raison d'accorder quoi que ce soit à ce gouvernement ?
00:29– Martin Gagnon, qu'est-ce que vous répondez à Olivier Faure ce matin quand il dit ça ?
00:33– Déjà, j'ai entendu M. Faure admettre qu'il n'était pas majoritaire à l'Assemblée.
00:37C'est déjà un premier pas par rapport à ceux qui clamaient la victoire aux élections législatives.
00:41Ils reconnaissent qu'ils ne sont pas majoritaires
00:43et que donc ils ne sont pas en capacité de gouverner seuls.
00:47On a fait ce constat, nous, depuis le mois de juillet,
00:49que nous n'étions pas en capacité de gouverner seuls.
00:51– C'est le cas d'à peu près tout le monde, tous les trois blocs.
00:53– Oui, mais on est les seuls à avoir un petit peu reconnu
00:55parce que vous aviez d'un côté la gauche qui vous expliquait
00:57qu'on leur a volé le résultat des élections
01:00et le R.N. qui vous expliquait qu'on les a empêchés de gagner les élections.
01:04Donc on était, nous, le seul bloc à admettre que nous n'avions pas de majorité à nous seuls
01:07et que donc il fallait aussi qu'on ouvre à des discussions
01:10aussi bien à droite que sur la gauche de gouvernement, on va dire.
01:14Donc nous, c'est le sujet, il est clair, il est sur la table depuis le mois de juillet.
01:17Il n'est pas nouveau, on ne découvre pas la physionomie de l'Assemblée nationale.
01:21M. Faure fait part de son analyse,
01:24il considère qu'il n'y a pas, à l'heure actuelle, d'accord de non-censure possible.
01:28Je l'ai senti quand même beaucoup moins virulent et intransigeant
01:31que lors de la nomination du gouvernement précédent.
01:34– Ça s'améliore, c'est moins pire.
01:36– C'est moins pire, mais on a bien vu qu'il y avait une censure a priori
01:40avec le gouvernement de Michel Barnier lors de sa nomination.
01:44Là, on n'est plus dans cette posture-là.
01:45Donc on est quand même sur une réflexion texte par texte.
01:49Le premier texte qui va venir, ça va être le budget, très très vite,
01:51après le discours de politique générale, ça va être le premier enjeu.
01:54Et j'ai quand même le sentiment que l'EPS a su évoluer.
01:56Il a d'ailleurs très clairement dit ce matin
01:59qu'il n'était pas dans la posture de la France insoumise
02:02qui demandait à lui et à Dia la démission du président,
02:04que ce n'était pas la position du Parti socialiste.
02:06Nous avons quand même dans ce gouvernement un certain nombre de personnalités
02:10issues de la gauche, nouvellement ou plus anciennement.
02:13– Mais en froid avec les instances officielles et le parti officiel de l'EPS.
02:15– Oui, peut-être, mais ça ne change pas les sensibilités des uns et des autres.
02:18– Ça change visiblement pour Olivier Faure, c'est le sens de la marque.
02:20– Voilà, vous avez par exemple Mme Borne,
02:21c'est d'ailleurs assez drôle de regarder son parcours
02:24parce que j'ai retrouvé ce matin une trace,
02:26elle est ministre de l'éducation d'un super ministère de l'éducation.
02:29Elle a démarré sa carrière au début des années 90 en étant conseillère de Jack Lang,
02:33alors lui-même ministre d'État, ministre de l'éducation nationale.
02:36Donc c'est quelqu'un qui vient de cette gauche-là,
02:38qui est plutôt experte dans les domaines qu'elle va devoir traiter.
02:44Après je veux bien qu'on considère qu'un tel ou un tel n'est pas un brevet de gauche,
02:48ce n'est pas vraiment le sujet pour les Français.
02:49Le sujet pour les Français c'est qu'on puisse traiter vraiment les problèmes
02:51et qu'on arrête de faire des castings tous les deux mois
02:53parce que ça lasse un peu tout le monde.
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