00:00C'est à l'intention de lutter avec vigueur contre le blanchiment des capitaux et le financement
00:18du terrorisme que le gouvernement du Cameroun, à travers son ministère en charge des finances,
00:23a décidé de hausser le ton en organisant au cours des derniers mois une série de séminaires
00:28tournant comme ici en ce début du mois d'octobre à Yaoundé dans la salle des conférences
00:32de l'École Nationale d'Administration et de Magistrature et prochainement dans les
00:37villes de Douala, Baf-Sam, Limbé et Garoua.
00:42Rencontres d'experts nationaux et internationaux destinés à interroger aussi bien le cadre
00:47normatif et institutionnel de lutte contre le blanchiment des capitaux, la détection
00:51des opérations et des ripostes contre le phénomène ainsi que l'exploration de la
00:56dynamique d'intervention des établissements de microfinance aussi bien que des banques
01:00elles-mêmes dans cette lutte.
01:01La microfinance est le ventre-mou du financement du terrorisme où ça peut passer et c'est
01:08une très belle initiative de nous montrer les obligations au niveau des EMF par rapport
01:15à la réglementation que sur le plan international ou national.
01:20C'est en effet qu'au plus près, la situation du Cameroun apparaît plus que préoccupante,
01:28dès lors qu'apparaît aux yeux des spécialistes du secteur une jonction aux résultats spectaculaires
01:33entre la corruption, les détournements de fonds publics et diverses pratiques de criminalité
01:37nationale comme internationale.
01:39Dans son rapport 2023, publié en ce 4 octobre à Yaoundé, le président de la commission
01:44nationale anticorruption se fendait à cet égard de révélations glaçantes.
01:48Ainsi expliquait-il.
01:50Dans le domaine de la lutte anti-blanchiment, l'Agence nationale de l'investigation financière
01:58a reçu 965 déclarations de soupçons contre 869 en 2022, soit une hausse de 11,05% en
02:12valeur relative.
02:15Oui, vous l'avez bien entendu, 1 700 milliards de francs répertoriés par l'Agence nationale
02:21d'investigation financière, qui signale à cet égard une hausse spectaculaire en un
02:26an de 180%, fruit de l'exploitation des 965 déclarations d'opérations suspectelles envoyées
02:33par les banques, les établissements de microfinance, les opérateurs de mobile money, les sociétés
02:38de transfert de fonds, les avocats, les notaires et autres administrations publiques.
02:44Rapport à Prendon, transmis aux juridictions et autorités compétentes du pays, pour procédure
02:49judiciaire.
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