00:00De quelle paix morale, et quelle satisfaction personnelle peut donc bien être cet homme,
00:17Luc Magloire Mbarga Atangna, ici au boulevard Dix-du-Vin-Méaiaoundé, en début septembre
00:22à l'occasion de la rentrée scolaire, transpirant d'épaisses gouttes de sueur et trottinant
00:27dans les dédales d'une foire ad hoc organisée par ses services, dans le but de lutter, dit-il,
00:32contre la vie chère.
00:57De quel portrait narcissique peut donc se représenter un ministre qui, d'année en
01:05année, semble avoir définitivement installé son lit dans l'espace public, en tant qu'organisateur
01:11de foires et de manifestations burlesques, aux procédés toujours étonnants et aux
01:15finalités semblant tenir d'une forme de divertissement institutionnel ? Car que peut bien valoir
01:20le déploiement de toutes sortes d'achalandages plus ou moins dépareillés sur la plus grande
01:25rue de Yaoundé, au fin de vendre des cahiers et d'autres régimes de plantains à des
01:29parents historiques par la réalité d'une vie de plus en plus insupportable ?
01:55Ainsi postulent le ministre du Commerce et le ministère des commerçants, le ministère
02:08des gens heureux, mais heureux que tant qu'ils se trouvent à Yaoundé, le ministère où
02:13l'on semble ne pas savoir qu'eux, ici à Bétharéauia par exemple, de braves femmes
02:17affrontent la même rentrée scolaire, les étales posées à même le sol, et sans grande
02:22illusion sur quelques interventions des autorités publiques en leur direction, d'où la puissance
02:27de ces messages indéchiffrables avec lesquels certaines d'entre elles sont souvent tentées
02:31de faire entendre le bruissement de leur colère.
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