00:00Le parti socialiste qui était naguère un parti de gouvernement.
00:03Je regrette que le parti socialiste se solidarise de cela.
00:05Je crois que le parti socialiste sort d'une certaine ambiguïté.
00:08Le parti socialiste aujourd'hui, en tout cas les députés de l'Assemblée nationale,
00:11sont sous le joug des Insoumis.
00:21Le parti socialiste qui était naguère un parti de gouvernement
00:25a envoyé in extremis le dimanche une lettre
00:28dans laquelle il y a une cinquantaine de points ou une vingtaine de points
00:31qui sont considérés comme des lignes rouges.
00:33Est-ce que vous pouvez sérieusement considérer
00:35que quand vous voulez sauver le pays,
00:36quand vous voulez éviter de plonger le pays dans l'incertitude,
00:39c'est la manière dont vous vous comportez ?
00:41Je ne crois pas.
00:41Ce que le gouvernement a dit,
00:43c'est qu'il voulait respecter le Parlement, nous le disons, depuis le premier jour.
00:46Et aujourd'hui, des députés finalement des deux extrêmes,
00:50c'est-à-dire du nouveau Front populaire,
00:52et je regrette que le parti socialiste se solidarise de cela
00:55parce que ce n'est pas un parti de gouvernement pour faire cela.
00:58Et le Rassemblement national, finalement, menace de censurer sur quoi ?
01:02Menace de censurer sur un texte issu d'un compromis parlementaire.
01:06Il faut bien que chacun comprenne l'irresponsabilité qu'il y a.
01:09Il y a un moment où il faudra que le parti socialiste
01:10sorte d'une certaine ambiguité.
01:11C'est pratique de se cacher derrière LFI.
01:13C'est pratique de se mettre à l'ombre d'LFI
01:16et d'être dans la roue d'LFI.
01:17Mais est-ce que c'est ça le parti socialiste demain ?
01:20Est-ce que M. Hollande, est-ce que d'autres...
01:22C'est à eux aussi de s'exprimer.
01:23La situation peut être grave à partir de demain soir.
01:26Le parti socialiste aujourd'hui, en tout cas les députés de l'Assemblée nationale,
01:30sont sous le joug des insoumis.
01:32Tout simplement parce que ce sont les insoumis
01:35qui leur assurent une partie de leur élection.
01:36Et s'ils s'en détachent, un travail est possible ?
01:38Écoutez, je ne fais pas de la politique fiction.
01:40On verra.
01:40Je considère qu'aujourd'hui,
01:42et c'est la raison pour laquelle Michel Barnier et moi,
01:44nous sommes au gouvernement,
01:45parce que nous avons voulu faire barrage à la gauche.
01:48Il va falloir qu'une partie de la gauche s'extirpe et s'arrache de la domination,
01:52pour ne pas dire de la tutelle.
01:53Et je sais ce que c'est d'être sous la tutelle.
01:55Mais je sais ce que c'est de pouvoir s'en arracher.
01:57C'était il y a 15 ans pour nous.
01:58Et donc, il faut que la gauche, dans ses responsabilités,
02:00la gauche de gouvernement.
02:02Celle qui veut gouverner, pas celle qui veut être spectateur.
02:04Le modem, c'est arracher à la tutelle du RPR et des Républicains.
02:07Historiquement, l'UDF de la droite.
02:09Et donc, on a pris notre indépendance.
02:11Vous invitez les socialistes à s'arracher à la tutelle
02:14de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise.
02:16Je les assure que c'est tellement mieux et plus confortable d'être sur ces convictions.
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