00:00– Ce soir, il sera aux 20h de TF1 et de France 2,
00:02Michel Barnier, qu'est-ce qu'il peut dire, qu'est-ce qu'il doit dire selon vous ?
00:05– Je pense qu'il doit dire et répéter, ce qu'il a d'ailleurs déjà dit,
00:08mais peut-être en trouvant des mots plus forts pour dire aux Français
00:11que ces oppositions nous conduisent dans une impasse totale.
00:14Alors je n'irai pas jusqu'au catastrophisme de certains
00:16qui vous expliquent que la carte vitale ne marcherait pas.
00:18Je pense qu'il faut être sérieux et surtout pas raconter…
00:19– C'est Élisabeth, on en a fait trop.
00:21– Il faut être sérieux et ne pas dire des carabistouilles aux Français.
00:25Je pense que, par contre, leur dire et leur expliquer
00:29que ces oppositions nous conduisent dans une impasse,
00:31ça c'est une vérité, pourquoi ?
00:33Pour une chose simple, c'est que finalement, la logique de la censure,
00:36c'est de censurer un gouvernement pour présenter une alternative.
00:40La logique parlementaire, c'est si un bloc doit être remis en question
00:50et doit être condamné, c'est quelle est l'alternative ?
00:52Aujourd'hui, l'alternative c'est un ralliement, une association,
00:56une coalition du Rassemblement National et de l'extrême-gauche.
00:59Je ne le crois pas, et eux-mêmes ne le souhaitent pas,
01:01et eux-mêmes ne l'envisagent absolument pas.
01:03Et c'est normal, c'est le jour et la nuit, le blanc et le noir.
01:05Mais simplement, qu'est-ce qu'ils ont comme alternative pour le pays ?
01:08Aucune. Et c'est ça qui est dangereux,
01:10c'est qu'en fait, ils jouent avec les institutions,
01:12ils jouent avec l'humeur du temps,
01:13ils jouent, en tout cas pour le Rassemblement National,
01:15de manière très claire, avec le Premier ministre depuis quelques jours,
01:18à dire finalement, je prends, je ne prends pas, je demande ceci,
01:21puis je demande, en fait, j'avais autre chose à demander, on l'a vu,
01:24ils ont obtenu la suppression de la taxe sur l'augmentation de la taxe sur l'électricité.
01:28– Ça veut dire que Michel Barnier est rentré dans le jeu,
01:30il n'aurait pas dû rentrer dans le jeu ?
01:31– Écoutez, à partir du moment où on dit qu'on est un Premier ministre qui dialogue,
01:33il faut dialoguer avec tout le monde.
01:35Peut-être que ce qui a péché, c'est que ces discussions-là,
01:37il fallait les avoir le plus en amont possible,
01:40et pas attendre les dernières 48 heures.
01:42La vérité, on doit la vérité de dire qu'il y a peut-être eu dans ce marathon,
01:49ce moment budgétaire depuis fin septembre,
01:52on a manqué pendant de longues semaines d'une méthode
01:55qui nous aurait permis peut-être de trouver des points d'appui le plus en amont possible,
01:59et plutôt que d'attendre les dernières 48 heures pour accélérer les discussions.
02:02– Donc il a mal négocié, il a mal géré Michel Barnier.
02:05– En tous les cas, très clairement, quand on a commencé le PLFSS,
02:08et il faut lui reconnaître qu'il n'a eu qu'un jour ou trois semaines pour le faire,
02:12ce qui était une mission impossible, et pourtant il l'a fait.
02:14C'était une copie qui méritait d'être réécrite, lui-même l'a dit.
02:16Sauf que dans la réécriture, on a attendu de longues semaines
02:19pour que les choses s'enclenchent.
02:20Moi je l'ai vécu comme président de la commission des affaires sociales
02:22à l'Assemblée nationale, où c'est vrai que pendant longtemps,
02:26les remarques que faisaient les uns les autres,
02:27le groupe d'Ensemble pour la République sur les exonérations de charges sociales,
02:33d'autres sur d'autres sujets, on a mis de longues semaines
02:36avant d'avoir des interlocuteurs ou une réaction de la part du gouvernement.
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