- il y a 3 heures
Au lendemain du 2nd tour, lundi 23 mars à 12h30, les deux chaînes parlementaires proposeront également une émission spéciale consacrée aux résultats des municipales et à leurs enjeux sur tout le territoire, coprésentée par Steve Jourdin (Public Sénat) et Elsa Mondin-Gava (LCP-Assemblée nationale). Année de Production :
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TVTranscription
00:00:09Vous regardez les chaînes parlementaires et vous avez bien raison.
00:00:12Bonjour à tous, on vous propose aujourd'hui une émission spéciale, élection municipale.
00:00:16Si vous avez suivi la soirée électorale hier, vous avez peut-être l'impression que tout le monde a gagné.
00:00:21Ça n'est pas le cas et on va voir pourquoi. Bonjour Elsa.
00:00:24Bonjour Steve, bonjour à tous.
00:00:26On va essayer de tout comprendre grâce notamment à nos équipes partout en France.
00:00:30Regardez, Thibaut Enoch est depuis Paris, la capitale à Lyon.
00:00:34Stéphanie Despierre nous racontera le match serré qui a vu la victoire de Grégory Doucet face à Jean-Michel Aulas.
00:00:40Stéphane Duguay est lui en direct de Toulouse qui reste à droite.
00:00:44Alexandre Poussard a vécu depuis Marseille la réélection de Benoît Payan.
00:00:49Et puis on retrouvera Guillaumet Allard depuis Bordeaux, prise du camp présidentiel.
00:00:53Les experts nous rejoindront un peu plus tard, mais place d'abord aux responsables politiques.
00:00:57Et on a le plaisir d'accueillir Steve sur ce plateau.
00:00:59Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, vice-président de la région Normandie.
00:01:03Bonjour à vous.
00:01:04Romain Eskenazi, député socialiste du Val d'Oise.
00:01:08Andréa Cotarac, vous êtes porte-parole du Rassemblement national, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes.
00:01:13Bonjour.
00:01:14Et puis dans quelques instants, la députée insoumise de Paris, Daniel Obono, nous rejoindra sur ce plateau.
00:01:18Et avant de faire un bilan de ces élections, l'information du jour, c'est évidemment la disparition de Lionel
00:01:23Jospin, député,
00:01:24Premier ministre socialiste de Cohabitation.
00:01:27Il est mort à l'âge de 88 ans.
00:01:29Retour sur son parcours avec Fabien Requet à regarder.
00:01:31J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie
00:01:41politique après la fin de l'élection présidentielle.
00:01:5021 avril 2002, une date historique et un séisme à gauche.
00:01:55Éliminé au premier tour de l'élection présidentielle, Lionel Jospin annonce qu'il quitte la scène politique.
00:02:00La politique qui pourtant le berce depuis l'enfance, Amedon dans une famille protestante, militante à la SFIO.
00:02:07Je me souviens d'une perquisition de la Gestapo dans notre appartement.
00:02:13J'ai le souvenir que de l'importance du silence, qu'il fallait savoir se taire,
00:02:20parce que si on ne se taisait pas, on pouvait faire courir des risques immenses à des personnes.
00:02:27Et je suis sûr qu'après coup, y compris dans la vie politique, j'en ai gardé une certaine horreur
00:02:33des bavardages.
00:02:35Passé par le trotskisme, Lionel Jospin adhère au Parti Socialiste en 1971.
00:02:40Proche de François Mitterrand, il lui succède à la tête du PS quand la gauche prend le pouvoir en 1981.
00:02:46Dans les années 80, il gère l'écurie socialiste et ses différents courants, apparaissant parfois comme un premier secrétaire isolé.
00:02:54Mais Lionel Jospin nourrit déjà d'autres ambitions.
00:02:57Je ne peux pas me confondre avec mon parti ou avec un appareil.
00:03:02L'homme, avec sa carure, son existence, sa couleur propre, doit exister.
00:03:09Je pense qu'il apparaîtra de plus en plus.
00:03:11Aux prises avec Laurent Fabus lors du congrès de Rennes en 1990, il s'impose comme le leader de son
00:03:17camp
00:03:17et porte les couleurs de la gauche à la présidentielle de 1995.
00:03:22Deux ans plus tard, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale.
00:03:25La gauche gagne les législatives, c'est la cohabitation.
00:03:29Lionel Jospin débarque à Matignon.
00:03:31À la tête d'un gouvernement de gauche pluriel, il mène plusieurs chantiers.
00:03:35Emploi jeune, PACS, couverture maladie universelle et réduction du temps de travail.
00:03:40Nous avons pour perspective que la durée légale soit à 35 heures pour tous,
00:03:45avant la fin de l'actuelle législature.
00:03:49En 2002, Lionel Jospin est de nouveau candidat à la présidentielle,
00:03:53mais rate sa campagne, un traumatisme.
00:03:55Le 21 avril 2002 a été pour moi une épreuve cruelle.
00:04:04Désormais en retrait de la politique, il continue néanmoins de peser à gauche,
00:04:08soutenant Ségolène Royal en 2007.
00:04:10Un quinquennat plus tard, François Hollande lui commande un rapport sur la modernisation de la vie publique.
00:04:17Lionel Jospin appelle à mettre fin au cumul des mandats.
00:04:19Nous devons renoncer à cette exception française.
00:04:24En 2014, il entre au Conseil constitutionnel,
00:04:27un sage demeuré fidèle à sa famille politique,
00:04:30comme ce jour-là en compagnie de parlementaires socialistes.
00:04:32Je suis dans un temps où je n'ai aucune raison d'avoir des déplaisirs.
00:04:38C'est ce que vous leur avez dit.
00:04:40Moi, rien.
00:04:41Premier ministre de la plus longue cohabitation sous la Ve République,
00:04:45l'homme du 21 avril 2002 était une figure tutélaire à gauche.
00:04:50Beaucoup de réactions évidemment à cette disparition.
00:04:52Bonjour Jean Glavani.
00:04:54Vous êtes ancien ministre de l'Agriculture sur Lionel Jospin,
00:04:57ce qu'on appelait alors la gauche plurielle.
00:04:59Quelle est votre première réaction à cette disparition sur les chaînes parlementaires aujourd'hui ?
00:05:04Ma première réaction, vous ne m'en voudrez pas, est celle d'un ami.
00:05:09Parce que je pleure à un ami qui était un ami fidèle,
00:05:12un ami chaleureux, un ami attentionné,
00:05:16avec qui j'avais gardé des liens très étroits ces dernières années,
00:05:19ces derniers mois, ces dernières semaines, ces derniers jours.
00:05:23Et aujourd'hui, ma première réaction est celle-là,
00:05:26de cette perte douloureuse d'un ami.
00:05:29Ensuite, je garde le souvenir d'un homme qui a été un des grands piliers
00:05:34de la conquête du pouvoir par la gauche, par François Mitterrand en 1981.
00:05:38Il était le numéro 2 du parti de François Mitterrand,
00:05:41le PS Parti Socialiste, c'est là que nous sommes connus dans les années 70.
00:05:45Et puis, après la conquête de pouvoir, il est devenu premier secrétaire,
00:05:49il a été très étroitement associé par François Mitterrand
00:05:52pendant tout le premier septennat, parce que Mitterrand tenait à ce que le premier secrétaire
00:05:56du Parti Socialiste le rencontre régulièrement chaque semaine
00:06:00pour faire le point sur les grands dossiers politiques,
00:06:03avant de devenir, sous le deuxième septennat, un ministre d'État,
00:06:07ministre de l'Éducation nationale, où il a fait preuve de son sérieux
00:06:12et de sa rigueur bien connue, et où il a fait un travail énorme
00:06:15pendant quelques années.
00:06:16Et puis, évidemment, mon troisième souvenir, c'est celui de cette gauche plurielle,
00:06:21de ce gouvernement de la gauche plurielle auquel j'ai participé,
00:06:26et j'ai apprécié plus que jamais ce qui était pour moi,
00:06:31qui suis un homme de sport collectif, de rugby, de voile,
00:06:35c'était un vrai capitaine d'équipe, c'était un vrai capitaine d'équipage
00:06:38qui écoutait très attentionnement, avec beaucoup d'attention,
00:06:42toutes les composantes de ce gouvernement, de cette gauche plurielle,
00:06:46c'était un rassembleur, profondément il était rassembleur,
00:06:49et puis il arbitrait, parce que c'est un homme aussi d'autorité,
00:06:52il ne laissait pas traîner les choses, il n'aimait pas les bavardages inutiles,
00:06:56et il l'encouragait.
00:06:58Ça a été un grand premier ministre,
00:07:00et je pense qu'il aura la même marqué l'histoire de la France contemporaine.
00:07:07C'était un proche, c'était aussi une figure de votre famille politique,
00:07:11c'était peut-être aussi une certaine manière de penser, de faire de la politique.
00:07:17C'est intéressant ce que vous dites,
00:07:19un jour, par François Mitterrand, Lionel Jospin,
00:07:21que j'associe dans un lapsus qui ne me gêne pas du tout,
00:07:24Lionel Jospin m'avait dit dans une conversation,
00:07:26tu sais Jean, dans la politique c'est important,
00:07:29les convictions et les idées c'est très important, c'est fondamental,
00:07:32mais il y a quelque chose qu'il ne faut pas oublier,
00:07:34ce sont les comportements.
00:07:35Il était d'une grande rigueur morale,
00:07:38et pour lui les comportements chaleureux, directs, francs, loyaux,
00:07:44c'était pour lui quelque chose d'indispensable en politique.
00:07:48Merci, merci à vous Jean Glavani pour ce témoignage sur les chaînes parlementaires.
00:07:53Romain Eskenazi, vous êtes député socialiste,
00:07:55c'est votre parti aujourd'hui qui perd une de ces figures.
00:07:59Ah oui, vraiment, c'était un modèle qui rassemblait très largement les socialistes,
00:08:03qui peuvent par ailleurs être divisés sur beaucoup de sujets,
00:08:05mais s'il y a bien une chose sur laquelle on se retrouvait,
00:08:07c'était sur la mémoire de Lionel Jospin,
00:08:09qui a durant, en particulier, le gouvernement de 1997 à 2002,
00:08:13su allier à la fois le rassemblement de la gauche plurielle,
00:08:17en même temps de réels progrès sociaux et sociétaux avec le Pax,
00:08:21mais aussi sociaux avec les emplois jeunes, avec les 35 heures,
00:08:24et en même temps une grande rigueur budgétaire,
00:08:26les déficits ont baissé, et une efficacité économique,
00:08:29c'est-à-dire qu'il y a eu une forte croissance,
00:08:31une baisse du chômage pendant cette période-là,
00:08:32donc il a coché quasiment toutes les cases,
00:08:35les valeurs de la République, le rassemblement de la gauche,
00:08:38le progrès social et l'efficacité économique.
00:08:40Et donc ça reste effectivement une figure tutélaire pour nous.
00:08:44Moi, c'est son échec en 2002, j'ai 16 ans à l'époque,
00:08:46qui m'a poussé à prendre ma carte et à m'engager en politique.
00:08:49J'entendais dans le cortège de ma première manifestation,
00:08:52mais pourquoi les gens manifestent contre le suffrage universel ?
00:08:54Ils n'avaient qu'à s'engager, ils n'avaient qu'à aller voter.
00:08:56Eh bien, chiche, moi, quand j'aurai 18 ans,
00:08:57je m'engagerai au Parti Socialiste pour faire en sorte que ça n'arrive plus jamais.
00:09:00– Jonas Haddad, bon, ce n'est pas forcément votre bord politique,
00:09:03on l'aura compris, Lionel Jospin,
00:09:04mais qu'est-ce que vous gardez quand même de cette figure politique ?
00:09:07– Même si ce n'est pas mon bord politique,
00:09:09moi, je pense que quand quelqu'un décède,
00:09:10il faut être digne et saluer sa mémoire.
00:09:12Et Lionel Jospin a été l'incarnation, je pense,
00:09:15d'une gauche digne, républicaine,
00:09:17et sur lequel, vous parlez d'un certain nombre de principes et de valeurs,
00:09:20il faut être intransigeant.
00:09:22Après, si on doit tirer un bilan politique, bien évidemment,
00:09:24vous imaginez que ce ne sera pas le même que mon collègue.
00:09:27Je vais vous dire aussi qu'il me semble que dans l'extrait que vous avez montré,
00:09:30notamment en 2002, c'est là où j'ai commencé à voir,
00:09:33moi aussi j'ai commencé à regarder un peu la politique à ce moment-là,
00:09:36mais comment la gauche était en fait finalement un peu écartée des classes populaires,
00:09:40et c'est à partir de ce moment-là où finalement son aspiration à parler,
00:09:44comme on disait à l'époque, aux masses laborieuses,
00:09:47s'est rétrécie.
00:09:48Pour devenir aujourd'hui, ce n'est pas une critique,
00:09:51mais plutôt le parti des métropoles et des urbains,
00:09:54et donc voilà, je pense que Lionel Jospin,
00:09:56c'est cette transition avec la réduction du temps de travail,
00:09:58avec le fait effectivement qu'on passe du social,
00:10:01du combat social, au combat sociétal,
00:10:04peut-être que c'était un héritage de son trotskisme,
00:10:07mais encore une fois, je trouve que par rapport à ce qu'on a aujourd'hui à gauche,
00:10:10bien évidemment, il faut rendre hommage à ce qu'était Lionel Jospin et à sa rigueur.
00:10:14On va parler évidemment de ces élections municipales,
00:10:16mais André Akotarac, peut-être, c'est aussi l'homme du 21 avril,
00:10:21Lionel Jospin, qui permet, et qui se retire de la vie politique par pudeur,
00:10:25par honte aussi d'avoir permis à votre parti d'arriver au deuxième tour de l'élection présidentielle.
00:10:29Oui, 2002 c'est loin et en même temps c'est proche,
00:10:31ça nous fait penser un peu à Estrosi,
00:10:32hier qui a quitté la vie politique française,
00:10:35j'ai pensé à Lionel Jospin hier soir.
00:10:37Deux, vous parlez d'un séisme,
00:10:40puisqu'effectivement c'est le Front National qui arrive au second tour,
00:10:44il n'y a plus la gauche.
00:10:44Ce séisme est un peu long,
00:10:46parce que ça fait quand même un certain nombre de présidentielles
00:10:48où la gauche n'est plus du tout au second tour,
00:10:50donc c'était le début d'une longue liste.
00:10:52Évidemment que je rends hommage à Lionel Jospin,
00:10:55évidemment que je présente mes condoléances à l'ensemble de ses proches,
00:10:58mais permettez-moi juste un petit mot sur le fond.
00:11:00Je crois que c'est le début de la victoire de Terranova,
00:11:04vous savez ce think tank de gauche,
00:11:07qui a expliqué qu'il fallait abandonner les classes populaires,
00:11:10abandonner les ouvriers, abandonner les salariés, les employés,
00:11:13qui se sont tous, en tout cas en grande partie,
00:11:15répertoriés sur le Rassemblement National,
00:11:17et un parti socialiste qui s'est contenté de satisfaire les minorités,
00:11:22la bourgeoisie urbaine, etc.
00:11:25Et c'est aussi un autre monde,
00:11:26puisque Jean-Luc Mélenchon était ministre de l'enseignement professionnel
00:11:30sous le lignage d'Ospin,
00:11:31donc il était soumis au parti socialiste.
00:11:33Vous voyez aujourd'hui que c'est plutôt les socialistes
00:11:35qui sont soumis à la France insoumise.
00:11:36Daniel Obono, Jean-Luc Mélenchon dit de Lionel Jospin
00:11:39que c'était l'homme de l'alliance rouge-rose-verte,
00:11:42quand certains disent que finalement,
00:11:44avec la disparition de Lionel Jospin,
00:11:45c'est aussi la disparition d'une certaine gauche.
00:11:48Quelle analyse vous faites-vous aujourd'hui ?
00:11:50Moi, je rends hommage à ce qui était certainement
00:11:53le dernier Premier ministre d'une gauche sociale-démocrate
00:11:56digne de ce nom,
00:11:57qui a permis une avancée sociale majeure,
00:12:01que ce sont les 35 heures,
00:12:02malgré tout le détricotage qui a été fait.
00:12:05Ça allait dans le sens,
00:12:06et ça va dans le sens de l'histoire,
00:12:08de l'histoire du progrès social.
00:12:10Et donc, ça, c'est quelque chose de très fort.
00:12:14Il y a aussi le 21 avril 2002,
00:12:18qui a montré aussi les limites d'une politique
00:12:21qui avait, d'une certaine manière,
00:12:24accepté l'idée que le marché,
00:12:27on ne pouvait rien y faire.
00:12:29Et pour moi, c'est un message de la nécessité
00:12:31d'une volonté politique,
00:12:33de volontarisme politique.
00:12:35Donc, je transmets bien évidemment
00:12:38mes condoléances à l'ensemble de ses proches
00:12:40et de ses camarades.
00:12:42Et je garde le souvenir, justement,
00:12:46de la nécessité de continuer à se battre
00:12:48pour le progrès social.
00:12:49Et on voit bien qu'avec la mort de Lionel Jospin,
00:12:52chacun d'entre vous fait aussi des analyses
00:12:53un peu sur ce qui s'est passé lors des municipales.
00:12:56On va y revenir dans un instant,
00:12:57mais on voulait vous partager ses réactions
00:12:59sur la mort de Lionel Jospin.
00:13:01Le président de la République, Emmanuel Macron,
00:13:03salue un grand destin français
00:13:05par sa rigueur, son courage
00:13:07et son idéal de progrès.
00:13:08Il incarnait une haute idée de la République.
00:13:11Également, le président du Sénat,
00:13:13il emmène avec lui, Lionel Jospin,
00:13:15une partie de la gauche laïque,
00:13:16attachée à l'universalisme républicain,
00:13:19qui manquera à la politique française.
00:13:21La présidente de l'Assemblée nationale,
00:13:23Yael Broun-Pivé,
00:13:24parlait justement du bilan
00:13:25sur la couverture maladie universelle,
00:13:27la parité, les emplois jeunes
00:13:28ou encore le PACS.
00:13:29Voilà ce qu'on pouvait dire ce matin
00:13:31sur la mort de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
00:13:33L'autre info du jour, évidemment,
00:13:35c'est ce lendemain d'élections municipales.
00:13:36Tout le monde a gagné
00:13:37ou tout le monde a perdu
00:13:38selon la façon qu'on a de voir les choses.
00:13:40On va essayer de faire un bilan
00:13:41de ce scrutin qu'on a annoncé très serré.
00:13:43On va prendre la direction de Paris
00:13:45où on retrouve Thibaut Henoch.
00:13:46Thibaut, les socialistes ont fait la fête
00:13:49une bonne partie de la nuit, je crois.
00:13:52Oui, puisque pour la cinquième fois consécutive,
00:13:55les socialistes et leurs alliés écologistes
00:13:58et communistes ont remporté la capitale.
00:14:00Une victoire très nette.
00:14:0250,5% des voix pour Emmanuel Grégoire
00:14:05qui a gagné 118 000 voix
00:14:07entre les deux tours
00:14:08grâce à une participation en hausse
00:14:11et des reports de voix.
00:14:13La candidate LFI, Sofia Chikirou,
00:14:15perdant trois points entre les deux tours.
00:14:18Report de voix aussi partiel
00:14:19des électeurs du candidat du centre,
00:14:22Pierre-Yves Bournazel.
00:14:23Paris gagné donc pour Emmanuel Grégoire
00:14:25qui a tenu la ligne d'une gauche unie
00:14:28mais sans LFI
00:14:29et qui a fêté sa victoire ici
00:14:31place de l'hôtel de ville hier soir
00:14:33effectivement avec Anne Hidalgo
00:14:35s'élant leur réconciliation.
00:14:36Paris perdu en revanche pour Rachida Dati
00:14:39avec 40,5% des voix.
00:14:41La candidate LR n'a pas réussi à rattraper
00:14:43son retard issu du premier tour.
00:14:46Ni l'alliance avec Pierre-Yves Bournazel
00:14:48ni le désistement de Sarah Knafo
00:14:49à l'extrême droite n'auront suffi.
00:14:51Sur les 177 000 suffrages
00:14:54qu'elle pouvait espérer
00:14:55en report de voix entre ces deux tours,
00:14:57elle n'en a rassemblé que 138 000.
00:14:59La candidate LR a reconnu
00:15:01les larmes aux yeux
00:15:02ne pas avoir réussi à convaincre.
00:15:05Merci beaucoup Thibaut Hénoc.
00:15:07Un peu plus au sud, à Marseille.
00:15:08On va retrouver Alexandre Poussard
00:15:10dans la cité phocéenne.
00:15:12Benoît Payan réélu
00:15:13et un rassemblement national très fort.
00:15:18Eh oui, Benoît Payan, élu maire de Marseille
00:15:21dans un fauteuil face au rassemblement national.
00:15:24Sa liste du printemps marseillais
00:15:25qui, on le rappelle, rassemble
00:15:26beaucoup de formations de gauche,
00:15:28notamment les socialistes, écologistes
00:15:30et les communistes.
00:15:31Cette liste a rassemblé 54,3% des voix.
00:15:34Devant la liste du rassemblement national
00:15:36de Franck Alizio
00:15:37avec 40,3% des suffrages
00:15:40et très loin derrière, en troisième position,
00:15:42la liste de Martine Vassal
00:15:43pour la droite et le centre
00:15:44avec 5,3% des voix.
00:15:47Une victoire nette pour Benoît Payan,
00:15:49même si, on le rappelle,
00:15:50au premier tour,
00:15:50il était sorti au coude à coude
00:15:51avec le rassemblement national.
00:15:54Il a bénéficié au second tour
00:15:55d'un front républicain à Marseille
00:15:57face à l'extrême droite
00:15:58et notamment du report des voix
00:16:00des électeurs insoumis
00:16:01puisque Benoît Payan avait refusé
00:16:03une alliance au second tour
00:16:04avec la France insoumise
00:16:05et d'une certaine manière,
00:16:06il avait forcé le candidat insoumis
00:16:08Sébastien Delegue
00:16:09à se retirer avant le second tour
00:16:10pour battre le RN.
00:16:13Et d'ailleurs, aujourd'hui,
00:16:13dans une interview au journal Le Monde,
00:16:16le maire de Marseille
00:16:16défend l'union des partis de gauche
00:16:18mais assume le rapport de force
00:16:20avec la France insoumise.
00:16:22Merci beaucoup Alexandre Poussard.
00:16:24À Paris comme à Marseille,
00:16:26primo sortant Romain Eskenesi.
00:16:28C'est des bonnes nouvelles pour votre parti
00:16:29mais vous avez eu aussi des déconvenues
00:16:31hier à Brest, à Clermont-Ferrand, à Tulle.
00:16:36Oui, globalement,
00:16:37les maires socialistes
00:16:39qui avaient fait leur travail
00:16:40ont très largement été reconduits.
00:16:42Je crois qu'il y a sept villes
00:16:43sur les dix plus grandes villes de France
00:16:45qui sont dirigées par les socialistes
00:16:46et leurs alliés.
00:16:48Donc, au-delà des considérations nationales,
00:16:51je pense que les Françaises
00:16:52et les Français votent pour un maire
00:16:53et revotent pour un maire
00:16:55ou une équipe qui a fait son travail.
00:16:56Et on a beaucoup parlé des alliances tactiques,
00:16:59on s'allie, on s'allie pas, etc.
00:17:00Je pense que c'est pas tellement ça.
00:17:02On va en reparler, évidemment,
00:17:03parce que c'est ce qui vous intéresse.
00:17:04Mais très franchement,
00:17:05sur les marchés, sur le terrain,
00:17:07c'est quand même beaucoup
00:17:07les politiques publiques,
00:17:09sur l'éducation,
00:17:09sur les transports,
00:17:10sur la transition écologique,
00:17:12sur les mobilités.
00:17:13Les maires ont encore énormément de prérogatives.
00:17:14C'était des enjeux locaux,
00:17:15c'est ce que vous nous dites.
00:17:16Tout à fait.
00:17:16Les maires ont énormément de prérogatives
00:17:18et si les Parisiens à plus de 50%
00:17:20dans le cadre d'une triangulaire
00:17:21ont renouvelé l'équipe,
00:17:22si les Marseillais à 54%
00:17:23ont renouvelé l'équipe,
00:17:24c'est qu'ils étaient satisfaits
00:17:26à la fois de la personnalité
00:17:27qui compte beaucoup,
00:17:28il ne faut pas la mettre de côté,
00:17:28la personnalité,
00:17:29et les politiques publiques
00:17:30qui étaient menées dans ces territoires.
00:17:31Puisqu'on parle de Paris-Long-Marseille,
00:17:33Jonas Haddad,
00:17:35vous avez changé le mode de scrutin
00:17:36pour faire gagner Rachida Dati,
00:17:38visiblement,
00:17:38c'était un échec.
00:17:39Ça n'a pas fonctionné.
00:17:40Non, moi je pense que
00:17:41ce qu'on disait tout à l'heure
00:17:42concernant l'île de la Jospin
00:17:44collectivement est juste.
00:17:45À une heure des métropoles,
00:17:46il existe un magnifique pays,
00:17:47ça s'appelle la France.
00:17:49C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:17:49les métropoles ont fait totalement
00:17:50sécession du reste du pays
00:17:52et dans ces métropoles,
00:17:53effectivement,
00:17:54le Parti Socialiste conserve ses bastions.
00:17:56Mais comme aux élections
00:17:57législatives précédentes,
00:17:57vous vous souvenez de cette fameuse carte
00:17:59dans laquelle on voyait
00:17:59juste les métropoles
00:18:01avec quelques points roses
00:18:01dans tout le reste de la France.
00:18:03Mais c'est quand même,
00:18:04hier, 4% des communes votées,
00:18:06c'est quand même 17 millions de Français.
00:18:08Oui, et pour le coup,
00:18:0956% des villes hier,
00:18:11chiffre du ministère
00:18:12dans l'intérieur,
00:18:13premier tour et deuxième tour,
00:18:1456% des mairies
00:18:15sont détenues aujourd'hui
00:18:16par la droite.
00:18:17Mais j'ai eu l'adaptation de Paris,
00:18:19quand même,
00:18:19Rachida Dati,
00:18:20c'est un échec pour la droite.
00:18:22C'était la meilleure configuration
00:18:23pour elle, ce deuxième tour.
00:18:24Vous avez raison,
00:18:25c'est un échec qui est dû,
00:18:26d'abord, un,
00:18:27je pense à une sociologie
00:18:28qui a beaucoup évolué à Paris
00:18:29et qui va encore beaucoup évoluer,
00:18:31puisque je rappelle
00:18:31que le programme de M. Grégoire
00:18:33est tenu par le communiste Brossat
00:18:35de faire 40% de logements sociaux
00:18:37à Paris.
00:18:37C'est marqué noix sur blanc.
00:18:39Et deuxièmement,
00:18:39il y a eu un échec aussi,
00:18:40je pense,
00:18:41du rassemblement,
00:18:42ça montre bien une chose,
00:18:43c'est que dans les villes
00:18:44dans lesquelles la droite
00:18:44et le centre sont rassemblés,
00:18:45comme ça a été le cas,
00:18:46vous l'avez dit,
00:18:47à Clermont-Ferrand,
00:18:48à Tulle,
00:18:49on bat à chaque fois
00:18:50les alliances PSLG
00:18:51et il fallait peut-être
00:18:52se rassembler dès le départ.
00:18:53C'était la bonne candidate,
00:18:54Rachida Dati ?
00:18:55Moi, je pense que oui,
00:18:56c'était la bonne candidate
00:18:57si nous étions partis unis
00:18:58et s'il n'y avait pas eu
00:18:59de désunion au départ,
00:19:00notamment avec Renaissance et Horizon,
00:19:02qui, objectivement,
00:19:03ont fait une candidature
00:19:04de témoignage.
00:19:05Andréa Cotarec,
00:19:05sur la situation à Marseille,
00:19:08Franck Alizio n'a pas la ville,
00:19:10mais il fait quand même 40%.
00:19:11C'est un plafond de verre
00:19:13pour le Rassemblement National
00:19:14ou c'est une très bonne nouvelle
00:19:1540% à Marseille ?
00:19:16C'est énorme pour votre parti.
00:19:18Le RN n'a jamais gagné
00:19:19autant de villes hier.
00:19:20Alors, je vais venir
00:19:20sur Marseille, Paris, etc.
00:19:22Ne vous inquiétez pas,
00:19:23mais 64 villes,
00:19:24en tout cas,
00:19:25hier soir à minuit,
00:19:25on m'a communiqué,
00:19:2664 villes.
00:19:27Carcassonne, Carpentras,
00:19:28La Flèche,
00:19:29beaucoup de villes moyennes.
00:19:31Depuis votre plateau à Paris,
00:19:32c'est minuscule,
00:19:34des villes moyennes
00:19:35et puis il y a les grandes villes.
00:19:36Une ville comme Carcassonne,
00:19:37c'est presque 50 000 habitants.
00:19:39C'est le même type
00:19:40que Vaud-en-Velin, Carcassonne.
00:19:42Vous avez Carpentras,
00:19:44vous avez Bagnoles-sur-Seize,
00:19:45vous avez Liévin dans le Nord.
00:19:47Il y a une vingtaine de villes
00:19:48et il y en avait 23
00:19:49qui étaient passées
00:19:49dès le premier tour.
00:19:50Donc, vous voyez...
00:19:50Donc, c'est une victoire
00:19:52politique incontestable,
00:19:53en tout cas historique
00:19:54pour le Rassemblement National.
00:19:55C'est pas ce que disent
00:19:55les chiffres du ministère
00:19:56dans l'intérieur.
00:19:57C'est vos amis,
00:19:58mais c'est pas moi.
00:19:59Le ministère,
00:20:00il dit 5% pour le RN,
00:20:02hier soir.
00:20:02Je peux juste terminer.
00:20:03On peut compter
00:20:04en nombre de villes,
00:20:05on peut compter
00:20:05en nombre d'habitants.
00:20:06Chacun regarde ce qu'il dit.
00:20:07Je peux juste terminer.
00:20:09Le nombre de villes
00:20:10de 5%.
00:20:12Allez-y, monsieur Cotarac.
00:20:13Je vous en fais un sujet,
00:20:14un verbe, un complément.
00:20:16Allez-y.
00:20:16Allez-y,
00:20:16et puis on vous rend la parole,
00:20:17Jonas.
00:20:18Oui, c'est bien.
00:20:19Donc, pour le RN,
00:20:21c'est une victoire historique,
00:20:22c'est-à-dire que jamais
00:20:22le RN n'a eu autant de villes.
00:20:24Vous pouvez dire
00:20:24c'est pas beaucoup.
00:20:25Jamais.
00:20:26Là, il n'a rien dit.
00:20:30pour le RN puisqu'on gagne
00:20:31des mairies de secteur,
00:20:32donc d'arrondissement.
00:20:33Donc là, il n'y a pas
00:20:33de plafond de verre.
00:20:35Effectivement,
00:20:35on a eu quelques échecs
00:20:36sur Toulon
00:20:37où on pensait l'emporter.
00:20:38Mais faire quasiment
00:20:40un peu moins de 50%,
00:20:41c'est quand même
00:20:42une énorme victoire
00:20:42dans une ville telle qu'elle.
00:20:44Et pardon...
00:20:45Et qui a gagné à Toulon, pardon ?
00:20:46Excusez-moi.
00:20:47Justement, je vais y venir.
00:20:47Est-ce que vous avez
00:20:47l'intervention ?
00:20:48Je vais y venir, justement.
00:20:51Allez.
00:20:51Et on va s'écouter parler.
00:20:53À gauche,
00:20:54ils sont beaucoup plus sages.
00:20:55On va voir pour l'instant.
00:20:57On reviendra à la question
00:20:58des alliances après.
00:20:58Simplement,
00:20:59mais moi,
00:20:59je ne parle pas
00:20:59de la gauche ou de la droite.
00:21:00On a gagné des villes socialistes
00:21:01comme à La Flèche
00:21:02depuis 1989.
00:21:03Donc, des électeurs socialistes
00:21:04ont voté pour le RN
00:21:05parce que vous avez détruit
00:21:06les services publics.
00:21:07Vous ne parlez plus aux travailleurs.
00:21:08Donc, vous voyez,
00:21:08nous, on touche tout le monde.
00:21:10Mais simplement,
00:21:10vous avez parlé de Brest, etc.,
00:21:12où vous faites gagner
00:21:14la droite face à la gauche unie, etc.
00:21:16Pardon,
00:21:17mais il y a d'autres villes,
00:21:17quand même.
00:21:18À Nîmes, par exemple,
00:21:19la droite fait gagner
00:21:20le parti communiste
00:21:21contre le RN.
00:21:21Donc, vous voyez,
00:21:23les municipales,
00:21:24c'est une éterroge.
00:21:24Si vous faites gagner
00:21:25le parti communiste...
00:21:26Alors, c'est les électeurs
00:21:27qui votent et qui, à la fin,
00:21:29et ils en mèrent.
00:21:29Tout le monde en dort
00:21:30sauf M. Haddad.
00:21:31Alors, Daniel Obono,
00:21:32on a montré ces deux exemples
00:21:34Paris à Marseille.
00:21:35Ça ne vous a pas échappé
00:21:36que les deux candidats
00:21:37ont gagné sans alliance
00:21:38avec votre parti,
00:21:40la France Insoumise,
00:21:40deux situations différentes.
00:21:41À Paris,
00:21:42la liste de Sofia Chikirou
00:21:43s'est maintenue,
00:21:44pas celle de Marseille.
00:21:45L'analyse,
00:21:46c'est que quand ils partent
00:21:47tout seuls,
00:21:47les socialistes,
00:21:48ils gagnent ?
00:21:49Non, l'analyse,
00:21:50c'est que nous réalisons
00:21:52une belle percée
00:21:53de la France Insoumise
00:21:54dans les villes de...
00:21:56Les 50 plus grandes villes
00:21:57de France,
00:21:58nous en gagnons deux
00:21:59et nous sommes
00:22:00la force en progression.
00:22:02Un mouvement
00:22:02d'à peine 10 ans
00:22:04qui a démontré,
00:22:06malgré le tir
00:22:07de barrage continu
00:22:08dont nous avons fait,
00:22:09nous avons été la cible
00:22:11au cours de ces élections,
00:22:12la France Insoumise
00:22:14a très clairement
00:22:15mobilisé
00:22:16tous les appareils
00:22:17politiques et médiatiques
00:22:18contre elles
00:22:18et malgré tout,
00:22:19les Français et les Françaises
00:22:21qu'ils vivent
00:22:22et qu'elles vivent
00:22:23dans des grandes villes
00:22:24ou des moyennes villes
00:22:24ou des petites villes
00:22:25parce que moi,
00:22:26je ne considère pas
00:22:26qu'il y a d'un côté
00:22:28des Françaises légitimes
00:22:29et de l'autre,
00:22:31supposément parce qu'on vit
00:22:32dans une grande métropole,
00:22:33on ne serait moins légitime.
00:22:35Non, je crois que nous avons réussi
00:22:37à convaincre sur le fond
00:22:39de notre capacité
00:22:40à diriger des villes
00:22:41et nous avons eu
00:22:42de belles victoires.
00:22:43À Roubaix, à Creil, au Tampon.
00:22:45Et nous assumons
00:22:45le fait d'avoir permis
00:22:47de faire battre la droite.
00:22:48Quand nous avons été unis,
00:22:50nous regrettons
00:22:51le fait que souvent,
00:22:54dans certaines,
00:22:54dans une moitié des villes
00:22:55où nous aurions pu
00:22:57mener cette bataille,
00:22:59eh bien d'autres
00:22:59ont passé plus de temps
00:23:00à savonner la planche
00:23:14de...
00:23:16se dirigent nos attaques
00:23:18contre la droite
00:23:18et l'extrême droite,
00:23:19pas contre des alliés.
00:23:21Ce qui est bien dommage
00:23:21parce que je pense
00:23:22que notre pays
00:23:23serait bien mieux
00:23:24avec plus de municipalités
00:23:26et de gauche
00:23:27qui mènent des politiques
00:23:29de progresser social.
00:23:29Aux insoumis,
00:23:29Daniel Obonon,
00:23:30on a dit que les insoumis
00:23:31étaient parfois plus durs
00:23:32avec leurs adversaires de gauche
00:23:34qu'avec leurs adversaires
00:23:35de droite ou d'extrême droite.
00:23:37Nous, nous arrivons
00:23:38avec des critiques
00:23:40par rapport à un bilan.
00:23:42Quand nous sommes
00:23:44des adversaires
00:23:45dans un débat politique,
00:23:47nous critiquons sur le fond
00:23:48et je crois que nous sommes
00:23:49celles et ceux
00:23:50qui avons porté
00:23:51dans le débat
00:23:52des propositions
00:23:53et puis,
00:23:54quand est venue l'heure
00:23:55au deuxième tour
00:23:56de faire des propositions
00:23:57constructives,
00:23:58nous les avons faites,
00:23:59nous avons proposé
00:24:00des alliances
00:24:01sur le programme
00:24:02pour diriger les villes
00:24:02et des fusions...
00:24:04Vous vous vouliez faire battre
00:24:05quand même...
00:24:07des fusions techniques,
00:24:08ce que nous avons proposé
00:24:09à Paris,
00:24:10vous le savez bien,
00:24:11et des fusions techniques
00:24:12y compris pour battre
00:24:13l'extrême droite,
00:24:14ce que nous avons également
00:24:15proposé à Marseille.
00:24:17Vous voyez,
00:24:17nous avons été cohérents
00:24:18jusqu'au bout
00:24:18et je pense que...
00:24:20Alors, en termes de cohérence,
00:24:22on a besoin quand même
00:24:22de précision,
00:24:23Romain Eskenazi,
00:24:24parce qu'hier,
00:24:24on entend Olivier Faure,
00:24:26première déclaration,
00:24:27paf,
00:24:28il tape sur Jean-Luc Mélenchon
00:24:29et ses propos,
00:24:30alors je ne sais plus
00:24:30s'il avait parlé d'antisémitisme
00:24:31directement hier,
00:24:32mais en tout cas,
00:24:32il tape sur Jean-Luc Mélenchon
00:24:33alors qu'il y avait
00:24:36après le premier tour,
00:24:38les socialistes,
00:24:38les insoumis se réunissaient
00:24:39pour faire des alliances.
00:24:40Est-ce que vous avez compris
00:24:41ce que vous voulez dire,
00:24:42ce qu'a voulu dire Olivier Faure hier ?
00:24:45Écoutez,
00:24:46on a tiré beaucoup de conclusions
00:24:47sur les plateaux
00:24:48des alliances nationales
00:24:49par rapport aux alliances locales.
00:24:50C'est moi,
00:24:51dans mon département,
00:24:52j'ai une ville importante
00:24:52de plus de 30 000 habitants,
00:24:54maire sortant d'hiver gauche.
00:24:55En face,
00:24:56il y avait tout un panel de listes
00:24:57qui se sont rassemblées
00:24:58pour le battre.
00:24:59La tête de liste était LR
00:25:00et il a pris des insoumis,
00:25:02la liste insoumise,
00:25:03c'est un collaborateur
00:25:04d'un député insoumis
00:25:04qui était tête de liste.
00:25:05Ça, j'aimerais bien savoir.
00:25:06La ville de Goussinville,
00:25:08je vous invite à regarder.
00:25:08Il y avait donc tête de liste LR,
00:25:10il a fusionné avec les insoumis
00:25:11et avec d'autres listes de gauche.
00:25:12Donc, le PS a toujours été opposé
00:25:15au modem,
00:25:15au national,
00:25:16partout,
00:25:17mais il peut y avoir
00:25:17des territoires
00:25:18quand la droite est extrêmement forte
00:25:19ou il peut y avoir
00:25:20des fusions
00:25:20à enjeux extrêmement locales.
00:25:22D'accord,
00:25:22mais sur la déclaration
00:25:23de Olivier Faure,
00:25:24sur la déclaration
00:25:25de Olivier Faure,
00:25:25est-ce que vous avez vraiment
00:25:26compris ce qu'il avait voulu dire ?
00:25:27Non, mais moi,
00:25:28c'est ce que je voulais dire.
00:25:29Il est à peu près évident.
00:25:30Est-ce qu'il est assez clair
00:25:31aujourd'hui, Olivier Faure ?
00:25:32Moi, j'ai trouvé
00:25:33que sur cette question
00:25:33des alliances,
00:25:34non, on avait manqué
00:25:35un petit peu de clarté
00:25:35et je suis d'accord avec vous.
00:25:36On aurait dû dire
00:25:37dès le début, effectivement,
00:25:38qu'il n'y a pas d'alliance
00:25:39et pas de destin commun
00:25:40au national
00:25:40avec la France insoumise.
00:25:41Nous sommes des concurrents.
00:25:43Moi, j'ai toujours qualifié...
00:25:45Mais il y en a eu localement.
00:25:46Mais encore une fois,
00:25:47il y en a eu localement.
00:25:48On a identifié, nous,
00:25:49700 listes sur lesquelles
00:25:50il y avait des convergences
00:25:51entre LR et le Rassemblement National.
00:25:52Jonas, Annette, vous...
00:25:53Il ne faut pas tirer
00:25:54des conclusions nationales
00:25:55sur des alliances
00:25:56qui s'appuient
00:25:57sur des considérations
00:25:57extrêmement locales.
00:25:58Vous parliez d'alliance de la honte,
00:26:00mais certains dans les villes
00:26:00disent finalement
00:26:01que la gauche discute
00:26:02et se rassemble au second tour.
00:26:04C'est assez naturel.
00:26:05Est-ce qu'à Toulouse,
00:26:07c'est naturel que M. Briançon,
00:26:08qui est un vieux briscard
00:26:09de la politique,
00:26:10se soumette à M. Picmal
00:26:11et que lorsque le premier secrétaire
00:26:13du Parti Socialiste
00:26:14est interrogé, M. Faure,
00:26:15il dit
00:26:15« Si j'avais été à Toulouse,
00:26:17j'aurais voté Picmal. »
00:26:18Est-ce que c'est naturel
00:26:19que Johanna Roland,
00:26:20qui, il y a quelques jours,
00:26:22avant le premier tour,
00:26:23disait « Jamais d'alliance
00:26:24avec LFI »
00:26:25et qu'il se faisait traiter
00:26:26de « magouillarde »
00:26:28ou je ne sais pas,
00:26:28« combinarde »
00:26:29par Mélenchon,
00:26:29le fasse ?
00:26:30En fait, si vous voulez,
00:26:31c'est ça qui est triste,
00:26:32c'est que non seulement
00:26:32ils ont la défaite aujourd'hui,
00:26:34mais ils ont aussi
00:26:35des honneurs.
00:26:35Ce qui fait que demain,
00:26:36pour le Parti Socialiste,
00:26:37ça va être compliqué
00:26:38au niveau national
00:26:39d'expliquer qu'il n'aime pas Mélenchon
00:26:41et de qualifier d'accord technique,
00:26:43ce que nous,
00:26:43on a appelé
00:26:43les alliances de la honte.
00:26:44Je suis d'ailleurs ravi
00:26:45que ce vocabulaire,
00:26:46ce terme,
00:26:47soit repris
00:26:47dans le système médiatique
00:26:49que dénonce Mme Obono
00:26:50parce que, pour le coup,
00:26:51c'est vraiment ça
00:26:52ce que nous dénonçons,
00:26:53l'alliance de la honte.
00:26:55On parlait de Jospin
00:26:56tout à l'heure
00:26:57et maintenant,
00:26:57on fait une alliance
00:26:58avec LFI.
00:26:59De la droite de Rotaillot
00:27:01et de ses expressions
00:27:02sur les régressions
00:27:04vers les origines ethniques
00:27:05ou les Français de papier,
00:27:06franchement,
00:27:06laissez la gauche,
00:27:08on a des débats,
00:27:09on a des accords,
00:27:10mais on a des affaires en famille.
00:27:11Je vous propose d'aller...
00:27:14On vous bat aux municipales,
00:27:16donc on ne vous laissera pas.
00:27:17On vous battra
00:27:17à chaque occasion.
00:27:19C'est fini.
00:27:20Vous nous reprochez
00:27:21d'être trop concentré sur Paris.
00:27:23Vous avez perdu à Toulouse.
00:27:23Excusez-moi.
00:27:24Madame Obono,
00:27:24elle a dû nous reprocher
00:27:25avec le gouvernement
00:27:26qui a complètement disparu
00:27:27de la carte.
00:27:29Je vous laisse arbitrer.
00:27:29Vous nous reprochez.
00:27:31Vous nous avez reproché
00:27:32d'être trop concentré sur Paris.
00:27:34Je vous propose
00:27:35d'aller à Toulouse, justement.
00:27:37On en parlait il y a un instant.
00:27:38Stéphane Duguay,
00:27:39on vous retrouve.
00:27:39L'alliance LFI-PS
00:27:40a perdu
00:27:41contre Jean-Luc Moudinck.
00:27:43La ville rose garde
00:27:44sa réputation.
00:27:45Une ville plutôt à gauche,
00:27:46mais qui choisit
00:27:46toujours un maire de droite.
00:27:50Oui,
00:27:50et la première des leçons
00:27:51de ce scrutin, Elsa,
00:27:53c'est que la politique,
00:27:54ce n'est pas des mathématiques.
00:27:55Encore une fois,
00:27:56si on regarde
00:27:57sur le papier,
00:27:58le cumul des voix
00:27:59du premier tour
00:27:59de la liste
00:28:00de François Briançon,
00:28:01le socialiste,
00:28:02et de l'insoumis
00:28:03François Picmal,
00:28:04et bien à eux deux,
00:28:05ils auraient dû réussir
00:28:07à faire basculer
00:28:07la ville à gauche,
00:28:09mais ça n'a pas été le cas.
00:28:10Hier,
00:28:10Jean-Luc Moudinck
00:28:11est arrivé devant
00:28:12avec 13 000 voix d'avance
00:28:14et il réalise par ailleurs
00:28:15son plus haut score
00:28:16jamais obtenu
00:28:17à une élection municipale
00:28:18ici à Toulouse
00:28:19depuis qu'il se présente,
00:28:19c'est-à-dire en 2008.
00:28:21Alors,
00:28:21le cumul des voix
00:28:22de la gauche
00:28:22est lui aussi très haut.
00:28:24Jamais une liste de gauche
00:28:25n'a obtenu autant de voix
00:28:26ici à Toulouse,
00:28:27mais ça n'a pas suffi,
00:28:28ce qui peut nous emmener
00:28:29à un deuxième enseignement
00:28:30de ce scrutin.
00:28:30Au-delà de l'augmentation
00:28:32de la participation,
00:28:34certains électeurs de gauche
00:28:35ont probablement préféré
00:28:36voter pour le maire
00:28:37sortant d'hiver droite
00:28:38Jean-Luc Moudinck
00:28:39plutôt que pour la liste
00:28:40d'union de la gauche,
00:28:41sachant qu'ici,
00:28:42il faut le dire,
00:28:43cette fusion a crispé.
00:28:44Il y a eu des défections
00:28:45au sein de la liste
00:28:46du socialiste François Briançon.
00:28:47Il y a aussi eu
00:28:48les critiques de la présidente
00:28:49de la région Occitanie,
00:28:50Carole Delga,
00:28:51qui est fermement opposée
00:28:52à une alliance
00:28:53avec la France insoumise.
00:28:54Vous le rappelez,
00:28:55il y a un instant
00:28:55sur votre plateau,
00:28:56le premier secrétaire,
00:28:57Olivier Faure,
00:28:57a indiqué lui
00:29:00à Piquemal.
00:29:01Mais ce matin,
00:29:02il attribue la défaite
00:29:03à Toulouse
00:29:03au leadership,
00:29:04dit-il,
00:29:05de Jean-Luc Mélenchon.
00:29:06Une manière peut-être
00:29:07pour Olivier Faure
00:29:08de commencer à esquisser
00:29:09une nuance
00:29:10dans les critiques
00:29:10des socialistes
00:29:11envers les insoumis.
00:29:12Il remet toute la faute
00:29:13sur Jean-Luc Mélenchon
00:29:14et exonère ainsi
00:29:16les autres membres
00:29:17du mouvement
00:29:17quand d'autres socialistes,
00:29:18eux, appellent
00:29:19à une rupture très claire
00:29:20avec la France insoumise.
00:29:21Toulouse,
00:29:22un cas d'école
00:29:22des alliances PS-LFI
00:29:24qui ne manquera pas
00:29:25de nourrir les débats
00:29:26à gauche
00:29:26à un an de la présidentielle.
00:29:28Merci beaucoup Stéphane.
00:29:30Daniel Obono,
00:29:31est-ce qu'à Toulouse,
00:29:32l'étiquette LFI
00:29:33a eu un côté repoussoir ?
00:29:34On regarde bien
00:29:35sur mobilisation
00:29:36au second tour
00:29:37pour voter Jean-Luc Moudin
00:29:38pour ne pas avoir
00:29:39François Picmal au Capitole.
00:29:41Je pense que ça a été
00:29:42l'objectif
00:29:43ces dernières semaines
00:29:45d'en faire un repoussoir.
00:29:46Mais je voudrais d'abord
00:29:47saluer
00:29:48l'excellent résultat.
00:29:50Comme ça a été dit,
00:29:50c'est le plus haut niveau
00:29:52atteint par l'ensemble
00:29:53de la gauche
00:29:55à Toulouse.
00:29:56et je crois que
00:29:57François Picmal
00:29:58a fait une très belle campagne
00:30:00avec un beau programme
00:30:02et les élus
00:30:03qui arriveront
00:30:04au conseil municipal
00:30:05plus nombreux
00:30:05de la gauche
00:30:06continueront à défendre
00:30:08les Toulousains
00:30:08et les Toulousaines.
00:30:09Mais c'est malheureusement
00:30:11l'exemple
00:30:12de ce dont je parlais
00:30:14tout à l'heure.
00:30:14Le fait que
00:30:15quand on est dans une liste
00:30:17et je salue
00:30:17le choix de M. Brianson
00:30:19d'avoir retrouvé
00:30:20les réflexes
00:30:21de la gauche
00:30:23mais qu'on est en but
00:30:25dans son propre camp
00:30:26des attaques
00:30:27et à se faire savonner
00:30:28la planche.
00:30:29Vous n'avez aucune responsabilité
00:30:30Daniel Obono là-dedans
00:30:31parce que vous dites
00:30:32à chaque fois
00:30:32qu'il y a des gens
00:30:33qui nous ont savonné
00:30:34la planche
00:30:34mais ce n'est pas
00:30:35une responsabilité
00:30:36de votre candidat non plus.
00:30:37Je constate le fait
00:30:38que François Picmal
00:30:39a tendu la main
00:30:40elle a été acceptée
00:30:42par M. Brianson
00:30:43et ils ont fait
00:30:45une campagne
00:30:45de deuxième tour
00:30:46en ayant contre
00:30:47non seulement la droite
00:30:48mais une partie
00:30:49de la direction
00:30:49et pas des moindres
00:30:50Mme Delga
00:30:51et la chef du parti socialiste
00:30:53dans la région.
00:30:55Donc oui
00:30:55je trouve
00:30:57extrêmement problématique
00:30:58que la gauche
00:30:59fasse tout
00:31:00pour faire perdre
00:31:01la gauche
00:31:02contre la droite
00:31:02et je salue
00:31:04le fait
00:31:05que les socialistes
00:31:07toulousains
00:31:08les écologistes
00:31:09et les insoumis
00:31:10aient mené
00:31:11cette belle bataille
00:31:12et malgré
00:31:14toutes les attaques
00:31:15Romain Esquenazi
00:31:16c'est vrai que
00:31:17la stratégie du PS
00:31:19elle est difficilement lisible
00:31:21pas d'accord national
00:31:22mais des accords locaux
00:31:23et puis finalement
00:31:24quand on perd
00:31:24avec les accords locaux
00:31:25on dit que finalement
00:31:26c'était de la faute
00:31:27des insoumis
00:31:28mais est-ce qu'il ne fallait pas
00:31:29sinon condamner l'accord
00:31:30dire à François Brianson
00:31:32non vous ne pouvez pas
00:31:33faire accord avec
00:31:34François Picmel
00:31:34là on a le sentiment
00:31:35que les socialistes
00:31:36en fonction des résultats
00:31:37ils sont favorables
00:31:38ou non à ces alliances
00:31:39de gauche
00:31:40Moi je ne suis pas
00:31:40porte-parole de la direction
00:31:41du PS
00:31:42je suis porte-parole
00:31:42du groupe socialiste
00:31:43qui n'est pas intervenu
00:31:44dans ces questions d'alliance
00:31:45et qui ne pense peut-être
00:31:45pas tout à fait la même chose
00:31:46que d'abord parmi
00:31:47Non mais il se trouve
00:31:49qu'on est dans un parti
00:31:49où il y a une démocratie interne
00:31:51et du coup
00:31:52je suis effectivement
00:31:53dans un courant
00:31:53qui ne portait pas forcément
00:31:54la stratégie d'Olivier Ford
00:31:55donc je m'exprime
00:31:56en tant que militant
00:31:57et responsable socialiste
00:31:58mais je ne peux pas
00:31:58parler au nom
00:31:58de la direction
00:31:59du parti socialiste
00:31:59Et donc il y a un trouble
00:31:59chez les socialistes
00:32:00sur cette question
00:32:01Là Olivier Ford
00:32:03François Hollande
00:32:04ils ont des mots très durs
00:32:05Mélenchon c'est le boulet
00:32:07Écoutez en tout cas
00:32:07ce qui est clair
00:32:08c'est que la stratégie
00:32:09des insoumis
00:32:10depuis plusieurs années
00:32:11maintenant a permis
00:32:11il faut bien leur reconnaître ça
00:32:12de ramener aux urnes
00:32:14un certain nombre d'électeurs
00:32:15qui a boudé les urnes
00:32:16depuis quelques années
00:32:18pour parler franchement
00:32:19moi à 20 ans
00:32:19quand je voulais m'engager
00:32:20pour plus de justice sociale
00:32:21et écologique dans le monde
00:32:22je prenais la carte OPS
00:32:23aujourd'hui quand on a 20 ans
00:32:24et qu'on veut s'engager
00:32:25pour plus de justice sociale
00:32:26et écologique
00:32:27on va plutôt avoir tendance
00:32:28à prendre sa carte
00:32:28chez LFI
00:32:29Donc le long
00:32:32attendez
00:32:33et les quartiers populaires
00:32:36et on le voit effectivement
00:32:37dans les villes
00:32:38qui ont été gagnées
00:32:39ils ont réussi à remobiliser
00:32:40mais pour autant
00:32:41cette stratégie
00:32:43une forme de brutalisation
00:32:44de la vie politique
00:32:45où effectivement
00:32:46ces nouveaux militants
00:32:46on cultive encore plus
00:32:48la haine du PS
00:32:48que la haine de la droite
00:32:49et de l'extrême droite
00:32:51moi en tout cas
00:32:51sur mes réseaux sociaux
00:32:52je me fais beaucoup plus
00:32:53insultés et attaqués
00:32:54parce que j'ai le malheur
00:32:55de voter différemment
00:32:56de ma collègue à côté
00:32:57par les militants insoumis
00:32:58et donc je considère
00:32:59et donc
00:33:00oui mais tous mes collègues
00:33:01du Val d'Oie
00:33:01c'est pareil
00:33:02tous mes collègues
00:33:02du Val d'Oie
00:33:03c'est pareil
00:33:03ils sont élus
00:33:04parce qu'ils n'ont pas
00:33:04de socialistes en France
00:33:05Allez-y
00:33:06Je suis très respectueux
00:33:08je suis respectueux
00:33:09on a l'illustration
00:33:10sur ce plateau
00:33:11je vais finir ma phrase
00:33:12si je peux
00:33:13je vais finir ma phrase
00:33:14et donc
00:33:15et donc
00:33:16je crache pas sur des électeurs
00:33:17chère madame
00:33:18absolument pas
00:33:19alors on fait tourner la parole
00:33:20Non mais j'ai fini ma phrase
00:33:21je voudrais juste aller au bout
00:33:22donc je considère
00:33:23qu'ils ont une stratégie
00:33:23de mobilisation
00:33:24d'un certain éctorat
00:33:25mais qu'effectivement
00:33:26cette stratégie
00:33:27c'est pour autant
00:33:28un échec
00:33:28qui impose un plafond de verre
00:33:30moi ce que je relève quand même
00:33:31c'est que les deux
00:33:32seules communes
00:33:32qui étaient gérées
00:33:33par les insoumis
00:33:34en France
00:33:34et bien ces villes-là
00:33:35ont choisi
00:33:36de donner le pouvoir
00:33:37à un autre parti
00:33:38et qu'il y a eu
00:33:38quelques villes très faibles
00:33:40qui ont été remportées
00:33:41par les insoumis
00:33:41il n'y en a vraiment pas beaucoup
00:33:43on a peu de temps
00:33:43alors il y a Roubaix
00:33:45Creil
00:33:45Voix-en-Velin
00:33:46Vénicieux
00:33:46Ardu
00:33:47et après Jonas Hedad
00:33:49mais demain
00:33:50les villes-insoumis
00:33:51sur madame
00:33:51allez-y
00:33:52réagir simplement
00:33:53à ce que dit
00:33:54monsieur le député socialiste
00:33:55il a dit
00:33:56il a prononcé
00:33:57quatre fois le mot
00:33:57c'est clair
00:33:58ce qui est clair
00:33:59c'est que vous n'êtes
00:34:00absolument pas clair
00:34:01c'est-à-dire que
00:34:02à Toulouse
00:34:03juste avant l'alliance
00:34:05PS
00:34:05vers LFI
00:34:06monsieur Fort
00:34:07prend la parole
00:34:07en disant
00:34:08à l'échelle nationale
00:34:09pas de LFI
00:34:10bon ça tombe bien
00:34:11c'est un accord local
00:34:12il explique avant-hier
00:34:14si j'étais habitant de Toulouse
00:34:15j'aurais voté pour
00:34:16le candidat de la France insoumise
00:34:17le lendemain
00:34:18puisqu'il a perdu
00:34:19il dit
00:34:19ouais mais j'habitais pas à Toulouse
00:34:20finalement c'est pas tout à fait
00:34:21il n'y a rien de clair
00:34:23il y a deux parties
00:34:23qui sont claires
00:34:24il faut l'avouer
00:34:25c'est la France insoumise
00:34:27à l'échelle nationale
00:34:28parce qu'ils savent
00:34:29où ils veulent aller
00:34:29et ils dictent
00:34:31un certain nombre de thématiques
00:34:32auxquelles je m'y oppose
00:34:33mais ils les dictent
00:34:34et le Rassemblement national
00:34:35qui a emporté
00:34:35un certain nombre de villes
00:34:36les confettis du bloc central
00:34:38ne sont pas claires
00:34:39que ce soit pour M. Retailleau
00:34:40ou pour M. Faure
00:34:42ce n'est pas clair
00:34:43Jonas Haddad
00:34:44vous pourrez commenter
00:34:45ce qui se passe à gauche
00:34:46mais ce qui se passe chez vous
00:34:47est-ce qu'à droite
00:34:48vous êtes tout à fait clair
00:34:49parce que Bruno Retailleau
00:34:50il n'y a pas d'union des droites
00:34:51dans les partis
00:34:52mais il y a de l'union des droites
00:34:53dans les urnes
00:34:54chacun appelle
00:34:54et d'ailleurs chez vous aussi
00:34:56Andréa Cotarac
00:34:56c'est-à-dire que chacun appelle
00:34:57les électeurs de l'autre parti
00:34:59à voter pour les uns
00:35:00pour les autres
00:35:00est-ce qu'il n'y a pas aussi
00:35:01une forme de confusion
00:35:02oui mais Jordan Bardella
00:35:03a dit
00:35:04il tendait la main
00:35:08je citerais Fabius
00:35:09parfois le rassemblement national
00:35:10pose les bonnes questions
00:35:11mais n'apporte pas
00:35:12les bonnes réponses
00:35:13donc nous notre objectif
00:35:14c'est de parler à cette France populaire
00:35:15cette France des territoires
00:35:16pas de nous faire mettre
00:35:18un flingue sur la tempe
00:35:19par les uns par les autres
00:35:20quand je disais tout à l'heure
00:35:21que le parti socialiste
00:35:23c'est là où je ne suis pas
00:35:24tout à fait d'accord
00:35:25moi je pense qu'ils sont très clairs
00:35:26leur seul boussole
00:35:27ce sont les postes
00:35:29et en fait c'est ça
00:35:30qui fait qu'ils font des alliances
00:35:32je ne l'appellerais même pas
00:35:33je ne l'appellerais même plus
00:35:34le PS
00:35:35j'appellerais le PSS
00:35:36le parti du syndrome
00:35:37de Stockholm
00:35:38mais répondez peut-être
00:35:39sur les LR
00:35:40sur les LR
00:35:41parce qu'on parle de la gauche
00:35:46plus ils se font cracher dessus
00:35:47par LFI
00:35:50plus ils se font cracher dessus
00:35:52par Mélenchon
00:35:53qui dit
00:35:54les tout blancs
00:35:55les tout moches
00:35:56Picmal
00:35:56qui dit qu'il ne veut pas
00:35:57de Baptou sur sa liste
00:35:59plus ils continuent à faire alliance
00:36:00donc ça n'est que pour les postes
00:36:01et chez vous
00:36:02vous n'êtes pas journaliste
00:36:03Madame Obono
00:36:04pas encore
00:36:04je sais que quand vous serez au pouvoir
00:36:06vous choisirez
00:36:07c'est le jeu
00:36:08chacun parle un peu des autres
00:36:10et c'est plus facile
00:36:11concernant les républicains
00:36:12nous on a été très clair
00:36:13on est la seule force politique
00:36:15qui est indépendante
00:36:16qui a décidé d'incarner
00:36:17une troisième voie
00:36:18entre une gauche
00:36:18qui est Mélenchonisée
00:36:19le Rassemblement National
00:36:20qui a été aussi assez clair
00:36:22qui a eu effectivement
00:36:23dans le sud
00:36:23l'alliance
00:36:25avec Éric Ciotti
00:36:26et l'Alsace
00:36:27et donc
00:36:30résultat des courses
00:36:30je le redis
00:36:31les résultats sont là
00:36:33et donc c'est le résultat
00:36:34moi je dirais
00:36:35c'est un peu la France des PME
00:36:36les résultats sont là
00:36:36sauf peut-être à Lyon
00:36:38on va prendre la direction
00:36:38de Lyon
00:36:39où la remontada
00:36:40a bien eu lieu
00:36:41pour l'écologiste Grégory Doucet
00:36:42on retrouve Stéphanie Despierres
00:36:43qui est sur place
00:36:44Stéphanie
00:36:45victoire ricrac
00:36:46mais victoire quand même
00:36:47pour le maire sortant
00:36:49ça passe de justesse
00:36:51mais ça passe
00:36:51à 2762 voies près
00:36:53pour l'écologiste Grégory Doucet
00:36:55qui conserve la mairie de Lyon
00:36:56déjouant tous les pronostics
00:36:58unis à toute la gauche
00:36:59au second tour
00:37:00il a donc gagné
00:37:01contre Jean-Michel Aulas
00:37:02soutenu lui par la droite
00:37:03et le centre
00:37:04l'ancien patron
00:37:05de l'Olympique lyonnais
00:37:06s'était lancé en politique
00:37:08avec un objectif
00:37:09récupérer Lyon
00:37:10tenu par les écologistes
00:37:11depuis 2020
00:37:12Paris raté
00:37:13sa notoriété
00:37:14n'a pas suffi
00:37:16à faire oublier
00:37:16un débat catastrophique
00:37:17avant le premier tour
00:37:18et un programme
00:37:19mal compris
00:37:20même chez les pourfendeurs
00:37:21de Grégory Doucet
00:37:22mais la dernière surprise
00:37:24de cette élection
00:37:25pleine de rebondissements
00:37:26c'est que Jean-Michel Aulas
00:37:27ne reconnaît pas
00:37:28sa défaite
00:37:29vu le score serré
00:37:30dès hier soir
00:37:31il a annoncé
00:37:32déposer un recours
00:37:33il dénonce
00:37:34je cite
00:37:35de très nombreuses
00:37:36irrégularités
00:37:37lors du vote
00:37:37du côté de Grégory Doucet
00:37:39pas franchement
00:37:40d'inquiétude
00:37:41on fustige
00:37:42l'attitude
00:37:42de mauvais perdant
00:37:43de l'ex-président
00:37:44du club de foot
00:37:45et on se prépare
00:37:46à diriger Lyon
00:37:47pour un second mandat
00:37:48merci beaucoup
00:37:50Stéphanie Despierres
00:37:51évidemment
00:37:51énormément de suspense
00:37:52à Lyon
00:37:52quand on a vu
00:37:53l'écart se resserrer
00:37:54Jonas Haddad
00:37:55est-ce que la victoire
00:37:56c'est la victoire
00:37:57de Grégory Doucet
00:37:58ou c'est la défaite
00:37:59de Jean-Michel Aulas
00:38:00dans une campagne
00:38:01la personnalité du candidat
00:38:03compte
00:38:03et de la vie générale
00:38:04Jean-Michel Aulas
00:38:05a raté sa campagne
00:38:06en fait
00:38:07la politique a ses codes
00:38:08et peut-être que
00:38:09Jean-Michel Aulas
00:38:09ne les avait pas
00:38:10je ne connais pas
00:38:11pas l'ampleur
00:38:11des irrégularités
00:38:12qui ont été pointées
00:38:13on va voir ce que ça donne
00:38:14parce qu'apparemment
00:38:15l'écart est assez faible
00:38:16on parle de 1000 voix
00:38:16sur la ville de Lyon
00:38:17deuxièmement
00:38:183000 voix je crois
00:38:19et je crois que
00:38:19Jean-Michel Aulas
00:38:20ce n'est pas très précis
00:38:21quand il a parlé
00:38:23de bulletin nul
00:38:23on verra ce que ça donne
00:38:24et deuxièmement
00:38:25comme au conseil de Paris
00:38:26ou comme dans d'autres villes
00:38:27ce qui est extrêmement important
00:38:28c'est de regarder la métropole
00:38:29et à Lyon la métropole
00:38:31va être vraisemblablement
00:38:33gagnée par la droite
00:38:34j'espère qu'on en parlera autant
00:38:35parce que
00:38:36la métropole de Lyon
00:38:37lorsqu'elle a été dirigée
00:38:38par les écologistes
00:38:39a fait beaucoup de mal
00:38:40en finançant notamment
00:38:41un certain nombre d'associations
00:38:42qui étaient vraiment
00:38:44à l'extrême gauche
00:38:45et de ce qui pouvait exister même
00:38:47qui faisaient des contestations
00:38:48au niveau de ce que décidait l'Etat
00:38:50donc on est bien content
00:38:51de récupérer cette métropole
00:38:52pour éviter
00:38:53que ce qui est en train
00:38:54de se passer
00:38:55ne continue
00:38:56je vous prends un seul exemple
00:38:57à Vaud-en-Velin
00:38:58le maire LFI vient de gagner
00:39:00et il dit de madame
00:39:01Anane Mansouri
00:39:02qui est députée UDR
00:39:03que c'est une caution
00:39:04parce qu'elle est d'origine marocaine
00:39:06et qu'elle va
00:39:06à l'extrême droite
00:39:07c'est-à-dire que maintenant
00:39:09on juge
00:39:10les gens en fonction
00:39:11de leur origine
00:39:12à LFI
00:39:12donc je suis bien content
00:39:13que la métropole
00:39:14soit récupérée par la droite
00:39:16pour éviter
00:39:17l'extension
00:39:18de ce qui était en train
00:39:19de se passer
00:39:20à l'extrême gauche
00:39:20c'est assez révélateur
00:39:22d'entendre
00:39:23oui vous avez raison
00:39:23c'est très révélateur
00:39:24il a expliqué que
00:39:25en fait les associations
00:39:26selon lui
00:39:27doivent répondre
00:39:28au doigt et à l'œil
00:39:29du pouvoir politique
00:39:31à non pas être financé
00:39:32par nos impôts
00:39:33je trouve malheureusement
00:39:34que c'est effectivement
00:39:34la manière dont fonctionne
00:39:36sur Lyon
00:39:36de dirigeants de droite
00:39:38contre-exemple
00:39:39je suis très heureuse
00:39:40que nous ayons gagné
00:39:41la ville de Vaud-en-Velin
00:39:42et je pense que
00:39:43ça ne vous choque pas
00:39:44que quelqu'un
00:39:44en soit renvoyé
00:39:45à ses origines
00:39:46très très bon travail
00:39:47et sur Lyon
00:39:48sur la ville de Lyon
00:39:49c'est un peu un contre-exemple
00:39:50parce qu'on rappelle
00:39:50que votre candidat
00:39:51Anaïs Belouassa-Scherifi
00:39:52avait fait une fédition technique
00:39:54avec Grégory
00:39:54sur les huit grandes villes
00:39:56nous en avons gagné quatre
00:39:59et je trouve que c'est
00:39:59extrêmement important
00:40:01et ça montre que
00:40:02quand les dirigeants
00:40:04écologistes
00:40:05ou socialistes
00:40:06sont ouverts
00:40:07et comprennent l'enjeu
00:40:09nous sommes en capacité
00:40:10effectivement
00:40:10de maintenir
00:40:12des majorités
00:40:13de gauche
00:40:14pour encore une fois
00:40:15pas pour des questions
00:40:17d'appareil
00:40:17ou de calcul
00:40:18encore une fois
00:40:18pour le bien
00:40:19des habitants
00:40:20et des habitants
00:40:20dont vient de l'entendre
00:40:21la droite
00:40:22quand elle est au pouvoir
00:40:23dans des villes
00:40:24elle fait reculer
00:40:25les services publics
00:40:27elle s'attaque
00:40:27aux associations
00:40:29elle me prend 5 minutes
00:40:31comme on a vu
00:40:32monsieur Estrosi
00:40:34le faire
00:40:35de manière absolument
00:40:36lamentable
00:40:37donc c'est une belle victoire
00:40:38à Lyon
00:40:39c'est une belle victoire
00:40:40à Nantes
00:40:40c'est une belle victoire
00:40:41partout
00:40:42la droite a été battue
00:40:44et l'extrême droite
00:40:45a été battue
00:40:46rapidement
00:40:47votre chef de file
00:40:48LFI à Lyon
00:40:49porte des t-shirts
00:40:50de la jeune garde
00:40:51qui est impliquée
00:40:52dans le meurtre de Quentin
00:40:53à Lyon
00:40:54comment vous osez dire
00:40:55que c'est une victoire
00:40:56pour le progrès social
00:40:56vous devriez vous cacher
00:41:00sous la table
00:41:00je suis très heureuse
00:41:01que les Lyonnais
00:41:02et les Lyonnaises
00:41:02soient mobilisées
00:41:04et je suis très heureuse
00:41:05qu'à Lyon
00:41:06il y ait un antithé jeunesse
00:41:07qui protège
00:41:08les jeunesses
00:41:09à date
00:41:09elles portaient ce t-shirt
00:41:10bien avant les événements
00:41:11de Quentin de Rang
00:41:12et ils n'ont pas désavoué
00:41:14la jeune garde
00:41:15et ils ont dit
00:41:15on continue à soutenir
00:41:16la jeune garde
00:41:17il reste très peu de temps
00:41:18des assassins
00:41:19c'est complètement inaudible
00:41:20non mais arrêtez de parler
00:41:21Daniela Bonneau
00:41:22arrêtez de parler
00:41:23il tient quand même
00:41:24des propos assez gras
00:41:25et donc je crois
00:41:26que c'est tout
00:41:26on va parler de Toulon
00:41:28on va parler de Toulon
00:41:29on va parler de Toulon
00:41:30comme ça
00:41:31Andréa Cotarac
00:41:33tout le monde peut parler
00:41:34de son petit truc
00:41:35tout le monde veut parler
00:41:36de nous
00:41:36on a bien compris
00:41:37Toulon c'est intéressant
00:41:38alors Toulon c'est intéressant
00:41:40Toulon c'est intéressant
00:41:41on essaye de s'écouter
00:41:42c'est pas pour nous
00:41:43c'est pour nos téléspectateurs
00:41:44c'était une de vos ambitions
00:41:45vous vouliez remporter Toulon
00:41:47c'était une ville
00:41:48historiquement
00:41:49qui était tombée
00:41:49dans votre escarcelle
00:41:50en 1995
00:41:51c'est un échec
00:41:52Laure Lavalette
00:41:53ne remporte pas
00:41:54Toulon
00:41:55José Massy
00:41:55mère sortante
00:41:56rempile
00:41:58quel enseignement
00:41:58vous tirez de cet échec
00:42:00c'est marrant
00:42:01parce qu'il y a un effet de loupe
00:42:01sur tous les plateaux
00:42:02que j'ai fait hier
00:42:03jusqu'à ce matin
00:42:04on dit mais Toulon
00:42:05vous avez
00:42:05et puis il y avait
00:42:05c'est vous qui l'aviez affiché
00:42:07en tant que
00:42:08comme un symbole
00:42:08vous aussi journaliste
00:42:10vous commencez à me couper la part
00:42:11je ne peux pas vous laisser dérouler
00:42:12je ne vous laisse pas dérouler
00:42:13je veux juste faire une phrase
00:42:15alors faites la phrase
00:42:15allez tout le monde écoute le système
00:42:17et tout le monde s'écoute
00:42:18ils ont envoyé des envoyés spéciaux
00:42:19à Toulon
00:42:20oui c'est un échec
00:42:21et je transmets
00:42:23toute mon affection
00:42:23à Laure Lavalette
00:42:24qui a mené une campagne
00:42:25extraordinaire
00:42:26oui
00:42:27et à d'autres endroits
00:42:28où on ne s'attendait pas
00:42:29à gagner
00:42:30on a gagné
00:42:31Carcassonne
00:42:32Carpentras
00:42:32Liévin
00:42:34Bagnol sur 16
00:42:35Nice
00:42:37des villes en Alsace
00:42:38en Giron
00:42:39Toulon
00:42:39on parle de Toulon
00:42:40Toulon
00:42:41écoutez c'est un échec
00:42:42mais faire un peu moins de 50%
00:42:44dans une ville aussi stratégique
00:42:47que le Var
00:42:47c'est pas rien
00:42:48et deuxièmement
00:42:49c'est la ville numéro 1 du Var
00:42:51la ville numéro 2 du Var
00:42:53est tombée sous pavillon
00:42:54libérée plutôt
00:42:55par le Rassemblement National
00:42:56qu'est-ce qui explique
00:42:57l'échec de Laure Lavalette
00:42:58elle a fait une campagne
00:42:59en gommant
00:43:00le nom du Rassemblement National
00:43:02vous dites on s'est intéressé
00:43:04à Toulon
00:43:04on s'est pas intéressé
00:43:05par hasard
00:43:05votre parti en avait fait
00:43:06un symbole de conquête
00:43:08qu'est-ce qui a manqué
00:43:09est-ce que c'est un
00:43:10vous dites qu'il n'y a pas
00:43:11de pas fond de verre
00:43:11parce qu'on a bien vu
00:43:12que le Rassemblement National
00:43:13avait remporté des mairies
00:43:14mais qu'à la fin
00:43:15Laure Lavalette
00:43:16c'était pas possible à Toulon
00:43:18écoutez la première chose
00:43:19qui a fait
00:43:20que Madame Lavalette
00:43:21n'a pas emporté Toulon
00:43:22c'est d'abord
00:43:23l'alliance des droites
00:43:24contre le Rassemblement National
00:43:25c'est un fait
00:43:26pareil à Nice
00:43:27pareil à Nîmes
00:43:28pareil ailleurs
00:43:29donc ça c'est la première chose
00:43:30donc les magouilles
00:43:32les fusions
00:43:33techniques de fond
00:43:34la fusion c'est pas forcément
00:43:35une magouille
00:43:36on parle de magouilles
00:43:37au premier
00:43:37mais c'est aller chercher
00:43:39un sénateur
00:43:40avec du divers droit
00:43:41c'est vraiment de la magouille
00:43:42c'est aller chercher
00:43:43des places
00:43:44au détriment du fond
00:43:45c'est assez simple
00:43:46mais vous pouvez
00:43:47soupirer
00:43:48j'ai quand même le droit
00:43:49de parler
00:43:49à chaque fois vous dénoncez
00:43:50tous des magouilles
00:43:51quand on se présente
00:43:52à une élection
00:43:53vous dites tout le monde
00:43:55veut des postes
00:43:56quand tout le monde
00:43:57se présente à une élection
00:43:58c'est pour être maire
00:43:59allez on s'écoute
00:43:59tout à fait
00:44:00vous avez entièrement raison
00:44:01tout le monde a raison
00:44:02pourquoi est-ce que le RN
00:44:03dénonce des magouilles
00:44:04parce que vous avez peut-être
00:44:05remarqué
00:44:05en tant que journaliste politique
00:44:07avec un regard subtil
00:44:09et affiné
00:44:09que depuis les législatives
00:44:11en passant par les présidentielles
00:44:12jusqu'à aujourd'hui
00:44:13ceux qui fusionnent
00:44:14ceux qui retirent
00:44:15leurs candidats
00:44:16ils le font tous
00:44:17contre le rassemblement national
00:44:18pourquoi ?
00:44:19pour aller chercher des places
00:44:19vous voyez le résultat
00:44:20la gauche
00:44:21attendez
00:44:23je vais sortir
00:44:25parce qu'il y a six personnes
00:44:26qui vous l'a parlé
00:44:26et deuxièmement
00:44:28vous parlez monsieur
00:44:29madame Obono
00:44:30a dit quelque chose
00:44:30assez intéressant
00:44:31elle a dit
00:44:31LFI a gagné des villes
00:44:33comme à Bonvelin
00:44:34à Vénissieux
00:44:35parce que le pouvoir en place
00:44:36a détruit les services publics
00:44:38parce qu'ils n'ont plus parlé
00:44:39aux ouvriers
00:44:39aux salariés
00:44:40et aux employés
00:44:40vous savez
00:44:41PS
00:44:42Bonvelin
00:44:43communiste Vénissieux
00:44:44ça va pas arranger leur débat
00:44:46Romain Eskenazi
00:44:47moi j'observe
00:44:49qu'il y a effectivement
00:44:50une volonté forte
00:44:50et c'est dans la rhétorique
00:44:51de Mélenchon
00:44:52et dans la vôtre aussi
00:44:53en disant
00:44:53il n'y a que des magouilles
00:44:54sauf LFI
00:44:55vous avez mis en avant
00:44:55et valorisé
00:44:56LFI a fait réunir
00:44:57Laurent Wauquiez
00:44:58excusez-moi
00:44:59je sais que votre rêve
00:45:01c'est qu'il n'y a un assis
00:45:02LFI a réélu
00:45:02Madame Borne
00:45:02et Monsieur Darman
00:45:03il va falloir apprendre
00:45:05à débattre
00:45:06Messieurs-dames
00:45:06vous laissez juste
00:45:07les gens prononcer une phrase
00:45:08encore une fois
00:45:09c'est pas pour le plaisir
00:45:10c'est pour nos téléspectateurs
00:45:11qui ont envie d'entendre
00:45:13ce que pensent les uns
00:45:14et les autres
00:45:14et de se faire une idée
00:45:16donc oui
00:45:16comme je ne suis pas d'accord
00:45:17avec vous
00:45:17je vais dire des choses
00:45:18avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord
00:45:19je vous invite à avoir
00:45:19la discipline de l'écouter quand même
00:45:21on sait qu'il y a chez LFI
00:45:22et le RN
00:45:23cette volonté
00:45:24d'effacer tous les autres
00:45:25et que finalement
00:45:25la politique se résume
00:45:26à un affrontement
00:45:27entre LFI et le RN
00:45:28je constate moi
00:45:29que vous avez beau sortir
00:45:31tous les chiffres
00:45:31que vous voulez
00:45:32moi je suis dans un département
00:45:33de 184 communes
00:45:34il y a zéro maire LFI
00:45:35il y a zéro maire RN
00:45:36aujourd'hui
00:45:37la première force
00:45:38dans les territoires
00:45:41qui est de très loin
00:45:42la première force de gauche
00:45:44en France
00:45:44pourquoi ?
00:45:45parce que ce sont des maires
00:45:46qui sont proches de leur territoire
00:45:47qui ne nationalisent pas la campagne
00:45:49et qui donnent
00:45:50la preuve
00:45:50ils sont réélus
00:45:51des services publics
00:45:52et des services à la population
00:45:53qui répondent à leurs attentes
00:45:54dans un cadre républicain
00:45:56et démocratique
00:45:56où on accepte l'alternance
00:45:57on accepte le débat
00:45:59entre la droite
00:45:59entre la gauche
00:46:00sur je fais moins d'impôts
00:46:01pour faire moins de services publics
00:46:03je veux des impôts plus justes
00:46:04pour plus de services publics
00:46:05et ça c'est un débat
00:46:05qui est légitime en démocratie
00:46:06et c'est celui-là
00:46:07qui a très largement remporté
00:46:09les élections municipales
00:46:10c'est le cadre républicain
00:46:10il nous reste exactement deux minutes
00:46:12est-ce qu'en deux minutes
00:46:13vous pourriez parler de 2027
00:46:15quels enseignements
00:46:15vous tirez pour 2027
00:46:16Daniela Obono
00:46:17vous commencez
00:46:17je pense que
00:46:19les élections municipales
00:46:21montrent la capacité
00:46:22de mobilisation
00:46:23de la France insoumise
00:46:24moi j'appelle
00:46:24toutes celles et ceux
00:46:25qui se sont mobilisés
00:46:27à nous rejoindre
00:46:27parce que
00:46:28effectivement
00:46:29en 2027
00:46:30il y aura
00:46:31un affrontement
00:46:31face à l'extrême droite
00:46:33et qu'il faut donner
00:46:34de la force
00:46:35au bloc populaire
00:46:35nous avons commencé
00:46:36avec ces élections municipales
00:46:38à faire
00:46:40des avancées importantes
00:46:41et je pense que
00:46:422027
00:46:43sera un moment
00:46:44de grande mobilisation sociale
00:46:45de notre bloc
00:46:46et nous sommes en capacité
00:46:48de gagner
00:46:49contre la droite
00:46:50et l'extrême droite
00:46:51Romain Eskenazi
00:46:51quelle stratégie
00:46:52pour le PS
00:46:53pour espérer
00:46:54se qualifier au second toit
00:46:55en 2027
00:46:56moi je me suis engagé
00:46:57on a commencé par parler
00:46:58de Lionel Jospin
00:46:58je me suis engagé en 2002
00:46:59contre le Rassemblement National
00:47:01donc je ne vais pas
00:47:02m'engager dans une campagne
00:47:03pour coller des affiches
00:47:04d'un monsieur
00:47:05qui est certain de perdre
00:47:06à 70-30
00:47:07contre le Rassemblement National
00:47:08ça c'est du pragmatisme
00:47:10électoral
00:47:10Jean-Luc Mélenchon
00:47:11c'est aussi
00:47:12à l'opposé
00:47:13c'est aussi
00:47:14à l'opposé
00:47:14de mes valeurs
00:47:15de mes valeurs républicaines
00:47:17on verra la prochaine
00:47:18moi je n'ai pas attaqué
00:47:19mais c'est pas
00:47:20c'est un d'un jour de parole
00:47:2230 secondes chacun
00:47:23effectivement
00:47:23la leçon
00:47:24la leçon
00:47:25c'est que même si LFI
00:47:26et je l'ai dit
00:47:26et je l'ai reconnu
00:47:27à une capacité de mobilisation
00:47:28d'un certain électorat
00:47:29j'appelle ces électeurs
00:47:30à regarder avec lucidité
00:47:31les résultats
00:47:32la France Insoumise
00:47:33n'est pas en capacité
00:47:34de rassembler assez
00:47:35pour battre la droite
00:47:35et l'extrême droite
00:47:36et donc j'appelle
00:47:37un grand rassemblement
00:47:38de la gauche
00:47:39non-mélenchoniste
00:47:39pour essayer de battre
00:47:40la droite et l'extrême droite
00:47:41allez chacun fait son appel
00:47:42je m'arrête
00:47:43votre appel à la nation
00:47:44vous avez 12 villes
00:47:46arrête
00:47:47vous voyez comme quoi
00:47:48j'apprends dans un débat
00:47:49je vais citer
00:47:50mon contradicteur de gauche
00:47:51aujourd'hui
00:47:52les républicains
00:47:53sont la première force
00:47:53politique locale
00:47:54pourquoi ?
00:47:55parce qu'on a décidé
00:47:55de se concentrer
00:47:56sur la France des territoires
00:47:57il y aura la France des métropoles
00:47:58qui aujourd'hui
00:47:59est composée
00:48:00beaucoup de gens
00:48:00qui sont à la fois
00:48:02dans un système clientéliste
00:48:04on veut sortir
00:48:04de ce système clientéliste
00:48:06pour redonner
00:48:06de la sécurité
00:48:07et moins d'impôts
00:48:08c'est assez clair
00:48:09donc c'est pour ça
00:48:10que notre cap vers 2027
00:48:11il est assez net
00:48:12la France des territoires
00:48:13contre ceux
00:48:14qui sont les gagnants
00:48:15de la mondialisation
00:48:16André Akotaric
00:48:16pour terminer
00:48:17oui j'ai écouté
00:48:18les LR
00:48:19et le parti socialiste
00:48:20si en 2022
00:48:21ils avaient eu
00:48:22un seul candidat
00:48:23ils n'auraient pas été remboursés
00:48:24puisqu'ils n'auraient pas fait 5
00:48:26Pécresse
00:48:26et Madame Hidalgo
00:48:27mais parlez de vous
00:48:28moi je vais parler de moi
00:48:28tout de suite
00:48:30allez allez allez
00:48:31vous êtes meilleur
00:48:31quand vous faites ça
00:48:32ce que je n'apprécie pas
00:48:34chaque personne
00:48:35a intervenu
00:48:35en disant
00:48:35l'extrême droite
00:48:37que ce soit
00:48:38Madame Obono
00:48:38qui dit ça
00:48:39je suis d'accord
00:48:39que ce soit
00:48:39vos journalistes
00:48:40un peu moins
00:48:40parce que c'est son point de vue
00:48:42de dire l'extrême droite
00:48:42de qui vous parlez
00:48:43c'est le conseil d'état
00:48:44la boussole
00:48:45c'est le conseil d'état
00:48:46extrême droite
00:48:48extrême gauche
00:48:48moi je vais vous dire une chose
00:48:50et je vais parler de moi du coup
00:48:50ni du ministre de l'intérieur
00:48:52ni du conseil constitutionnel
00:48:52le rassemblement national
00:48:54c'est la force populaire
00:48:55c'est la force populaire
00:48:56nous sommes premiers
00:48:57chez les ouvriers
00:48:57premiers chez les salariés
00:48:58premiers chez les employés
00:48:59premiers chez les patrons de TPE
00:49:01et donc nous sommes la France qui bosse
00:49:03et je crois
00:49:04je l'espère
00:49:04qu'en 2027
00:49:05on va redonner un peu d'oxygène
00:49:06à ce pays
00:49:07c'est la fin de ce débat
00:49:08merci à tous les quatre
00:49:09c'était pas simple
00:49:10c'était passionnant
00:49:11c'était passionnant
00:49:12mais c'était pas simple
00:49:13je le reconnais
00:49:14restez avec nous devant votre écran
00:49:15on va tout de suite
00:49:16continuer à parler
00:49:17des élections municipales
00:49:18avec nos éditorialistes
00:49:19qui nous rejoignent en plateau
00:49:20mais avant ça
00:49:21on va voir ce qu'il faut retenir
00:49:22de ce scrutin
00:49:23c'est avec Clément Guillaumeau
00:49:24regardez
00:49:25c'est une défaite
00:49:27cuisante pour Rachida Dati
00:49:28à Paris
00:49:29le candidat de la gauche
00:49:30Orélefi
00:49:31Emmanuel Grégoire
00:49:32a largement remporté
00:49:33l'élection parisienne
00:49:34avec 50,52%
00:49:36des suffrages
00:49:37la gauche
00:49:37qui l'emporte également
00:49:38à Marseille
00:49:39le maire sortant
00:49:40Benoît Payan
00:49:41a été réélu
00:49:41avec 14 points de plus
00:49:43que son adversaire
00:49:44Franck Alizio
00:49:44du Rassemblement National
00:49:46lui on reste également
00:49:47à gauche
00:49:48l'écologiste
00:49:49et maire sortant
00:49:50Grégory Doucet
00:49:50l'emporte d'une très courte tête
00:49:52face à Jean-Michel Aulas
00:49:53si la gauche est parvenue
00:49:55à garder ses grandes villes
00:49:56la stratégie d'union
00:49:57entre la France insoumise
00:49:58et les socialistes
00:49:59ou écologistes
00:49:59n'a pas été couronnée
00:50:01de succès
00:50:02échec à Toulouse
00:50:03par exemple
00:50:03des défaites
00:50:04regrettées par le secrétaire général
00:50:06du parti socialiste
00:50:07ce qui est certain
00:50:08c'est qu'à un an
00:50:09de l'élection présidentielle
00:50:10ce qui fonctionne
00:50:10c'est le rassemblement
00:50:11de la gauche
00:50:11et des écologistes
00:50:12tel que nous l'avons fait
00:50:13au premier tour
00:50:14des élections municipales
00:50:15ce que ce soir je constate
00:50:16c'est que la France insoumise
00:50:17ne gagne rien
00:50:18et pire
00:50:19c'est que la France insoumise
00:50:21dans cette union de la gauche
00:50:23côté de la France insoumise
00:50:24néanmoins
00:50:25on se félicite des résultats
00:50:26Manuel Bompard évoquait hier soir
00:50:28une percée insoumise inédite
00:50:30avec un peu moins
00:50:31d'une dizaine de villes gagnées
00:50:32dont Roubaix
00:50:33ce soir nous avons fait
00:50:34la démonstration
00:50:35que rien ne peut résister
00:50:36à la mobilisation populaire
00:50:38c'est pourquoi
00:50:39j'appelle le peuple de France
00:50:40à s'engager à nos côtés
00:50:42dans la perspective
00:50:43de la prochaine élection présidentielle
00:50:45l'année prochaine
00:50:47la nouvelle France
00:50:48peut balayer la Macronie
00:50:49et ses politiques de malheur
00:50:50l'année prochaine
00:50:51la nouvelle France
00:50:52peut battre
00:50:53l'extrême droite
00:50:54du côté de la droite
00:50:55plusieurs conquêtes
00:50:56à signaler
00:50:56les victoires à Avignon
00:50:58Besançon
00:50:59ou encore Clermont-Ferrand
00:51:00qui étaient jusqu'à hier soir
00:51:01des bastions de la gauche
00:51:02il faudra renverser la table
00:51:04et assumer
00:51:05une rupture radicale
00:51:07calmement
00:51:08mais fermement
00:51:09c'est le projet
00:51:10que je porte
00:51:11c'est le combat
00:51:12que je mène
00:51:13et rien
00:51:14ne m'en détournera
00:51:15j'y suis prêt
00:51:16pour la république
00:51:17que nous servons
00:51:18et pour la France
00:51:19à l'extrême droite
00:51:20le chef du parti
00:51:21Jordan Bardella
00:51:22a estimé hier soir
00:51:23que le rassemblement national
00:51:24réalisait la plus grande percée
00:51:26de son histoire
00:51:27avec des victoires
00:51:28à Orange
00:51:29Carcassonne
00:51:29ou encore Liévin
00:51:30Jamais le RN et ses alliés
00:51:32n'ont compté
00:51:32autant d'élus
00:51:33sur le territoire français
00:51:35dans plusieurs dizaines
00:51:36de communes
00:51:37nous sommes appelés
00:51:38à faire nos preuves
00:51:39et à améliorer
00:51:40la vie quotidienne
00:51:41des français
00:51:41nous serons au rendez-vous
00:51:43de cette espérance
00:51:44à noter également
00:51:45la victoire du député
00:51:47UDR
00:51:47allié du rassemblement national
00:51:49Eric Ciotti
00:51:49à Nice
00:51:50issu d'un duel fratricide
00:51:52avec le maire sortant
00:51:53Christian Estrous
00:51:54Et vous êtes toujours
00:51:56sur les chaînes parlementaires
00:51:57pour décrypter
00:51:58ce second tour
00:51:59des élections municipales
00:52:01place maintenant
00:52:02après les politiques
00:52:02à nos experts du jour
00:52:04Hubert Coudurier
00:52:05bonjour
00:52:06bonjour
00:52:06directeur de l'information
00:52:07du Télégramme
00:52:08Virginie Riva
00:52:09vous êtes journaliste politique
00:52:10à Contexte
00:52:11bonjour
00:52:11Pierre Jacquemin
00:52:13directeur de la rédaction
00:52:14de Politis
00:52:14bonjour
00:52:15Brice Socol
00:52:15vous êtes politologue
00:52:16et essayiste
00:52:17on cite votre livre
00:52:19l'écharpe et les tempêtes
00:52:20face au maire
00:52:20la défiance inattendue
00:52:23on va commencer par Paris
00:52:24si ça vous va
00:52:25effectivement
00:52:26la capitale était très scrutée
00:52:28on va retrouver Thibault
00:52:29Enoch
00:52:29la gauche conserve Paris
00:52:31quel bilan peut-on faire
00:52:32de cette élection
00:52:33dans la capitale
00:52:36écoutez
00:52:36elle est à la place
00:52:37de l'hôtel de ville
00:52:37et est revenue calme
00:52:38ce matin
00:52:39mais hier soir
00:52:39on y a fêté le triomphe
00:52:40de la gauche à Paris
00:52:42pour la cinquième fois consécutive
00:52:43les socialistes
00:52:45et leurs alliés
00:52:46ont remporté la capitale
00:52:47au terme d'une victoire
00:52:48très nette
00:52:4850,5%
00:52:50pour Emmanuel Grégoire
00:52:51c'est mieux qu'Anne Hidalgo
00:52:52il y a 6 ans
00:52:54une victoire
00:52:54qui a d'ailleurs
00:52:55scellé la réconciliation
00:52:57entre la mère sortante
00:52:58et son successeur
00:52:59la victoire
00:53:00d'une gauche unie
00:53:01mais sans LFI
00:53:03la candidate insoumise
00:53:04Sofia Chikirou
00:53:06avec qui
00:53:06Emmanuel Grégoire
00:53:07avait refusé
00:53:08de faire alliance
00:53:09totalisant 8%
00:53:11contre 11%
00:53:12au premier tour
00:53:13signe que des reports de voix
00:53:14ont bien eu lieu
00:53:15à gauche
00:53:15Rachida Dati
00:53:16qui a espéré
00:53:17des reports de voix
00:53:18au centre
00:53:18et à la droite
00:53:19de la droite
00:53:19n'en a que peu profité
00:53:21score final
00:53:2140,5%
00:53:23malgré l'alliance
00:53:24avec Pierre-Yves Bournazel
00:53:25et le désistement
00:53:26de Sarah Knafo
00:53:27le nouveau mode de scrutin
00:53:28s'est même retourné
00:53:29contre elle
00:53:29certains électeurs de droite
00:53:31ayant découplé
00:53:32coupler leur vote
00:53:33entre la mairie d'arrondissement
00:53:34et la mairie de Paris
00:53:35signe d'une forme
00:53:36de désaveu personnel
00:53:37merci beaucoup
00:53:39Timbo Enoch
00:53:40pour toutes ces précisions
00:53:41Virginie
00:53:41c'est l'échec
00:53:42de Rachida Dati
00:53:43de beaucoup
00:53:449 points derrière
00:53:45Emmanuel Grégoire
00:53:45qu'est-ce qui s'est passé
00:53:46qu'est-ce qui n'a pas fonctionné
00:53:47c'est vrai que c'est énorme
00:53:48d'autant qu'elle avait
00:53:49énormément d'atouts
00:53:50elle avait le soutien
00:53:52du président de la république
00:53:53qui l'a quand même
00:53:54lancé dès 2024
00:53:55puisqu'elle a été
00:53:57ministre de la culture
00:53:58il l'a maintenue au gouvernement
00:53:59trois semaines
00:54:00avant le scrutin
00:54:01et surtout
00:54:02il y a quand même
00:54:03cette loi
00:54:03sur mesure
00:54:04la loi Paris-Nôme-Marseille
00:54:05qui changeait
00:54:06le mode de scrutin
00:54:07qui était faite pour la faire gagner
00:54:09puisque ça présidentialisait
00:54:10effectivement
00:54:11le scrutin
00:54:12et sa notoriété
00:54:13devait lui donner
00:54:14un avantage certain
00:54:16surtout par rapport
00:54:16à un Emmanuel Grégoire
00:54:17premier adjoint
00:54:18moins connu
00:54:19avec une plus faible notoriété
00:54:21et en fait
00:54:21non ça n'a pas fonctionné
00:54:23alors elle
00:54:24elle a pointé
00:54:24le poison de la division
00:54:26effectivement
00:54:26avec Sarah Knafo
00:54:27d'un côté
00:54:28Reconquête
00:54:29et puis Pierre-Yves Bournazel
00:54:30mais ça n'est sans doute
00:54:32pas la seule explication
00:54:33effectivement
00:54:34ça n'a pas pris
00:54:35la personnalité
00:54:36de Rachida Dati
00:54:37n'a pas fonctionné à Paris
00:54:38Pierre Jacquemin
00:54:39c'est vrai qu'on a entendu
00:54:40la candidate déçue
00:54:42hier soir
00:54:43parler de ce poison
00:54:44de la division
00:54:45et effectivement
00:54:46elle avait deux listes
00:54:48enfin Pierre-Yves Bournazel
00:54:49bien qu'il se soit retiré
00:54:50il a enfusionné
00:54:51à demi-mot
00:54:52en refusant d'être lui-même
00:54:53sur sa liste
00:54:54c'est ça qui lui a coûté
00:54:55ou alors c'est sa personnalité
00:54:56aussi
00:54:57les parisiens
00:54:58n'ont pas voulu
00:54:58d'elle comme maire
00:54:59de la capitale
00:55:00quand on regarde
00:55:01l'histoire parisienne
00:55:02l'histoire politique
00:55:03à Paris
00:55:03c'est vrai que les personnes
00:55:07sulfureuses
00:55:07qui jouent beaucoup
00:55:08des usages
00:55:09de la communication
00:55:09ont toujours été mis en échec
00:55:11ça a été vrai
00:55:11beaucoup à droite
00:55:12ces dernières années
00:55:12mais aussi
00:55:13finalement
00:55:13c'est une manière aussi
00:55:14de dire
00:55:15que les bilans
00:55:17des écologistes
00:55:18communistes
00:55:19et socialistes
00:55:20à Paris
00:55:20ne sont pas aussi mauvais
00:55:21que ce que l'on ne le pense
00:55:23c'est-à-dire que
00:55:23faire un score aussi important
00:55:25compte tenu
00:55:26du Hidalgo bashing
00:55:28y compris
00:55:29relayé principalement
00:55:30par Rachel Adati
00:55:31c'était normal
00:55:31elle était une opposante
00:55:32mais ce que je veux dire
00:55:33c'est que c'est allé très loin
00:55:33elle parle de termes
00:55:35qui ont été en dessous
00:55:35de la ceinture
00:55:36elle a quand même largement
00:55:38elle en a largement participé
00:55:39il y a une partie
00:55:41de l'électorat
00:55:41quand même de droite
00:55:42comme dirait
00:55:43Jordan Bardella
00:55:44de droite sincère
00:55:45qui sincèrement
00:55:46ne se reconnaissait pas
00:55:47dans les méthodes
00:55:48de Rachel Adati
00:55:48il y avait de la division
00:55:49aussi à gauche
00:55:50il y a eu un effet vote utile
00:55:51pour Emmanuel Grégoire
00:55:52clairement
00:55:53enfin
00:55:53Sophia Chikirou
00:55:54perd 4 points au second tour
00:55:55donc je pense qu'il y a
00:55:55un électorat de gauche
00:55:56qui était très attaché
00:55:57à l'idée que
00:55:58c'était pas possible
00:55:58que Rachel Adati
00:55:59prenne la mairie de Paris
00:56:00et qui donc s'est retourné
00:56:01en faveur d'Emmanuel Grégoire
00:56:02alors le score d'Emmanuel Grégoire
00:56:03il est plutôt
00:56:04objectivement assez haut
00:56:05Bertrand Delannouet
00:56:05je crois
00:56:06lors de son premier mandat
00:56:07il a atteint les 54 ou 55%
00:56:10donc il s'en approche
00:56:10c'est plutôt très honorable
00:56:11pour la gauche à Paris
00:56:13Hubert Coudurier
00:56:14Emmanuel Grégoire
00:56:15finalement très bien élu
00:56:16c'était une des surprises
00:56:17hier soir
00:56:18c'était beaucoup moins serré
00:56:19qu'attendu
00:56:19il a réussi à la fois
00:56:21à se détacher du bilan
00:56:22d'Anne Hidalgo
00:56:23à justement combler
00:56:24ce déficit de notoriété
00:56:26d'abord il y a une sociologie urbaine
00:56:27qui fait
00:56:28les bobos
00:56:29on en a suffisamment parlé
00:56:30que Paris
00:56:31il suffit de se promener
00:56:32dans Paris
00:56:32et effectivement évolue
00:56:34ensuite
00:56:34je pense que
00:56:35c'était un peu cousu
00:56:37de fil blanc
00:56:37c'est à dire
00:56:38l'union des droites
00:56:39ça peut marcher
00:56:40on l'a vu à Nice
00:56:41là en l'occurrence
00:56:42le retrait
00:56:44de Sarah Knaffo
00:56:45Clérodin
00:56:46qu'elle faisait ça
00:56:47pour
00:56:49apparaître respectable
00:56:50mais qu'en fait
00:56:51elle ne partageait
00:56:52rien de commun
00:56:53l'attitude de Pierre-Yves Bournazel
00:56:55se retirant lui
00:56:56complètement
00:56:57je veux dire
00:56:58ça n'avait aucun sens
00:56:59et ensuite
00:57:00la personnalité
00:57:02de Mme Dati
00:57:03soutenue en plus
00:57:04par le chef de l'État
00:57:04je ne suis pas sûr
00:57:05que c'était le meilleur soutien
00:57:06en ce moment
00:57:08donc
00:57:09Rachida Dati
00:57:09à un moment donné
00:57:10c'est trop
00:57:10on l'a vu sur les plateaux
00:57:12de télévision
00:57:13enfin je veux dire
00:57:14c'était pas la bonne candidate
00:57:15elle a des attitudes
00:57:16outrancières
00:57:17et à un moment donné
00:57:18ça se paye
00:57:19on va partir
00:57:20pour une autre
00:57:21grande ville française
00:57:22on va aller retrouver
00:57:23Alexandre Poussard
00:57:24à Marseille
00:57:25Alex il fait beau
00:57:26chez vous
00:57:27le maire sortant
00:57:28a remporté son pari
00:57:29vous n'avez plus
00:57:30vos lunettes de soleil
00:57:31le maire sortant
00:57:32Benoît Payan
00:57:32qui remporte son pari
00:57:33et le RN
00:57:34qui enterre
00:57:34la droite marseillaise
00:57:35c'est ça ?
00:57:38Et oui Steve
00:57:39le soleil est radio
00:57:40ici sur le Vieux-Port
00:57:41et également pour
00:57:41la gauche marseillaise
00:57:43emmenée par Benoît Payan
00:57:44élu largement
00:57:45maire de Marseille
00:57:46il a bénéficié
00:57:47d'un front républicain
00:57:49face au Rassemblement National
00:57:50avec plus de 54%
00:57:52des voix au second tour
00:57:54mais le RN
00:57:54fait quand même
00:57:55un score historique
00:57:56dans la cité phocéenne
00:57:57avec plus de 40%
00:57:58des voix
00:57:59pour la liste
00:58:00emmenée par Franck Alizio
00:58:01c'est deux fois plus
00:58:02que le score de ce parti
00:58:04aux dernières élections
00:58:05municipales de 2020
00:58:06alors comment ça s'explique ?
00:58:07Et bien parce que
00:58:08la liste de Franck Alizio
00:58:09a siphonné
00:58:10l'électorat historique
00:58:11de la droite marseillaise
00:58:12avec une campagne
00:58:13orientée à droite
00:58:15mais non clivante
00:58:15sans excès
00:58:17et résultat
00:58:17la liste de la droite
00:58:18et du centre
00:58:19emmenée par Martine Vassal
00:58:20s'est effondrée
00:58:21au second tour
00:58:22avec à peine le seuil
00:58:23de 5% des suffrages
00:58:25qui permet
00:58:26à la droite marseillaise
00:58:27d'avoir juste
00:58:28quelques sièges
00:58:29au conseil municipal
00:58:30à Marseille
00:58:30un coup dur
00:58:31pour cette droite
00:58:32de la cité phocéenne
00:58:34qui a gouverné
00:58:34la ville pendant 25 ans
00:58:36avec Jean-Claude Godin
00:58:37entre 1995 et 2020
00:58:39et l'une des conséquences
00:58:40ce sera aux prochaines
00:58:41élections sénatoriales
00:58:42en septembre prochain
00:58:43dans ce département
00:58:44des Bouches-du-Rhône
00:58:45puisqu'avec ce résultat
00:58:46les LR devraient
00:58:48perdre
00:58:49quelques sièges
00:58:49de sénateurs
00:58:50et le Rassemblement National
00:58:51en gagner au moins deux
00:58:52dans ce département
00:58:53des Bouches-du-Rhône
00:58:55Merci beaucoup Alexandre Poussard
00:58:57Brice Socol à Marseille
00:58:58on voit que le Rassemblement
00:58:59National ne gagne pas
00:59:00la ville
00:59:01mais a un score
00:59:01quand même très haut
00:59:02et que l'union des droites
00:59:03dans l'électorat
00:59:04elle s'est faite
00:59:05une grosse partie
00:59:07des électeurs
00:59:07de Martine Vassal
00:59:08ont rejoint
00:59:08la liste de Franck Alizio
00:59:10Oui l'union des droites
00:59:11s'est faite à Marseille
00:59:12elle ne s'est pas faite
00:59:13à Toulon
00:59:13on peut le remarquer
00:59:15Marseille est très spécifique
00:59:16c'est-à-dire
00:59:16Benoît Payon a su
00:59:18dès le premier tour
00:59:20mettre en oeuvre
00:59:21une dynamique
00:59:21un peu comme Emmanuel Grégoire
00:59:22on en parlait tout à l'heure
00:59:23Emmanuel Grégoire
00:59:24a eu l'intelligence
00:59:24au premier tour
00:59:26de faire une alliance
00:59:27avec le parti communiste
00:59:29et avec les Verts
00:59:30et donc les alliances
00:59:31de premier tour
00:59:32sont souvent déterminantes
00:59:33sur les seconds tours
00:59:34ce qui a été le cas à Marseille
00:59:35mais c'est vrai qu'à Marseille
00:59:36vous aviez la spécificité
00:59:38du Rassemblement National
00:59:39le danger du Rassemblement National
00:59:40et peut-être l'intelligence
00:59:42de M. Payon
00:59:43et d'avoir refusé
00:59:44il a déposé sa liste
00:59:45très très vite
00:59:45de pouvoir fusionner
00:59:47ou faire un accord technique
00:59:48avec Elifi
00:59:48Il a pris un risque
00:59:49Il a pris un risque
00:59:50le risque a été assumé
00:59:51le risque a été gagnant
00:59:52comme celui d'Emmanuel Grégoire
00:59:53à Paris
00:59:54Virginie Riva
00:59:55justement on cite beaucoup
00:59:56Paris et Marseille
00:59:57en disant
00:59:58les socialistes
00:59:58ils ont gagné
00:59:59parce qu'ils n'ont pas
01:00:00fait d'alliance
01:00:00avec la France Insoumise
01:00:01donc deux situations
01:00:02un peu distinctes
01:00:03puisque à Marseille
01:00:04Sébastien Delogus
01:00:04s'est retiré
01:00:05à Paris
01:00:05Sophia Chikirou
01:00:06s'est maintenu
01:00:07mais effectivement
01:00:08c'est une leçon
01:00:08pour les socialistes
01:00:09quand ils voient
01:00:10les victoires dans ces villes
01:00:12C'est une leçon
01:00:13oui
01:00:13parce qu'effectivement
01:00:15c'est le choix
01:00:16de la clarté
01:00:16c'est ce que vous disiez
01:00:17c'est que les électeurs
01:00:18savaient dès le début
01:00:19où seraient les alliances
01:00:20donc effectivement
01:00:21pas de compromission
01:00:23pas d'accord de la honte
01:00:24selon où on se place
01:00:24effectivement
01:00:25c'est plus simple
01:00:26à expliquer aux électeurs
01:00:28Emmanuel Grégoire
01:00:29l'avait dit dès le début
01:00:29pas d'alliance avec LFI
01:00:31Benoît Payan
01:00:31l'avait dit également
01:00:33alors après
01:00:34dans les deux cas
01:00:36c'est vrai que
01:00:37comme vous aviez
01:00:37un candidat de la droite
01:00:39soit Rachida Dati
01:00:40qui peut être un repoussoir
01:00:41pour un certain nombre
01:00:42d'électeurs de gauche
01:00:44ou que ce soit surtout
01:00:45le RN
01:00:46effectivement
01:00:46la stratégie
01:00:47était assez claire
01:00:48le front républicain
01:00:49a pu fonctionner
01:00:50et puis à Marseille aussi
01:00:52la droite
01:00:53et le camp présidentiel
01:00:55est totalement affaibli
01:00:56il a été effondré
01:00:58depuis les dernières législatives
01:01:00et là
01:01:00c'est un champ de ruines
01:01:01avec 5%
01:01:02elle diminue encore
01:01:03son score de promesse
01:01:03Même question Pierre
01:01:04sur la France insoumise
01:01:05est-ce que
01:01:06aujourd'hui
01:01:07c'est devenu aussi
01:01:08un vote repoussoir
01:01:09un épouvantail
01:01:11pour une partie
01:01:12de l'électorat français
01:01:13mais aussi peut-être
01:01:14pour une partie de la gauche
01:01:15force est de constater
01:01:17les listes
01:01:17où il y a eu des accords
01:01:18avec la France insoumise
01:01:19elles ont été mises en échec
01:01:21et les seules
01:01:22où elles n'ont pas été mises
01:01:22en échec
01:01:23c'est Lyon
01:01:24et Nantes
01:01:25mais c'était des accords
01:01:26techniques
01:01:26c'était même pas des accords
01:01:27programmatiques
01:01:27entre les listes
01:01:28de la gauche rassemblée
01:01:29et de la France insoumise
01:01:30donc c'est une évidence
01:01:31qu'une des leçons d'hier
01:01:32c'est qu'il y a une partie
01:01:33de l'électorat
01:01:33notamment de gauche
01:01:34qui fait barrage
01:01:35à la France insoumise
01:01:37je pense que c'est vraiment
01:01:38un enseignement d'hier soir
01:01:39c'est-à-dire qu'il y a
01:01:39le barrage républicain
01:01:40qui s'est opéré
01:01:41dans certaines villes
01:01:41où il y avait l'extrême droite
01:01:42qui menaçait
01:01:42mais je pense que certaines villes
01:01:44n'ont pas réussi à gagner
01:01:45parce qu'effectivement
01:01:46il y a eu
01:01:46alors à Toulouse
01:01:47on a un exemple formidable
01:01:48parce que les voix de gauche
01:01:50à Toulouse au premier tour
01:01:51sont majoritaires
01:01:51ils dépassent 52-53%
01:01:53donc c'était
01:01:53une candidature favorable
01:01:55à la gauche
01:01:56a priori au second tour
01:01:57François Picmal
01:01:59ne bénéficie pas
01:02:00de cette alliance
01:02:02socialiste insoumise
01:02:02parce que
01:02:03pour la peine
01:02:04la droite
01:02:05la droite s'est quand même
01:02:06beaucoup mobilisée au second tour
01:02:07là où elle n'était pas
01:02:08mobilisée au premier tour
01:02:09mais c'est certain
01:02:09qu'il y a une partie
01:02:10d'électorat social-démocrate
01:02:11qui ne voyait pas
01:02:11d'un bon oeil
01:02:12la candidature
01:02:13de François Picmal
01:02:14je ne sais pas
01:02:15ça va être des choses
01:02:16qu'il va falloir analyser
01:02:17je ne sais pas
01:02:17si c'est la figure
01:02:18de François Picmal
01:02:19qui a été repoussoir
01:02:20ou si c'est la France insoumise
01:02:21de Jean-Luc Mélenchon
01:02:21je pense que ça va être
01:02:22des choses
01:02:22qu'il va falloir analyser
01:02:23parce que François Picmal
01:02:24ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
01:02:26donc je pense que
01:02:27les insoumis
01:02:28il va falloir qu'ils arrêtent
01:02:29de fanfaronner
01:02:29comme ils le font
01:02:29depuis hier soir je pense
01:02:30parce que oui
01:02:31il y a des grandes victoires
01:02:32tout le monde fanfaronne
01:02:33tout le monde fanfaronne
01:02:34c'est vrai
01:02:34mais ce que je veux dire
01:02:35c'est que oui
01:02:36il y a un ancrage
01:02:36qui est en train de s'installer
01:02:37du côté de la France insoumise
01:02:39mais ce n'est pas
01:02:39les grandes victoires
01:02:40Limoges, Toulouse
01:02:41qui étaient les grandes ambitions
01:02:42des insoumis
01:02:42n'ont pas été gagnées
01:02:44Brice Socol
01:02:45justement s'est interrogé
01:02:46pendant cette campagne
01:02:47de savoir si l'étiquette
01:02:48la France insoumise
01:02:49elle dépendait du candidat
01:02:50ou si finalement
01:02:51pour les électeurs
01:02:53c'était le candidat
01:02:53de Jean-Luc Mélenchon
01:02:54est-ce que hier soir
01:02:55on a eu une partie
01:02:56de la réponse à cette question
01:02:57puisque comme disait
01:02:58Pierre Jacquemin
01:02:58François Picmal
01:02:59Damien Baudet à Limoges
01:03:01on disait
01:03:01c'est des insoumis
01:03:02qui ont fait une campagne
01:03:03qui n'ont pas d'outrance
01:03:05sont des députés
01:03:06de terrain impliqués
01:03:08et on voit malgré tout
01:03:09qu'ils sont attachés
01:03:10à Jean-Luc Mélenchon
01:03:11bien sûr deux remarques
01:03:11qui vous permettez
01:03:12plus générales
01:03:13mais qui vont expliquer
01:03:15premièrement
01:03:16ces élections municipales
01:03:17ont montré vraiment
01:03:18la dichotomie
01:03:18entre la politique nationale
01:03:20et la politique locale
01:03:21pour moi c'est le premier
01:03:22renseignement
01:03:22et on en voit les conséquences
01:03:24notamment sur le vote
01:03:27en faveur d'Elefi
01:03:29deuxièmement
01:03:30quand on revient
01:03:31au premier tour
01:03:31Elefi a fait 650 000 voix
01:03:33au premier tour
01:03:34le parti socialiste
01:03:35a fait 5 millions de voix
01:03:36et vous voyez bien
01:03:37que le récit
01:03:38qui a gagné
01:03:39entre les deux tours
01:03:40dans le combat à gauche
01:03:42c'est celui d'Elefi
01:03:43pourquoi ?
01:03:44parce que vous avez un récit
01:03:45vous avez un récit
01:03:45qui est incarné
01:03:46et vous avez eu
01:03:47un certain nombre
01:03:48de maires socialistes
01:03:50qui se sont trouvés
01:03:50fragilisés
01:03:51notamment dans les métropoles
01:03:53et dans les villes moyennes
01:03:54vous voyez
01:03:55vous citiez tout à l'heure
01:03:56on peut citer Brest
01:03:57on peut citer Limoges
01:03:58on peut citer Avignon
01:03:59Toulouse
01:04:00Clermont-Ferrand
01:04:02donc ça n'a pas fonctionné
01:04:03pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
01:04:05parce qu'en fait
01:04:05Elefi est très implanté
01:04:07dans les métropoles
01:04:08et très implanté
01:04:09dans les banlieues populaires
01:04:10mais
01:04:11ils gagnent un certain nombre
01:04:12ils gagnent un certain nombre
01:04:13de villes
01:04:14ils gagnent évidemment
01:04:15des villes symboliques
01:04:16mais ils prennent
01:04:17beaucoup de villes
01:04:17à la gauche
01:04:18c'est-à-dire qu'ils restent sur
01:04:19ce n'est pas des villes
01:04:20de conquête
01:04:20ce n'est pas des villes
01:04:21de conquête
01:04:22peut-être le tampon
01:04:23à la Réunion
01:04:24mais sinon
01:04:24ils les prennent à la gauche
01:04:26ils sont un peu
01:04:27les gloutons de la gauche
01:04:28si je peux me permettre
01:04:28mais ils sont sur
01:04:30une territorialisation
01:04:32on est sur un vote
01:04:33de territorialisation
01:04:34d'Elefi
01:04:36mais paradoxalement
01:04:36le récit d'Elefi
01:04:38est majoritaire
01:04:39à gauche
01:04:40aujourd'hui
01:04:40on va partir pour Lyon
01:04:42où le maire sortant
01:04:43Grégory Doucet
01:04:44a été reconduit
01:04:45Stéphanie Despierres
01:04:46on a vu que
01:04:47Jean-Michel Aulas
01:04:48a déposé des recours
01:04:49pour contester
01:04:50la victoire de Grégory Doucet
01:04:52est-ce que vous avez
01:04:52des informations
01:04:53à ce sujet ?
01:04:55Oui l'ancien patron
01:04:56de l'OL
01:04:57tente de jouer
01:04:57les prolongations
01:04:58hier soir
01:04:59avant même
01:05:00les résultats complets
01:05:01il annonce
01:05:02qu'il va déposer
01:05:02un recours
01:05:03il dénonce
01:05:04de très nombreuses
01:05:05irrégularités
01:05:06lors du vote
01:05:06vu l'avance infime
01:05:08ce sont ces mots
01:05:08de Grégory Doucet
01:05:09Jean-Michel Aulas
01:05:10explique
01:05:10qu'il a des réserves
01:05:11sur le verdict
01:05:12des urnes
01:05:13en fait
01:05:14il y a
01:05:152762 voix d'écart
01:05:16selon les chiffres
01:05:17définitifs
01:05:18mais ce matin
01:05:19ces équipes
01:05:19confirment
01:05:20qu'un recours
01:05:21sera bien déposé
01:05:22devant le tribunal
01:05:23administratif de Lyon
01:05:24avant vendredi
01:05:25à 18h
01:05:26exemple d'irrégularité
01:05:27selon le camp
01:05:28Aulas
01:05:28des bulletins
01:05:29doucets
01:05:30qui n'étaient pas
01:05:30de la bonne couleur
01:05:31et qui donc
01:05:32devaient être
01:05:32comptabilisés
01:05:33comme nuls
01:05:34après cette défaite
01:05:36dans la capitale des Gaules
01:05:37Jean-Michel Aulas
01:05:38a quand même
01:05:39un motif de satisfaction
01:05:40si la ville de Lyon
01:05:41reste écologiste
01:05:42la métropole
01:05:43elle bascule à droite
01:05:44et là
01:05:45la victoire
01:05:45est très très large
01:05:46pour les républicains
01:05:48et ses alliés
01:05:48dont Jean-Michel Aulas
01:05:50qui devrait devenir
01:05:51le premier vice-président
01:05:52de cette métropole lyonnaise
01:05:54Merci beaucoup Stéphanie Despierre
01:05:56en direct de Lyon
01:05:58on pourra parler
01:06:00examiner
01:06:01étudier la campagne
01:06:02de Jean-Michel Aulas
01:06:03dans les prochaines années
01:06:04c'était le prochain maire
01:06:05de Lyon
01:06:05et en fait
01:06:06alors finalement
01:06:07ça a été très serré
01:06:08au fil de la soirée
01:06:09mais Lyon lui échappe
01:06:10est-ce que c'est la victoire
01:06:11de Grégory Doucet
01:06:12ou est-ce que c'est plutôt
01:06:13la défaite
01:06:14de Jean-Michel Aulas
01:06:14Hubert Coudurier ?
01:06:16C'est la défaite
01:06:17de la mauvaise com
01:06:17on vit quand même
01:06:18dans un système
01:06:19aujourd'hui
01:06:19où il faut savoir
01:06:20parler à la télévision
01:06:22avoir des punchlines
01:06:23et M. Aulas
01:06:25c'est sans doute
01:06:25un grand industriel
01:06:26mais il n'a pas
01:06:27complètement fait le job
01:06:29et d'ailleurs
01:06:30lui comme
01:06:31Laure Lavalette
01:06:32à Toulon
01:06:32qui elle par contre
01:06:33est une bonne communicante
01:06:34on a été surpris
01:06:35ça veut dire que
01:06:35même dans les 15 derniers jours
01:06:37d'une campagne
01:06:37il peut se passer des choses
01:06:38maintenant je crois
01:06:39qu'il y a quand même
01:06:40une porosité entre
01:06:41même si vous avez raison
01:06:43mais entre le national
01:06:44et le local
01:06:45j'en veux pour preuve
01:06:46que la participation
01:06:48s'est réduite
01:06:49sur ces élections
01:06:50parce que finalement
01:06:51il y a une forme
01:06:52d'agacement
01:06:52à l'égard
01:06:53au niveau local
01:06:54à l'égard
01:06:55de ces polémiques
01:06:56il y a eu beaucoup
01:06:57même en Bretagne
01:06:59aussi d'affrontements
01:07:00d'agressivité
01:07:01qui détachent
01:07:02un peu les électeurs
01:07:03avec peut-être
01:07:04effectivement
01:07:05un certain dégagisme
01:07:07je pense à Brest
01:07:08notamment
01:07:09chez vous
01:07:10Hubert
01:07:11alors qu'est-ce qui s'est passé
01:07:12c'est particulier
01:07:13parce que le maire
01:07:14est un proche de François Hollande
01:07:15il faut le rappeler
01:07:15et il a perdu
01:07:17qui est venu le soutenir
01:07:18aussi
01:07:18alors il faut dire
01:07:19les anciens chefs d'état
01:07:20devraient s'abstenir
01:07:21de soutenir le candidat
01:07:22il a fusionné
01:07:22avec la France insoumise
01:07:23alors que les deux
01:07:24formations gauche
01:07:25avaient des mots très grands
01:07:26c'était son cinquième mandat
01:07:27il aurait dû arrêter
01:07:28il n'a pas été capable
01:07:30de le comprendre
01:07:31tous ses anciens amis
01:07:32se sont un peu détachés
01:07:33de lui
01:07:35Stéphane Roudotte
01:07:35a fait une campagne
01:07:36à bas bruit
01:07:36finalement
01:07:37assez efficace
01:07:38ce que je crois aussi
01:07:39c'est que
01:07:40il y a une espèce de
01:07:42chez les extrêmes
01:07:43une propension
01:07:43à fanfaronner
01:07:44c'est vrai pour la France insoumise
01:07:46comme pour
01:07:47le Rassemblement National
01:07:48Gabriel Attal
01:07:49en termes de fanfaronnage
01:07:50alors
01:07:50chez nous
01:07:51hier soir
01:07:51tout le monde a gagné
01:07:52dès qu'on diffusait
01:07:53un responsable politique
01:07:54il avait gagné une élection
01:07:56mais je veux dire
01:07:57ils sont quand même
01:07:58pendant la campagne
01:07:59ils ont eu une propension
01:08:00les uns et les autres
01:08:01à montrer leurs muscles
01:08:02et puis au niveau national
01:08:03ça marche plutôt bien
01:08:04dans les sondages
01:08:05donc à l'arrivée
01:08:06on a une photographie
01:08:07plus exacte
01:08:08du paysage français
01:08:09avec l'opposition
01:08:11de deux Frances
01:08:12une progression
01:08:13de la droite
01:08:14traditionnelle
01:08:14dans les communes rurales
01:08:15ce qui lui laisse
01:08:16espérer quand même
01:08:17la possibilité
01:08:18de se glisser
01:08:19entre les extrêmes
01:08:20au deuxième tour
01:08:21des présidentielles
01:08:22Virginie Riva
01:08:23Lyon
01:08:23c'est un peu
01:08:24le contre-exemple
01:08:25là il y a eu
01:08:25une fusion
01:08:26avec les Insoumis
01:08:27et Grégory Doucet
01:08:28a gagné
01:08:29c'est exactement
01:08:29le cas à Nantes
01:08:30Pierre-Jacquemin
01:08:31disait
01:08:31oui mais c'est des fusions
01:08:32techniques
01:08:33est-ce que finalement
01:08:33la clarté de dire
01:08:35on fusionne
01:08:36mais finalement
01:08:36on n'a pas le même programme
01:08:37on va même peut-être
01:08:38siéger dans l'opposition
01:08:39c'est ça qui a fonctionné
01:08:41à Lyon et à Nantes
01:08:42oui mais ça marche
01:08:43à Lyon et à Nantes
01:08:43et ça marche pas ailleurs
01:08:44donc en fait
01:08:44c'est très difficile
01:08:45de tirer des enseignements
01:08:47parce qu'effectivement
01:08:48la fusion technique
01:08:49le PS a eu
01:08:50toute la stratégie
01:08:51d'Olivier Faure
01:08:52qui est critiquée
01:08:53depuis hier soir
01:08:53ça a été de dire
01:08:54on fait pas d'accord national
01:08:55et on le laisse faire
01:08:56après la tambouille
01:08:58entre guillemets
01:08:58au niveau local
01:08:59et c'est vrai
01:09:00qu'à Nantes
01:09:01ça fonctionne
01:09:01ça fonctionne
01:09:02quand c'est pas autour
01:09:03de LFI déjà
01:09:04donc
01:09:04quand LFI n'est pas
01:09:05en tête
01:09:06comme à Toulouse
01:09:07par exemple
01:09:07donc c'est assez difficile
01:09:10de tirer des enseignements
01:09:10d'autant que certains acteurs
01:09:12qui sont très anti-NFP
01:09:13comme François Hollande
01:09:14ont en sous-main
01:09:16ne se sont pas opposés
01:09:18à des accords
01:09:18avec LFI
01:09:19et les ont encouragés
01:09:21à Toulouse
01:09:21avec un échec
01:09:22Bernard Clé
01:09:23donc c'est vrai
01:09:24que c'est
01:09:26là encore
01:09:26c'est une histoire
01:09:27de récit
01:09:28de mise en récit
01:09:29de sa stratégie politique
01:09:30beaucoup plus
01:09:31que d'analyse très claire
01:09:32je pense à ce stade
01:09:34de ce qui fonctionne
01:09:35et ce qui ne fonctionne pas
01:09:36une chose est claire
01:09:36c'est que depuis hier soir
01:09:38à gauche
01:09:38il y a des noms d'oiseaux
01:09:40qui fusent
01:09:40les responsabilités
01:09:42voilà
01:09:42c'est votre faute
01:09:43c'est de la nôtre
01:09:43sur ce plateau
01:09:44il y a quelques minutes
01:09:45c'était le cas aussi
01:09:46je vous ai déjà posé
01:09:47la question beaucoup
01:09:47Pierre Jacquemin
01:09:48mais la page
01:09:50de la NUPES se tourne
01:09:52c'est aussi
01:09:53un indicateur d'hier
01:09:55effectivement
01:09:55j'ai le sentiment
01:09:55que le retour
01:09:56des gauches irréconciliables
01:09:57a été sanctuarisé
01:09:58dans les discours
01:10:00qui ont été
01:10:02très nombreux hier
01:10:05je pense que c'est
01:10:05une mauvaise lecture
01:10:06des choses
01:10:06mais peut-être
01:10:07la gauche
01:10:07redeviendra-t-elle
01:10:08raisonnable
01:10:09à un moment donné
01:10:09et ce qui se passe
01:10:10en Espagne
01:10:10le gouvernement
01:10:11de la gauche sociale
01:10:12démocrate
01:10:13avec la gauche radicale
01:10:13fonctionne
01:10:14et je pense
01:10:14apporte un certain nombre
01:10:15de choses
01:10:15plutôt positives
01:10:16qu'il y ait des critiques
01:10:17à émettre
01:10:17de chaque côté
01:10:18c'est certain
01:10:19les socialistes
01:10:19connaissent aussi
01:10:20un essoufflement
01:10:20il y a des villes
01:10:21qui ont été perdues
01:10:22parce qu'il y avait
01:10:22les insoumis
01:10:22mais aussi parce qu'il y a
01:10:23une volonté d'alternance
01:10:24parce que des barons
01:10:26socialistes sont là
01:10:27depuis très longtemps
01:10:27si la page NUPES
01:10:28n'est pas tournée
01:10:29en réalité
01:10:30si la page NUPES
01:10:31est tournée
01:10:32ça veut dire
01:10:33la gauche
01:10:33qui disparaît
01:10:35du paysage politique
01:10:37je ne crois pas
01:10:37que les insoumis
01:10:39soient irréconciliables
01:10:40avec les socialistes
01:10:40je ne crois pas
01:10:41que l'électorat
01:10:41soit irréconciliable
01:10:42dans les urnes
01:10:43sur ces deux gauches
01:10:44il y a deux gauches
01:10:45qui certes
01:10:45se battent
01:10:47le leadership
01:10:47à gauche
01:10:48je pense que
01:10:49le parti socialiste
01:10:50fait la démonstration
01:10:51hier qu'il est encore
01:10:51la principale force de gauche
01:10:52les insoumis
01:10:54ont fait certes
01:10:55une petite percée
01:10:56mais encore une fois
01:10:56si on entend les discours
01:10:58d'une partie
01:10:59des insoumis
01:11:00et une partie
01:11:01des socialistes
01:11:02qui consiste à dire
01:11:04qu'il y a vraiment
01:11:04deux gauches irréconciliables
01:11:05je pense que la gauche
01:11:06est morte dans le pays
01:11:07Brice Socaille
01:11:08dans la tradition
01:11:08de la gauche française
01:11:09il y a toujours eu
01:11:10une alliance
01:11:11le Front populaire
01:11:12le programme commun
01:11:13plus près de nous
01:11:15la NUPES
01:11:16le NFP
01:11:16là on a vu
01:11:17des accords locaux
01:11:18et territoriaux
01:11:19donc le sujet pour moi
01:11:20ce n'est pas tellement
01:11:22l'alliance des gauches
01:11:23c'est qui sera leader
01:11:24dans cette alliance des gauches
01:11:25et c'est Jean-Luc
01:11:26et lorsque hier
01:11:27M. Bompard a pris la parole
01:11:29je crois
01:11:29tout de suite
01:11:30très rapidement
01:11:32son message était clair
01:11:33c'était de dire
01:11:34nous allons faire
01:11:35l'alliance des gauches
01:11:36autour
01:11:37autour des défis
01:11:38donc le débat
01:11:39dans les prochains mois
01:11:40pour le parti communiste
01:11:40pour le parti socialiste
01:11:41ce sera voilà
01:11:42cette alliance des gauches
01:11:43on l'a fait comment
01:11:44avec qui
01:11:44et qui va être notre leader
01:11:46allez je vous propose
01:11:47de rejoindre une nouvelle ville
01:11:48puisqu'on va se rendre
01:11:49à Bordeaux
01:11:51Bordeaux
01:11:51un des succès
01:11:52pour le camp présidentiel
01:11:53qui met à l'arbre
01:11:54mais c'était loin
01:11:55d'être gagné
01:11:57le duel a été ultra serré
01:11:59mais Thomas Cazenave
01:12:00l'ancien ministre
01:12:01des comptes publics
01:12:02d'Elisabeth Borne
01:12:03et de Gabriel Attal
01:12:04a donc réussi
01:12:05à s'emparer de Bordeaux
01:12:06c'est la première ville
01:12:08de plus de 100 000 habitants
01:12:09avec Annecy
01:12:09à basculer
01:12:10dans le camp présidentiel
01:12:12le député
01:12:13Renaissance de Gironde
01:12:14l'emporte
01:12:14avec 50,9%
01:12:16des voix
01:12:17contre 49,1%
01:12:19pour le maire sortant
01:12:20Pierre Urmic
01:12:20une victoire
01:12:21avec seulement
01:12:221800 voix
01:12:23d'avance
01:12:231800 voix
01:12:24c'est moins que le nombre
01:12:25de bulletins blancs
01:12:26exprimés hier
01:12:27moins aussi que le nombre
01:12:28de bulletins nuls
01:12:29c'est vous dire
01:12:30si le résultat
01:12:31était incertain
01:12:32rien n'était joué
01:12:33car beaucoup d'électeurs
01:12:34de Philippe de Sertine
01:12:35ont été choqués
01:12:36par les conditions
01:12:37du retrait
01:12:37de l'économiste
01:12:38qui a évoqué
01:12:39des menaces
01:12:39et des pressions
01:12:40mais finalement
01:12:41Thomas Cazenave
01:12:42a suffisamment réussi
01:12:43à rassembler
01:12:44derrière lui
01:12:45la droite et le centre
01:12:46désormais
01:12:47il va s'atteler
01:12:47à rassembler
01:12:48encore plus largement
01:12:49tous les Bordelais
01:12:50c'est en tout cas
01:12:50sa promesse
01:12:51pour Bordeaux
01:12:52Bordeaux qui devient donc
01:12:53la nouvelle vitrine
01:12:54du macronisme
01:12:56Merci beaucoup
01:12:57Guillemette Allard
01:12:58alors Gabriel Attal
01:12:58avait une bonne raison
01:12:59de se réjouir hier
01:13:00alors il y a eu Annecy
01:13:01il y a eu Bordeaux
01:13:02effectivement on avait
01:13:03le sentiment
01:13:04qu'il allait un peu
01:13:05enjamber ce scrutin
01:13:06et puis comme
01:13:06il pouvait gagner
01:13:07Annecy et Bordeaux
01:13:08il s'est un peu réveillé
01:13:09le patron de Renaissance
01:13:09finalement c'est vrai
01:13:11que tout le monde
01:13:12critiquait cette stratégie
01:13:13parce que pas de vote
01:13:15sanction analysable
01:13:16effectivement
01:13:16donc stratégie d'évitement
01:13:17on se disait
01:13:18à un an des présidentielles
01:13:20c'est politiquement
01:13:20peut-être un manque
01:13:21de courage aussi
01:13:22et en réalité
01:13:23le Paris s'avère
01:13:23plutôt
01:13:24on peut dire
01:13:25plutôt gagnant
01:13:26effectivement
01:13:26avec ces deux grandes villes
01:13:27une source chez Renaissance
01:13:28nous disait
01:13:29avec délectation
01:13:30hier soir
01:13:30d'ailleurs
01:13:30nous on gagne
01:13:31deux grandes villes
01:13:33Horizon en perd une
01:13:34Nice
01:13:35et le Modem perd Pau
01:13:37donc effectivement
01:13:37au sein du bloc central
01:13:39c'est gagnant
01:13:40donc sa stratégie
01:13:41n'est pas si folle
01:13:42et puis
01:13:42il y a eu l'aide
01:13:43de Bruno Retailleau
01:13:44effectivement
01:13:44qui a obtenu le retrait
01:13:45de Philippe de Sertine
01:13:46donc c'est vrai que
01:13:47uni
01:13:48derrière une personnalité
01:13:50compétente
01:13:51ministre
01:13:52député
01:13:53assez reconnu de tous
01:13:55Thomas Cazenave
01:13:56effectivement
01:13:57c'est un pari gagnant
01:13:58pour Gabriel Attal
01:13:59puisqu'on parlait
01:13:59de fanfaronnade
01:14:00Gabriel Attal
01:14:01était très très content
01:14:02effectivement
01:14:02après cette victoire hier
01:14:04en fait
01:14:04c'est la présidentielle
01:14:05qui est lancée
01:14:06aujourd'hui
01:14:07à Bristocol
01:14:07c'est ça
01:14:08on a entendu Bruno Retailleau
01:14:09on a entendu
01:14:10il y a eu les déclarations
01:14:11de Gérald Darmanin
01:14:11ça y est
01:14:12Gabriel Attal
01:14:13est dans les starting blocks
01:14:14ce qu'on a senti
01:14:14en effet
01:14:14ce qu'on a senti
01:14:15dans les déclarations
01:14:16de chacun hier
01:14:16la première était celle
01:14:17d'Edouard Philippe
01:14:19je ne sais pas si vous avez
01:14:19écouté le discours
01:14:20d'Edouard Philippe Pierre
01:14:20bien évidemment que oui
01:14:21mais en fait
01:14:22il s'adressait à la fois
01:14:22au Avray
01:14:23mais il s'adressait également
01:14:24aux Français
01:14:24donc on voit bien
01:14:25que cette compétition
01:14:27si je puis dire
01:14:28des centres
01:14:29est lancée depuis hier
01:14:31entre Renaissance
01:14:32et Horizon
01:14:33on voit que le Modem
01:14:34est sorti plutôt affaibli
01:14:35avec la perte
01:14:36de Pau et de Mont-Marsan
01:14:37et d'autres villes
01:14:39donc voilà
01:14:39l'espace central
01:14:41la bataille pour l'espace central
01:14:43a commencé hier
01:14:44Hubert Coudurier
01:14:44sauf qu'Edouard Philippe
01:14:45il a gagné
01:14:46donc pour lui c'est bon
01:14:47Gabriel Attal
01:14:48il a coché
01:14:48Bordeaux-Annecy
01:14:49donc pour lui c'est bon
01:14:50Bruno Retailleau
01:14:51le répète
01:14:52le grand gagnant
01:14:52c'est la droite
01:14:53donc pour lui c'est bon
01:14:54voilà
01:14:54il n'y en a pas
01:14:55à part François Bayrou
01:14:56qui effectivement
01:14:57il n'y a pas de raison
01:14:58de fanfaronner
01:14:58si on regarde les chiffres
01:15:00la seule chose
01:15:01qui permet quand même
01:15:03à Gabriel Attal
01:15:04d'être assez optimiste
01:15:06c'est qu'il a
01:15:06un trésor de guerre
01:15:07et qu'il ne va pas
01:15:09se rendre
01:15:10rendre les armes
01:15:11à Edouard Philippe
01:15:12comme ça
01:15:13ça va être
01:15:14un jeu
01:15:14les clés du parti
01:15:15le trésor de guerre
01:15:16c'est ça
01:15:17et donc si vous voulez
01:15:18Edouard Philippe
01:15:19il est évidemment
01:15:20reboosté par sa victoire
01:15:21au Havre
01:15:22mais Gabriel Attal
01:15:23fera sans doute tout
01:15:25parce qu'à Gabriel Attal
01:15:26il n'est pas pressé
01:15:26pour lui faire
01:15:28le faire chuter
01:15:30et passer son tour
01:15:31mais le problème
01:15:32si vous voulez
01:15:33il y a un problème
01:15:34d'incarnation
01:15:34au parti socialiste
01:15:35aujourd'hui
01:15:36on ne peut pas dire
01:15:36que ce n'est pas
01:15:37lui faire injure
01:15:38qu'Olivier Fort
01:15:39a du mal
01:15:40à exister
01:15:41à être tranchant
01:15:43le parti socialiste
01:15:44a su s'affirmer
01:15:45quand il avait
01:15:46à sa tête
01:15:46François Mitterrand
01:15:47qui a réussi
01:15:48à réduire
01:15:49les communistes
01:15:50alors à l'époque
01:15:51on parlait
01:15:51du parti communiste
01:15:53le couteau entre les dents
01:15:54le péril rouge
01:15:55etc
01:15:56aujourd'hui
01:15:56ce n'est pas du tout
01:15:57le même genre de péril
01:15:59mais malgré tout
01:16:00le narratif
01:16:00c'est vrai qu'il est mieux porté
01:16:02par un ancien socialiste
01:16:04qui est Jean-Luc Mélenchon
01:16:05et de ce point de vue là
01:16:08peut-être que François Hollande
01:16:09pourrait se glisser
01:16:11dans un trou de souris
01:16:12mais en même temps
01:16:13il a ses propres contradictions
01:16:14qui ne le rendent pas
01:16:15totalement crédibles
01:16:16Pierre Jacquemin
01:16:17on parle de la réorganisation
01:16:18au sein du bloc central
01:16:19au sein de la gauche
01:16:20qu'à l'enseignement
01:16:21le PS
01:16:22les Insoumis
01:16:23vont en tirer
01:16:24après ces élections municipales
01:16:25au PS
01:16:26ceux qui disent
01:16:26il faut couper définitivement
01:16:28avec Jean-Luc Mélenchon
01:16:29et les Insoumis
01:16:30on les entend beaucoup
01:16:31ils sont nombreux
01:16:32et d'ailleurs
01:16:32nous on a fait une petite enquête
01:16:34de premier tour
01:16:35sur le poids réel
01:16:36que représente Place Publique
01:16:37parce que son porte-parole
01:16:38est très présent dans les médias
01:16:39Raphaël Glucksmann
01:16:41et il faut dire la chose
01:16:42ils ont fait 0,3%
01:16:44des élus
01:16:44de tous les élus
01:16:46confondus à gauche
01:16:50et c'est à peu près l'équivalent
01:16:51de ce que pèse aujourd'hui
01:16:52le parti de Nathalie Arthaud
01:16:54lutte ouvrière
01:16:54pourtant Nathalie Arthaud
01:16:55on la voit un peu moins
01:16:56que Raphaël Glucksmann
01:16:58dans les médias
01:16:58donc il faut savoir aussi
01:16:59relativiser le poids électoral
01:17:01de certains
01:17:02y compris d'ailleurs
01:17:02effectivement Saint-Brieuc
01:17:03ou même Angoulême
01:17:04qui a perdu
01:17:05parce qu'ils ont refusé
01:17:06l'accord avec les Insoumis
01:17:07s'il y avait eu un accord
01:17:08probablement que Saint-Brieuc
01:17:08restait à gauche
01:17:09et qu'Angoulême passait à gauche
01:17:10donc voilà
01:17:11il faut relativiser ça
01:17:12mais je pense que les leçons
01:17:13elles vont être
01:17:14très marrantes à observer
01:17:15mais si on est honnête
01:17:17je trouve que les équilibres
01:17:18n'ont pas forcément changé
01:17:20à l'échelle nationale
01:17:20c'est-à-dire qu'il y a
01:17:21une trentaine de villes
01:17:22où il y a des bascules
01:17:23de droite vers la gauche
01:17:26pour 11 d'entre elles
01:17:27d'une quinzaine
01:17:29de la gauche vers la droite
01:17:30il y en a trois
01:17:30il y avait des édits
01:17:31trascutés
01:17:32Paris et Marseille
01:17:33notamment
01:17:33étaient trascutés pour la gauche
01:17:35bien sûr
01:17:35et c'est très important
01:17:36que la gauche ait pu garder
01:17:36Paris, Lyon, Marseille
01:17:37c'est une certitude
01:17:38mais moi
01:17:39il y a deux choses
01:17:41qui me semblent importantes
01:17:42hier
01:17:42c'est quand même
01:17:43la participation
01:17:43qui n'est quand même
01:17:44pas extraordinaire
01:17:45et puis surtout
01:17:45le poil du rassemblement
01:17:46national
01:17:46on a beaucoup commenté
01:17:48l'échec à Toulon
01:17:49mais l'extrême droite
01:17:51s'installe dans
01:17:51de nombreux départements
01:17:52là où elle n'était pas
01:17:53je pense à la Sarthe
01:17:54mais aussi des petites communes
01:17:55de 5-10 000 habitants
01:17:56où elle remporte des villes
01:17:57d'ailleurs les communistes
01:17:58perdent une quarantaine
01:17:59de villes
01:17:59là où le rassemblement
01:18:00national gagne 55 villes
01:18:01je pense que c'est un événement
01:18:03qui est
01:18:04Toulon est à relativiser
01:18:05quand même
01:18:06je pense qu'il n'y a pas
01:18:06de victoire vraiment politique
01:18:08mais il y a peut-être
01:18:09une victoire électorale
01:18:10Brice-Socole
01:18:10du rassemblement national
01:18:14si vous permettez juste
01:18:14pour revenir sur le général
01:18:16moi j'ai le sentiment
01:18:17que ceux qui ont gagné
01:18:19hier
01:18:20c'est un peu la France
01:18:21des modérés
01:18:22quand vous regardez
01:18:23la majorité des collectivités
01:18:24elles sont tenues
01:18:25par le parti socialiste
01:18:26et par la droite
01:18:27et les divers droites
01:18:28donc pour moi
01:18:29la France des modérés
01:18:30a gagné les élections municipales
01:18:31après évidemment
01:18:32il y a deux phénomènes
01:18:34il y a d'abord
01:18:35une territorialisation
01:18:37dans le sens
01:18:38territoire du terme
01:18:39d'Elefi
01:18:41à l'échelle locale
01:18:43et puis vous avez
01:18:44comme vous le dites
01:18:45justement
01:18:46un ancrage
01:18:46du rassemblement national
01:18:48alors on s'est dit
01:18:48mais il s'ancre essentiellement
01:18:50sur le porto méditerranéen
01:18:51dans le nord Pas-de-Calais
01:18:52mais pas que
01:18:53quand on regarde ce matin
01:18:54la liste
01:18:55j'ai reçu la liste
01:18:56que je n'avais pas vue
01:18:56de toutes les communes
01:18:57gagnées par le rassemblement national
01:18:59ça va bien au-delà
01:19:00de cette géographie
01:19:01donc il y a
01:19:02il pense qu'il faut le souligner
01:19:03c'est-à-dire que le rassemblement national
01:19:05dans le rural
01:19:06dans le périurbain
01:19:07sur le bassin méditerranéen
01:19:08dans l'est de la France
01:19:10et dans le nord
01:19:11gagne des parts de marché
01:19:12et donc dans la perspective
01:19:14des élections municipales
01:19:15c'est un récit
01:19:16qui va évidemment compter
01:19:18donc on rigole un peu
01:19:19en disant
01:19:19tout le monde n'a gagné
01:19:20mais en fait
01:19:20chaque formation politique
01:19:21a des raisons quand même
01:19:22de dire
01:19:23finalement on crante
01:19:24un peu des territoires
01:19:25il y a des plateformes verts
01:19:26qui sont apparues
01:19:27pour LFI et le RN
01:19:28qui n'ont pas réussi
01:19:29à conquérir des grandes villes
01:19:30mais attention justement
01:19:32aux effets de loupe
01:19:33c'est ce que me disait
01:19:33un acteur politique
01:19:34le seul précédent
01:19:35c'est 2001
01:19:362001 c'est la dernière fois
01:19:37que des municipales
01:19:38se sont déroulées
01:19:39à un an de la présidentielle
01:19:402001 on a donné
01:19:41la gauche ultra victorieuse
01:19:43parce qu'elle avait réussi
01:19:43à conquérir Paris et Lyon
01:19:44et un an plus tard
01:19:46c'est Lionel Jospin
01:19:47qui est éliminé
01:19:48dès le premier tour
01:19:49avec un rassemblement national
01:19:50hyper haut
01:19:51donc en fait
01:19:52quand vous dites
01:19:53c'est le camp des modérés
01:19:53c'est vrai
01:19:54c'est ce qui ressort
01:19:55aujourd'hui
01:19:56mais ça ne veut pas dire
01:19:57que dans un an
01:20:00la bataille
01:20:01se passe
01:20:01alors dans l'oreillette
01:20:02on dit
01:20:03on aime les invités
01:20:04qui font de bonnes transitions
01:20:05vous m'avez fait la transition
01:20:06Virginie
01:20:06effectivement
01:20:07l'info politique
01:20:09de ce lundi
01:20:09c'est la disparition
01:20:10de Lionel Jospin
01:20:11ancien premier ministre
01:20:12socialiste
01:20:13député
01:20:13premier ministre de
01:20:14cohabitation
01:20:15sous Jacques Chirac
01:20:16il est mort à l'âge
01:20:16de 88 ans
01:20:17il a marqué
01:20:17beaucoup de responsables
01:20:18politiques évidemment
01:20:19à gauche
01:20:19il a aussi
01:20:20laissé un souvenir
01:20:21en Haute-Garonne
01:20:21où il a été élu
01:20:22pendant 16 ans
01:20:23conseiller régional
01:20:24député
01:20:25on retrouve Stéphane Duguay
01:20:26depuis Toulouse
01:20:27Stéphane
01:20:28vous êtes avec la sénatrice
01:20:29socialiste
01:20:30Emilienne Poumirol
01:20:33oui bonjour
01:20:34Emilienne Poumirol
01:20:34vous l'avez beaucoup connu
01:20:35vous Lionel Jospin
01:20:36ici en Haute-Garonne
01:20:37qu'est-ce qu'il représente
01:20:38pour vous aujourd'hui ?
01:20:41Lionel Jospin
01:20:42c'est pour nous
01:20:42je dirais
01:20:44l'ensemble des socialistes
01:20:45de France
01:20:46c'est d'ailleurs
01:20:47le modèle
01:20:49l'exemple
01:20:50est vraiment
01:20:51notre mentor
01:20:52et je dirais
01:20:52certainement
01:20:54le dernier grand penseur
01:20:56de ce que doit être
01:20:56le socialisme
01:20:58il est décédé
01:20:59par hasard
01:21:00le jour où on a
01:21:01des résultats
01:21:02des élections municipales
01:21:03on a beaucoup parlé
01:21:03d'union de la gauche
01:21:04il a fait la gauche plurielle
01:21:05qu'est-ce qu'on doit
01:21:06garder comme leçon
01:21:08sur l'union de la gauche
01:21:09de Lionel Jospin
01:21:09selon vous ?
01:21:11Lionel Jospin
01:21:12en 97
01:21:13sait faire la gauche plurielle
01:21:15avec des écologistes
01:21:16des communistes
01:21:17des ministres
01:21:18différents bords
01:21:19et je crois que
01:21:20il a bien montré
01:21:22que la gauche
01:21:23unie peut arriver
01:21:24au pouvoir
01:21:24et qu'on doit
01:21:26retenir cette leçon
01:21:27encore aujourd'hui
01:21:28parce que seul
01:21:30on n'y arrivera pas
01:21:31et que vraiment
01:21:32l'union est
01:21:32la seule solution
01:21:33pour arriver
01:21:34à avoir
01:21:35un gouvernement
01:21:36de gauche
01:21:36vraiment
01:21:37et qu'il défende
01:21:37le socialisme
01:21:38tel que lui
01:21:38il le défendait
01:21:39il y a beaucoup
01:21:40de mesures
01:21:41de Lionel Jospin
01:21:42on peut parler
01:21:42par exemple
01:21:43des 35 heures
01:21:43vous c'est laquelle
01:21:44que vous allez retenir
01:21:45de son passage
01:21:46au gouvernement
01:21:48bien sûr
01:21:49les 35 heures
01:21:50mais aussi
01:21:50la CMU
01:21:51l'APA
01:21:52toutes les mesures
01:21:52sociales
01:21:53le fait qu'en 2002
01:21:54on a un budget
01:21:55de la sécurité sociale
01:21:56qui est excédentaire
01:21:57ce qu'on n'a plus
01:21:58revu depuis
01:21:59et c'est pour moi
01:21:59l'effet marquant
01:22:00c'était cette justice sociale
01:22:02qu'il avait voulu mettre en place
01:22:04toute dernière question
01:22:05Emiliane Poumirol
01:22:05Olivier Faure appelle
01:22:06à un hommage national
01:22:07est-ce que vous appelez
01:22:08à la même chose
01:22:09et est-ce que vous espérez
01:22:10qu'il y a un hommage particulier
01:22:11qui lui soit rendu au Sénat
01:22:13bien sûr
01:22:14j'espère que
01:22:15cela dépend
01:22:16de la vie de la famille
01:22:17bien sûr
01:22:17on ne peut pas se mêler de ça
01:22:19mais j'espère bien
01:22:21que
01:22:22vu ce qu'a représenté
01:22:23Lionel Jospin
01:22:24pour nous tous
01:22:25et pour la France
01:22:26en particulier
01:22:27j'espère qu'il lui sera rendu
01:22:29un hommage national
01:22:30parce que vraiment
01:22:30il le méritait
01:22:31Merci beaucoup
01:22:33Emiliane Poumirol
01:22:33sénatrice de Haute-Garonne
01:22:35à notre micro
01:22:35Merci à vous
01:22:37Stéphane Duguay
01:22:38Hubert Coudurier
01:22:39beaucoup ont l'image en tête
01:22:41cette image de Lionel
01:22:42Lionel Jospin
01:22:42qui annonce
01:22:43qu'il se retire
01:22:44de la vie politique
01:22:44le 21 avril 2002
01:22:46c'est ce qui reste aussi
01:22:47de lui
01:22:48Il y a eu quelque chose
01:22:49d'incompréhensible
01:22:50dans sa défaite
01:22:51voilà un homme
01:22:53qui est nommé
01:22:53premier ministre
01:22:54à la suite d'une dissolution
01:22:56malencontreuse
01:22:57qui est porté
01:22:58par une économie florissante
01:22:59je crois qu'il y avait
01:23:003 ou 4 points de croissance
01:23:02ça commence à basculer
01:23:03je me souviens
01:23:04lors du retour
01:23:05d'un voyage
01:23:07en Israël
01:23:08où il est allé visiter
01:23:09l'université de Birzeit
01:23:10et il a commis l'erreur
01:23:12de dire que le Hezbollah
01:23:13était un mouvement terroriste
01:23:15il se fait caillasser
01:23:15il est convoqué
01:23:17à l'Elysée
01:23:17par Jacques Chirac
01:23:18qui en profite
01:23:18pour reprendre la main
01:23:19sur le plan diplomatique
01:23:21ensuite il a des propos
01:23:22un peu malencontreux
01:23:24sur le président
01:23:24en disant qu'il est usé
01:23:25vieilli etc
01:23:26et puis il y a la révélation
01:23:28aussi latérale
01:23:30de son trotskisme
01:23:31qui était un peu inavoué
01:23:33mais enfin
01:23:33ça a été un mandat
01:23:35pendant 5 ans
01:23:36avec des conquêtes sociales
01:23:38on rappelait
01:23:38les 35 heures
01:23:39une économie prospère
01:23:41et puis
01:23:41on voit
01:23:42Jean-Marie Le Pen
01:23:43qui déboule
01:23:44et qui se fait qualifier
01:23:46au deuxième tour
01:23:46mais les socialistes
01:23:48étaient totalement
01:23:49ébahis
01:23:50enfin ils ne comprenaient pas
01:23:51ce qui leur était arrivé
01:23:53Sur le bilan peut-être
01:23:54l'héritage politique
01:23:56à gauche
01:23:56Pierre
01:23:57qu'est-ce que vous en retenez
01:23:58vous de Lionel Jospin ?
01:23:59D'abord pour moi
01:24:00c'est un intellectuel
01:24:01en politique
01:24:01et à travers
01:24:03ce côté penseur
01:24:05qui a été rappelé
01:24:05par la sénatrice
01:24:06c'est aussi
01:24:07une forme d'intégrité
01:24:08une forme d'honnêteté
01:24:09intellectuelle
01:24:10à faire de la politique
01:24:10et c'est aussi
01:24:11une méthode
01:24:12une manière de faire
01:24:13de la politique
01:24:14qui n'est pas une manière
01:24:15brutale de faire de la politique
01:24:16il a réussi à rassembler
01:24:18les communistes
01:24:18les socialistes
01:24:19les écologistes
01:24:20la gauche plurielle
01:24:22C'est ce qu'on a appelé
01:24:22la gauche plurielle
01:24:23c'était déjà une prouesse
01:24:24importante
01:24:24mais c'était aussi
01:24:25une forme d'intelligence
01:24:26politique
01:24:26de vouloir rassembler
01:24:27et de respecter
01:24:28surtout
01:24:28c'était ça qui était
01:24:29très important
01:24:29respecter les sensibilités
01:24:31y compris
01:24:31parce que la gauche
01:24:32socialiste
01:24:32où Jean-Luc Mélenchon
01:24:33a été nommé ministre
01:24:35de Lionel Jospin
01:24:36dont il était absolument fier
01:24:37et ça fait partie
01:24:38de cet héritage
01:24:38qu'il se revendique
01:24:39Jean-Luc Mélenchon
01:24:40donc moi je retiens ça
01:24:41je retiens évidemment
01:24:42ces grandes réformes
01:24:43qui moi je crois
01:24:44quand on fait de la politique
01:24:45c'est pour améliorer
01:24:45la vie des gens
01:24:46je pense que
01:24:46Lionel Jospin
01:24:47fait partie
01:24:47de ces hommes d'Etat
01:24:48de ces hommes
01:24:49qui ont été en responsabilité
01:24:49qui ont changé
01:24:50en bien la vie des gens
01:24:51Virginie Riva
01:24:52Hubert Coudurdi
01:24:53elle le rappelait
01:24:54il avait perdu
01:24:55énormément de points
01:24:56quand il avait dit
01:24:56que Jacques Chirac
01:24:57était fatigué
01:24:58vieilli
01:24:58gagné par une certaine
01:24:59usure du pouvoir
01:25:00quand on voit la violence
01:25:01aujourd'hui en politique
01:25:02on se dit que cette phrase-là
01:25:03elle a choqué à l'époque
01:25:04alors qu'elle nous paraissait
01:25:05aujourd'hui
01:25:06à la limite du compliment
01:25:08c'était vraiment aussi
01:25:09une autre époque
01:25:10oui
01:25:11non pas que la fidélité
01:25:13ou les trahisons
01:25:13ont toujours existé
01:25:14dans la vie politique
01:25:15mais sans doute
01:25:16effectivement
01:25:17une forme de reconnaissance
01:25:18de loyauté
01:25:19disons
01:25:20entre les deux têtes
01:25:21de l'exécutif
01:25:22qu'on reproche
01:25:23encore aujourd'hui
01:25:24regardez quand même
01:25:25Edouard Philippe
01:25:25Gabriel Attal
01:25:28aujourd'hui ça passe très mal
01:25:29ça les a fait dévisser
01:25:30dans les sondages
01:25:31effectivement
01:25:32ces phrases-là
01:25:33sans doute
01:25:33n'auraient pas été acceptées
01:25:34et puis
01:25:35je pense qu'il y a peut-être
01:25:36aussi quelque chose
01:25:36qu'on n'avait pas analysé
01:25:37à l'époque
01:25:37mais c'est aussi
01:25:38l'importance du contexte
01:25:39géopolitique sur les votes
01:25:40le 11 septembre
01:25:41a changé la face du monde
01:25:43la vision de la France
01:25:45aujourd'hui
01:25:46on peut imaginer
01:25:46que la guerre en Iran
01:25:47le 7 octobre
01:25:48aussi
01:25:49on le sait d'ailleurs
01:25:49aujourd'hui
01:25:50on en parle davantage
01:25:51dans la progression du vote
01:25:52notamment dans la percée LFI
01:25:53dans la progression du vote RN
01:25:55tout ça a aussi
01:25:57un impact très fort
01:25:58et ça pourra dessiner
01:25:58aussi un autre visage
01:25:59de la campagne
01:26:00Brice Socol
01:26:01puisque sa mort intervient
01:26:02au lendemain
01:26:03des élections municipales
01:26:04Jean-Luc Mélenchon
01:26:05dit
01:26:05c'était la gauche
01:26:06justement
01:26:07rose verte et rouge
01:26:08alors que d'autres disent
01:26:09non c'était une gauche
01:26:10qui n'existe plus maintenant
01:26:11chacun a essayé un peu
01:26:13de voir l'héritage
01:26:13et d'en donner
01:26:14une lecture politique
01:26:15au lendemain du scrutin
01:26:16absolument
01:26:16moi ce que je retiens
01:26:17de Lionel Jospin
01:26:18c'est l'honnêteté
01:26:20l'intégrité intellectuelle
01:26:21et puis surtout
01:26:22quelque chose peut-être
01:26:23qui manque à la gauche
01:26:24aujourd'hui
01:26:24je ne suis pas donneur de leçons
01:26:25mais c'est ce pragmatisme
01:26:27parce que Lionel Jospin
01:26:28il a été
01:26:29l'homme des 35 heures
01:26:30il a été l'homme
01:26:31des emplois jeunes
01:26:32mais il a été aussi
01:26:33l'homme qui a le plus
01:26:34privatisé dans ce pays
01:26:35le nombre d'entreprises
01:26:36c'est Lionel Jospin
01:26:37il ne faut pas l'oublier
01:26:38et je me souviens
01:26:40l'entrée en campagne
01:26:41de Lionel Jospin
01:26:41en 2002
01:26:42il déclarait
01:26:43je vais citer
01:26:44je suis socialiste
01:26:45d'inspiration
01:26:45mais le projet
01:26:46que je propose au pays
01:26:46n'est pas un projet socialiste
01:26:49il est une synthèse
01:26:50de ce qui est nécessaire
01:26:51pour la France
01:26:52il est la modernité
01:26:53donc
01:26:54il y avait cette phrase aussi
01:26:55l'état ne peut pas tout
01:26:56et l'état ne peut pas tout
01:26:57je me souviens
01:26:57lorsqu'il est allé
01:26:58chez Michelin
01:26:59mais c'était ça aussi
01:27:00Lionel Jospin
01:27:01c'est un socialisme
01:27:02pragmatisme
01:27:03et bien merci
01:27:04infiniment à tous les quatre
01:27:06d'avoir décrypté
01:27:06ces résultats des élections
01:27:08merci à vous
01:27:08de nous avoir suivis
01:27:09on tient à remercier
01:27:10évidemment
01:27:10toutes les équipes
01:27:12des chaînes parlementaires
01:27:13ce que vous voyez
01:27:14ce que vous ne voyez pas
01:27:15toutes les équipes éditoriales
01:27:16les équipes techniques
01:27:17sur le terrain
01:27:18en plateau
01:27:19en régie
01:27:19aux rédactions
01:27:20d'LCP et Public Sénat
01:27:22merci infiniment
01:27:22pour votre fidélité
01:27:23aux chaînes parlementaires
01:27:25on se retrouve
01:27:26pour de prochaines soirées électorales
01:27:27et puis beaucoup d'émissions
01:27:29parce qu'on l'a bien compris
01:27:30c'est la présidentielle
01:27:31qui s'ouvre
01:27:31on est prêt
01:27:32peace
01:27:34merci à tous
01:27:44merci à tous
01:27:45merci à tous
01:27:49au revoir
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